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Lutte contre le sida : Appel à toutes les médecines - 11/07/2006 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Existe-t-il des traitements valables et pourtant méconnus?
En Afrique et probablement ailleurs dans le monde, des grands maîtres soignant par les plantes ont mis au point des formulations grâce auxquelles des malades ont retrouvé la pleine forme. Issue de la médecine occidentale, le Pr Yvette Pares reprend l'appel lancé par Boutros Boutros Ghali aux Nations unies. Le but : unir les savoirs de toutes les médecines du monde pour lutter beaucoup plus efficacement contre le sida.

Petite, frêle en apparence mais mue par une conviction et une foi qui la font avancer depuis de longues années, le Pr Yvette Parès a expliqué quelques unes des performances de la médecine ancestrale africaine lors d'une conférence de presse fin avril à Paris. Performances méconnues, et qu'elle tente de faire sortir de l'ombre, s'appuyant sur sa vaste expérience de biologiste, de médecin, de spécialiste de la lèpre, devenue tradipraticienne sans renoncer aux acquis de la science moderne.

A l'hôpital traditionnel de Keur Massar à Dakar, qu'elle a fondé et longtemps dirigé, de nombreux malades ont été guéris de la lèpre, la tuberculose, le paludisme, ainsi que d'hépatites graves, grâce à l'art et à la science de quelques vrais maîtres en phytothérapie.

Un envoyé africain du Pr Parès a présenté au Forum des peuples autochtones des Nations unies à New York (15-26 mai) les résultats positifs obtenus à Keur Massar sur des malades du sida. Réaction de l’assistance : surprise et forte envie d'en savoir plus. Des patients atteints de sida déclaré ont été reçus à Keur Massar dès 1988. A Paris, le Pr Parès a présenté quatre cas, ceux de trois hommes et une femme.

Cas n°1 : âgé de 32 ans, rapatrié sanitaire de l'étranger, connut au bout de trois mois de traitement par les plantes une nette amélioration. Il repartit en emportant une large provision de médicaments. " Son état s'améliora jusqu'à retrouver un complet bien-être. " Quatorze ans après, il menait toujours une vie active.

Cas n°2 : un marin, très éprouvé par la maladie. Même évolution. A chacune de ses escales à Dakar, il se réapprovisionne en médicaments.

Cas n°3 : un militaire de 34 ans "avec un ensemble de troubles exacerbés et l'impossibilité d'assumer les missions dont il était chargé. Il lutta de toutes ses forces et les progrès furent rapides (…) Six ans plus tard, il fut blessé lors d'hostilités avec un pays voisin mais, bien que sans traitement durant une longue période, il n'y eut pas de rechute".

Cas n°4 : une élève du Pr Parès à l'Université, venue la consulter en 1989. "Après un combat très rude, avec des hauts et des bas, on parvint à la "guérison clinique ". En 2002, un contrôle immunologique révéla une reconversion à la séro-négativité. "

Formules polyvalentes et non toxiques

Il est loin - pour elle - le temps où Yvette Parès croyait à la supériorité absolue de la médecine occidentale sur toutes les autres. Mais, elle sait aussi combien "il peut être difficile pour des esprits occidentaux d'admettre que des thérapeutes traditionnels africains, dans les dures conditions de la brousse et avec un matériel simple d'usage courant (marmites, mortiers, petits fourneaux) aient pu élaborer des traitements capables de s'opposer au virus VIH. La culture occidentale qui enseigne la suprématie du savoir scientifique se trouve donc face à une situation inattendue mais qui ne saurait être niée. " A Keur Massar, différentes formulations antisida sont utilisées, dont certaines comportent jusqu'à 16 plantes, combinées dans certaines proportions bien précises.

La démarche des praticiens a été de lutter à la fois contre le virus et les symptômes de la maladie, de prévenir les infections opportunistes et la tuberculose, de supprimer les parasitoses, de soutenir l'organisme et le moral. Ainsi, une première formule sera antivirale, antibiotique, antimycobactérienne et tonique ; une deuxième, antivirale, fébrifuge, anti-arthralgique ; une troisième guérira l'hépatite; une autre encore permettra de lutter contre l'angoisse et la dépression.

La caractéristique de ces formules " est d'être polyvalentes, ce qui permet une plus grande efficacité tout en évitant les résistances. La seconde est leur absence de toxicité : les traitements peuvent donc être poursuivis longtemps et appliqués dès la première consultation. L'organisme s'en trouvera tonifié - et non délabré comme dans le cas des molécules chimiques administrées, de plus, lorsque la maladie est déjà avancée." Ces patients sénégalais ont été traités par trois thérapeutes différents qui ont élaboré chacun leurs propres thérapies, basées sur les mêmes principes généraux, mais avec des plantes différentes.

