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Mimie Kande : « Rares sont les centres de santé qui ouvrent un service de nutrition » - 21/10/2009 - Le potentiel - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Nutritionniste-diététicienne, Mlle Mimie Kande plaide pour valorisation de ce métier dans le secteur sanitaire en RDC, où la conjoncture économique affecte la plupart des ménages. Elle souhaite que toute structure médicale ait un service de nutrition, la malnutrition ou la mauvaise alimentation étant aussi à la base de certaines maladies.

« En RDC, la formation supérieure sur la nutrition et diététique attire de moins en moins. Ce métier est en voie de disparition faute de débouchée à la fin du cursus secondaire ou supérieur. Nous sommes de plus en plus confondus au cuisinier alors que nous nous occupons du côté scientifique, voire bénéfique, de l’aliment dans le corps humain. Pire encore, même ceux qui connaissent l’importance de la nutrition pour la santé nous ignorent. Pour preuve, rares sont les centres de santé qui ouvrent un service de nutrition. Alors que ce service s’avère utile tant pour la thérapie de certaines maladies que pour la convalescence des malades», déplore Mimie Kande.

Le diététicien, précise-t-elle, apporte sa compétence scientifique et technique pour assurer la qualité des aliments et des préparations alimentaires, l’équilibre nutritionnel, l’établissement des régimes sur prescription médicale et le respect des règles d’hygiène. Il travaille en collaboration avec des médecins, des gestionnaires ou des chercheurs.

A l’hôpital, il travaille en collaboration avec des médecins nutritionnistes, suit le malade de son admission à sa sortie et lui établit un régime alimentaire en fonction de son état de santé.

Dans l’industrie, le diététicien peut exercer ses compétences dans les services de recherche et de marketing en proposant de nouveaux produits. En cabinet libéral, il reçoit les patients que lui envoient les médecins et soigne les troubles de la nutrition, renseigne encore Mimie.

La malnutrition, qui résulte d’un déséquilibre alimentaire, peut affecter toutes les catégories sociales, même les riches. « Bien manger est essentiel pour garder la forme et la santé. En matière d’alimentation, les excès sont aussi néfastes que les privations. Et la quantité doit s’allier à la qualité », souligne-t-elle.

Manger équilibré

Mimie Kande recommande des repas variés alors qu’à Kinshasa, l’alimentation est juste bonne pour se remplir le ventre du fait que les gens ne tiennent pas compte des principes de la bonne alimentation.

« Aucun aliment, explique-t-elle, ne contient tout ce qui nous est nécessaire en protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux, de même qu’aucun aliment n’est à proscrire complètement dans un régime alimentaire normal. Il n’y a pas d’aliment +mauvais+, il n’y a que de mauvaises habitudes alimentaires... ».

Il est bon de consommer les différents groupes d’aliments, notamment ceux qui sont riches en glucides, lipides, protéines ainsi qu’en vitamines et minéraux. « Pour l’équilibre alimentaire comme pour le plaisir de manger, conseille-t-elle, il faut prendre chaque jour des aliments de chaque famille en fonction des apports recommandés. Le fait d’avoir une grande masse ne signifie pas avoir une bonne santé ». SANCTIONNER LES AUTEURS DE VIOLENCES

Mimie Kande interpelle la population congolaise sur les aliments congelés qui, la plupart, perdent leurs éléments nutritifs à cause de la durée de conservation dans des chambres froides.

Elle décrie les violences faites aux femmes, exhorte le gouvernement à juger leurs auteurs et à s’occuper des enfants victimes de la guerre, qui sont psychologiquement malades.

Du phénomène « Kuluna », Mimie Kande dit qu’il résulte du manque d’emploi et d’encadrement des jeunes dans la ville de Kinshasa. Elle attribue partiellement la prostitution des jeunes filles aux mêmes causes. « Il faut que le gouvernement pense à la jeunesse, qui est l’espoir de demain », propose-t-elle.

Agée de 24 ans, Mlle Mimie Kande est diplômée en nutrition-diététique à l’Institut supérieur des techniques médicales en 2008. Chrétienne pratiquante et membre de l’Eglise évangélique d’intercession de la commune de Lingwala, elle aspire à toutes les vertus dignes d’une femme de son rang.

Détestant le mensonge, elle aimer s’habiller décemment pour ne pas déshonorer son entourage. Elle encourage les autres jeunes filles à suivre son exemple. Sa couleur préférée est le beige.

Côté gastronomique, elle adore les cuisses de poulet et les feuilles de manioc.

Par Raymonde Senga Kosi

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