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IXèmes journées médicales
de Butare
29 et 31 juillet 2004 |

FACULTE DE MEDECINE - B.P. 30 - BUTARE
Tél : (250) 530 475 - Fax : (250) 530 328
E-Mail : facmed@nur.ac.rw |
| Résumés des communications |
| 5ème Séance : Communications libres |
| Detection of
CFTR mutations in Rwandese’s patients with typical phenotype
of cystis fibrosis |
| L. Mutesa, V. Bours, V. Dideberg, K. Segers,
C. Baribwira, N. Muganga, J. Vyankandondera |
| Cystic Fibrosis (CF) is one of the commonest
autosomal recessive disease in Caucasian with a prevalence of 1
in 2500 and under’ diagnosed in Black population (1 in 12000).
CF is due to mutations of the CFTR gene (Cystic Fibrosis Transmembrane
Conductance). In Europe, the ?F 508 (codon deletion in exon 10)
is the commonest mutation (67% cases of mutations ). But in the
black population, the 3120+1G?A (intron 16) has been shown to be
a common mutation (46,4%).
We review here the identification of CFTR mutations in black patients
with diagnosis based on defined phenotypic criteria. Most of the
techniques of detection of unkown mutations are very difficult to
use and some of them have an insufficient sensitivity due to the
complexity of the CFTR gene, we will search for mutations in the
rwandese population, using PCR-multiplex (Polymerase chain reaction)
and DHPLC (Denaturing High Performance Liquid Chromatography) systems
to analyse all CFTR exons. The aim of this study is to introduce
a neonatal screening program of CFTR mutations in Rwanda. |
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| Analyses génétiques :
dépistage néonatal de la drépanocytose et pharmacogénétique
du traitement anti-retroviral |
| Vincent Bours, Service de Génétique
Humaine, Université de Liège, Belgique |
| Les progrès récents de la génétique
et des analyses moléculaires influencent l’attitude
médicale de manière croissante. Aujourd’hui,
la génétique concerne tous les domaines de la médecine
et pourrait influencer la prise en charge de nombreux patients depuis
le diagnostic jusqu’au suivi de la réponse thérapeutique.
Le dépistage néonatal vise à réaliser
un screening de masse des nouveaux-nés afin de dépister
des pathologies pour lesquelles une prise en charge précoce
est bénéfique. Depuis un an, le Centre de Génétique
de Liège réalise une étude concernant le dépistage
systématique de l’anémie falciforme. Chez tous
les nouveaux-nés de plusieurs maternités, un échantillon
sanguin déposé sur du papier buvard est testé
pour la présence d’Hémoglobine S ou C à
l’aide d’un anticorps monoclonal. Les échantillons
positifs sont ensuite l’objet d’un test moléculaire
afin de confirmer le résultat et de diagnostiquer les sujets
hétérozygotes et homozygotes pour le gène de
la drépanocytose.
La pharmacogénétique étudie les répercussions
des particularités génétiques des individus
sur leur réponse à des traitements. Ces études
ont notamment mis en évidence des différences importantes
entre les populations humaines expliquant des taux de réponse
ou d’effets secondaires distincts pour certaines thérapeutiques.
Des polymorphismes des gènes des cytochromes P450 et du gène
MDR1 influencent le métabolisme des médicaments anti-rétroviraux
et leur étude permet de prédire la réponse
thérapeutique. |
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| Apport de l’enrichissement
des selles par rapport à l’examen direct simple au Laboratoire
du CHU/CHK |
| L. Gahimbare, A. Uwisanga, P. Nyiramanywa
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| Une étude intitulée « apport
de l’enrichissement des selles par rapport à l’examen
direct simple au laboratoire du C.H.U/C.H.K » a été
menée au laboratoire du C.H.U/C.H.K dans le Service de Parasitologie
durant la période du 26 janvier au 26 février 2004.
Elle a porté sur les échantillons de selles acheminés
dans le service durant cette période. La taille de l’échantillon
était de 200.
