| Akinja
U. et Mukeba B.
Service de Chirurgie, Hôpital Bonzola, Mbujimayi, R.D.Congo -
danurachkwa@yahoo.fr
26 juillet 2005
Résumé
L’article présente les résultats préliminaires
de la fixation externe des os réalisée depuis près
de 3 ans à l’hôpital Bonzola de Mbujimayi en
République Démocratique du Congo.
Le but de l’étude est d’analyser, en vue de les
améliorer, les premiers résultats de cette méthode
thérapeutique récemment introduite dans le service.
Trois modèles de fixateurs externes ont servi à réduire
et contenir 40 lésions ( A.O. : 32, Reyken :
5 et Depuy Ace : 3 ) chez trente huit patients (33 hommes et
5 femmes) âgés de 4 à 71 ans (moyenne = 32,7
ans ; écart-type = 18,0 ans ).
Les lésions osseuses traitées comprennent huit fractures
ouvertes, onze fractures comminutives, huit pseudarthroses, deux
fractures de l’extrémité supérieure du
fémur et onze lésions diverses.
Les résultats radiologiques définitifs pour les 25
patients arrivés au terme de leur traitement sont jugés
très bons dans 24%, bons dans 60,0%, moyens dans 8,0% et
mauvais dans 8,0% de cas.
Les résultats fonctionnels se situent dans le même
ordre : 32,0% jugés très bons, 40,0% bons, 16,0% moyens
et 12,0% mauvais. Les incidents techniques et les complications
sont également analysés.
Quelques facteurs sont relevés comme pouvant avoir influencé
ces résultats : le contrôle visuel ou scopique
pendant la réduction, le type de montage utilisé et
la maîtrise de la technologie.
A la lumière de ces données, des orientations sont
retenues pour adopter le mode de réduction ainsi que les
types de montages les plus appropriés à chaque lésion.
Mots-clés : fixateur externe, fractures,
lésions ostéoarticulaires, R.D.Congo.
Summary
The article presents the preliminary results of bones external fixation
realized since nearly 3 years at the Bonzola hospital of Mbujimayi
in Democratic Republic of Congo.
The purpose of the study is to analyze, in order to improve them,
the first results of this therapeutic method recently introduced
into the service.
Three models of external fixators were used for reducing and containing
40 lesions (A.O.: 32, Reyken: 5 and Depuy Ace: 3) among thirty eight
patients (33 men and 5 women) old from 4 to 71 years (average =
32,7 years; standard deviation = 18,0 years).
The treated lesions include eight opened fractures, eleven comminutives
fractures, eight pseudarthrosis, two fractures of the higher extremity
of the femur and eleven various lesions.
The final radiological results for the 25 patients whose the treatment
was completed are very good for 24%, good for 60,0%, medium for
8,0% and bad for 8,0% of cases. The functional results are in the
same order: 32,0% are very good, 40,0% good, 16,0% medium and 12,0
% bad. Technical hitches and complications are also analyzed.
Some factors are considered likely to have influenced these results
: visual or scopic monitoring during the reduction, the type of
assembly used and the control of the technology.
In the light of these data, some orientations are determined to
choose the mode of reduction as well as the types of assembly most
appropriate to each lesion.
Key words : external fixator, fractures, osteoarticular
lesions, D.R. Congo.
Introduction
Jusqu’il y a peu de temps, du fait de l’indisponibilité
de fixateurs externes dans le service de chirurgie de notre hôpital,
le traitement des lésions ostéo-articulaires était
réalisé exclusivement de façon orthopédique
ou par ostéosynthèse utilisant des implants internes.
Certaines lésions, dont particulièrement les fractures
ouvertes, les fractures comminutives et les pseudarthroses ont ainsi
posé, pendant longtemps, des problèmes de prise en
charge thérapeutique adéquate.
L’acquisition des premiers fixateurs externes, il y a de cela
deux ans et dix mois, a permis de commencer à traiter de
façon plus adéquate ces genres de lésions.
Après une période d’adaptation à la manipulation
de ce nouveau matériel, une certaine expérience a
été progressivement acquise dans l’utilisation
de différents modèles de fixateurs externes rendus
disponibles par la suite dans le service.
Nous avons collationné les données de ces patients
traités par la fixation externe des os dans le but d’évaluer
les résultats préliminaires en vue chercher les moyens
de les améliorer.
C’est cette petite expérience qui est présentée
dans les lignes qui suivent.