Ainsi, note le Pr Parès, il existe probablement dans "divers Etats sub-sahariens des traitements élaborés selon les flores spécifiques de ces pays. " Et, si on faisait appel aux savoirs de tous les vrais thérapeutes, "de multiples traitements pourraient surgir à travers le monde, partout où les médecines traditionnelles sont demeurées vivantes. Certains d'entre eux se révéleraient peut-être totalement guérissants"

Pénurie d'antirétroviraux

Et Yvette Parès de rappeler les limites des trithérapies chimiques : elles ne guérissent pas, créent d'importantes résistances et provoquent des effets secondaires (difformités graisseuses, névrites...), effets qui peuvent être mortels : accidents cardio-vasculaires, rénaux, hématologiques, etc. Elles nécessitent une surveillance médicale stricte, avec analyses biologiques régulières, et sont en outre très coûteuses.

Le Zimbabwe menacé de pénurie d'antirétroviraux par manque de devises, des malades algériens recevant des médicaments périmés et en rupture de traitement, l'appel de Médecins sans frontières au laboratoire américain Abbott afin qu'il fournisse une nouvelle version du Kaletra "à un prix abordable pour les pays pauvres" sont des faits récents illustrant bien le danger qu'il peut y avoir à dépendre indéfiniment de produits importés pour des questions vitales.

Face à cela, "le facteur déterminant pour une véritable avancée serait que dans chaque pays le chef du gouvernement demande officiellement aux grands maîtres des médecines traditionnelles leur concours dans la lutte contre le sida. Il n'y aurait pas besoin de discours et de bruit mais d'initiatives pour ouvrir des centres où les thérapeutes de très haut niveau prépareraient les médications ... ". Ce serait le meilleur moyen d'éviter les annonces fantaisistes sur des " produits miraculeux" et les faux espoirs parmi des malades souvent discriminés et désespérés. Et aussi l'occasion de constater avec plus de rigueur l'efficacité de traitements naturels. " Et puis que perd-on à essayer? Au bout de trois ou quatre mois, on voit bien déjà si c'est efficace !

" Dans un hôpital d'Amérique latine, des médecins ont pu obtenir des guérisons cliniques grâce à des huiles essentielles en prise interne. Le Dr Jean-Pierre Willem révèle dans son journal Pratiques de santé que " les volontaires des Médecins aux pieds nus ont procédé à des expérimentations sur le sida, dans plusieurs pays, en recourant aux huiles essentielles immunostimulantes, avec des résultats exceptionnels ". Et il annonce qu'ils viennent de commencer une vaste étude destinée à traiter les enfants sidéens dont les premiers résultats seront communiqués dans six mois. S'il est une maladie pour laquelle il est urgent de faire appel à toutes les vraies connaissances, scientifiques mais aussi cliniques, c'est bien le sida. " On ne peut pas, conclut Yvette Parès, laisser des millions de personnes souffrir comme elles souffrent."

Une question à Luc Montagnier

MFI: Avez-vous eu l'occasion d'apprécier les éventuels effets de synergies de plantes utilisées par des tradipraticiens africains?

Pr Montagnier : En Côte d'Ivoire, des médecins traditionnels ont proposé des mélanges d'extraits de plantes, certains m'ont contacté, mais plusieurs problèmes se posent: ils ne veulent pas en donner la composition alors qu'on ne va pas les exploiter - au contraire, s'il y a des brevets à prendre, c'est eux qui les prendront. D'autre part, comment savoir qu'il n'y a pas de variation d'un lot de plantes à l'autre ? Enfin, ils ne peuvent pas passer à des essais cliniques contrôlés par manque de moyens.

A cause d'une sorte de perversion du système actuel, seules les grandes compagnies pharmaceutiques disposent de ces moyens. Les produits extraits des plantes, les enzymes ne les intéressent pas car ils ne sont pas rentables pour elles. Il y a très peu d'études parce qu'il existe aussi une sorte de mur entre les deux médecines. Je pense qu'on n'utilise pas assez la réserve expérimentale, empirique de l'Afrique. Il faut rester ouvert, il y a aussi des médicaments locaux et ce domaine-là n'est pas exploité. Au total, il y aurait vraiment à changer en profondeur l'état d'esprit des responsables politiques, et aussi des scientifiques, ne plus "mettre tout le paquet" sur les antirétroviraux.

Propos recueillis par Henriette Sarraseca

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