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Les
discours des sciences sociales sur la santé démontrent aujourd’hui
qu’elle n’est pas seulement un problème médical, mais dépend à la
fois des facteurs sanitaires, sociopolitiques, culturels, géographiques
et économiques.
En effet, la perception et l’expression de la maladie diffèrent
d’une région à l’autre et d’une culture à l’autre. Les connaissances
de type scientifique ou empirique cohabitent avec les croyances
et attitudes qui mettent en exergue des valeurs où se mêlent le
psychologique, l’affectif, le social et le surnaturel.
Depuis bientôt une vingtaine d’années, la médecine est confrontée
à un défi majeur, à savoir, le VIH/SIDA. Cette pandémie est une
entité morbide qui est à la base des perturbations de plusieurs
ordres, tant au niveau de l’individu qui est infecté de la famille
que la communauté à laquelle cet individu appartient.
La prévalence mondiale du VIH/SIDA atteint sûrement aujourd’hui
plus de 40 millions de personnes (ONUSIDA : 2002). Jusqu’à ce jour,
il n’existe pas de traitement curatif.
En République Démocratique du Congo, le traitement à l’anti-retroviraux
n’est pas accessible à une large échelle. C’est ainsi que l’infection
est vécue par le porteur et son entourage comme une condamnation
a mort. Le caractère fatal de la maladie, la peur qu’elle entraîne
et la menace qu’elle fait peser sur la communauté sont à l’origine
de la stigmatisation des personnes vivantes avec le VIH.
La révélation du diagnostic aux patients est une expérience particulièrement
éprouvante qui peut être à l’origine de la dépression chez les personnes
concernées. Généralement à l’annonce d’un résultat positif au Test
VIH, on observe un phénomène de choc chez l’individu, avec deux
possibilités d’évolution :
- Vers le pôle positif : l’individu accepte le résultat et son
état ainsi que la prise en charge médicale
- Vers le pôle négatif : l’individu refuse le résultat et son
état, alors la prise en charge s’avère difficile
Un PVV, surtout s’il appartient à la deuxième catégorie peut facilement
développer un état de dépression mentale pouvant parfois aboutir
aux idées de suicide. Il se pose alors un problème, comment récupérer
ces malades PVV déprimés et comment assurer leur prise en charge
?
Joël IPARA MOTEMA - Le 28 juillet 2004
imotema@yahoo.fr
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