| La
trypanosomiase cause en R.D.C des dégâts énormes
malgré les mesures prises par le gouvernement pour que la
prophylaxie de la maladie du sommeil s’appuie sur les mesures
administratives, médicales et agronomiques en vue de dépister
et de soigner les malades de façon à réduire
à un minimum de l’indice du virus circulant.
Les efforts fournis demeurent actuellement sans succès significatif.
Lorsque les patients consultent le personnel de santé, la
maladie a déjà atteint un stade avancé, donc
au second stade qui peut s’accompagner des atteintes célébrales
irréversibles et requiert cependant un traitement plus cher
et plus dangereux.
Malgré le dépistage actif de la population à
risque par les unités mobiles, l’amélioration
du test de dépistage par l’introduction du Card agglutination
test (CATT) et la confirmation des cas par l’introduction
de la minicolonne échangeuse d’anio (MAECT), le taux
de participation de la population est toujours faible dans la mesure
où les cas de contamination augmentent de jours en jours.
Étant donné que la maladie du sommeil s’attrape
par la piqûre de la mouche tsé-tsé (ou glossine)
infectée, c’est-à-dire porteuse de la Trypanosomiase
humaine africaine (THA), la stratégie de lutte va privilégier
la mise en œuvre d’une approche écosystémique
dans l’identification d’une part des vecteurs et de
l’autre part de leur cycle de reproduction, ainsi que dans
l’étude du contexte écologique dans lequel se
reproduisent les risques de l’infection de la THA.
Par ailleurs, il faudrait aussi analyser la perception, les attitudes
et les pratiques de la population en rapport avec la THA dans l’objectif
d’élaborer, avec la communauté, les stratégies
efficaces de lutte contre la THA en République Démocratique
du Congo.
Joël IPARA MOTEMA - Le 11 août 2005
imotema@yahoo.fr |