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Choléra : nouvelle flambée de l’épidémie à Maluku - 10/10/2011 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

17 nouveaux cas de choléra ont été enregistrés à Maluku. Le ministre de la Santé publique et le représentant de l’OMS se sont rendus sur place pour s’enquérir de la situation. De nouveaux cas de choléra viennent d’être enregistrés à Maluku alors qu’on était sur le point de déclarer la fin de l’épidémie à Kinshasa, suite à la baisse totale de cas dans les centres de traitement du choléra installée à Kingabwa et à Maluku. Pour s’enquérir de la situation sur le terrain le ministre de la Santé publique, Dr Victor Makwenge Kaput en compagnie du représentant de l’OMS en RDC, Dr Léodegal Bazira s’est rendu vendredi au CTC de Maluku.

Sur place, ils ont été informés que la nouvelle flambée s’est déclaré lorsqu’un bateau en provenance de Kisangani a accosté à Maluku avec à son bord quatorze cas de choléra. Aussitôt arrivés, ces cholériques ont été vite amenés au Centre de traitement pour des soins appropriés. Sur les 14 cas venus de bateau trois personnes sont de l’équipage. On déplore un décès celui du mécanicien.

Les deux personnalités ont ensuite visité le centre où ils n’ont pas échappé aux mesures préventives qui exigent que tout visiteur ou tout personnel du CTC se lave premièrement les mains avec de l’eau chlorée et se pulvériser les plantes de pieds avec une solution de chlore avant d’entrer dans le centre.

Tour à tour, ils ont visité les différents compartiments du centre. Ils ont effectivement constaté qu’il ya 14 cholériques qui sont pris en charge. Un quinzième cas est même arrivé dans une ambulance au moment de la visite du ministre de la santé. Deux autres étaient attendus le même jour en provenance de Ngamanzo dans l’îlot de Lukunga et de Dilolo. Ce qui fait un total de 17 cas à la date du vendredi 7 octobre 2011 et prouve à suffisance que le choléra continue à se propager.

L’on a également signalé qu’à Maluku, la plupart des cas de choléra enregistrés proviennent des îlots où les conditions d’hygiène laissent à désirer. Dans ces îlots, l’eau potable fait défaut, ce qui fait que tous les besoins se font dans le fleuve. Les toilettes sont quasi inexistantes, celles qui existent sont mal construites et mal entretenues, dégageant une odeur nauséabonde, ce qui constitue un milieu propice à la culture des microbes. Des embarcations sont aussi des lieux où l’on signale des cas de choléra pour la simple raison que les conditions de vie et d’hygiène sont peu envieuses.

«Les gens doivent comprendre que le choléra n’est pas un problème du seul ministère de la Santé publique, le choléra est un problème de changement de comportement, il faut que la sensibilisation soit renforcée, les moyens de transport doivent être propres, hygiéniques, il faut que les gens comprennent qu’ils doivent utiliser des latrines, dans tous les îlots, il y a pas de latrines ; les gens vont dans l’eau ; il faut promouvoir l’hygiène… », a expliqué Dr. Victor Malwenge Kaput en invitant la population une stricte observance des règles d’hygiène face à la recrudescence de la maladie dans la ville. Craignant également une aggravation de la situation avec la reprise de pluies, il a recommandé une collaboration soutenue avec les structures de santé. «Nous sommes venus pour voir comment affiner encore les stratégies, avec la communauté pour que nous puissions terminer avec cette épidémie», a-t-il souligné pour ce faire. «On pensait contrôler la situation mais avec l’arrivée de la saison de pluies et les conditions d’hygiène observées sur les îlots, il est très important que nous reprenions la lutte», a déclaré de son côté, le représentant l’OMS, Dr Léodegal Bazira. Tout en préconisant la mise en place des mesures préventives, il a invité la population à rester sur ses gardes. «Que toutes les mesures de prévention soient remises en place, et que nous ne baissions pas les bras.

La tendance épidémiologique nous montre qu’il ne faut pas baisser les bras, sinon nous allons observer une explosion d’épidémie à Kinshasa», a-t-il précisé.

Par Raymonde Senga Kosi

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