Matériels et Méthode
La présente étude couvre une période de deux
ans et 10 mois allant de septembre 2002 à mai 2005, période
au cours de laquelle 38 patients (33 hommes et 5 femmes) ont été
traités par la fixation externe des os.
Ces patients comprennent les traumatisés reçus directement
dans le service, ceux transférés par d’autres
formations médicales après complication de leurs lésions
traumatiques et les patients venus en dernier recours dans
le service après avoir suivi sans succès des soins
dans d’autres formations médicales ou chez des tradipraticiens.
L’âge de ces patients varie de 4 ans à 71 ans
avec une moyenne de 32,7 ± 18,0 ans.
Le matériel utilisé comprend, outre l’outillage
de base, trois modèles de fixateurs externes : Association
Suisse pour l’étude de l’Ostéosynthèse,
Reyken et Depuy Ace.
Nous avons traité 40 lésions osseuses, 32 fois par
le fixateur A.O., 5 fois par le fixateur Reyken et 3 fois par le
fixateur monotube Depuy Ace.
Les résultats thérapeutiques ont été
appréciés, pour le membre inférieur, selon
les critères radiologiques et fonctionnels de Vives (6).
Résultats radiologiques :
- Très bon : restitution ad integrum ;
- Bon : déviation minime de 5° dans le plan
frontal ou 10° dans le plan sagittal ;
- Moyen : déviation de 10° dans le plan frontal
ou 15° dans le plan sagittal ;
- Mauvais : cals vicieux : déviation > 15°
Résultats fonctionnels :
- Très bon : restitution ad integrum, flexion du
genou > 120° ;
- Bon : marche normale, flexion = ou > 90° ;
- Moyen : douleur à l’effort, flexion comprise
entre 60° et 90° ;
- Mauvais : douleurs fréquentes, flexion < 60°
ou défaut d'extension = ou > 15°.
Pour le membre supérieur, nous nous sommes servis des critères
de Stewart et Hundley (5) :
- Très bon : douleur nulle, mobilité normale,
bon alignement ;
- Bon : douleur nulle ou lors des changements de temps, raideur
< 20°, angulation < 10°
- Moyen ou passable : douleur à l’effort ou
à la fatigue, raideur entre 20 et 40°, angulation >
10° ;
- Mauvais : douleurs permanentes, raideur > 40°, pseudarthrose.
Nous avons assimilé aux mauvais résultats, les cas
pour lesquels l’immobilisation a dû être interrompue
et qui ont développé une pseudarthrose tant au membre
inférieur que supérieur.
Résultats
1. Circonstances étiologiques des lésions et
indications thérapeutiques
Le traumatisme du trafic routier est le plus grand pourvoyeur
(21 patients), suivi des lésions par balles de fusil de
guerre (10 patients). Les autres (7 patients) sont représentés
par un cas d’arthrose et 6 cas de fractures à la
suite de chutes, sur des os fragilisés ou non.
| Tableau I :
Indications thérapeutiques de la fixation externe |
| Indications |
Fréquences |
Pourcentage |
| Fractures ouvertes + Fractures-luxations
ouvertes |
8 |
25 |
| Pseudarthroses |
8 |
20 |
| Cals vicieux |
7 |
15 |
| Fractures comminutives fermées |
6 |
15 |
| Fractures comminutives ouvertes |
5 |
10 |
| Fractures dans le cadre de polytraumatisme |
2 |
5 |
| Fractures de l’extrémité
proximale du fémur |
5 |
5 |
Echec de traitement orthopédique
(fracture instable)
|
1 |
2,5 |
| Arthrose |
1 |
2,5 |
| Total |
40 |
100 |
Les indications les plus fréquentes sont représentées
par les lésions traumatiques ouverts, les pseudarthroses,
les cals vicieux et les fractures comminutives. Nous avons été
amenés, pour une meilleure stabilisation des foyers chez
deux patients polytraumatisés, à préférer,
pour des fractures fermées, la fixation externe à
d’autres méthodes thérapeutiques : respectivement
chez un enfant de 4 ans pour une fracture fermée du tibia
et chez un adulte de 40 ans pour une fracture fermée des
deux os de l’avant bras.
Dans 85% de cas, les fixateurs ont été posés
sur les membres inférieurs pendant que les membres supérieurs
n’ont été concernés que dans 15% de
cas.
2. Modalités de traitement
Aucun patient n’a été traité endéans
les six jours après le traumatisme ; toutefois, plus
de la moitié de nos patients (52,5%) ont été
opérés dans le mois suivant le traumatisme.
