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VIIIèmes journées médicales de Butare
20-21 Juin 2003
Université Nationale du Rwanda
FACULTE DE MEDECINE
B.P. 30 - BUTARE
Tél : (250) 530 475
Fax : (250) 530 328
E-Mail : facmed@nur.ac.rw

Mot de bienvenue

La Faculté de Médecine composante de l'U.N.R. a été créée en 1963 à l'initiative du Gouvernement Rwandais appuyé par les Quatre Universités Francophones Canadiennes sous le haut patronage du Père Dominicain René LEVESQUE. La mission de cette faculté peut être résumée en trois points :

Formation initiale et continue des professionnels de la santé : a ce titre la Faculté de Médecine de l'U.N.R. a déjà formé 560 médecins depuis sa création et 10 médecins spécialistes récemment diplômés en février 2002. Elle compte un effectif de 452 en formation pré-graduée et 12 candidats spécialistes dans les disciplines de Chirurgie, Gynéco-Obstétrique, Médecine Interne et Pédiatrie.

Recherche et développement sanitaire : la Faculté de Médecine de l'U.N.R. participe et anime tant au niveau national qu'international les colloques, les séminaires… dont notamment les Journées Médicales de Butare (JMB) qui sont devenues une tradition pour cette Institution. En collaboration avec d'autres partenaires nationaux, quelques travaux de recherche sont en cours, en particulier dans le domaine du VIH-SIDA.

Activités de santé à la communauté : depuis Octobre 2000, en conformité avec les recommandations de l'U.N.R. qui préconisent des activités de formation centrées sur le développement de la communauté, la Faculté de Médecine a ouvert de nouveaux sites de formation pratique au niveau des différents districts notamment à Byumba, Ruhengeri, Gisenyi, Kibuye et Cyangugu.

Pour renforcer cette mission, un centre d'informatique médicale et de recherche épidémiologique et clinique en collaboration avec le Centre de Calcul de l'U.N.R., a ouvert ses portes au sein de la Faculté de Médecine depuis Avril 2001. Ce Centre vient d'effectuer plusieurs formations pour les étudiants et les enseignants.
Ses activités de formation continue seront renforcées avec l'acquisition de nouvelles machines et le câblage par fibre optique.
Par ailleurs, la Faculté et le CHU-Butare viennent de recevoir un équipement financé par le Gouvernement Néerlandais comportant entre autre :

  • les microscopes d'enseignement,
  • une station de télédiagnostic en Anatomopathologie,
  • un échographie avec Doppler,
  • une unité d'endoscopie digestive avec vidéoscopie,
  • du matériel de réanimation dont un défribrilateur,
  • des analyseurs de biochimie, d'hématologie et des gaz du sang etc…

Dr Alexis NYAKAYIRO
Doyen.


Remerciements

Le comité de l'organisation remercie toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation des VIIIèmes Journées Médicales de Butare.

Un sincère merci pour l'appui et l'engagement du Ministère de la Santé et de l'Université Nationale du Rwanda, des multiples organismes collaborateurs et de la disponibilité de l'équipe du secrétariat de la Faculté de Médecine.

Parrainage
Ministre de la santé
Recteur de l'U.N.R.
Organisation
Faculté de médecine
Direction provinciale de la santé, genre et affaires sociales - Butare
Appui matériel
U.N.R.
MINISANTE
CHU Kigali, CHU Butare, CNLS, GTZ, IRST, RAMA, ARBEF, PNILT, CAMERWA, PHARMAKINA
Comité d'organisation
Dr Alexis NYAKAYIRO, Président
Dr Laurent MUSANGO, Co-Président
Dr André MUSEMAKWERI, Membre
Dr Louis NGENDAHAYO, Membre
Dr Cyprien BARIBWIRA, Membre
Dr Maurice BUCAGU, Membre
Dr Emmanuel NKERAMIHIGO, Membre
Dr Bénoît SEMINEGA, Membre
Dr Isabelle MUKAGATARE, Membre
Mr MURARA Narcisse, Membre
Comité Scientifique
Dr Cyprien BARIBWIRA, Président
Dr Maurice BUCAGU, Vice-Président
Dr André MUSEMAKWERI, Membre
Secrétariat des Journées
Mme Odette MURORUNKWERE
Mme Libérata MUTAMULIZA
Mme Chantal MUTIJIMA
Mme Marie Goretti MUKARUSHEMA
Mr Ignace NDABARINZE

 

 


Programme

Vendredi 20 Juin 2003

8h00 - 9h00 : Enregistrement des participants
9h00 - 9h30 : Cérémonies d'ouverture

  • Mot de Bienvenue par le Doyen de la Faculté de Médecine
  • Ouverture par Monsieur le Ministre de la Santé

Session 1 : Infectiologie
Modérateurs : Dr NGABONZIZA François et Dr BARIBWIRA Cyprien

9h30 - 9h45 : Prévalence des marqueurs viraux au Centre de Transfusion Sanguine de Butare
J. Wane et al.

9h45 - 10h00 : Méningites associées au VIH/SIDA chez l'adulte au CHUK : Aspects diagnostique, thérapeutique et évolutif
JMV Nduwimana et al.

10h00 - 10h15 : Infections bactériennes et sensibilité aux antibiotiques : Cas du CHU KIGALI
A. Musemakweri et al.

10h15 - 10h45 : Discussion

10h45 - 11h15 : Pause-café

Session 2 : Infectiologie (suite)

11h15 - 11h30 : Les infections émergentes : le cas du S.R.A.S.
V. Bigirimana et al.