L’objectif de cette étude était de connaître
les résultats pouvant être obtenus après l’enrichissement
des selles par rapport à ceux obtenus à l’examen
direct simple.
Deux techniques coprologiques ont été pratiquées
au cours de cette étude : l’examen microscopique
à frais utilisant à la fois l‘eau physiologique
et le lugol et l’examen microscopique après enrichissement
par la méthode au formol-éther.
Les résultats de cette étude ont montré que
l’examen après enrichissement, peu demandé au
CHU/CHK, donne de meilleurs résultats par rapport à
ceux donnés par l’examen direct simple.
En effet, à l’EDS, 62 échantillons sur 200 étaient
positifs, soit 31%, représentés surtout par les protozoaires.
Après enrichissement, le taux de positivité des échantillons
de selles est passé à 57,75%, soit 108 échantillons
positifs sur 187examinés.13 échantillons étaient
insuffisants pour être enrichis.
L’EDS qui est une étape obligatoire pour tout examen
coprologique devrait être complété par un enrichissement
des selles pour une meilleure fiabilité des résultats
transmis. |
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| La prise en charge
des enfants malades dans les centres de santé au Rwanda :
pratiques actuelles des agents de santé comparées aux
recommandations de la stratégie PCIME (prise en charge intégrée
des maladies de l’enfant) |
| E. Rusingiza, C. Baribwira, L.
Musango |
| La prise en charge intégrée
des maladies de l’enfant(PCIME) est une stratégie de
l’OMS et de l’UNICEF visant à améliorer
le diagnostic et le traitement des causes fréquentes de morbidité
et de mortalité dans les centres de santé de premier
niveau. Selon les études, cette stratégie se révèle
efficace dans l’amélioration de la santé de
l’enfant. Au Rwanda où le niveau de mortalité
infantile demeure élevée, la PCIME est encore a la
phase de mise en œuvre initiale. Afin d’adapter précisément
cette stratégie dans notre pays, il est d’une grande
nécessité d’évaluer sur terrain, l’impact
attendu de ses recommandations dans les domaines du diagnostic ,
du traitement et du coût des soins .
Matériel et méthodes
Effectuée sur une période de deux mois, une étude
de type descriptive a été menée sur une population
de 268 enfants malades dans huit centres de santé ruraux
de la Direction de la Santé, Genre et Affaires sociales de
Butare. L'étude a porté sur les pathologies fréquentes
en termes de morbidité et de mortalité dans notre
pays à savoir: le paludisme, les infections des voies respiratoires
inférieures, la diarrhée, la malnutrition et l'anémie.
L’évaluation clinique selon les recommandations de
la PCIME a été faite par le clinicien
( étudiant en fin d’études), pendant que les
agents de santé utilisaient leurs pratiques pour diagnostiquer
et traiter les maladies.
Le patient était d’abord examiné par le personnel
infirmier, ensuite par l’enquêteur sans que ce dernier
connaisse les conclusions du premier. L’enquêteur ne
devait pas interférer avec la prise en charge du patient.
Le diagnostic et le coût du traitement ont été
comparés selon l'approche PCIME et selon les pratiques au
niveau des centres de santé
Résultats
Les deux tiers des enfants malades avaient moins de 2 ans. Les recommandations
de la PCIME ont permis la détection d'un plus grand nombre
de pathologies chez les patients en comparaison des pratiques habituelles
des agents de santé. En effet, 40% des maladies fréquentes
de l' enfant en termes de morbidité et de mortalité
identifiées par l’approche PCIME ont été
ignorées par les agents de santé .
La concordance entre les pratiques des agents de santé et
les recommandations de la PCIME est variable : bonne( kappa>0.9)
pour la détection des signes comme la fièvre, la toux
ou la diarrhée, mauvaise( kappa <0.7) pour la détection
des signes de gravité ou médiocre(kappa 0.15 ) pour
la détection de l' anémie.