Les patients opérés après un long délai
sont ceux traités pour pseudarthroses ou cals vicieux et
ceux qui nous ont consultés après être passés
par des tradipraticiens ou par d’autres formations médicales.
Quelques autres patients, admis directement dans le service après
le traumatisme, ont traîné quelques jours avant leur
opération, le temps de réunir les conditions opératoires.
Le traitement a été réalisé à
foyer ouvert dans 60 % de cas, à foyer semi-ouvert
en réduisant la fracture par l’ouverture cutanée
traumatique dans 10% et à foyer fermé dans 30 %.
| Tableau
II : Méthodes de traitement |
| OS / Articulation |
Foyer ouvert |
Foyer semi-ouvert |
Foyer fermé |
Total |
| A l’aveugle |
Sous scopie |
| Tibia |
10 |
4 |
4 |
2 |
20 |
| Fémur |
6 |
0 |
3 |
2 |
11 |
| Cheville |
3 |
0 |
0 |
0 |
3 |
| Humérus |
1 |
0 |
0 |
1 |
2 |
| Radius + Cubitus |
2 |
0 |
0 |
0 |
2 |
| Radius |
2 |
0 |
0 |
0 |
2 |
| Total |
24 |
4 |
7 |
5 |
40 |
| Tableau III :
Types de montage |
| OS / Articulation |
Demi-cadre |
Cadre |
« V » |
Autre |
Total |
| Tibia |
4 |
15 |
0 |
1 |
20 |
| Fémur |
9 |
1 |
1 |
0 |
11 |
| Cheville |
1 |
0 |
0 |
2 |
3 |
| Humérus |
2 |
0 |
0 |
0 |
2 |
| Radius + Cubitus |
2 |
0 |
0 |
0 |
2 |
| Radius |
1 |
0 |
1 |
0 |
2 |
| Total |
19 |
16 |
2 |
3 |
40 |
Le traitement des lésions du tibia a été
assuré dans 75,0% par un montage en cadre et dans 10% par
un montage en demi-cadre.
Les lésions du fémur ont été traitées
le plus souvent par des montages en demi-cadre (81,8%) soit avec
des fixateurs A.O. montés sur des fiches de 5 mm de diamètre,
soit avec un fixateur monolatéral de Depuy Ace utilisant
également des fiches de 5 mm de diamètre. Ces montages
ont donné une stabilité satisfaisante sans déplacement
secondaire.
L’immobilisation pour arthrodèse de la cheville a
été réalisée grâce un montage
en demi-cadre simple chez un patient dont le péroné
consolidé contribuait à assurer une bonne stabilité
du montage. Dans les deux autres cas, nous avons réalisé
un montage en « L » ou en « ? »
utilisant une deuxième barre d’union montée
sur des étaux portant des fiches implantées dans
les métatarsiens et reliée à la première
barre de demi-cadre.
Les deux lésions de l’humérus ont été
traitées par des montages en demi-cadre : pour une
fracture comminutive dans un cas et pour une pseudarthrose dans
l’autre cas.
Deux cas de fractures concomitantes du radius et du cubitus ont
été traités par des demi-cadres sur chacun
des os ; l’un des deux cas s’est compliqué
d’une pseudarthrose du radius associée à une
cassure d’une fiche de 3 mm de diamètre utilisée
sur le cubitus.
3. Durée d’immobilisation et résultats
Le traitement était clôturé pour 26 lésions
au moment de la rédaction de cet article. Dans 23 cas,
l’immobilisation a été maintenue jusqu’à
la consolidation osseuse, tandis que dans trois cas, elle a été
enlevée prématurément pour raison de sepsis
(2 cas) et de décès (1 cas) ; ce dernier ne
figure donc pas sur le tableau IV. Dix fois, le fixateur externe
a été remplacé par d’autres appareils
d’immobilisation au moment où la consolidation était
jugée suffisante : huit fois par un appareil plâtré
et deux fois par un fixateur en bois de Domrès (1, 2).
De façon globale, le traitement est donc arrivé
à terme pour 25 lésions : 13 lésions
du tibia, 6 lésions du fémur, 4 lésions de
l’avant-bras et 2 lésions de l’humérus.