11h30 - 11h45 : Métanalyse sur l'efficacité de l'artéméther versus quinine dans le traitement du paludisme grave de l'enfant et de l'adulte
E. Munyangango et al.

11h45 - 12h00 : Anémie sévère et facteurs déterminants chez les enfants hospitalisés dans le Service de Pédiatrie du CHU/CHK
E. Mukaminega et al.

12h00 - 12h15 : La CNLS et la réponse Nationale dans la lutte contre le SIDA au Rwanda
A. Binagwaho

12h15 - 12h30 : Les Méningites cérébro-spinales au Rwanda
V. Mugisha

12h30 - 12h45 : Discussion

12h45 - 14h00 : Pause-déjeuner

Session 3 : Santé reproductive
Modérateurs : Dr BUCAGU Maurice et Dr VYANKANDONDERA Joseph

14h00 -14h15 : Alimentation orale précoce après césarienne versus perfusion de routine : étude comparative à propos de 100 cas au CHUK
F. Ndagije et al.

14h15 - 14h30 : Interventions obstétricales majeures au CHUB : indications et pronostic
S. Rulisa et al.

14h30 - 14h45 : Apport de l'examen cytologique du sperme dans la mise au point des infertilités masculines
V. Bigirimana et al.

14h45 - 15h00 : Les formes chroniques de la malnutrition sévère : facteurs associés et évolution sous réhabilitation nutritionnelle standard dans le Service de Pédiatrie du CHUB
G. Muhorakeye et al.

15h00 - 15h30 : Discussion

15h30 - 16h00 : Pause-café

Session 4 : Biologie clinique
Modérateurs : Dr WANE Justin et Dr NGENDAHAYO Louis

16h00 - 16h15 : L'utilité de la bandelette réactive dans le diagnostic de l'infection urinaire de l'enfant dans un hôpital de référence nationale au Rwanda
D. Mupfasoni et al.

16h15 - 16h30 : Diagnostic clinique et génétique du retard mental sévère ou modéré dans le centre d'accueil d'enfants et adolescents à Gahanga/Kigali
L. Mutesa et al.

16h30 - 16h45 : Preliminary results of gasometric values in a students population at Butare
J.B. Gahutu

16h45 - 17h00 : Discussion

Session 5 : Communications libres
Modérateurs : Dr KAGUBARE Jean et Dr MAKANGA Martine

17h00 - 17h15 : Situation actuelle et perspectives d'avenir - Partenariat avec les Médecins Gakwaya

17h15 - 17h30 : Tuméfactions cervicales - pièges diagnostiques à propos d'un cas à localisation latérale
A. Nyakayiro et al.

17h30 - 17h45 : Hémorragies digestives hautes aiguës : prise en charge et facteurs de risque liés à la mortalité à propos de 116 cas observés au CHUK
G.A.C. Isabwe et al.

17h45 - 18h00 : Discussion

Session 6 : Conférence

18h00 - 18h30 : La formation pédagogique des enseignants de médecine et des formateurs en formation médicale continue est - elle nécessaire ?
J.H. Barrier

19h00 : Cocktail

Samedi 21 Juin 2003

Session 7 : 1er atelier : Le VIH et les ARV
Modérateur : Dr NYARUHIRIRA Innocent

8h30 - 9h00 : Mise au point sur l' utilisation des ARV
J. Servais

9h00 - 9h15 : Expérience des hôpitaux de référence nationale dans l'utilisation des ARV. : Le cas du CHUB
A. Musemakweri

9h15 - 9h30 : Le Cas du CHUK :
A. Kagame

9h30 - 9h45 : Programmes TB et VIH : Quelles stratégies de collaboration pour le Rwanda ?
B. Kalibushi

9h45 - 10h : Approvisionnement des ARV au Rwanda par la CAMERWA
E. Rwagasana

10h00 -11h00 : Discussion

11h00 -11h30 : Pause-café

11h30 - 12h30 : Recommandations

Session 8 : 2ème atelier : La pédagogie médicale
Modérateur : Dr RWAMASIRABO Emile

8h30 - 9h00 : Evaluation des stages cliniques hospitaliers
J.H. Barrier

9h00 - 9h30 : Evaluation objective des stages cliniques de Doctorat IV : Cas des Services de Pédiatrie du CHUB/CHK (Perspectives et contraintes)
C. Baribwira

9h30 - 11h00 : Discussion

11h00 -11h30 : Pause-café

11h30 - 12h30 : Recommandations

12h30 - 13h00 : Cérémonies de clôture

13h00 : Cocktail de clôture dans les jardins de la faculté de médecine


Résumés des communications

Prévalence des marqueurs viraux au Centre de Transfusion Sanguine de Butare

J. Wane (Département de Biologie Médicale CHUB), S. Sebuseruka (Faculté de Médecine)

Résumé
Malgré tous les efforts des Centres de Transfusion, le risque de transmettre des agents infectieux par transfusion de dérivés sanguins ne pourra jamais être nul. Tous les virus pouvant infecter l'homme sont théoriquement susceptibles d'être transmis par transfusion, lorsque le virus est présent dans le sang. Cette étude a été entreprise pour faire le point sur la présence de certains marqueurs viraux au sein de la population des donneurs du CTS de Butare.
Les objectifs principaux poursuivis au cours de cette étude sont :
1. Evaluer la prévalence de certains marqueurs viraux à savoir : les virus de l'hépatite B (VHB), de l'hépatite C (VHC) et de l'immunodéficience humaine (VIH).
2. Estimer la répartition de ces marqueurs en fonction de l'âge et du sexe.
3. Evaluer la fréquence des co-infections possibles.

