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Le programme ACCESS (Accelerating Access Initiative)
a été lancé en mai 2000 avec cinq laboratoires et cinq organisations
mondiales, dont l'Onu sida et la Banque mondiale, l'OMS, UNICEF
et le Fonds des Nations Unies pour le développement des populations.
Grâce à ce programme une réduction de prix entre 80% à 95% est accordée
aux états africains.
En avril 2001, six pays ont signé ces accords et
de nombreux autres accords devraient être signés d'ici à la fin
de l'année. Si le processus a été long à se mettre en place, c'est
que de nombreux pays n'ont pas encore mis la lutte contre le Sida
en tête de leurs priorités nationales car ils n'ont pas les structures
permettant une utilisation rationnelle des antirétroviraux, difficiles
à manier.
Dans ce cadre, Bristol Myers Squibb s'est engagé
à mettre à la disposition des pays africains qui souhaitent participer
à ce programme, ses deux antirétroviraux : didanosine-Videx, Stavudine-Zerit,
en dessous de leur prix de revient, soit 1 dollar américain par
jour pour la bithérapie, ce qui équivaut à une réduction de 95%
des prix moyens pratiqués en Amérique du nord et en Europe.
Bristol Myers Squibb avait déjà réduit de 40% les prix de ses antirétroviraux
en Afrique dès 1994 et de 80% dès le lancement du programme Access
en mai 2000.
Pour le moment, six pays (Sénégal, Rwanda, Ouganda, Côte d'Ivoire,
Cameroun, Mali) se sont engagés à assurer un accès au traitement
à leurs malades diagnostiqués séropositifs et bénéficient de ces
prix.
Par ailleurs Bristol Myers Squibb est en discussion avec une trentaine
d'autres gouvernements de pays africains. De plus, ce laboratoire
n'a déposé aucun brevet pour ses deux antirétroviraux dans les pays
d'Afrique, à l'exception de Zerit (stavudine) en Afrique du sud,
qu'il a récemment décidé de suspendre.
Enfin, le programme "Secure the future" lancé par Bristol Myers
Squibb en 1999 pour favoriser la recherche, l'éducation et le travail
des associations locales dans cinq pays d'Afrique sub-sahariennes
vient d'être étendu à l'Afrique francophone (annonce du 14 mars
2001), portant à 115 millions de dollars (800 millions de francs)
la totalité de l'aide consentie.
GlaxoSmithKline est également l'un des cinq laboratoires
pharmaceutiques qui offrent des antirétroviraux à prix réduits dans
le cadre du programme ACCESS.
Depuis un an, dans ce cadre, GSK a conclu un accord avec six pays
africains : Sénégal, Rwanda, Ouganda, Côte d'Ivoire, Cameroun, Mali.
Ce tarif préférentiel concerne l'AZT (Retrovir®), le 3TC (Epivir®)
et l'association combinée de ces deux produits (Combivir).
La réduction consentie est de l'ordre de 90% par rapport au prix
moyen dans les pays occidentaux. Le tarif pour Combivir® est ainsi
de l'ordre de 2 dollars par jour.
Depuis février 2001, les prix pratiqués dans le cadre de ce programme
sont également consentis à des organisations à but non lucratif
à même de fournir des soins aux patients dans ces pays. Il s'agit
notamment de vente en direct aux organisations humanitaires et aux
institutions des Nations Unies qui utilisent ces produits dans leurs
propres programmes.
Enfin, cette offre est également accessible pour les employeurs
dans les pays d'Afrique offrant des soins et des traitements anti-VIH/sida
à leur personnel par le biais de structures sanitaires intégrées
à leur entreprise. Pour GSK cette dernière offre s'inscrit dans
la continuité d'une politique de réduction des prix des antirétroviraux
et de donation engagée depuis plusieurs années.
En 1997, notamment, une réduction de 75% du prix de l'AZT (Retrovir®)
a été annoncée dans l'indication "réduction du risque de transmission
de l'infection par le VIH de la mère à l'enfant", et une donation
à l'UNICEF équivalente à 30000 mois de ce traitement a été faite
pour lancer ces programmes.
GSK a également initié depuis plusieurs années un programme international
d'aide aux personnes vivant avec le VIH/SIDA (Positive Action) et
a lancé en France une Fondation d'entreprise dont la mission est
de soutenir et de financer des programmes de prise en charge des
personnes atteintes d'infections par le VIH dans les pays en voie
de développement (Afrique en particulier). Cette fondation soutient
et finance aujourd'hui la réalisation de 12 programmes de soins
dans 7 pays d'Afrique.