52,7% des enfants nécessitant le transfert selon la PCIME
n’ont pas été référés par
les agents de santé.
Le coût moyen des médicaments par patient calculé
selon l'approche PCIME comparé à celui calculé
selon les pratiques des agents de santé est plus faible ($US
0,4 contre $US 0,6). Ainsi la stratégie PCIME permettrait
l'épargne de $US 0,2 de coût moyen par patient.
La quinine sirop a représenté 40% des antipaludéens
prescrits par les agents de santé, alors que cette forme
n’est pas recommandée par la politique nationale du
Rwanda.
Conclusion
L’utilisation des recommandations de la PCIME permettrait
l’identification d’un plus grand nombre de problèmes
de santé de l’enfant(différence de 40% avec
les pratiques actuelles des agents de santé) et un abaissement
du coût moyen par patient des médicaments .
La concordance entre les pratiques des agents de santé et
les recommandations de la PCIME telle que attestée par les
coefficient kappa bas est mauvaise dans la détection des
cas graves et l anémie.
Plus inquiétant, 52,7% des maladies réputées
graves de l’enfant nécessitant un transfert selon la
stratégie PCIME n’ont pas été reconnues
par les agents de santé . En contre partie, l’application
au Rwanda des recommandations actuelles de la PCIME dans le domaine
du transfert des cas graves, majorerait le nombre des transférés
et exigerait probablement l’augmentation des moyens financiers
et logistiques des hôpitaux de référence.
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| Activation des
caspases lors de l’apoptose physiologique au cours du développement
crânio-facial précoce |
| J. Gashegu, N. Vanmuylder, A. Verry,
M. Rooze, S. Louryan |
| L’apoptose est une mort cellulaire génétiquement
contrôlée et constitue une réponse rapide aux
multiples signaux issus du milieu intracellulaire ou extracellulaire.
Cette mort cellulaire joue un rôle primordial dans le développement
embryonnaire, l’homéostasie tissulaire, la défense
immunitaire, l’atrophie et la dégénérescence
physiologique….
Sa dérégulation est à la base des pathologies
diverses telles que les cancers, les maladies auto-immunes, les
maladies neurodégénératives, les maladies virales
(dont le HIV), l’aggravation des conséquences des accidents
ischémiques (AVS, infarctus du myocarde), ou les séquelles
des maladies infectieuses telles que la méningite.
Les cellules en apoptose montrent des caractéristiques morphologiques
et biochimiques complexes. Les changements biochimiques sont dominés
par la fragmentation de l’ADN, conséquence d’une
cascade des réactions dont le point focal est constitué
par une famille des protéines, les caspases.
Deux voies d’activation des caspases sont connues.
Nous avons étudié l’expression des caspases
3 et 9 lors de l’apoptose physiologique des cellules dérivées
de la crête neurale céphalique au cours du développement
précoce d’embryon des souris.
Nous avons montré que la caspase 3 et 9 s’expriment
dans des zones connues comme foyers des morts cellulaires programmées
pendant le développement embryonnaire normal.
La dynamique de l’expression de la caspase 3 et 9 laisse penser
que la voie mitochondriale est la principale voie d’activation
des caspases au cours du développement crânio-facial
précoce. |
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| Contribution
à l’étude du risqué de paludisme transfusionnel
au Centre de Transfusion de Butare (à propos de 400 donneurs
de sang) |
| L. Gahimbare, R.P. Niyombasaba,
J. Wane, M. Twagirumukiza, J.L. Nkurikiyinfura, L. Ngendahayo, I.
Mukagatare |
| Introduction
Le paludisme, infection parasitaire la plus importante de l’homme,
touche environ 5% de la population mondiale. On estime que son incidence
dans le monde pourrait être de l’ordre de 300 à
500 millions de cas cliniques par an.
Au Rwanda en 1998, les statistiques du ministère de la santé
estimaient le paludisme à 56% de la morbidité globale.
