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Lutte contre le paludisme : obtenir un engagement de chaque pays - 18/07/2008 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Une campagne de plaidoyer pour obtenir un engagement au plus haut niveau de chaque pays dans la lutte contre le paludisme a été lancée au niveau de l’Afrique. Campagne initiée par le programme « Mobilising for Malaria » de Malaria Consortium appuyé par le programme de GlaxoSmithKline « African Malaria Partnership », en partenariat avec le Réseau Sida Afrique dont est membre l’ONG ILDI de la RDC. Elle répond aussi à l’appel pour accélérer la lutte et aller vers l’élimination du paludisme lancée par le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Luis GOMES SAMBO. Mais la RDC est encore loin de répondre à cet appel au regard de la réalité sur le terrain.

La distribution et l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII); les pulvérisations intra domiciliaires à base d’insecticides efficaces répondant aux normes internationales; le diagnostic rapide et correct des cas de paludisme, la prise en charge effective des cas; et l’accès rapide des femmes enceintes aux traitements préventifs intermittents, constituent des recommandations de l’OMS pour lutter contre la paludisme.

Quoi qu’il existe en RDC un Programme national de lutte contre le paludisme pour répondre aux recommandations de l’OMS, le nombre des victimes ne fait qu’accroître, selon les dernières estimations du PNLP. A la base de cet échec, un certain manque d’engagement de l’Etat dans la réalisation de ces interventions. En RDC, tout provient des partenaires, qui à eux seuls, ne peuvent pas couvrir tous le besoins du pays. Surtout qu’ils n’ont de mandat que de travailler à la place du gouvernement.

« La politique de la main tendue dont nous sommes habitués au pays constitue aussi un obstacle tant dans la prévention que la prise en charge de la malaria en RDC. Les partenaires ne travaillant que sur des projets à durées déterminées, le gouvernement devrait en principe penser à la continuité de ces projets en prenant des mesures palliatives au cas où le partenariat aurait pris fin », a relevé le commandant en chef du Centre de santé de la Police du camp Lufungula, Arthur Kabunda.

L’appel à l’action

Le centre de santé bénéficie des appuis des partenaires pour la lutte contre le paludisme. Ces partenaires interviennent particulièrement pour la distribution des MII d’insecticides aux femmes enceintes à la première consultation prénatale et aux enfants de moins de cinq ans à leur premier rendez-vous de la consultation post-scolaire. Ils appuient aussi le centre en ce qui concerne les intrants de laboratoire pour le test de la malaria.

Selon le commandant Arthur Kabunda ces MII qui sont des dons de l’Université de la Caroline du Nord (Etats-Unis) pour les femmes enceintes et de la Coopération technique allemande (GTZ) pour les enfants de moins de cinq ans sont distribuées presque gratuitement. Chez les femmes enceintes, environ une moyenne de 100 MII sont distribuées par mois. « Le coût unitaire revient à 250 francs congolais, soit environ 0,5 dollar américain. L’argent gagné est affecté au fonctionnement du Centre. Mais il y a une rupture de presque une année avec la GTZ », a-t-il souligné.

Sur les huit centres du ressort de la zone de santé de la Police nationale de Kinshasa, seulement trois centres bénéficient des appuis pour la lutte contre la malaria, particulièrement la MII pour les femmes enceintes. Un autre centre ne l’avait que pour les enfants de moins de cinq ans. Mais il se retrouve en rupture actuellement », précise le commandant Kabunda. Ce dernier affirme qu’une projection de la situation à travers tous le pays, prouve à suffisance qu’il s’agit d’un saupoudrage des interventions en ce qui concerne seulement les MII. « Les médicaments ont un coût élevé et parfois inaccessible à certaines bourses et aucune action n’est menée pour assainir l’environnement dans lequel vit la population », ajoute-t-il.

Par Raymonde Senga Kosi

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