Dès le mois de mars dernier, la firme pharmaceutique
Merck & Co a, de son côté, significativement baissé les prix de
Crixivan et de Stocrin, destinés aux traitements de l'infection
par le VIH, pour les pays en voie de développement.
Les nouveaux prix sont de 600 dollars par patient par an pour Crixivan
et de 500 dollars par an et par patient pour Stocrin ; et Merck
& Co ne réalisera pas de profit sur la vente de ses médicaments
dans ces pays.
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Dans le cadre de l'Accelerated Access Initiative
annoncée le 11 mai 2000, avec 4 autres laboratoires pharmaceutiques,
Boehringer-Ingelheim s'est également engagé à, d'une part, baisser
le prix de Viramune dans la proportion d'environ 85% par rapport
au prix français pour les trithérapies en traitement chronique et,
d'autre part, à fournir gratuitement (annonce du 7 juillet 2000)
le Viramune pendant 5 ans aux pays en voie de développement qui
le demandent, dans le cadre de la prévention de la transmission
mère-enfant.
Ces deux volets de la politique de Boehringer-Ingelheim sont associés
à un certain nombre de critères d'éligibilité pour les partenaires
de ces programmes = pays concernés, Onusida et autres acteurs de
santé.
Abbott a, quant à lui, annoncé le 27 mars 2001
qu'il baissait le prix de ses médicaments contre le sida en Afrique
après négociation avec chacun des pays qui les demandent. Le Kaletra
(lopinavir/ritonavir) et le Norvir (ritonavir) seront vendus à prix
coûtant. Le groupe pharmaceutique fera de même pour son test Determine
HIV-1/2 qui permet de détecter l'infection.
L'implication de Roche concernant l'accès aux
soins des personnes atteintes du sida en Afrique et plus largement
dans les pays en voie de développement, s'articule autour de 3 axes
principaux :
- Il privilégie la collaboration avec les partenaires impliqués
localement afin de mettre en œuvre des programmes viables qui
puissent répondre durablement et globalement aux problèmes.
Ainsi, depuis déjà de nombreuses années, au travers de son programme
" Blue Sky " il participe activement aux actions de prévention
et d'amélioration des soins du programme "Share "de l'International
AIDS Society's.
Il soutient le projet HIV-NAT en Asie en fournissant des équipements
diagnostiques et participe au programme ONU sida (Access Initiative).
Récemment Roche a conclu un partenariat avec PharmAccess international
dont l'objet est de prendre en charge l'accès global aux soins
pour une population donnée de 4 pays d'Afrique : Côte d'Ivoire,
Kenya, Sénégal, Ouganda. Ceci recouvre la fourniture de tests
diagnostiques, de médicaments antirétroviraux et un programme
de formation du personnel médical et para médical.
Dans le cadre de ce partenariat Roche travaille à l'optimisation
et à l'adaptation des traitements en fonction des spécificités
et de l'environnement du pays permettant d'assurer une meilleure
observation des traitements.
- L'information/formation des équipes médicales sur l'utilisation
des antirétroviraux pour, in fine améliorer l'adhésion et l'observance
des malades aux traitements est le deuxième axe.
- Enfin, a été mise en place une politique de prix préférentiels
de ses médicaments (Fortovase?, Viracept? ) équitable et transparente,
communiquée à l'ONU, et qui porte sur une réduction de prix
très significative.
Fin mars, le ministre de la santé du Cameroun a
annoncé un accord avec des laboratoires aboutissant à une baisse
de 72% des médicaments contre le sida.
Le Mali a annoncé le 7 avril 2001 la conclusion d'accords avec quatre
groupes pharmaceutiques (GlaxoSmith Kline, Merck Sharp et Dohme,
Bristol Myers Squibb et Boehringer Ingelheim) permettant l'accès
aux médicaments antirétroviraux à des prix pouvant atteindre une
réduction de 90% par rapport aux prix pratiqués.
Ces efforts certes à encourager et à féliciter
sont néanmoins à augmenter pour réserver un espoir de vie à nos
frères séropositifs.
Un des moyens de réduire ces prix reste celui d'avoir des antirétroviraux
génériques à bas prix.
Ici nous faisons un appel aux firmes pharmaceutiques
de ne ménager aucun effort pour s'implanter en Afrique sub-saharienne,
ce qui réduirait encore plus les prix des tous les médicaments en
générales et des antirétroviraux en particulier et améliorerait
sensiblement l'accès au soins de santé au populations rurale défavorisée.
Dr TWAGIRUMUKIZA Marc Butare, ce 20 Janvier 2003.
Dossier transmis le 20 Janvier 2003 par le docteur Marc TWAGIRUMUKIZA
- twamarc@yahoo.fr
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