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Bas-Congo : mortalité maternité et infantile ; 25 % des cas de décès sont dus aux hémorragies - 01/03/2008 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des gynécologues oeuvrant dans la province du Bas-Congo se sont penchés sur les cas de décès de la mère et de l’enfant dans la province. Il ressort du constat fait et selon l’ordre et l’importance de leurs causes, les hémorragies viennent en première position avec 25 %. Ces causes ont fait l’objet d’un séminaire de sensibilisation, d’éducation et de formation organisé dernièrement à Matadi, chef-lieu de province.

Les cas de décès de la mère et de l’enfant pendant l’accouchement, à la maternité, à la maison ou au village, préoccupent les médecins des hôpitaux et des centres de santé de référence tant publics que privés de la province du Bas-Congo. Tout comme les responsables des organisations non gouvernementales féminines ayant dans leurs activités celles de la mère et de l’enfant à la maternité.

C’est dans ce cadre que l’ONG/féminine «La lutte contre les décès maternels, de la maman et de l’enfant» (Ludemame) a organisé dernièrement un séminaire de sensibilisation, d’éducation et de formation à l’intention des mamans, jeunes filles, futures mariées, etc.
Intervenant à cette occasion, le Dr Odette Bueya, gynécologue, a relevé les causes immédiates et sous-jacentes à l’origine des cas de décès maternels pendant l’accouchement. Elle a présenté ces causes par ordre d’importance.
Selon elle, les hémorragies viennent en premier lieu avec 25 % des cas, suivis des septicémies 12 %, l’éclampsie 10 %, le paludisme grave 7 % et d’autres maladies telles que l’hypertension artérielle, les cancers gynécologiques (seins, col utérin, les fistules, vésico-vaginales et le prodapsus utérin).

Les causes sous-jacentes

Selon la gynécologue, les violences faites à la femme et à la petite fille sont aussi sources de décès. A cela s’ajoutent des coups violents et le viol des épouses par leurs époux.
Pour sa part, la gynécologue Sabine Nienga a déclaré que, globalement, les décès de la mère et du bébé, ou de l’un d’entre eux, à la maison ou au champ, voire en cours de route, ont comme causes sous-jacentes, l’avortement, l’affaiblissement de la mère dû aux comportements en matière de procréation et le suivi insuffisant durant la grossesse, à l’accouchement et après celui-ci.

Toutes ces causes ont une ampleur plus élevée encore en territoires occupés du fait de la guerre (dans l’Est de la République démocratique du Congo). Ou encore suite à l’éloignement du village du centre de santé, les absences fréquentes du médecin, le manque d’argent, l’insécurité sur la route, le manque de médicaments au centre de santé. « Cela contribue à la faible participation des femmes enceintes aux consultations prénatales », a-t-elle fait remarquer. Et comme le problème de grossesse et d’accouchement devient des urgences, la moindre négligence fait que des femmes meurent, laissant leurs bébés. Ceci, en l’absence du médecin et pendant que les membres de famille, à la suite de la complication précédant l’accouchement, se démènent pour chercher des médicaments dans les pharmacies ou qu’ils sont en quête d’argent nécessitant l’état de santé.

Autre constat fait : trop peu de femmes en grossesse sont assistées lors de l’accouchement, dans les maternités. Certaines femmes sont, pendant qu’elles sont grosses, exécutent des travaux lourds. Où se rendent chez des accoucheuses traditionnelles, des tradi-praticiens, des serviteurs de Dieu. Elles se rendent à l’hôpital quand elles se rendent compte de la gravité de leur état de santé.

Par WASHINGTON

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