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Malaria : la prévention sauve la vie de la femme enceinte - 09/03/2011 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le paludisme est un danger pour la femme enceinte. Il l'est aussi pour le fœtus qu'elle porte. Mais la prévention s'avère le moyen le plus efficace contre les méfaits de cette endémie. Selon Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), la RDC est un pays endémique. Du fait que le paludisme y sévit de façon permanente, 100% de sa population est expose à la maladie. La femme enceinte et les enfants de moins de 5 ans constituent la catégorie de la population qui en paie le lourd tribut. Mais, avec des mesures préventives, ce groupe peut être sauvé.

Il s'agit de l'utilisation de la moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée, du traitement présomptif intermittent de la femme enceinte et de l'assainissement du milieu. Ces mesures qui font partie de la politique nationale de lutte contre le paludisme en RDC nécessitent d'être vulgarisées pour que la population se les approprie. L'ONG Christian Aid s'attèle déjà à cette tâche à travers une vaste campagne de sensibilisation de la population dans les villes de Kinshasa et de Lubumbashi. Tout en visant d'étendre son action à travers le pays.

En ce qui Concerne la prévention de la malaria chez la femme enceinte, il convient savoir que cette maladie ne constitue pas seulement un danger la mère, mais aussi pour le fœtus. Elle est à l'origine, notamment des cas d'anémie, avortement, décès et bien d'autres complications chez elle, sans compter les coûts liés à l'hospitalisation et au traitement de la maladie. De même elle affecte le développement du fœtus qui, dans la plupart des cas, naît avec un faible poids, et parfois aussi malade. " 5% des décès maternels sont attribués au paludisme, en dehors de toutes ces conséquences", a souligné Dr. Vanky Tshiyombo de l'ONG Christian Aid au cours d'une rencontre avec la presse qui annonçait la campagne de sensibilisation.

LA CPN, une nécessité

L'Enquête démographique et de santé (EDS 2007) renseigne également que le poids de l'enfant à la naissance est un déterminant important de l'état de santé du nouveau-né ainsi que du niveau de la mortalité des enfants. En effet, précise l'enquête, par rapport aux enfants qui naissent avec un poids normal, ceux qui pèsent moins de 2,5 kg courent plus de risques de mourir dès la nouvelle enfance ou de présenter des séquelles psychomotrices plus tard.

Ce sombre tableau de la malaria chez la femme enceinte l'appelle à adopter une attitude positive face à la prévention pour sa vie et la survie du fœtus.

Pour renverser cette tendance la femme enceinte doit user de tous les conseils qui lui sont prodigués pendant la CPN (consultation prénatale, Ndlr) pour prévenir la malaria. Ainsi, va-t-elle se protéger elle-même et aussi le bébé qu'elle porte, a préconisé Dr Sinamuli, gynécologue obstétricien des Cliniques universitaires de Kinshasa. Pour ce gynécologue, le plus important c'est d'abord d'assainir le milieu pour réduire le développement des moustiques vecteurs de la maladie. Tout en encourageant l'utilisation de la moustiquaire imprégnée d'insecticide dont le bénéfice est partagé avec le père. Mais la moustiquaire doit être utilisée bien avant, soit avant la vingtième semaine de la grossesse.

En plus de l'assainissement et la moustiquaire, il y a le traitement présomptif intermittent de la malaria chez la femme enceinte. "La politique nationale de lutte contre le paludisme en RDC recommande deux doses de sulfadoxine Pyriméthamine (SP) ou Fansidar dès l'apparition de premiers mouvements fœtaux et à la 28ème semaine pour la femme séronégative. Si la femme est séropositive, il est recommandé d'ajouter une troisième dose à la 32ème semaine. " Nous estimons qu'il s'agit d'une politique qui facilite l'accès à la prévention même aux femmes démunies qui fréquentent les services de consultations prénatales (CPN). Le gouvernement doit assurer la permanence des médicaments pour permettre de systématiser ce traitement à notre niveau ", a déclaré l'infirmière responsable de la CPN du Centre de santé du camp Lufungula en invitant les femmes à fréquenter la CPN pour bénéficier de ce traitement.

Par Raymonde Senga Kosi

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