Sujets et méthodes
Il s'agit d'une étude descriptive qui a porté sur 4551 sujets ayant fait don de leur sang au cours de la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2000, soit une période d'une année.
Ont été inclues dans l'étude, toute personne âgée de 17 à 55 ans en bonne santé répondant aux critères de sélection bien établis. Les sérums des donneurs ont été testés pour la recherche des anticorps anti VHB, VHC et VIH à l'aide de trousses ELISA basées sur deux principes différents. Le résultat était considéré positif si le sérum était réactionnel dans les 2 types d'ELISA. Le recueil, l'analyse descriptive avec les tests de signification ont été effectuées à l'aide du logiciel Epi info version 6.04. Le traitement de texte, les tableaux et graphiques ont été rendus possible grâce aux logiciels Word et Excel.

Résultats

  • Le sexe ratio de la population étudiée est de 3, les hommes étant plus nombreux que les femmes.
  • Les séroprévalence des marqueurs viraux recherchés se répartissent de la manière suivante :
    • La séroprévalence de l'infection VHC est de 6.6%
    • La séroprévalence de l'infection au VHB est de 5%
    • La séroprévalence de l'infection au VIH est de 4.5%
  • Le virus de l'hépatite B est prédominant dans la tranche d'âge de 20-29 ans, contrairement à l'hépatite C qui est plus fréquent chez les donneurs âgés de plus de 35 ans.
  • L'âge moyen des séropositifs au VIH est de 25.8 ans.
  • Aucune association statistiquement significative n'existe entre les sujets VIH et VHB positifs, alors qu'elle existe entre les sujets VIH et VHC positifs.
  • Il a été constaté très peu de co-infections entre les différents marqueurs viraux étudiés. Nous soulignons l'importance du dépistage des anticorps anti VHC sur tous les dons de sang en plus des analyses habituelles (dépistage de l'Ag HBs, recherche des anticorps anti VIH…).

Conclusions
1. L'infection par le VHC est plus élevée chez les donneurs du CTS de Butare que les 2 autres marqueurs viraux étudiés.
2. Le VIH et le VHB se retrouvent surtout chez les sujets jeunes contrairement au VHC qu'on retrouve chez les sujets plus âgés.
3. Une prédominance masculine a été observée pour les 3 marqueurs viraux.
4. Il existerait une association entre le VIH et le VHC chez nos donneurs.

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Méningites associées au VIH/SIDA chez l'adulte au CHUK : Aspects diagnostique, thérapeutique et évolutif

A. Musemakweri (Département de Médecine Interne), JMV Nduwimana (Service d'Ophtalmologie CHUB)

Introduction
Avec l'émergence de l'infection par le VIH/SIDA, les affections opportunistes ne cessent d'augmenter. Parmi ces dernières, les méningites occupent une place importante tant sur le plan morbidité que mortalité. Ceci nous a poussé à faire une étude sur la co-infection méningite et VIH/SIDA qui a pour objectifs :
- Situer l'importance des méningites chez les patients séropositifs au VIH dans le service de MI du C.H.K.
- Faire état des principales étiologies des méningites associées au VIH dans ce service.
- Déterminer l'apport des examens complémentaires dans le diagnostic étiologique des méningites associées au VIH.
- Etudier l'évolution sous traitement des méningites associées au VIH.
- Formuler quelques recommandations.

Matériels et méthodes
C'est une étude prospective, descriptive et transversale ; réalisée au Centre Hospitalier de Kigali (C.H.K) pendant 5 mois, du 01 janvier 2002 au 31 mai 2002. La collecte des données a été réalisée grâce à une fiche comprenant l'examen physique des patients et la recherche d'antécédents médicaux. A partir du liquide céphalo-rachidien ( LCR ), la protéinorachie, la glycorachie et le nombre de leucocytes ont été documentés, de même que l'examen à l'encre de Chine, la sérologie à la recherche d'antigènes cryptococciques et la culture du LCR. La recherche de l'immunodépression par le VIH/SIDA a été faite par l'examen sérologique ELISA 1 et ELISA 2. Le traitement et l'évolution en milieu hospitalier ont été systématiquement notés.

Résultats
La co-infection méningite et VIH représente 65 patients sur 82, soit 79.3%. Parmi ces patients séropositifs pour le VIH/SIDA , 52 (80%) avaient une méningite à cryptocoque, 7 (10.8%) avaient une méningite tuberculeuse, 5 (7.7%) avaient une méningite à pneumocoque et 1 (1.5%) avait une méningite à méningocoque. Les signes cliniques dans toutes les formes de méningite étaient dominés par les céphalées intenses (p=0.4667), la fièvre (p=0.457), la raideur de la nuque (p=0.099) , les vomissements (p =0.91) et le trouble de la conscience (p=0.1). L'antécédent de tuberculose a été le plus documenté chez 40.2% des patients de notre étude.
Sur le plan paraclinique, les caractéristiques du LCR étaient variables. Comme on devrait s'y attendre, dans les méningites purulentes, le nombre de leucocytes dans le LCR, une hyperprotéinorachie et une hypoglycorachie considérables ont été notés. Par contre, dans les méningites à liquide clair, le nombre de leucocytes, l'hyperprotéinorachie et l'hypoglycorachie modérément élevés ont été notés. Il a été par ailleurs constaté que les paramètres cytochimiques du LCR étaient strictement normaux chez plus de 60% des patients atteints de méningite à cryptocoque. Tous les patients ont été mis sous traitement spécifique, sauf 10 malades sur 52 atteints de méningite à cryptocoque qui n'ont pas pu s'acheter les antifongiques dont 6 sont décédés et les 4 autres évadés. Une amélioration clinique a été notée globalement chez 48.8% de nos patients.
Selon le statut sérologique, une amélioration a été notée chez 43% des patients séropositifs au VIH contre 70.6% des patients séronégatifs (p=0.16). De façon globale, la mortalité a été de 32.9%.
Selon les formes de méningites, la mortalité proportionnelle a été de 59.3%, de 22.2%, de 11.1% et de 7.4% respectivement pour la méningite à cryptocoque, la méningite à pneumocoque, la méningite à méningocoque et la méningite tuberculeuse. Globalement, la mortalité en milieu hospitalier est statistiquement associée à l'infection au VIH (p=0.01).

