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Zone de santé de Kinshasa : la logistique pose problème - 23/12/2011 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La campagne de vaccination contre la rougeole se déroule bien, mais la logistique pose problème par rapport à la demande. Plusieurs personnes ont dû ajourner la vaccination de leurs enfants le premier et le deuxième jour de la campagne à cause de l’engouement enregistré dans les sites de vaccination faute de logistique et de dispositifs d’accueil adéquats par rapport au nombre des visiteurs. Ce constat a été fait aux centres de santé d’Itaga et d’Assurance dans la zone de santé de Kinshasa.

Contrairement à la vaccination contre la polio qui se fait de porte à porte, la campagne de vaccination contre la rougeole est organisée en stratégie fixe, c’est-à-dire qu’elle se déroule à des sites aménagés pour la cause. Ainsi, dès le premier jour de la vaccination, des parents ont répondu massivement à l’appel des sensibilisateurs en y emmenant leurs enfants. L’engouement a été total au deuxième jour de la campagne, déclaré férié à cause de l’investiture du chef de l’Etat, mais la logistique n’a pas été à la hauteur de la demande. Sur le dos ou traînés par leurs parents ou leurs aînés, voire seuls, les enfants, âgés de 6 mois à 15 ans, concernés par la vaccination, ont rejoint les différents sites de vaccination.

Malheureusement, la capacité d’accueil a été minime pour contenir ce grand monde qui a accouru parce qu’informé sur les conséquences de la maladie surtout lorsque l’on n’est pas vacciné.

A la zone de santé de Kinshasa, le centre de santé Assurance, situé sur l’ avenue Isoke dans la commune de Kinshasa, a été pris d’assaut depuis 8 heures. Une femme assise sur un tabouret sous le soleil, en face du centre de santé, est entourée d’une foule de personnes, de tout âge se bousculant les uns les autres criant sur ses oreilles les noms des personnes qui devaient être vaccinées. C’est auprès de cette femme d’un âge très avancé que l’on retire le jeton qui certifie que l’enfant a reçu le vaccin. Seule et agacée, la pauvre dame, pour prendre un peu d’air, a trouvé comme astuce de dissimuler les jetons pour prier les demandeurs de revenir après. « Il n’y a plus de jetons revenez demain ou plus tard », disait-elle, le temps pour elle, de souffler un peu.

Devant le centre de santé, le constat est le même. Deux vaccinateurs et un pointeur devaient faire face à la bousculade de ces personnes pour administrer le vaccin. Les enfants venus seuls ne pouvant pas se mesurer aux parents et autres adultes qui accompagnaient leurs congénères ne parvenaient pas à atteindre les vaccinateurs. « Si nous sommes là c’est pour épargner nos enfants de cette maladie contagieuse. D’aucuns n’ignorent que cette maladie, que l’on peut prévenir par la vaccination, provoque de graves complications si l’enfant n’est pas vacciné », a laissé entendre une mère en pleine conversation avec ses paires dont quelques-unes ne semblaient pas bien comprendre la raison de cette campagne qui, pour la zone de santé de Kinshasa, a ciblé les enfants de 6 mois à 15 ans. Dans le même site, bon nombre des femmes interrogées sur la maladie, ont pu donner des signes manifestes de la rougeole en précisant qu’il s’agit d’une maladie dangereuse. «La rougeole, communément connue sous l’appellation en langue locale « Kituntu », est une maladie contagieuse qui occasionne de fortes fièvres, le rhume, des yeux rouges et des points blanchâtres à l’intérieur de la bouche et une éruption cutanée chez l’enfant», a déclaré l’une d’entre elles.

Complétant cette dernière, une autre femme a ajouté : « si on ne l’attaque pas au plus tôt, des complications peuvent survenir au point d’entraîner la cécité, la diarrhée sévère, une infection des oreilles ou attaquer la gorge ou les poumons. Pour elle, il n’y a pas mieux que la vaccination pour prévenir ou atténuer cette maladie très meurtrière.

Vers midi, il y a eu rupture de seringues. Une personne devait être dépêchée au bureau central de la zone de santé de Kinshasa pour l’approvisionnement. Comme les sièges n’étaient pas prévus, il a fallu attendre, débout, au moins une heure pour qu’elle revienne. Entre-temps, l’impatience gagnait le terrain. Certaines mères ayant abandonné leurs travaux ménagers pour venir faire vacciner leurs enfants n’ont trouvé mieux que d’ajourner l’opération, d’autres ont quitté les lieux en promettant d’aller voir ailleurs ou de revenir. Des enfants venus très tôt, affamés et qui ont duré longtemps parce qu’ils ne pouvaient pas se mesurer aux grandes personnes pour accéder à la vaccination, attendaient encore malgré la fatigue. Au retour de l’agent, l’opération a repris à un rythme de croisière jusqu’aux environs de 17 heures.

Par Raymonde Senga Kosi

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