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Situation sanitaire à l’Est de la RDC : l’OMS recense plus de 1.000 cas de choléra depuis début octobre - 15/11/2008 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Plus de 1.000 cas de choléra ont été recensés depuis octobre dans l’Est de la RDC en proie à des combats entre rebelles et forces pro-gouvernementales, a indiqué dernièrement l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui craint une épidémie. L’OMS est «très inquiète de l’augmentation de la menace du choléra dans l’Est de la RDC, où depuis début octobre, plus de 1.000 cas ont été recensés», a indiqué un porte-parole de l’organisation Paul Garwood lors d’un point de presse.

«Il s’agit pour nous du résultat direct de l’augmentation de l’insécurité dans la région» du Nord-Kivu, a-t-il ajouté.

« Le risque d’une épidémie est sérieux », fait valoir l’OMS ajoutant qu’il ne cesse de progresser. Depuis la reprise fin août des violences à grande échelle entre les rebelles et l’armée, 253.000 personnes ont été jetées sur les routes, dépendant de l’aide humanitaire et vivant dans des conditions plus que précaires.

Par ailleurs, une dépêche de l’OMS signale qu’en cas de flambée de choléra, la riposte prend généralement la forme d’une action d’urgence. Si elle permet d’éviter de nombreux décès, elle n’évite pas la maladie. Il faut donc bien souligner l’importance des activités de prévention à moyen et à long terme. La capacité de prévenir la maladie, la préparation face aux épidémies et la qualité de l’action d’urgence varient d’un pays à l’autre. Des stratégies régionales sont nécessaires pour garantir que tous les pays aient la capacité voulue. Les priorités sont notamment les suivantes : obtenir de meilleures données et mieux assurer l’échange d’information ; adopter une approche plurisectorielle coordonnée ; s’efforcer d’améliorer les moyens d’assainissement et l’évacuation des eaux usées ; assurer l’engagement politique et la participation communautaire.

Une maladie diarrhéique

Le choléra est une maladie diarrhéique provoquée par Vibrio cholerae. Il touche aussi bien l’enfant que l’adulte. Environ 20 % des sujets infectés font une diarrhée aqueuse aiguë, dont 10 à 20 % une diarrhée aqueuse sévère accompagnée de vomissements. Le traitement repose sur la réhydratation et jusqu’à 80 % des cas peuvent être traités avec succès uniquement au moyen de sels de réhydratation orale.

La prise en charge médicale rapide et appropriée des cas permet de réduire sensiblement la mortalité et une bonne prise en charge doit permettre de maintenir le taux de létalité en dessous de 1 %. Chez les cas non traités, le taux de létalité peut atteindre 30 à 50%, un niveau souvent observé dans des situations de crise caractérisées par l’entassement, des difficultés d’accès aux soins de santé et une gestion précaire de l’environnement.

En effet, une surveillance sensible et une notification sans retard contribuent à l’endiguement rapide des épidémies de choléra. Dans bien des pays, le choléra est une maladie saisonnière survenant chaque année, généralement pendant la saison des pluies. Les systèmes de surveillance peuvent donner rapidement l’alerte en cas de flambée, ce qui devrait conduire à une action coordonnée ; ils peuvent faciliter la préparation à l’avance de plans d’urgence.

Dans le cadre d’un système de surveillance intégré, un système de surveillance efficace du choléra permet aussi d’améliorer l’évaluation des risques de flambée potentiels. En comprenant la saisonnalité et l’emplacement des flambées, on disposera d’éléments utiles pour améliorer les activités de lutte destinées aux plus vulnérables, ce qui contribuera aussi à la mise au point d’indicateurs pour l’usage approprié des vaccins anticholériques oraux.

Par REGINE KIALA

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