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Revue de presse

MSF salue l’arrivée sur le marché d’un nouveau médicament contre le paludisme - 03/03/2007 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Ce médicament est simple d’utilisation, peu cher et non protégé par un brevet. L’organisation internationale médicale indépendante Médecins Sans Frontières salue l’arrivée sur le marché d’un nouveau médicament contre le paludisme, simple d’utilisation, peu cher et non protégé par un brevet, associant en un seul comprimé l’artésunate et l’amodiaquine. Ce traitement, l’ASAQ, est le fruit de la recherche menée en partenariat par la DNDi (Drugs for Neglected Diseases initiative1) et Sanofi-Aventis. Il montre qu’un nouveau médicament peut être mis directement dans le domaine public pour un accès le plus large possible dans les pays pauvres.

Combiner ces deux médicaments en un seul comprimé représente un net progrès dans le traitement du paludisme. Les enfants, par exemple, prendront un seul comprimé par jour pendant trois jours, contre quatre pendant trois jours pour les traitements existants. En le simplifiant, il facilite le suivi du traitement et limite les risques de résistance chez les malades.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande les combinaisons à base d’artémisinine pour traiter le paludisme. Mais ce traitement vital reste peu accessible : moins de 80 millions de traitements ont été rendus disponibles dans le monde en 2006, alors que l’on compte entre 400 et 500 millions de cas chaque année. En 2006, MSF a traité près de 1,7 million de patients avec de l’artésunate et de l’amodiaquine pris séparément.

L’accès aux dérivés d’artémisinine est fortement limité par leur prix. Or la nouvelle combinaison à dose fixe ASAQ coûtera moins de 0,5 US$ pour les enfants de moins de 5 ans et moins de 1 US$ pour les adolescents et les adultes, soit près de deux fois moins cher que les médicaments existants. Une baisse de prix supplémentaire restera toutefois nécessaire pour rendre le nouveau médicament le plus accessible possible.

«L’ASAQ est le premier produit lancé par la DNDi et ses partenaires et démontre la validité d’une nouvelle approche dans le domaine de la recherche et développement, centrée sur les besoins des malades des pays pauvres. Que ce médicament ne soit protégé par aucun brevet en fait un modèle intéressant pour de futures recherches sur les maladies négligées», explique le Dr Christophe Fournier, président du Conseil international de MSF. «En effet, il sera possible à tout fabricant de produire l’ASAQ, permettant d’avoir plusieurs sources de production, de générer de la concurrence, donc d’en diminuer le prix, et de le rendre plus accessible».

Médecins Sans Frontières s’apprête à utiliser ce nouveau médicament et à le substituer aux comprimés d’artésunate et d’amodiaquine pris séparément dans les zones où cette combinaison est recommandée et où son efficacité reste élevée. ASAQ est la seconde combinaison à dose fixe à base d’artémisinine à être lancée sur le marché après l’association artéméther/luméfantrine, mais d’autres combinaisons devront être développées.

L’avis d’un expert

«C’est une nouvelle importante, et ce qui est particulièrement important est le fait que ce médicament n’est pas breveté et qu’il pourrait donc être produit dans d’autres pays du Sud. Mais il faut être prudent, la seule entrée sur le marché d’un médicament à prix accessible ne signifie pas la victoire sur la malaria».

C’est ce qu’a déclaré à l’agence missionnaire de presse MISNA le docteur Piero Berra, épidémiologiste et expert en hygiène publique, responsable du secteur projets de l’organisation «Médecins avec l’Afrique Cuamm» de Padoue (Italie). Il commentait la nouvelle du lancement d’un nouveau médicament antipaludéen, l’Asaq, coûtant moins d’un dollar et destiné en particulier à l’Afrique.

«La disponibilité d’un médicament accessible aux plus pauvres est indispensable, elle est également importante sur le plan ‘intellectuel’, mais elle n’est pas résolutive car le vrai problème dans les zones touchées par la malaria est lié aux carences en ressources humaines, notamment dans la gestion du stockage et de la distribution du médicament» dit encore le médecin à la MISNA.

Le lancement de ce nouveau produit «ne veut pas dire qu’il va automatiquement arriver là où il est nécessaire, dans les huttes des villages en zones reculées» poursuit le docteur Berra, qui a participé à des missions sanitaires en Angola, au Mozambique, en Guinée-Bissau, en Érythrée et en Somalie.

«Il est important de bien organiser la distribution, sinon le médicament restera confiné dans les magasins de la capitale, comme c’est parfois le cas pour les moustiquaires ou les filets de protection contre les insectes» dit en conclusion le médecin du Cuamm.

Misna/LP

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