Bien que la principale voie de transmission du paludisme soit la
piqûre d’anophèle femelle, il n’est pas
rare d’observer un accès palustre au décours
d’une transfusion.
Dans le but de contribuer à la prévention du paludisme
survenant au décours d’une transfusion, la présente
étude a été menée au sein du CTS de
Butare avec les objectifs de :
- déterminer la proportion des GE positives chez les donneurs
de sang
- déterminer l’intensité de la parasitémie
chez ces donneurs
- déterminer les facteurs associés au risque de
paludisme transfusionnel.
Matériel et méthode
Ont été inclus dans notre échantillon 400 donneurs
bénévoles répondant aux critères exigés
par le CTS qui se sont présentés sur le lieu de collecte
durant la durée de l’étude. A l’aide du
sang restant dans l’aiguille après le don de sang,
nous avons confectionné sur une même lame, un frottis
et une goutte épaisse qui, après la coloration étaient
acheminés au laboratoire. Le donneur devait répondre
à un questionnaire. A partir des résultats biologiques
(GE et frottis) et des données recueillies à l’aide
du questionnaire nous avons d’abord soumis à une analyse
univariée les variables pouvant être associées
au risque de paludisme transfusionnel. Les variables statistiquement
associée à une GE positive ont fait l’objet
d’une analyse multivariée de régression logistique.
Résultats
Sur 400 donneurs, 21 soit 5,25%, avaient une GE positive. La lecture
du frottis a permis la mise en évidence de trois espèces
plasmodiales : P. falciparum est l’espèce la plus
répandue avec 81%, suivie par P. malariae 14% et enfin, le
P. ovale trouvé chez 5% des 21 donneurs avec GE positive.
La densité parasitaire est très variable : sur
400 donneurs, 10 soit 2,5% ont une parasitémie variant entre
1 et 1000 parasites par micro litre de sang, 4 donneurs soit 1%ont
une parasitémie variant entre 1001 et 5000 parasites par
micro litre, tandis que 7 donneurs, soit 1,8% ont une forte parasitémie
supérieur à 5000 parasites par micro litre de sang.
L’analyse univariée a montré qu’il y a
une liaison statistiquement significative entre la positivité
de la GE chez les donneurs de sang et :
- le sexe masculin
- habiter dans la Province de Gikongoro
- l’absence de moyen de lutte antivectorielle
- l’absence d’éclairage électrique
- 1 accès palustre l’année dernière
- Plus de 3 accès palustres l’année dernière
Deux de ces six facteurs de risque de paludisme transfusionnel
ont été retenus par l’analyse multivariée,
ce sont :
- L’absence de moyen de lutte antivectorielle
- plus de 3 accès palustres l’année dernière
Conclusion
Le risque de paludisme transfusionnel existe au CTS de Butare car
5,25% des donneurs inclus dans notre étude avaient une GE
positive. L’intensité parasitaire a varié de
2 à 10400 parasites/µl de sang.
L’analyse des facteurs de risque de transmission du paludisme
suite à une transfusion sanguine a retenu deux facteurs :
L’absence de moyen de lutte antivectorielle et avoir eu plus
de 3 accès palustres l’année précédant
l’enquête.