La durée moyenne d’immobilisation a été
de 6,4 mois pour le tibia, de 6,2 mois pour le fémur, de
8 mois pour les os de l’avant-bras et de 5 mois pour l’humérus.
| Tableau IV :
Résultats radiologiques définitifs |
| OS |
Résultats |
| Très bon |
Bon |
Moyen |
Mauvais |
Total |
| Tibia |
4 |
9 |
0 |
0 |
13 |
| Fémur |
2 |
3 |
0 |
1 |
6 |
| Radius/Cubitus |
0 |
2 |
1 |
1 |
4 |
| Humérus |
0 |
1 |
1 |
0 |
2 |
| Total |
6
(24%) |
15
(60%) |
2
(8%) |
2
(8%) |
25
(100%) |
| Tableau V :
Résultats fonctionnels |
| OS |
Résultats |
| Très bon |
Bon |
Moyen |
Mauvais |
Total |
| Tibia |
6 |
6 |
1 |
0 |
13 |
| Fémur |
1 |
2 |
1 |
2 |
6 |
| Radius/Cubitus |
0 |
2 |
1 |
1 |
4 |
| Humérus |
1 |
0 |
1 |
0 |
2 |
| Total |
8
(32%) |
10
(40%) |
4
(16%) |
3
(12%) |
25
(100%) |
Les deux mauvais résultats radiologiques sont représentés
respectivement par :
- un cas d’ostéite sur fixateur externe pour une
fracture du col fémoral sur un membre paralysé
chez une patiente hémiplégique. L’enlèvement
du matériel avant la consolidation de la fracture a entraîné
une pseudarthrose ballante.
- Une pseudarthrose du radius chez un patient de 35 ans traité
par deux demi-cadres séparés pour une fracture
des deux os de l’avant-bras
A ces mauvais résultats s’est ajouté un
troisième cas qui, malgré un résultat jugé
radiologiquement moyen, a développé une raideur
du genou limitant la flexion à 40°.
4. Incidents et complications
Nous avons enregistré trois incidents techniques. Le premier
est représenté par la cassure de la mâchoire
d’un étau A.O. à 2 fiches dans un cas de retouche
pour correction d’une angulation résiduelle sur une
fracture du fémur. Le deuxième incident concerne
la rupture d’une fiche Reyken de 3 mm enregistrée
chez un patient traité pour une fracture des deux os de
l’avant-bras par un demi-cadre sur chaque os. Une des fiches
implantées dans le cubitus s’est cassée au
moment où il s’est développé une pseudarthrose
sur le radius. Enfin, une articulation A.O. s’est cassée
chez un patient traité pour une fracture des deux os de
la jambe par un montage en double demi-cadre en « V »
sur le tibia. La réduction de cette fracture à foyer
fermé sous amplificateur de brillance a été
laborieuse : la correction de la rotation externe avait été
obtenue difficilement et maintenue après le remplacement
de la barre d’union interne par deux courtes barres réunies
grâce à une articulation.
Pour l’ensemble des cas traités par la fixation
externe, nous avons enregistré 7 complications mineures
: parésie (2 cas), infections cutanées autour des
orifices des fiches (5 cas) et 5 complications majeures :
pseudarthrose (2 cas), ostéite (2 cas) et décès
(1 cas)
Les deux cas de parésie ont été observés
après ostéotaxis à foyer ouvert faite sous
garrot pour pseudarthrose de l’humérus. La récupération
totale a eu lieu respectivement trois et cinq semaines après
l’opération. L’infection autour des orifices
de fiches a été observée plus souvent chez
les patients sortis de l’hôpital avec leur fixateur
externe ; les soins des orifices des fiches, assurés
à domicile par eux-mêmes, n’ont pas été
adéquats. Deux cas d’ostéite ont été
observés après ostéotaxis du fémur :
à foyer ouvert pour traitement de cal vicieux dans
un cas et à foyer fermé dans un autre cas chez une
patiente grabataire avec hémiplégie chez qui l’infection
est partie des fiches du fixateur. Les soins autour des fiches
n’avaient pas été bien assurés à
domicile chez cette patiente qui a fini par développer
une pseudarthrose. L’autre cas de pseudarthrose a été
observé sur le radius chez le patient présenté
plus haut et ayant une fracture des deux os de l’avant-bras
immobilisée par un demi-cadre sur chaque os.
Le cas de décès est représenté par
un patient de 71 ans qui avait une fracture du col fémoral
traité à foyer fermé. Ce patient avait d’autres
pathologies associées dont la maladie de Parkinson, une
infection urinaire et une hypertension artérielle.
