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Paludisme : l’espoir d’un vaccin - 26/11/2011 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Alors que les essais de vaccins contre le paludisme sont encourageants, une équipe de chercheurs de l’Institut de recherche génomique Sanger (Angleterre) a découvert un récepteur unique, emprunté par toutes les souches du parasite Plasmodium falciparum. En bloquant cette porte d’entrée, il serait possible de stopper la contagion sanguine de la maladie, une bonne piste pour la mise au point d’un vaccin efficace.

La découverte d’une porte d’entrée unique par laquelle doivent passer les agents du paludisme (qui se transmet par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles) pour envahir les globules rouges humains offre un nouvel angle d’attaque prometteur pour la mise au point d’un vaccin efficace, selon les chercheurs de l’Institut Sanger, proche de Cambridge en Angleterre.

Ce mécanisme d’entrée essentiel est commun à toutes les souches du parasite plus mortel, Plasmodium falciparum, notent les chercheurs dans la revue scientifique britannique Nature. Par conséquent, un futur vaccin pourrait en théorie être efficace contre l’ensemble de ces souches, expliquent-ils.

Une nouvelle compréhension du processus d’invasion parasitaire

Ces résultats, « inattendus », ont complètement modifié la façon dont ils voyaient le processus d’invasion parasitaire, selon Gavin Wright de l’Institut Sanger, coauteur de l’étude.

Jusqu’à présent, on pensait que le parasite Plasmodium falciparum avait plusieurs options pour percer les défenses de cellules sanguines. Mais selon le Docteur Wright et ses collègues du Sénégal, du Japon et des Etats-Unis, l’interaction entre une molécule spécifique du parasite, appelée ligand PfRH5, et un récepteur du globule rouge, la basigine (BSG), est indispensable à l’invasion. De plus, selon leurs travaux, des anticorps anti-BSG peuvent bloquer l’infestation des cellules sanguines, quelle que soit la souche testée en laboratoire.

Des avancées encourageantes pour un futur vaccin

Selon les premiers résultats d’un vaste essai, dévoilés en octobre 2010, les espoirs d’un vaccin contre le paludisme (ou malaria) se confirmaient : l’essai clinique mené sur 15.460 enfants en Afrique montrait déjà des résultats suscitant l’espoir. Mis au point par l’entreprise britannique Glaxo Smith Kline (GSK), ce vaccin cible une protéine, RTS. S. présente à la surface du parasite responsable de la maladie, Plasmodium falciparum.

Le 15 septembre dernier, les résultats d’une autre voie de recherche, complètement différente, paraissaient dans la revue New England Journal of Medecine. Menée par un médecin français, Pierre Druilhe (directeur du laboratoire de parasitologie biomédicale à l’Institut Pasteur à Paris), cette étude porte sur un anticorps repéré dans un village sénégalais chez les personnes qui présentaient une résistance à la maladie. Résultat : cet anticorps ciblait une protéine parasite, MPS3. Les premiers résultats des tests effectués au Mali sur 400 enfants sont eux aussi très prometteurs, au moins autant que ceux du RTS, S.

Pour le professeur Adrian Hill de l’Institut Jenner (Oxford), ces résultats sont « encourageants », mais il faudrait pouvoir disposer à l’avenir de vaccins plus efficaces si l’on veut éradiquer un jour la maladie.

La découverte de ce récepteur unique, qui peut être ciblé pour stopper l’invasion sanguine par le parasite, laisse espérer une solution bien plus efficace, estime-t-il.

En attendant le vaccin…

S’il n’existe aujourd’hui aucun vaccin pour combattre le paludisme, les recherches dans ce domaine se multiplient et font l’objet du plus grand intérêt dans la communauté scientifique, industrielle et politique qui voit là une possibilité de stopper une maladie qui constitue un des principaux obstacles au développement en Afrique subsaharienne.

Il faut bien dire que la malaria tue encore 781.000 personnes par an, à 85 % des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Néanmoins, au cours de la dernière décennie, dix pays africains subsahariens ont réduit le nombre de cas de paludisme confirmés, ainsi que celui des admissions et des décès dus au paludisme de plus de 50 %. Dans chacun d’eux (Botswana, Cap-Vert, Erythrée, Madagascar, Namibie, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Afrique du Sud, Swaziland et Zambie), ces baisses sont liées à d’importantes interventions de lutte antipaludique.

Selon un nouveau rapport commandé par le mouvement «Faire reculer le paludisme», en attendant la découverte d’un vaccin, la large utilisation de moustiquaires imbibées d’insecticide est et reste l’une des mesures de prévention les plus efficaces contre la malaria, et, bien utilisées, elles peuvent réduire le risque de transmission dans des proportions allant jusqu’à 63%.

Cette organisation internationale de développement basée à Abuja (Nigeria) indique dans son rapport que les enquêtes effectuées en Gambie, au Ghana et au Kenya prouvent que le fait de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide faisait baisser respectivement le taux de mortalité de 25, 17 et 33 % dans ces pays. Dormir sous une moustiquaire réduit également la prévalence de l’anémie chez l’enfant.

Des progrès constants en RDC

En République démocratique du Congo, 97 % des gens vivent dans des zones où le paludisme est endémique. En 2007, des campagnes de distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont commencé, principalement dans les provinces rurales du Bas-Congo et du Sud-Kivu, puis, en 2008, dans la province de l’Equateur et dans la zone urbaine de Kinshasa.

Avant la première campagne de distribution de moustiquaires, l’enquête démographique et de santé réalisée en RDC indiquait que 19 % des enfants et 20 % des femmes dormaient sous une moustiquaire traitée en 2007. En 2010, ces chiffres atteignaient respectivement 38 % et 43 %, selon une enquête à indicateurs multiples.

Dans la ville de Kinshasa, une enquête menée par l’Ecole de santé publique de l’Université de Kinshasa a montré que la campagne de distribution de masse dans le cadre du projet de développement et de réhabilitation des zones urbaines, soutenu par la Banque mondiale, a eu un impact positif : environ 79% des ménages de Kinshasa avaient au moins une moustiquaire.

Depuis 2005, la Banque mondiale a consacré 762,8 millions de dollars américains à la lutte contre le paludisme en Afrique, soit un montant multiplié par dix depuis la période 2000-2005. Elle a financé 73,8 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide et 25,3 millions de doses de médicaments contre le paludisme au cours de cinq dernières années.

« Des efforts soutenus de lutte contre le paludisme sont nécessaires en Afrique, qui porte environ 90 % du fardeau du paludisme dans le monde», a déclaré Maryse Pierre-Louis, responsable du programme de lutte contre la maladie en Afrique à la Banque mondiale. «Les progrès récents, bien que significatifs, sont fragiles et le danger de résurgence reste très réel».

Robert Kongo, correspondant en France

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