Dans le souci de protéger le receveur des produits sanguins,
il faudra inclure la recherche systématique des plasmodiums
dans les examens qui sont couramment effectués lors des dons
de sang. Egalement rendre disponible et accessible les moyens de
lutte antivectorielle entre autres les moustiquaires imprégnées,
les insecticides à pulvérisation intra domiciliaire,
l’assèchement des gîtes de reproduction et des
lieux de repos des moustiques. |
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| Limites du bilan
d’extension des cancers du col utérin de stade I de la
FIGO |
| J.B. Nkoua-mbon, I. Kocko, N. Ele,
G. Okiemy |
| Les cancers du col utérin se développent
à partir de la jonction cylindro-squameuse. L’extension
de la tumeur peut atteindre le vagin, l’utérus et les
paramètres. Le risque d’atteinte ganglionnaire dépend
essentiellement du volume et du grade de la tumeur. Les métastases
à distance sont rares au moment du diagnostic. Elles se présentent
plus tard au cours de l’évolution de la maladie et
surtout en cas d’infiltration ganglionnaire (1). Nous rapportons
ici, une observation d’un cancer du col de l’utérus
stadifié Ib2 préalablement traité par curiethérapie
utéro-vaginale suivie d’une chimiothérapie concomitante
à la radiothérapie puis d’une chirurgie au cours
de laquelle ont été mises en évidence une carcinose
du pelvis, des infiltrations métastatiques du grand épiplon
et de la coupole diaphragmatique droite. Cette observation pose
le problème des limites du bilan préopératoire
classique des cancers du col de l’utérus.
Mme ND… F, âgée de 57 ans, ayant des antécédents
d’HTA connue depuis 5 ans traitée par methyldopa (Aldomet®)
+ nifédipine (Adalate®) et de drépanocytose (hétérozygote)
a présenté en Août et septembre 2001 deux épisodes
de saignement génital alors qu’elle est ménopausée
depuis février 2000. Un bilan à minima effectué
en oncologie à Brazzaville avait permis de diagnostiquer
un carcinome peu différencié du col utérin
de stade Ib de la FIGO. En février 2002, elle est transférée
en France dans un centre d’Oncologie pour complément
d’investigation et traitement adapté. Une mise au point
effectuée en France a comporté :
- un examen clinique qui relevait une obésité (101
kg pour 1m58) avec un bon état général ;
a l’examen gynécologique au spéculum il a
été noté au niveau du col utérin,
une lésion bourgeonnante d’environ 2 à 2,5cm
venant de l’endocol. Le col a un aspect en barrilet. Aux
touchers pelviens, il n’a été noté
ni infiltration vaginale ni paramétriale. Le reste de l’examen
clinique est normal.
- Le frottis cervicovaginal est le siège d’anomalies
cytologiques.
- La biopsie du col utérin est évocatrice d’un
carcinome peu différencié de souche glandulaire.
- Le bilan complémentaire (radiographie du thorax, urographie
Intraveineuse, une échographie hépatique et une
rectoscopie) est normal.
- La Résonance magnétique nucléaire confirme
la tumeur au niveau de l’endocol.
A l’issue de ce bilan, la patiente fut stadifiée Ib2
de la FIGO.
Du 23 mars au 25 mai 2002, elle est traitée par curiethérapie
utéro-vaginale à la dose de 15 Gy puis à partir
du 26 mars 2002, elle bénéficie d’une radiothérapie
externe à la dose totale de 45Gy dans le pelvis par des photons
de 15Mv du VARIAN, par 4 champs à raison de 1,8 Gy par séance
et 5 séances par semaine. A la radiothérapie externe,
il a été associé une chimiothérapie
hebdomadaire par du cisplatine à la dose de 40mg/m2 qui a
pris fin le 26 avril 2002. . La tolérance au traitement a
été bonne. Le 10 juillet 2002, on réalise une
laparotomie exploratrice en vue d’une hystérectomie
extra-faciale avec curage lombo-aortique. En per opératoire,
on découvre de l’ascite, une carcinose du pelvis et
une infiltration métastatique de la coupole diaphragmatique
droite ainsi que celle de l’épiplon. Les ovaires, le
colon et l’estomac sont normaux.
L’examen anatomo-pathologique des différents prélèvements
( péritoine, coupole diaphragmatique droite et épiplon)
est en faveur d’une infiltration tumorale maligne de type
glandulaire secondaire à un adénocarcinome du col
utérin. Les suites opératoires furent simples.
Le 11 septembre 2002, la malade est rapatriée au Congo où
elle décédera 10 semaines plus tard dans un tableau
d’anurie.
