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L’endométriose constitue la principale cause de l’infertilité chez la femme - 27/12/2006 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’intérieur de l’utérus est recouvert d’une couche de tissu qu’on appelle l’endomètre qui est éliminé hors de l’utérus durant les règles. L’endométriose est une maladie gynécologique dans laquelle on retrouve du tissu de l’endomètre en dehors de l’utérus, soit sur les ovaires, les trompes, les ligaments qui soutiennent l’utérus et quelques fois, sur les autres organes du petit bassin, comme la vessie, l’intestin et le vagin.

Il existe dans le sang de la majorité des femmes, des facteurs qui digèrent et éliminent ces substances sanguines probablement toxiques pour le péritoine. D’autres sont génétiquement dépourvues de telles cellules qui éliminent le sang menstruel contenu dans le péritoine. C’est alors que se développent des incrustations au niveau de la membrane du péritoine qui favorisent le développement de l’endométriose, surtout au niveau de l’utérus, des trompes et des ovaires.

L’organisme réagit à ce saignement en développant du tissu cicatriciel. C’est l’accumulation de ce tissu cicatriciel qui provoque les douleurs au bas ventre chez de nombreuses femmes atteintes d’endométriose. L’endométriose survient chez 7% à 10% de la population féminine, en général, et jusqu’à 50% des patientes atteignant la pré-ménopause. On retrouve de l’endométriose chez 38% des patientes infertiles et chez 70% à 87% des femmes souffrant de douleurs chroniques, au niveau du petit bassin.

Symptômes

Les symptômes les plus fréquents de l’endométriose incluent des douleurs progressives ou excessives durant les menstruations. Ces douleurs peuvent devenir très sévères et s’étendre au niveau des jambes ou dans le bas du dos. Des douleurs au bas ventre, avant et après les menstruations. Des douleurs lors des relations sexuelles.

L’endométriose constitue la principale cause de l’infertilité chez la femme. Les règles peuvent devenir abondantes ou irrégulières. Quelques fois les femmes atteintes d’endométriose ne présentent aucun symptôme. Lors d’un examen auprès d’un médecin, il pourra retrouver un utérus basculé vers l’arrière, des douleurs au niveau des ligaments suspenseurs de l’utérus ou à la palpation des ovaires ou des trompes. Il peut également faire la découverte d’un kyste ovarien ou de granulations situées derrière l’utérus. Une échographie pelvienne ou vaginale permet de localiser des kystes d’endométriose qui peuvent se situer en dehors de l’utérus. Lorsqu’il soupçonne de l’endométriose, votre médecin pourra vous référer à un gynécologue qui pratiquera alors une laparoscopie.

Le traitement

Une fois diagnostiqué, le traitement peut généralement être effectué immédiatement. Grâce à l’introduction de trois ou quatre tubes au niveau de l’abdomen, le chirurgien peut procéder à l’excision des lésions d’endométriose soit à l’aide d’un électrocautère, du laser ou grâce au bistouri ultrasonique. Il peut également sectionner les adhérences et rendre la mobilité aux organes du petit bassin, tels que les ovaires, les trompes, l’utérus, les intestins et la vessie.

Par la suite, selon que la patiente désire ou non des enfants, ou que les principaux symptômes soient reliés à l’infertilité ou à la douleur, plusieurs types de traitement peuvent être envisagées et le mérite de chacun doit être discuté individuellement avec chaque patiente.

Ce traitement chirurgical peut être précédé ou suivi d’un traitement médical qui peut aider le gynécologue à garder les ovaires qui sont responsables du maintien et de la croissance de l’endomètre. C’est ce tissu qui tapisse l’intérieur de la cavité de l’utérus et qui continue d’être stimulé par les hormones de l’ovaire.

Il est impératif lorsque l’on conserve les ovaires, de s’assurer que tout le tissu cicatriciel et que l’endométriose soit extirpés pour éviter le retour des symptômes. Lorsqu’il n’existe pas d’endométriose ou de tissu cicatriciel après l’hystérectomie, les risques du retour de la maladie ne sont que de 10%. Par ailleurs, s’il existe du tissu d’endométriose et que les ovaires sont conservés, la possibilité d’une nouvelle intervention se situe aux environs de 50%.

Par R.S.K

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