Commentaires
Les réductions faites à l’aveugle ont donné
de moins bons résultats initiaux (48,1%) par rapport aux
méthodes de réduction utilisant un contrôle
visuel ou scopique (75,0%). Depuis l’acquisition d’un
amplificateur de brillance par le service il y a une année,
ces réductions à l’aveugle ont été
abandonnées. La réduction des fractures à foyer
fermé sous amplificateur de brillance s’est révélée
très efficace, toutefois l’apprentissage de son utilisation
pour la réduction des fractures de l’extrémité
proximale du fémur s’est accompagné de quelques
difficultés au début. Ceci explique l’échec
de la première tentative de réduction d’une
fracture pertrochantérienne.
Les réactions cutanées ont été observées
plus souvent chez les patients assurant eux-mêmes à
domicile les soins des orifices des broches. Des instructions données
avec insistance et de façon plus précise ont permis
d’améliorer cette situation par la suite.
La survenue d’une pseudarthrose du radius chez un patient
ayant une fracture des deux os de l’avant-bras immobilisée
par deux demi-cadres séparés s’explique, nous
pensons, par l’existence du mouvement de pro-supination non
bloquée par le montage d’une part et par la fragilité
du montage utilisé chez le patient concerné d’autre
part : un fixateur de Reyken petit modèle avec des fiches
Reyken de 3 mm fragiles. Nous prenons désormais des précautions
supplémentaires pour supprimer le mouvement de pro-supination
en ajoutant une barre d’union entre le cubitus et le radius
même pour une fracture isolée du radius.
Nos résultats préliminaires sont encourageants, mais
devront être améliorés. Ils sont encore inférieurs
à ceux obtenus par Panda (1) et par Pay-pay (2) à
Kinshasa tels que montre le tableau VII.
| Tableau VI :
Résultats finaux obtenus dans les autres études |
| Auteurs |
Effectifs |
Résultats |
| Très bon/Bon |
Moyen |
Mauvais |
| Panda |
130 |
70% |
23,8% |
6,2% |
| Pay-pay |
111 |
83,8% |
5,4% |
10,8% |
| Notre étude |
25 |
62% |
16% |
12% |
Conclusions et perspectives d’avenir
La fixation externe des os est une expérience récente
dans notre service ; les résultats préliminaires
obtenus sont encourageants. Un choix plus judicieux de méthodes
de réduction privilégiant un contrôle visuel
ou scopique et de types de montages utilisant des montages stables
en fonction de la localisation et du trait de la fracture contribuera
à les améliorer dans l’avenir.
La fixation externe a actuellement supplanté les autres procédures
chirurgicales dans notre service pour le traitement de certaines
lésions osseuses dont les fractures ouvertes, les fractures
comminutives, les fractures de l’extrémité proximale
du fémur, les pseudarthroses ainsi que pour l’immobilisation
des membres dans le cadre du traitement des ostéomyélites.
La demande de ce type de traitement devenant de plus en plus croissante
dans la population et chez les médecins, la disponibilité
limitée de ce matériel nous oblige soit à
envisager l’acquisition de matériels de fixation
externe en plus grande quantité, solution peu probable dans
la conjoncture économico-financière difficile du moment,
soit à recourir à d’autres méthodes thérapeutiques
utilisant des fixateurs externes non conventionnels tel que le Fixateur
Externe en bois de Domrès.
Bibliographie
1. DOMRES B., HAGELMAYER A. - Manual for manufacture and
montage of wooden external fixator. Inédit.
2. DOMRES B., DÜRNER P., KLÖSS TH. - Wooden fixateur
externe.
Arab Medico, 1985, 3, 23-24
3. Panda Mbutu F. - La fixation externe des fractures et des
ostéotomies en République Démocratique du
Congo.
Thèse présentée pour l’obtention du
grade d’Agrégé de l’Enseignement Supérieur.
Kinshasa. Université de Kinshasa, 2002, 241 p.
4. PAY-PAY B. - Traumatologie dans les pays en voie de développement,
la fixation externe des fractures.
Mémoire de licence en Orthopédie. Belgique. Université
Libre de Bruxelles, 1993.
5. STEWART MJ, HUNDLEY JM - Fractures of the humerus :
a comparative study in methods of treatment.
J Bone Joint Surg (Am), 1955, 37, 681-92.
6. VIVES P., CAFFURI J.G., DE LESTANG M., DORDE T., COLLET L.M.
- Etude critique et résultats de 86 fractures de l’extrémité
inférieure du fémur traitées par lame-plaque
monobloc.
Rev. Chir. Orthop., 1981, 67, 451-60.
Akinja U. et Mukeba B.
Service de Chirurgie, Hôpital Bonzola, Mbujimayi, R.D.Congo -
danurachkwa@yahoo.fr
26 juillet 2005 |