La classification clinique des cancers du col utérin n’est
pas toujours bien adaptée pour permettre une meilleure stratégie
thérapeutique et prévoir le résultat qui en
découlerait (1). Le bilan d’extension associant la
clinique, souvent un examen gynécologique sous anesthésie
générale en cas de difficultés d’évaluation
des paramètres, la radiographie du thorax, la cystoscopie,
la rectoscopie, l’échographie hépatique, l’urographie
intraveineuse et l’imagerie par tomodensitométrie ou
résonance magnétique pour apprécier le statut
ganglionnaire pelvien en cas de radiothérapie exclusive est
aujourd’hui de pratique courante.
Seulement, il faut rappeler que tous ces examens ne permettent
pas toujours d’obtenir un staging avoisinant la perfection
comme cela fut le cas chez notre patiente qui, malgré le
panel d’examens effectués, a vu son stade tumoral sous
estimé. Cette sous évaluation clinique nous interpelle
et relance le débat sur la coelioscopie qui aurait pu identifier
chez notre malade les différentes infiltrations découvertes
en per opératoire. En effet, comme le rappellent certains
auteurs (2,3), les progrès liés à la coelioscopie
depuis une dizaine d’années ont profondément
modifié la prise en charge diagnostique, la stadification
et le traitement des cancers gynécologiques, évitant
ainsi des surtraitements inutiles, parfois dangereux ou des sous
traitements souvent nuisibles. La question que nous nous posons
devant ce cas clinique est celle de savoir si finalement pour les
cancers dits de petits stades chirurgicaux, il ne serait pas prudent
d’effectuer une coelioscopie diagnostique avant la décision
thérapeutique afin d’éviter une sous ou une
surévaluation du stade de la FIGO. |
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| Tétraplégie
dans la tuberculose cervicale |
| Twagirayezu E. |
| L’article rapporte un cas de tétraplégie
sur une tuberculose de la colonne cervicale évoluant depuis
2 ans.
Il fait la mise au point sur la question relative à l’incidence,
l’anatomie pathologique, les signes cliniques et le traitement.
Il donne un commentaire comparant notre cas à ceux de la
littérature.
Il fait des recommandations pour un diagnostic précoce et
un traitement adéquat.
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| Diagnostic value
of bone marrow smear examination in cases of haematological disorders
in CHU-Butare |
| D. Wabwire, L. Gahimbare, H. Albert,
J. Wane, J.B. Nkurikiyinfura, L. Ngendahayo, I. Mukagatare |
| In CHU-Butare, bone marrow examinations
are being perfomed on some patients seen. The question arises whether
the knowledge of the results can help clinicians in the management
of patients with hematological disorders in view of providing quality
services to the community.
Materials and Methods
Clinical and peripheral blood examination have always been performed
in cases with hematological disorders yielding tentative diagnoses.
From the 1st January 2001 upto 31st 2002, bone marrow examinations
were then perfomed on some of these patientsbeing seen. These consisted
of cytological examinations of the specimens.
We will be looking for the diagnoses made on bone marrow smear examination
and the results that confirmed or changed the so far clinical and
peripheral blood examination diagnoses.
Results
79 cases were examined during this period. 52 cases (66%) were found
to have hematological diseases on bone marrow smear examination.
Chronic hemolytic anemia, megaloblastic anemia, acute lymphoblastic
leukemia, acute myelocytic leukemia, myelodysplastic syndrome, lymphoma,
drug induced agranulocytosis were the causes of hematological disorders
amongst this group of patients in C.H.U.-Butare.
Bone marrow smear examination changed the diagnosis in 35 cases
(44%) and confirmed the diagnosis in 44 cases (66%).
Conclusion
Bone marrow smear examination has a high ability to diagnose hematological
diseases amongst cases with hematological disorders in C.H.U.-Butare.
Bone marrow smear examination however needs to be requested for
in cases of clear clinical and peripheral blood test indications.
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