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Grève des médecins à Kinshasa - 22/12/2007 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Conformément au mot d’ordre du Conseil provincial du Syndicat national des médecins pour la ville de Kinshasa, les médecins de la capitale ont déclenché un mouvement de grève le vendredi 21 décembre 2007 à 8 heures précises. La majorité des médecins avait voté pour un arrêt de travail afin de protester contre l'adoption du budget 2008 par l'Assemblée Nationale. Ils rappellent les promesses non tenues du gouvernement depuis le 11 mai 2005. Cela, malgré le dépôt de leur mémorandum reprenant toutes leurs préoccupations appuyées des propositions. Les médecins estiment que l’Assemblée nationale, en adoptant le budget 2008 dans sa configuration actuelle, n’a pas tenu compte de leurs doléances, mettant ainsi à rude épreuve leur conscience et leur bonne foi. Cela, notent-ils, démontre la volonté manifeste de minimiser la situation sociale des femmes et des hommes «en blouse blanche».

En réponse, le Syndicat national des médecins (Synamed) a décrété la grève qui a débuté le 21 décembre 2007 dans toutes les institutions hospitalières et sanitaires de la ville de Kinshasa. Conscient des effets pervers de la grève sur la santé des patients, le Syndicat a demandé au Médecin Inspecteur provincial de la ville, au Secrétaire général national du Syndicat national des médecins, au président du Conseil urbain de l'Ordre de médecins et aux secrétaires sectionnaires du Syndicat «d'organiser le service minimum».

Par «service minimum», le Syndicat instruit ses membres «d’assurer le suivi des malades encore en hospitalisation, d’assurer les urgences et de poser tous les actes préprogrammés». A l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex Mama Yemo), cette instruction a été suivie d’une menace très claire. «Si le gouvernement ne répond pas à nos préoccupations d'ici quatre jours, nous allons fermer l'Hôpital», a déclaré un médecin sous le couvert de l'anonymat.
Vendredi matin, l'ambiance de grève était perceptible : les bureaux fermés, des grévistes en conciliabules dans les couloirs de l’hôpital, les patients abandonnés à leur triste sort. Selon M. N'sala, fonctionnaire de l'Etat à l'IBTP/Ngaliema, malade rencontré au pavillon 8, salle 8 :"C'est depuis le lundi que je suis admis ici ; à part les examens, je n'ai encore pris aucun médicament. Aujourd'hui, on m'a donné une ordonnance suite aux réclamations de mon épouse. Je suis obligé d'aller acheter des médicaments. Car le médecin m'a remis son numéro de téléphone portable pour que je l'appelle quand j'aurai acheté les médicaments. La situation est telle qu’aucun médecin titulaire n’arrive ici, sauf les médecins stagiaires, d’ailleurs rarement".

Plusieurs patients, parmi la poignée de personnes valides ou en état de se déplacer, étaient sortis de leur lit pour observer l’ambiance de la grève. "J'ai subi une opération chirurgicale depuis vendredi 14 décembre. Les infirmiers étant en grève depuis le 22 novembre, ce sont des médecins qui s’occupaient de mon pansement. Maintenant qu’ils sont entrés en grève, c’est aux stagiaires que reviendra la tâche, mais ils ne s’occupent que de ceux qui possèdent des médicaments. Quel sera mon sort ?», se demande, inquiet, un élève interné au pavillon 9 dans la salle 4.

La présente grève des médecins n’est pas la première. Mais ses conséquences sont toujours redoutables. Il appartient au gouvernement, l’employeur, de savoir traiter ses agents avec respect et dignité pour ne pas les pousser à des voies extrêmes. Telle que la grève dans les hôpitaux.

John Kabeya (Stagiaire)

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