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Prévention et dépistage du cancer chez la femme - 14/02/2007 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Plusieurs études montrent que le cancer reste la première cause de mortalité chez la femme. En faire baisser l’incidence repose sur la prévention du tabagisme pour le cancer du poumon. Pour les cancers hormonaux dépendants (seins et endomètre), tout dépend des progrès de la recherche fondamentale, des modifications de l’alimentation plus riche en acides gras saturés, les modifications de l’hormonothérapie. Le cancer du col pourrait profiter des progrès de la virologie du dépistage des progrès de la biologie moléculaire pour le col et de l’imagerie ou de la biologie pour le sein.

A l’heure où les discussions des gynécologues vont bon train sur la fréquence des frottis pour le dépistage du cancer du col ou le dépistage du cancer du sein avant 40 ans, personne ne dit avec exactitude si nous sommes par le tabagisme, en train, de créer de toutes pièces un cancer dont l’incidence était très faible chez la femme, il y a cinquante ans et qui va tuer bientôt plus de femmes que le cancer du sein.

Incidence du cancer du poumon et du sein

L’incidence du cancer du poumon a déjà dépassé celle du cancer du sein dans plusieurs pays surtout en Occident d’où, les gynécologues, généralistes et médecins doivent s’unir pour aider les femmes à cesser de fumer.
Selon les spécialistes, il existe également des cancers qu’on ne sait pas dépister, tels l’ovaire et l’endomètre. Le cancer de l’endomètre n’est certes pas dépistable non plus, mais la large prescription des oestroprogestatifs contraceptifs ou sous forme de THS pris sur le long terme devrait en faire baisser l’incidence de moitié dans les prochaines années. Du fait de la surveillance des femmes sous THS, des métrorragies, signe révélateur précoce, et des possibilités de diagnostic offertes par l’échographie endovaginale ou l’échosonographie, le diagnostic est fait le plus souvent à un stade de début. Ces progrès alliés à ceux de la chirurgie moins agressive dans les formes précoces font que la mortalité de ce cancer est en baisse.

Le dépistage du cancer du col est simple, son incidence est en baisse de 1% à 2% depuis vingt ans, on n’a pas vu arriver l’épidémie que l’on avait annoncée après la révolution de 1968 et la découverte des virus HPV. On peut cependant faire bien mieux. Cela implique des campagnes d’information des femmes et l’implication des généralistes pour les femmes qui ne vont jamais chez un gynécologue.

Pour le cancer du sein, le dépistage est plus difficile à réaliser même si on se limite à la tranche d’âge 50-70 ans. Son rôle dans la baisse de la mortalité lors les expériences de dépistage de masse n’ont pas permis d’atteindre les 30 % de baisse de la mortalité que laissaient espérer certaines études. Il ne faut pas oublier qu’un cancer sur deux (et souvent les plus agressifs) se voit avant 50 ans et que le dépistage dans cette tranche d’âge n’a pas encore fait la preuve de son efficacité.

Et les gynécologues dans tout ça ?

Même si le progrès ne viendra pas d’eux, les mêmes spécialistes pensent qu’il faudra toujours des médecins cliniciens pour s’occuper des femmes, des gynécologues certes mais aussi des généralistes dont demain 70 % seront des femmes. Pourquoi des généralistes ? Aucune campagne d’éducation sanitaire de prévention ne peut se passer d’eux pour informer les patientes, faire passer les messages, pousser les femmes à consulter les spécialistes et aussi faire les prélèvements pour celles qui n’iront jamais voir un gynécologue pour des raisons culturelles économiques ou de laisser-aller. Il faut les former (mais beaucoup le sont déjà) à la lutte contre le tabagisme, à la réalisation du frottis vaginal, de l’Hémocult, à la prescription judicieuse de la contraception orale, du THS, de la mammographie de dépistage si l’on veut que la participation à ces programmes augmente. Peut-être faudrait-il pour eux comme pour le gynécologue individualiser une consultation longue d’éducation sanitaire et de dépistage destinée à donner des conseils nutritionnels (l’obésité est un problème de santé publique important) des conseils pour lutter contre le tabagisme et faire un examen complet de dépistage, y compris les prélèvements.

Par NADINE KAVIRA

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