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Une feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Afrique - 20/12/2006 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En posant un diagnostic partiel de la mortalité maternelle et néonatale sur notre continent, la Feuille de route de l’OMS du même nom, adoptée par l’Union africaine, n’apporte-t-elle pas une demi solution à problème entièrement posé ? Les statistiques font froid dans le dos, et le tableau est saisissant : le ratio de mortalité maternelle est passé de 870 en 1990 à environ 1.000 pour 100.000 naissances vivantes en 2001 en Afrique au Sud du Sahara, soit un accroissement de 15% environ. Selon les experts de l’OMS, une femme meurt chaque minute pour des raisons liées à la grossesse ou à l’accouchement.

Ce sont donc 1.500 femmes, au total, qui meurent par jour, soit l’équivalent d’un crash journalier de cinq Boeing 747 ! Si rien n’est fait pour inverser cette tendance, 2,5 millions de femmes perdront la vie dans les dix prochaines années, en voulant donner la vie, et 49 millions d’entre elles présenteront des séquelles liées à la maternité. Le décor ainsi planté est, on ne peut plus, apocalyptique : le continent a mal à assurer la santé du la reproduction dans son ensemble, et plus particulièrement à la santé de la mère et du nouveau-né.

Cela se produit dans la plus grande passivité. Sans la vague émotionnelle à laquelle il est coutume d’assister pour des drames moindres. La mort de centaines de milliers de personnes - 529.000 - chaque année n’a pas d’importance. Il suffirait cependant qu’un petit aéronef s’écrase avec deux personnes en mal d’aventure à bord pour que cela fasse la ‘Une’ dans les médias toute la journée voire davantage. Le constructeur, les assureurs, la compagnie, les autorités aéroportuaires passeraient des mois à rechercher les causes et les antécédents afin de prévenir pareille catastrophe. Une épidémie de choléra sans perte en vie humaine devient une crise nationale et tous les ministères concernés et autres acteurs dépensent des millions de dollars pour la combattre et l’endiguer.

Combien dépense-t-on pour prévenir un seul cas de mortalité maternelle ?

Les facteurs à la base du phénomène ahurissant de la mortalité maternelle et néonatale sont bien connus : pauvreté, pratiques socio-culturelles néfastes, systèmes sanitaires défaillants, mauvaise qualité de vie, manque de personnel qualifié, faiblesse des ressources allouées à la santé, et... manque de volonté politique, il faut le reconnaître.

Faut-il le rappeler, les objectifs de développement du millénaire appellent à une réduction de la mortalité maternelle de 75% et de 2/3 la mortalité infantile à l’horizon 2015. Est-ce réaliste, dans le contexte d’ensemble du continent ? On se consolera toujours du fait que ces indications restent un objectif, puisqu’au fond très peu de gouvernements africains, à la vérité, le croient réalisable dans cet intervalle.

Les apparences sauves

En attendant, le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé à Brazzaville a développé ‘la Feuille de route pour l’accélération de l’atteinte des ODM relatifs à la mortalité maternelle et néonatale en Afrique’, adoptée par l’Union africaine en 2004. Ledit document n’est en réalité que le résultat du consensus de l’ensemble des partenaires sur ce qui doit être fait dans les dix prochaines années, en terme de planification et d’engagement. Et comme la plupart des consensus, celle-ci reflète les points d’accord minimaux qui ne fâchent personne et qui permettent de garder les apparences sauves.

Dans le cas d’espèce, le document met l’accent sur les facilités des soins de santé et le niveau communautaire.

Par NADINE KAVIRA

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