Conclusions
La séropositivité au VIH/SIDA est très élevée chez les patients atteints de méningite dans le service de MI du C.H.K. La forme commune la plus rencontrée est la méningite à cryptocoque pour laquelle le prix des antifongiques reste un problème majeur. La mortalité reste élevée chez les patients associant la coinfection méningite et VIH/SIDA positif comparativement aux patients séronégatifs tandis que l'amélioration clinique est plus observée chez les patients séronégatifs que chez les patients séropositifs. Les résultats des paramètres biochimiques du LCR sont difficiles à interpréter, spécialement au cours de la méningite à cryptocoque et de la méningite tuberculeuse. D'autres recherches s'avèrent nécessaires dans notre pays pour compléter nos connaissances quant à la coinfection méningite et VIH/SIDA.

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Infections bactériennes et sensibilité aux antibiotiques : Cas du CHU KIGALI

A. Musemakweri (Département de Médecine Interne CHUB), T. Mpunga (Faculté de Médecine)

Introduction
Les infections bactériennes longtemps traitées efficacement avec les antibiotiques, sont devenues avec le temps résistantes à ces antibiotiques et constituent de ce fait un problème de santé publique. La situation se trouve aggravée avec l'émergence de l'infection au VIH/SIDA, car certaines bactéries naturellement résistantes aux antibiotiques acquièrent l'opportunité d'infecter de plus en plus l'homme. Ceci nous a poussé à faire une étude sur les infections bactériennes et leur sensibilité aux antibiotiques au centre hospitalier universitaire de Kigali (CHUK), qui a pour objectifs :
- Déterminer les principales étiologies des infections bactériennes au CHUK
- Déterminer le degré de chimiosensibilité et de résistance des germes aux différents antibiotiques.
- Proposer les antibiotiques à prescrire pour différentes infections en tenant compte de leur acceptabilité, leur innocuité, leur coût et leur disponibilité.
- Formuler quelques recommandations pour le bon usage des antibiotiques

Matériels et méthodes
C'est une étude rétrospective et descriptive effectuée au laboratoire bactériologique du centre hospitalier universitaire de Kigali(CHUK), sur une période de 3 ans, soit du 01/janvier/1999 au 31/décembre/2001. La collecte des données a été réalisée grâce à une fiche comprenant les données suivantes : Le sexe du patient, l'âge, le service demandeur, le type de produit pathologique, le germe isolé à la culture par produit pathologique et le résultat de l'antibiogramme par germe isolé.

Résultats
Sur 36.794 échantillons recensés, 9.020 étaient positifs soit 24.0%.
L'examen cytobactériologique des urines(ECBU), atteint presque la moitié des examens réalisés par le laboratoire bactériologique du CHU/K, avec 46.1% de tous les prélèvements.
En ce qui concerne les germes les plus dominants par produit pathologique :

  • Les Shigelles sont prédominants dans les diarrhées avec 39.6%.
  • L'E.coli est prédominant dans les infections urinaires avec 50.6%, dans les péritonites avec 50.0%, dans les infections génitales avec 45.1% et dans l'ascite sur infecté avec 50%.
  • Les Salmonelles et le Staphylococcus aureus occupent la première place dans les septicémies respectivement avec 34.1% et 10.8%.
  • Le N.meningitidis(47.8%) et le Pneumocoque(33.8%) dans les méningites bactériennes.
  • Le Pneumocoque(32.4) et le S. aureus (22.1%) dans les épanchements pleuraux
  • Le S. aureus dans le pus de plaie superficielle (31.3%), le pus d'abcès(51.3%), dans les prélèvements purulents O.R.L.(48%) et dans les écoulements urétraux (22.7%).

Quant à la sensibilité aux antibiotiques :

  • Les céphalosporines de 2ème et 3ème génération, l'imipénème et les fluoroquinolones agissent d'une façon satisfaisante sur la plupart des germes isolés
  • Par contre les aminosides agissent très faiblement sur les Cocci (le Streptocoque. ß hémolytique, le Pneumocoque et le Méningocoque). Alors que la classique pénicilline voit son activité diminuer très sensiblement pour les germes habituellement sensibles comme les Cocci gram positif comme le Strepto ß. hémolytique et le Pneumocoque.
  • Les autres familles d'antibiotiques agissent de façon très variée en fonction des germe.

Conclusions
Les infections bactériennes sont très diversifiées dans notre pays par rapport au type de produits pathologiques. Avec l'avènement de l'infection à VIH/SIDA, certaines bactéries très longtemps saprophytes de l'organisme sont devenues pathogènes pour l'homme. Le niveau de résistance des bactéries aux antibiotiques usuels, disponible et moins coûteux est sensiblement élevé La tendance actuelle est le recours aux nouvelles molécules plus efficaces, ceci aggrave la situation, car ces molécules sont hors de prix pour la majorité des Rwandais. Ainsi, une surveillance stricte de l'utilisation des antibiotiques dans notre pays est indispensable pour palier à ce problème.

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Les infections émergentes : le cas du S.R.A.S.

