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Pistes des solutions pour vaincre Ebola - 02/07/2019 - Le phare - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pistes des solutions pour l'éradication de la maladie hémorragique à Virus d'Ebola et autres maladies évitables (le choléra, anémie, fièvre jaune chikungunya, paludisme, les différentes hépatites) qui ne cessent de visiter la RDC en laissant derrière elles des pertes en vies humaines (autour de 0,5 million/an, selon une étude réalisée par les Organismes Internationaux de 2001 à 2010) sans oublier les dépenses financières qui se chiffrent en dizaine des millions de dollars américains chaque année.

La résurgence du Virus hémorragique à Ebola et plusieurs autres maladies des mains salles en RDC, ne peut laisser notre ONG/ESSF, qui lutte pour la promotion des droits de l'Environnement, indifférente. C'est la raison pour la quelle, elle est en première ligne dans la recherche des solutions durables chaque fois qu'une catastrophe naturelle ou celle provoquée par l'imprudence humaine s'abat sur le sol congolais. Notre ONG/ESSF a contribué tant soit peu avec des conseils, analyses et propositions à la lutte contre les fléaux qui ne cessent de frapper notre nation durant les différentes épidémies d'Ebola pour les douze dernières années, qui coïncident avec l'existence de notre Organisation.

Nous avons eu l'impression de ne pas avoir trouvé une oreille attentive auprès des autorités du régime passé. Le changement qui est intervenu lors des dernières élections nous motive un peu plus et nous pousse à continuer à apporter notre contribution dans le débat national pour la recherche des solutions durables dans la lutte contre des maladies évitables. Du fait que la maladie hémorragique à virus d'Ebola fait des va-et-vient depuis 1976, les autorités en charge du secteur de la santé devraient prendre le taureau par les cornes en déclarant à la face du monde que la RDC est une zone pandémique de la maladie à virus Ebola et à ce titre mobiliser toute la communauté internationale pour la cause. L'Etat congolais devait alors prêcher par les actes qui devaient attirer ces partenaires à prendre sa préoccupation au sérieux. Il devait alors avec ses moyens :

  • disposer d'une équipe multisectorielle permanente où on trouve à son sein des privés et officiels (pas seulement entre les ministres et leurs services) prêts à agir à tout moment ; constituer des réseaux épidémiologistes, pharmaciens, biologistes, informaticiens, psychologues, sociologues environnementalistes, ASBL du secteur sanitaire et connexes;
  • la redévabilité permanente, qui oblige les responsables à tous les niveaux à rendre compte au quotidien aux contribuables congolais et à la communauté des nations sur toutes les opérations, dépenses et difficultés rencontrées lors des processus de lutte contre ce Virus hémorragique d' Ebola et autres maladies des mains sales ;
  • Initier des recherches avec lancement d'appels d'offres au niveau international en recourant aux études qui ont été faites par l'équipe de l'INRB (qui est trop limité par les moyens financiers et matériels), cette fois ci pour toute l'étendue du territoire pour connaitre en détails les véritables réservoirs de ce Virus hémorragique proche de celui de Marburg ;
  • disposer des centres(bien équipés) de contrôle, de gestion et de prévention des maladies dans toutes les provinces, semblables aux centres fédéraux américains de contrôle et prévention des maladies (CDC) qui anticipent les événements au lieu de les subir ;
  • amener les deux chambres du parlement à voter la loi sur la salubrité de l'air, la loi sur la salubrité de l'eau, la loi sur la protection des mammifères marins et continentaux, la loi sur les animaux suspectés à réservoir au virus à Ebola et autres qui peuvent être transmis de l'hôte primaire (animal) à l'hôte secondaire(homme), la loi sur les reptiles et tous les animaux fragiles, la loi sur les espèces halieutiques en voie de disparation, loi sur l'organisation des deuils( en restant dans nos coutumes, tout en sachant que nous sommes dans une zone rouge où les virus sont en embuscade et peuvent réapparaitre à tout moment) ;
  • doter le pays d'une Agence de protection de l'Environnement (APE) comme c'est le cas dans beaucoup de pays au monde, une structure digne et fiable, composée des chercheurs et consultants nationaux et internationaux ;
  • disposer d'un fonds semblable à celui qui a été mis en place par la Banque mondiale (PEF) pour faire face aux épidémies avant de compter sur la solidarité internationale ;
  • l'hygiène élémentaire devait occuper une place de choix dans les médias officiels et privés, les affiches où les maladies et leurs symptômes sont énumérés et accessibles à tous les congolais.
  • impliquer les musiciens pour la cause en leur demandant de composer des cantiques pour la lutte contre les épidémies et autres catastrophes évitables. Les jeunes-gens des mouvements, citoyens qui sont écouté par leurs congiaires doivent être sollicités pour des campagnes des changements radicaux des mentalités.
  • une vaccination systématique et une chaine de froid fiable, pour éviter la faible couverture liée à un approvisionnement très irrégulier du vaccin et des problèmes logistiques pour maintenir la chaine de froid dans les structures de santé (dans les 516 zones de santés, 474 hôpitaux de références et 1478 établissements).
  • instruire toutes les entreprises de communication pour que chacune d'elle transmette les messages de sensibilisation auprès des communautés dans les langues locales, avec une programmation qui tienne compte des zones affectées, à l'exemple de la partie Est qui est sous la menace du virus à Ebola.

Ebola et les autres maladies évitables sont les ennemis qui agissent sans état d'âme à l'égard de nous Congolais. Soyons unis et agissons comme un seul homme. La menace est permanente. Oublions nos différents politiques, religieux et autres. La tâche est difficile, mais avec un peu de volonté, nous sommes dans l'obligation de sauver notre belle nation de ces fléaux. Il y a des recommandations qui demandent beaucoup de moyens humains et matériels (y compris financiers) pour leur réalisation. Celles-ci peuvent être réalisées en court et long termes. D'autres par contre ne demandent que la volonté et la disponibilité de tout un chacun pour leur réalisation. Pour un meilleur Congo demain, écrivons notre histoire nous mêmes. « Changeons tous à la place de disparaitre tous ».

Par Alain BOTOKO - Président Exécutif de l'ONG Environnement Sain Sans Frontière

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