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Revue de presse

Grossesses : des examens et la surveillance médicale recommandés - 23/04/2008 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

15% des femmes enceintes affrontent, durant l’accouchement, des complications susceptibles d’entraîner la mort. Pour éviter cet état de choses, les gynécologues font une série de recommandations. Parmi lesquelles, les examens médicaux et la surveillance de la grossesse. En quoi cela consiste ? C’est à cette question que Dr Bernard Banga a répondu dans le magazine Amina.

Pour les examens médicaux, il a affirmé que l’analyse des urines, pratiquée durant tous les mois de la grossesse au laboratoire de biologie médicale, permet de rechercher : le glucose dans les urines qui peut être un signe de troubles du métabolisme de sucre comme le diabète gestationnel et l’albuminurie, qui traduit la présence de protéines ­ dans les urines, signe d’hypertension, d’anomalies rénales ou d’infection urinaire.

La tension artérielle, surveillée également tous les mois, permet de contrôler la tension et de pister les situations de pré-éclampsie.

Quant aux échographies, Dr Banga note que l’échographie entre onze et treize semaines d’aménorrhée, autrement nommée «échographie de datation», permet de voir la tête, le profil, les membres et les différents organes dont le cœur.

Dans certains cas favorables, il est possible de voir le sexe. L’échographie du cinquième mois ou «échographie du morphologique » est réalisée à 21-23 semaines d’aménorrhées. Le médecin examine, cette fois ci, tous les organes en détail ainsi que les membres et la tête. Le cœur est l’objet d’une attention particulière. La localisation du placenta est notée, la vitesse de sang dans le cordon et les artères utérines (doppler) également.

L’échographie du troisième trimestre s’effectue vers 31-34 semaines d’aménorrhées. Cette échographie est dite de « bien-être fœtal ». Le médecin mesure le bébé et vérifie sa croissance.

L’amnioscopie est, quant à elle, réalisée en fin de grossesse quand le col de l’utérus est un peu ouvert. Elle permet de vérifier la couleur du liquide amniotique à travers la poche des eaux.

Par Raymonde Senga Kosi

Grossesses difficiles et complications

Selon Dr Bernard Banga, 15% des femmes enceintes affrontent durant l’accouchement des complications susceptibles d’entraîner la mort. Parmi ces cas on note : 1. Les mortelles hémorragies en couche. Pour ce cas, de nombreuses femmes meurent à la suite d’importantes pertes de sang. Ces hémorragies peuvent tuer une femme en moins de deux heures. D’où l’attention médicale pour cette grave complication et la nécessité de disposer de transfusion ainsi que la possibilité d’évacuer rapidement en urgence vers un centre spécialisé. 2. Les accouchements dystociques : ils peuvent être à l’origine de rupture de l’utérus, de prolapsus, infection ou de fistule chez les femmes. Le nouveau-né peut être victime d’asphyxie, infection, de handicap ou de traumatisme important à la naissance. La maîtrise des techniques (manœuvres, ventouse ou forceps) s’impose comme le recours à une césarienne. 3. Troubles de l’hypertension durant la grossesse : Ils sont à l’origine d’éclampsie et d’accidents cérébro-vasculaires chez la mère, d’un poids insuffisant à la naissance, d’asphyxies et de mortalité chez le nouveau-né. D’où l’intérêt d’une surveillance continuelle de votre tension durant les neuf mois de la grossesse. 4. Les infections pendant la grossesse sont source de déclenchement prématuré du travail, de grossesse extra-utérine chez la femme et d’infections, notamment oculaires et des poumons, chez le nouveau-né. Hygiène, vaccins, surveillance et traitements médicaux adéquats à votre état sont particulièrement recommandés. 5. En finir avec les fistules obstétricales.

Cent mille femmes sont atteintes d’une fistule chaque année. Cette complication est liée à un accouchement difficile. En effet, la fistule survient d’ordinaire quand une femme au travail a un accouchement qui dure plusieurs jours sans assistance médicale et n’a pas accès à la césarienne. La pression prolongée de la tête du bébé contre le bassin de la mère interrompt l’afflux du sang dans les tissus mous qui entourent la vessie, le rectum et le vagin. La pression ainsi causée aux tissus entraîne la nécrose d’où l’apparition d’un trou, la fistule. Si le trou fait communiquer le vagin et la vessie, la femme perd le contrôle de l’écoulement de l’urine, et s’il est situé entre le vagin et le rectum, elle perd le contrôle de la défécation. Cette incontinence a des conséquences médicales, sociales et psychologiques très importantes.

La chirurgie peut pourtant réparer le dommage causé et permettre de vivre dans la dignité.

Césarienne : les indications. Utérus portant une cicatrice profonde. Hématomes rétro-placentaire. Placenta praevia. Hémorragies. Présentation anormale du bébé : front, transverse, face engagée en position «mento-posté­rieure». Dsytocie pendant le travail: disproportion entre le fœtus et le pelvis de la maman abou­tissant au blocage du travail, arrêt de la dilata­tion du col de l’utérus supérieur à deux heures, travail prolongé supérieur à douze heures . Eclampsie et pré-éclampsie. Souffrance du fœtus. Grossesse de jumeaux ou de triplés.

Les chiffres clés. 15 % des femmes qui donnent naissance souffrent de complication mettant leur vie en danger, soit 20 millions de femmes chaque année dans le monde. .520.000 femmes meurent de causes liées à la grossesse ou à l’accouchement. .25 % meurent d’hémorragie. 15 % d’infection. .13 % des suites d’un avortement. .12 % de troubles hypertensifs de la grossesse. .8 % des sites d’un accouchement dystociques <21 .20 % des suites d’une maladie aggravée par la grossesse.

Bernard Banga

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