V. Bigirimana - Kigali Health Institute

L'O.M.S utilise le terme de maladie émergente ou réémergente (CDC, 1998) pour désigner une nouvelle maladie apparue (ou réapparue) avec une incidence élevée au cours des 20 dernières années ou dont l'incidence risque d'augmenter dans un futur proche.
A la fin des années 1970 en effet, suite à la disparition de la variole, cette organisation internationale avait déclaré les infections vaincues. Cette affirmation a été vite démentie par l'apparition de la première l'épidémie de la fièvre Ebola en 1977 et par la légionellose.

Si l'épidémie du Sida constitue depuis 1981 la plus grave épidémie de ce siècle, d'autres agents infectieux ont été découverts ces dernières années : la maladie de Lyme et Borrelia burgdoferi, l'ulcère gastro-duodénal et Hélicobacter pylori, la microsporidiose et Enterocytozoon bieneusi, le virus de l'hépatite C, les mycobactéries atypiques, les hépatites à VHE et VHG, le HHV8 et le sarcome de Kaposi, les prions et l'encéphalopathie spongiforme, la grippe aviaire et le dernier né, la pneumopathie atypique à coronavirus.

Les premiers cas de cette pneumopathie atypique sont apparus en Chine mi-novembre 2002. L'épidémie s'est en quelques mois répandue sur les cinq continents grâce aux voyages intercontinentaux. La maladie se traduit par des signes cliniques peu spécifiques comme une toux sèche, des difficultés respiratoires, de la fièvre, un malaise, des maux de tête, une myalgie etc. Les données épidémiologiques montrant un voyage ou un contact direct avec une personne venant des pays touchés rendent le cas suspect .On parlera de cas probable si la radiographie pulmonaire montre un infiltrat interstitiel provoquant une détresse respiratoire et si le virus est détecté par une des 3 méthodes de laboratoire disponibles.

L'OMS a rapidement pris des mesures de prévention qui semblent contenir l'épidémie car il y a de moins en moins de nouveau cas. La mesure la plus efficace a été l'isolation des cas suspects et probables mais aussi une protection stricte du personnel médical qui a payé le plus lourd tribut au début de l'épidémie. Des mesures d'hygiène classique restent indiquées.

L'épidémie est à prendre au sérieux car même si l'agent infectieux a été rapidement identifié, de nombreuses questions d'ordre épidémiologique n'ont pas encore de réponse. De plus, le vaccin se fera attendre encore pendant plusieurs mois, des années peut-être. Aucun traitement ne semble spécifique. En plus d'une mortalité de l'ordre de 10%, les conséquences économiques sur les pays touchés, asiatiques surtout, sont énormes.
L'Afrique du Sud compte quelques cas probables. Si des pays peu développés comme les nôtres ne prennent pas des mesures préventives strictes, il serait difficile de contenir l'épidémie en cas de contamination libre par des voyageurs venant des pays touchés. Gageons que les dispositions prises par les autorités sanitaires isoleront tous les cas suspects.

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Métanalyse sur l'efficacité de l'artéméther versus quinine dans le traitement du paludisme grave de l'enfant et de l'adulte

E. Munyangango (Département de Pédiatrie CHUK), C. Baribwira (Département de Pédiatrie CHUB), J. Van Den Ende (IMT - Anvers - Belgique)

Introduction
Des cas de résistance à la quinine même s'ils demeurent rares, sont de plus en plus souvent signalés. De plus, ce médicament est doté de plusieurs inconvénients, certains inhérents aux effets indésirables qu'il entraîne et d'autres en rapport avec ses complications. L'efficacité de l'AR intramusculaire, comparée à la quinine parentérale a fait l'objet de nombreuses études en Asie et en Afrique qui ont inclus plus de 3000 cas avec des résultats divergeants sur les 2 continents.

Méthodologie
Notre étude est une méta-analyse. Elle avait comme objectif de comparer l'efficacité de l'artéméther à la quinine dans le paludisme grave. La comparaison a porté sur les essais randomisés. Notre critère de jugement principal était la mortalité et certains effets indésirables ont été considérés comme critères de jugement secondaires. Les résultats obtenus sur les deux continents ont ensuite été comparés entre eux.

Résultats
Les résultats de 11 essais sur 20 répertoriés de 1986 à 2001 ont remplis les critères d'inclusion. 5 études en Afrique concernaient les enfants et les 6 études d'Asie concernaient les adultes ont montré qu'en Asie, l'artéméther est plus efficace que la quinine dans la réduction de la mortalité (RR=0,645, RRR=45%, P=0,0068). Par contre, en Afrique, il n'y a pas de différence significative entre les deux médicaments(RR=0,946, P=0,66). Quant aux critères de jugements secondaires la quinine a été incriminée dans l'augmentation des hypoglycémies.

Discussions
La mortalité élevée dans les populations asiatiques chez les malades sous quinine est inhérente à l'apparition des résistances du Plasmodium falciparum à la quinine.

Conclusion
L'artéméther est la meilleure alternative à la quinine pour le traitement du paludisme sévère dans les régions où l'on observe une diminution de la sensibilité à la quinine. (comme l'Asie). En Afrique, la quinine reste aussi efficace que l'artéméther dans le paludisme grave.

