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Revue de presse

Suite à un taux de 11 % : 84 centres nutritionnels du BDOM en guerre contre la malnutrition globale aiguë chez les enfants - 28/07/2008 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les récentes enquêtes menées par le Bureau diocésain des oeuvres médicales (BDOM) Kinshasa ont révélé un taux de malnutrition globale aiguë (modérée et sévère) de 11 % chez les enfants de moins de 18 ans. Les résultats issus de la prise en charge des enfants ayant terminé dans les différentes structures - Centre Nutritionnels de Supplémentation (CNS) et Centres Nutritionnels Thérapeutiques (CNT) - sont toujours supérieurs aux limites établies par les normes nationales.

C’est-à-dire, le taux de guérison est toujours supérieur à 85 % au CNT et supérieur à 70 % au CNS. Le taux de décès, quant à lui, est inférieur à 5 % au CNT et inférieur à 3 % au CNS, indique un rapport du Bureau diocésain des oeuvres médicales (BDOM)/Kinshasa transmis à caritasdev.cd.

Le BDOM/Kinshasa est opérationnel depuis près de vingt ans dans la lutte contre la malnutrition dans la ville de Kinshasa. Elle participe souvent à la réalisation des enquêtes nutritionnelles menées dans la capitale congolaise afin d’évaluer son travail de terrain. Son programme s’articule autour de la réhabilitation nutritionnelle des enfants de 6 à 59 mois en situation de malnutrition, tout en favorisant l’émergence des initiatives en terme de croisement de la production au sein de familles des concernés.

Résultats des enquêtes menées en 2007

En effet, l’évaluation menée aux mois de mars/avril 2008 a révélé un taux de la malnutrition globale aiguë (modéré et sévère) de 11 %. C’est dire que la prévalence de la malnutrition aiguë globale est élevée chez les enfants de moins de 18 mois, c’est-à-dire à l’âge de l’introduction des aliments de complément et de l’arrêt de l’allaitement pour la plupart des mères kinoises.

L’ensemble de la ville est touché par cette malnutrition et tous les districts présentent des taux de malnutrition de plus de 10 %, sauf le district de la Lukunga à l’Ouest de la ville qui atteint, néanmoins, le taux de 9,3 %. Dans la tranche d’âge de 6 mois à 18 mois, il atteint un taux de 14 %.

Prise en charge de la malnutrition aiguë (modérée et sévère)

Le BDOM prend en charge la malnutrition aiguë selon le protocole national de prise en charge édité par le Programme national de nutrition (Pronanut) depuis 2002. Pour une meilleure prise de traitement médical et diététique s’avère important ainsi que la sensibilisation.

Prise en charge de la malnutrition aiguë modérée

Durant cette année 20008, en partenariat avec Caritas international Belgique, le BDOM poursuit la lutte contre la malnutrition avec l’appui de ECHO. 4.033 enfants par mois avec malnutrition aiguë modérée soit pris en charge dans 65 centres nutritionnels supplémentaires (CNS) à raison d’une fois par semaine. La stratégie consiste, d’une part, à donner gratuitement une ration sèche, constituée d’un mélange de maïs, soja, huile et du sucre, appelé également prémix chaque semaine aux bénéficiaires pour la préparation de deux repas par jour au domicile familial.

Cette ration est le double de la ration humide. Elle apporte 1000 à 1500 calories et d’une ration humide apportant 500-750 kcalories sous forme de bouillie à l’enfant le jour de la consultation et de distribution hebdomadaire d’une part. La durée de séjour dans ce programme est d’environ trois moïs.

Six cents enfants avec malnutrition aiguë sévère sont suivis en hospitalisation pendant une durée maximum de trente jours dans les dix-neuf centres nutritionnels thérapeutiques (CNT) où ils bénéficient du traitement médical et diététique durant toute la durée de prise en charge du programme. L’Unicef appuie ce programme par divers intrants (lait thérapeutique, fournitures et accessoires).

A la sortie, les déchargés du CNT sont pris en charge dans les CNS pour la continuité du programme, c’est-à-dire l’éducation sur les notions d’hygiène et de nutrition ainsi que la sécurité alimentaire. En plus de la supplémentation alimentaire, les parents, en l’occurrence les mères, reçoivent une éducation nutritionnelle pour éviter les cas de rechute. C’est l’occasion propice pour apprendre aux mères des notions de sécurité alimentaire, d’hygiène et comment améliorer les pratiques des soins en matière de nutrition.

Sécurité alimentaire

La promotion des cultures parcellaires est l’une des stratégies permettant de procurer à la famille les légumes nécessaires à son alimentation et d’éviter ainsi la rechute de l’enfant mal nourri. Le BDOM met à la disposition de 60 % des parents un kit aratoire composé de la houe, de la machette, de la bêche, du râteau et de l’arrosoir.

Pour assurer la pérennité des activités de la culture parcellaire, les Mamans et Tata bongisa (MTB), personnes bénévoles, assurent le suivi de ces familles des enfants déchargés et encadrent ces familles et leur donnent les notions de maraîchage nécessaire. C’est grâce à eux que le BDOM totalise de nombre d’enfants pris en charge dans les deux structures (CNT et CNS) …

Caritas-développement contact/Lp

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