République Démocratique du Congo Le guide de la médecine et de la santé en RDC  


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Les obstacles à la conscientisation pendant les JNV à Kinshasa

Joel Ipara MotemaMalgré les énormes efforts consentis par la communauté congolaise depuis 1998, pour mettre en application les résolutions de l’assemblée mondiale de la santé d’éradiquer la poliomyélite ( buka buka en lingala) d’ici l’an 2000, la République Démocratique du Congo demeure jusqu’à présent un foyer du virus sauvage de la poliomyélite.

En effet, pour ne pas retarder l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il est grand temps que le Programme Élargie de Vaccination ( PEV) redouble les efforts notamment dans la conscientisation de la population en vue de changement des attitudes des parents concernant les méthodes vaccinales. Étant donné que la population kinoise ne perçoit pas de la même façon
la nécessité de faire vacciner les enfants.

Par ailleurs, certains parent affichent une attitude de méfiance vis-a – vis du vaccin anti-polio. Ce comportement de parents constitut un obstacle majeure à la réussite des actions de sensibilisation prévues par le programme élargie de vaccination en milieu congolais. Parmi ses obstacles, nous avons identifié la « la croyance ».

Au cours des entretiens que nous avons réaliser avec quelques mères – enfants au Centre Médico - Chirurgical Bolingani du Quartier Nsanga dans la commune de Kimbanseke, nous avons constaté que :

  • Sur un total de 50 femmes, 15 sujet soumis à notre enquête sont pour vacciner leurs enfants contre la poliomyélite, soit 7,5 % ; ce sont généralement les femmes qui sont nées en milieu urbain ou ont fréquentée l’école.
  • 13 % , soit 26 femmes estiment que le vaccin anti-polio enfants est à la base des complications notamment de croissance et des fièvres répétées. Cette catégorie d’enquêtées habitent la zone semi-urbaine de Kinshasa, c’est –à – dire Mokali et m’fumu nkento.
  • 6 femmes sur 50, soit 3% pensent que le vaccin anti-polio est un plan satanique d’éliminer les enfants males en République Démocratique du Congo ; cette opinion est largement partagée par les femmes engagées dans les ministères du combat spirituel et des églises de réveil kinoise.
  • 1.5 % , soit 3 femmes ont avouées qu’elles utilisent les citrons après avoir vacciner leurs enfant pour neutraliser l’efficacité du vaccin. Ces enquêtées partagent bien l’éducation villageoise et semblent ne être informées des effets secondaires du vaccin anti-polio.

Pourtant, la polio est une maladie qui entraîne une paralysie permanente des membres inférieures chez bon nombre d’enfants à kinshasa. Elle peut se transmet d’un enfant sain à un autre par contact direct ou indirect avec des selles infectées.

A mon sens, c’est sur cet élément que doit constituer l’essentiel du message à transmettre aux parents.

Les structures impliquées dans le programme de JNV doivent sollicitées la participation active et l’adhésion des communautés locales ou religieuses pour que les JNV prochaines soient un succès.

Joël IPARA MOTEMA - Le 25 février 2005
imotema@yahoo.fr

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