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Anémie sévère et facteurs déterminants chez les enfants hospitalisés dans le Service de Pédiatrie du CHU/CHK

M. Mukaminega (Département de Pédiatrie CHUK), N. Muganga (Département de Pédiatrie CHUK), C. Baribwira (Département de Pédiatrie CHUB), Jef Van Den Ende (IMT - Anvers - Belgique)

Introduction
L'anémie chez l'enfant est un problème majeur de santé publique peu étudié surtout dans les pays en voie de développement. La recherche épidémiologique y est peu étudié. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a défini des seuils d'hémoglobine qui permettent de classer chez l'enfant, l'anémie très sévère, sévère, modérée et légère, par tranches d'âges. En Afrique Subsaharienne, l'étiologie de l'anémie chez l'enfant est multifactorielle dominée par le paludisme, la carence martiale et l'infection. C'est dans le souci de mettre en évidence les facteurs déterminant l'anémie sévère chez l'enfant hospitalisé dans le service de pédiatrie CHU/CHK que nous avons entrepris cette étude.

Objectif
Identifier les facteurs probables expliquant l'anémie sévère chez l'enfant hospitalisé dans le service de pédiatrie du CHU/CHK.

Matériels et méthodes
C'est une série de cas recrutés de façon prospective. Tout enfant entrant en hospitalisation avec une hémoglobine inférieure à 8 g/dl ainsi que celui qui le suit directement ayant une hémoglobine supérieure à 8 g/dl ont été inclus dans l'étude. Les enfants en période néonatale et ceux qui avaient un état général altéré ont été exclus de l'étude. L'âge, le poids, la taille ont été notés, la splénomégalie a été recherchée. Les paramètres biologiques suivants ont été dosés : l'hémogramme, l'urée et la créatinine, ont été réalisés au Laboratoire du CHU/CHK. Le fer et la transferine sériques, la ferritenémie, les anticorps anti-plasmodium falciparum, les anticorps anti VIH ont été dosés au Laboratoire de l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers en Belgique. La lecture de la goutte épaisse a été faite au Laboratoire du Programme National de Lutte contre le Paludisme. Les données ont été saisies avec le logiciel Epi-info, version 6.04 et analysées à l'aide du logiciel SPSS. Nous avons comparé les enfants avec une anémie sévère avec ceux qui n'en avaient pas.

Résultats
39.5% de notre échantillon avaient une anémie sévère et 61.5% n'en avaient pas. L'anémie sévère était fortement corrélée à la parasitémie (p=0.000001) et à la splénomégalie (p=0.00001). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative entre l'anémie sévère et la carence martiale.

Conclusion
L'anémie sévère est le résultat d'une hémolyse aiguë palustre. La carence martiale ne semble pas être un facteur de risque pour l'anémie sévère. Cependant, nos résultats ne permettent pas de l'exclure totalement.

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La CNLS et la réponse Nationale dans la lutte contre le SIDA au Rwanda

A. Binagwaho - CNLS

Dans le contexte de la réorganisation de la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA au Rwanda, la formulation d'une Politique Nationale et l'élaboration d'un Programme-Cadre constituaient des mandats de haute importance pour la CNLS durant l'année 2002.
En réponse à sa mission la CNLS a conduit entre février et mai 2002, un processus de planification Stratégique dont résultent deux documents essentiels :
1) le Cadre Stratégique 2002-2006 comprenant les orientations politiques et stratégiques destinées à éclairer l'élaboration ainsi que la mise en oeuvre des plans nationaux. C'est un document dynamique, par conséquent révisable à échéance;
2) le Plan National Multisectoriel qui est la synthèse des plans d'action de tous les secteurs d'interventions, est un instrument d'opérationnalisation du Cadre Stratégique.

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Les Méningites cérébro-spinales au Rwanda

M.V. Nakyanzi-Mugisha - Ministère de la Santé

La méningite cérébro-spinale est une des très vielles maladies au Rwanda. Elle est due à une diversité de germes dont les plus courantes sont des bactéries, des virus, des mycoses et quelque fois des parasites. Les méningites bactériennes sont importantes à cause de leur potentialité épidémique, qui devient de plus en plus importante.

Dans l'an 2002, le Rwanda a vécu sa plus grande épidémie de méningite depuis 1999. Au total 1736 cas dont 157 décès (taux de létalité de 9.0%) ont été enregistrés dans les 6 provinces affectées par l'épidémie. Comme pour les épidémies antérieures, l'agent causal a été le Neisseria méningitidis A. Plus de deux millions de personnes ont été vaccinées. Dans un autre cadre, plusieurs souches de méningite bactériennes ont été identifiées soit au cours de l'épidémie soit en dehors de l'épidémie.

Cette présentation reprend l'épidémiologie de la méningite bactérienne au Rwanda, et soulève des questions sur l'interprétation des différentes souches de méningite observées dans le pays, ainsi que l'efficacité du système de surveillance épidémiologique et les mesures entreprises dans le cadre de réponse à cette épidémie.

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Alimentation orale précoce après césarienne versus perfusion de routine : étude comparative à propos de 100 cas au CHUK

F. Ngagije (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUK), J. Vyankandondera (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUK), L. Kabura (Département d'Anesthésie-Réanimation CHUK)

Introduction
Dans cette étude prospective, randomisée, nous avons analysé les avantages et les désavantages possibles d'une hydratation orale précoce(huit heures après la césarienne) comparée à la routine de perfusion intraveineuse jusqu'à ce que les mères déclarent avoir eu le rétablissement du transit par l'émission des gaz après césarienne.

Objectif général
Contribuer à améliorer la prise en charge des mères césarisées à des coûts relativement bas dans un système de santé aux ressources limitées.

Objectifs spécifiques

  • Relever les complications associées à chaque mode d'alimentation
    • soit l'arrêt de la perfusion intraveineuse huit heures après césarienne, relayé par une hydratation précoce orale,
    • soit la perfusion de solutés uniquement jusqu'à l'émission des gaz.
  • Comparer l'évolution des patientes selon le mode d'alimentation alloué, en termes de survenue de complications.
  • Evaluer le taux de satisfaction des patientes selon le mode d'hydratation adopté.
  • Comparer les deux modes d'alimentation en termes de coûts.

