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Conclusion
Il est évident que cet exposé comporte d'énormes lacunes qu'on
aurait pu éviter si le texte était rédigé dans les conditions matérielles
et intellectuelles requises. Ce qui n'aurait pas permis de l'avoir
sous les yeux, en tout cas, pas pour le moment, lors qu'on imagine
la délicatesse de la situation au sujet de l'obtention de l'appui.
Nous avons jugé opportun de le présenter au public sous cette forme,
en élargissant dans ce second "volume" le répertoire des maladies
avec les traitements inhérents. Notre vive conviction est de poursuivre
ce travail en vue de l'améliorer par la suite, avec le concours
des uns et des autres. Sur ce plan, il n' y a pas de débat. Procéder
autrement serait, à notre humble avis, une sorte de thésaurisation
et un gâchis des informations sanitaires pourtant précieuses qu'il
renferme.
Comme nous l'avons signalé ci-dessus, la prochaine étape consistera
à créer les conditions de déplacement du guérisseur dans son milieu
de travail naturel et habituel, c'est-à-dire à Dongo et à Bokonzi
village (RDCongo) pour réunir sur le terrain les compléments d'informations,
nécessaires pour parachever la liste de 150 maladies assorties de
leurs traitements complets respectifs.
Une fois cette tâche accomplie, nous nous efforcerons de trouver
les moyens pouvant permettre d'associer à ce travail un botaniste,
spécialiste de la taxonomie végétale, enseignant à l'Université
de Bangui, avec qui des contacts existent depuis belle lurette.
Un accord de principe est d'ailleurs obtenu à ce sujet. Outre son
apport, la contribution des traducteurs en Issongo et en Sango est
envisagée. Cette contribution vise à répondre à une nécessité liée
aux usages courants relatifs à ce genre de recherche en Centrafrique
précisément. En effet, la traduction en Issongo, langue des groupes
sociolinguistiques des zones sud-ouest de la RCA, plus pratiquée
par les communautés Mbati, se rapporte à leurs attachements, reconnus
comme tels, aux pratiques phytothérapeutiques des milieux forestiers.
Tandis que la traduction en Sango, langue nationale, rendra accessibles
les connaissances à la population du pays pouvant se servir des
vertus des plantes dûment nommées dans cet exposé en fonctions des
maladies qu'elles soulagent.
Au-delà des aspects strictement médicaux, une telle plate-forme
réunissant les langues de la République Démocratique du Congo, particulièrement
le Boba, d'un part, le Issongo et le Sango de la République Centrafricaine
d'autre part, constituerait une véritable occasion de dialogue de
nos cultures, très indispensable à l'intégration des peuples.
A cette étape succédera, fort probablement, celle de finalisation
de cette recherche, qui se consacrerait, nous continuons à l'espérer,
à l'élaboration d'un ouvrage classique.
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