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Cinq questions à Henri de la Kethulle de Ryhove - 04/07/2013 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

1. Etes-vous satisfait de l'exposition organisée à la BCDC et intitulée « la Boîte à images » sur la drépanocytose ?

Le choix de la BCDC était judicieux. Un hall de passage, une clientèle quotidienne. Des centaines de visiteurs jour après jour pendant plus d'une semaine. L'invitation, lancée par la direction de cette incontournable banque, a drainé un important public,- au moins 200 personnes le soir du vernissage- : un public cultivé apte à saisir le bien-fondé de cette démarche. Pour nombre d'entre eux, une information, à la fois précise, progressive et je dirais même nouvelle et originale. Difficile de trouver un contexte prestigieux aussi bien adapté.

2. Cette exposition est-elle de nature à amener les visiteurs à se faire du souci pour les drépanocytaires et à leur venir en aide ?

Son but n'était pas celui-là. Sans quoi il aurait fallu s'y prendre autrement. Une « Boîte à images est un instrument didactique dont le but est d'enseigner. Tableau après tableau, cette suite d'images, accompagnées chaque fois d'un texte explicatif, déploie aux yeux et à l'esprit des personnes présentant la nature de la maladie, les causes de son occurrence, les sévices et les troubles qu'elle occasionne chez les malades et dans la société. Le but ultime étant de susciter la réaction suivante : en finir avec la drépanocytose qui plombe notre pays. Mais que faire pour l'éradiquer?

3. Le Rezo Drepano-SS envisage-t-il d'autres actions pour sensibiliser le public ?

D'abord, poursuivre cet élan. Rendre l'expo 'Boîte à images' mobile. Il est prévu qu'elle nomadise : d'abord, au centre-ville où plusieurs espaces sont d'ores et déjà sélectionnés. Elle devra aussi se déplacer à Limete, N’Djili et Masina. Des contacts sont pris dans ce sens. Mais surtout, cette Boîte à images éclatée est en cours de construction aux Editions Saint-Paul, pour servir d'outil didactique dans les écoles, églises, petits rassemblements.

Comme dans un livre géant de format 'A2', le présentateur fait défiler les pages devant son auditoire et en commente le sujet. Bien d'autres actions complémentaires sont prévues. La plus importante, c'est que le Rezo s'organise, et travaille pour que la drépanocytose soit mise au programme des matières à enseigner dans les réseaux scolaires : une belle occasion de jumeler le Rezo-Drepano avec l'EPSP pour rendre le sujet obligatoire dans le cours d'éducation à la vie.

4. Quel est l’apport du gouvernement dans cette lutte contre la drépanocytose ?

Le Rezo-Drepano SS est une structure urbaine très enracinée à Kinshasa, composée d'une bonne vingtaine de partenaires, plate-forme de la' Société Civile luttant contre la drépanocytose. Le Programme national de lutte contre la drépanocytose (PNLCD), instance gouvernementale, ainsi que l'Autorité provinciale chargée de la santé comptent sur le 'Rezo' pour roder une douzaine d'hôpitaux (trois par district urbain), pour reconnaître, accueillir et soigner les anémiques-SS de façon appropriée. Une mission coûteuse, mais devenue incontournable et urgente.

Il n'y a pas 25% des anémiques-SS de Kinshasa qui peuvent, à l’heure actuelle, compter sur des soins de qualité. Une mission dont se félicite le Rezo et qu’il entreprend immédiatement. Le coup d’envoi sera donné ce mercredi 3 juillet 2013 au Centre 'Mabanga', (CMMASS) à Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu.

Toutefois, le Rezo, tous ceux et toutes celles qui, de près comme de loin, sont impliqués dans ce combat, regrettent vivement que les élus, les mandatés de notre peuple, pour nous représenter à l'Assemblée nationale, n'ont, à ce jour, jamais statué là-dessus pour endiguer cette déferlante sur notre beau et grand pays : la drépanocytose qui torture et assassine des dizaines de milliers d'enfants, adolescents et adultes.

5. Pensez-vous que le Congolais moyen est conscient des méfaits qu’occasionne la drépanocytose en RDC ?

Une minorité certainement est avertie, en particulier, ceux et celles qui en souffrent : les victimes et leurs proches. Mais même pour ces cas-là, leur connaissance est en bien des points lacunaires. Je crois pouvoir dire, et, cela sans hésitation, qu'un pourcentage important d’habitants de notre pays est mieux informé sur le Sida, prenant à ce titre les mesures de prévention qui s'imposent. Or, les victimes de l'Anémie-SS sont plus nombreuses en RDC que celles du Sida.

Véron-Clément Kongo

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