Méthodes
L'étude a été réalisée à la maternité du CHUK qui accueille dix milles parturientes par an. Parmi elles, mille deux cents accouchent par césarienne. La taille de l'échantillon a été calculée en tenant compte d'une limite d'une erreur bêta de 20%, d'une erreur alpha de 5% et un intervalle de confiance de 95%. Un échantillon de 60 patientes pouvait suffire. Pour plus de crédibilité, nous avons décidé de doubler la taille si possible, l'amener à 100 au moins. Nous avons séparé l'échantillon en deux bras de même taille de manière aléatoire selon l'ordre d'enregistrement. Un consentement verbal a précédé l'allocation à chaque groupe d'étude. Pour éviter les risque de violation du protocole, les patientes de bras différents étaient séparés, celles appartenant au même groupe partageaient la salle d'hospitalisation jusqu'à la sortie. Le monitorage de l'évolution a été suivi grâce aux paramètres suivants : la tension artérielle, le pouls, la diurèse, les nausées, les vomissements, les mouvements péristaltiques, l'émission des gaz, la production du lait maternel. Les autres paramètres comme la satisfaction des patientes, les coûts supportés par la patiente et l'hôpital ont été évalués.

Résultats
Un total de 100 femmes a été inclus dans l'étude, cinquante dans chaque groupe. Les deux populations sont similaires quant à l'âge, la parité et les conditions opératoires Il n'y a eu aucune complication mortelle dans notre échantillon. La comparaison des deux modes d'hydratation a donné les résultats suivants :

1. L'évolution clinique des deux groupes de population ne diffère pas quant à :

  • La tension artérielle
  • Le pouls,
  • Les nausées (et les vomissements)

2. Les deux modes de prise en charge donne des résultats statistiquement différents en terme de :

  • Le début des mouvements péristaltiques était significativement précoces dans le groupe qui a commencé l'hydratation orale huit heures après césarienne comparé au groupe qui a été maintenu sous perfusion intraveineuse (p=0.03242391).
  • L'émission des gaz était beaucoup plus précoce dans le groupe qui a entrepris une hydratation orale précoce par rapport au groupe maintenu sous perfusion (p=0.0007543).
  • La sécrétion du lait maternel était plus précoce dans le premier groupe que dans le second (p=0.01036519).
  • Le niveau de satisfaction des patientes était plus élevé dans le groupe qui a commencé l'hydratation précoce
  • Les dépenses étaient moins élevées avec l'hydratation orale précoce est par rapport à l'alimentation par perfusion exclusive jusqu'à l'émission des gaz.

Conclusions
Nous n'avons trouvé aucune complication associée à l'alimentation orale exclusive huit heures après une césarienne. Pour certains paramètres, ce mode d'alimentation présente beaucoup d'avantages :

  • Le transit digestif reprend plus vite
  • La montée laiteuse est plus précoce;
  • Les coups sont moindres et pour la patiente et pour les institutions de soins.

Recommandations
L'alimentation orale précoce après une césarienne devrait être adoptée par les institutions sanitaires sans peur pour les raisons suivantes :

  • Il n'y a pas plus de complications associées à ce mode d'alimentation.
  • Pour certains paramètres, il présente plus d'avantages
  • Il coûte moins cher à la société en terme financiers et d'environnement.
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Interventions obstétricales majeures au CHUB : indications et pronostic

M. Bucagu (Ecole de Santé Publique U.N.R.), P. Basinga (Ecole de Santé Publique U.N.R.), A. Gakwavu (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB), A. Kanimba (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB), J.C. Sibomana (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB), G. Walasa (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB), S. Rulisa (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB)

Objectif
Déterminer l'importance, les principales indications et le pronostic materno-fœtal des interventions obstétricales majeures au CHU/Butare en 2002.

Type d'étude : Rétrospective et descriptive.

Site d'étude : Service de Gynécologie et Obstétrique, Centre Hospitalier Universitaire de Butare, Université Nationale du Rwanda.

Sujets : Du 01/01/2002 au 31/12/2002, 410 gestantes ont bénéficié de diverses interventions obstétricales majeures, au cours de la période comprise entre la 28 ème semaine d'aménorrhée et le 42 ème jour du post-partum.

Principaux éléments étudiés : Indications et pronostic materno-fœtal.

Résultats
Au cours de la période d'étude, 1969 accouchements ont été enregistrés et 410 interventions obstétricales majeures ( soit près d' une intervention pour cinq accouchements), dont 365 césariennes, soit un taux de 18,5 pour cent de césariennes. La grande majorité des interventions est représentée par les césariennes (89%). 42,4 % d'entre elles étaient principalement transférées d'autres formations sanitaires de Butare et de Gikongoro. Plus de la moitié (52,68%)des gestantes étaient des femmes jeunes (20 - 29 ans). Les principales indications de césariennes sont essentiellement représentées par la disproportion foeto-pelvienne, les présentations irrégulières (transversales, face, front, siège…) ; les césariennes itératives ; la dystocie dynamique etc… L'hystérectomie totale a été réalisée exclusivement en cas de rupture utérine, souvent associée à une infection péritonéale et/ou des lésions vésicales pourvoyeuses de fistules génito - urinaires. Le taux rupture utérine est de 1,8%. Le taux de mortinatalité de notre série est de 158 pour 1000 naissances vivantes dont la grande majorité des mères étaient transférées ( p = .000). L'on a enregistré 5 décès maternels dont un en per-opératoire et 4 en post-opératoire dont les causes directes étaient l'hémorragie (3 décès) et l'infection (2 décès) toutes secondaires à la rupture utérine dont la grande majorité des patientes étaient transférées (p = .000).

Conclusions
La présente étude sur les interventions obstétricales majeures au CHU/Butare a permis de relever les caractéristiques principales suivantes : Elles constituent l'activité principale du service de Gynécologie et Obstétrique ; les indications maternelles absolues des césariennes (disproportion foeto-pelvienne) sont prédominantes ; la forte prévalence des ruptures utérines et la forte mortinatalité étroitement corrélées aux transferts maternels tardifs.

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Apport de l'examen cytologique du sperme dans la mise au point des infertilités masculines

V. Bigirimana (Kigali Health Institute), I. Uwimana (Kigali Health Institute), L. Gahimbare (Département de Biologie Médicale CHUB), L. Ngendahayo (Département de Biologie Médicale CHUB)

On sait aujourd'hui que les responsabilités sont parfaitement partagées entre l'homme et la femme en ce qui concerne le grave problème social que constitue l'infertilité du couple.

D'après l'OMS, 8 à 10% des couples ont un problème de fécondité et 2 à 7 % demeurent sans enfants dans le monde. Aux U.S.A et en France, le problème de stérilité touche 15 % des couples mariés. Les statistiques du Centre Hospitalier de Kigali montrent que 64% des cas de consultation pour infertilité masculine présentent des anomalies du spermogramme. Un travail réalisé au Laboratoire Universitaire de Butare a trouvé que parmi les hommes consultant pour infertilité, 15,5 % seulement ont un spermogramme normal.

En ce qui concerne l'examen microscopique du sperme, les deux examens les plus importants sont le spermogramme (nombre et mobilité des spermatozoïdes) et le spermocytogramme (forme des différentes parties du spermatozoïde).

Concernant ce dernier examen, les normes de l'OMS ont varié avec le temps. Avant 1992, on considérait qu'un sperme était normal, s'il avait plus de 50% de spermatozoïdes morphologiquement normaux. Ce chiffre a été abaissé à 30 % en 1992 et à 14% en 1999.

Nous avons analysé le spermogramme de 82 cas et 47 spermocytogrammes de patients ayant consulté au Centre Hospitalier Universitaire de Kigali pour infertilité et entre Mai et Novembre 2002.

Les résultats montrent que 50% des cas sont oligospermiques, 17% azoospermiques et que plus de 23% ont des antécédents d'infections sexuellement transmissibles. Le spermocytogramme révèle que la plupart des anomalies du spermatozoïde portent sur la tête (42%), ensuite sur le flagelle (22,72%) et que les anomalies de la pièce intermédiaire sont plus rares (16,02%). Les anomalies associées représentent 30,96%.

Si on applique les critères de 1992, 17 patients seulement ont un sperme normal. Ce chiffre monte à pratiquement 66% en appliquant les critères de 1999. Ceci montre que les nouveaux critères de l'O.M.S seront sans doute plus facilement acceptés par les gynécologues qui s'étonnaient de voir de nombreux spermes considérés comme anormaux par le cytologiste devenir fécondants.

Actuellement, bien des auteurs pensent qu'il faut se baser plus sur la forme, plutôt que le nombre des spermatozoïdes pour juger de leur pouvoir fécondant. Leur mobilité est souvent liée à leur forme. D'où l'importance de la cytologie morphologique dans la mise au point des infertilités masculines.

Mots-clés: infertilité masculine, spermogramme, spermocytogramme.

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Les formes chroniques de la malnutrition sévère : facteurs associés et évolution sous réhabilitation nutritionnelle standard dans le Service de Pédiatrie du CHUB

G. Muhorakeye, C. Baribwira, A.N. Cwinya, M.C. Uwurukundo - Département de Pédiatrie CHUB

Introduction
Le problème de malnutrition protéino-énergétique demeure un des problèmes majeurs de santé publique dans les pays en développement. Au Rwanda, au C H U B, en milieu hospitalier, elle représente 20% des hospitalisations pédiatriques avec une mortalité d'environ 10%. La prise en charge de cette malnutrition protéino-énegétique est basée sur la réhabilitation nutritionnelle standard tel que proposée par FAO/OMS.

Matériel et Méthodes
Nous avons effectué une étude transversale à visée analytique sur une période de 6 mois. Elle s'est déroulée dans le département de Pédiatrie service des enfants sévèrement malnourris (NUTRIPA).
Notre travail vise 3 objectifs :
1) dégager la prévalence de la malnutrition aiguë et chronique.
2) déterminer les facteurs de risques d'évolution vers une malnutrition chronique.
3) analyser l'évolution des deux formes de malnutrition sous une même réhabilitation nutritionnelle usuelle.

Les principales données recueillies ont été :

  • les caractéristiques socio-économiques et démographiques.
  • les données anamnéstiques sur les antécédents nutritionnels et pathologiques.
  • les données anthropométriques à l'entrée, au 15è jour et à la sortie.
  • les données des examens paracliniques spécialement le taux d'hémoglobine et l'albuminémie.

Résultats
177 enfants gravement malnourris ont été inclus.
Sur le plan épidémiologique, l'émaciation (malnutrition aiguë) intéresse 31,6% de nos enfants et le retard statural (malnutrition chronique) 64%.
Le pourcentage d'enfants présentant une malnutrition sévère selon la classification de GOMEZ est de 73%.
Contrairement à ce qu'on croyait, le retard statural se remarque très tôt avant l'âge de 6 mois ( 6,8% avant 6 mois et 20,7% entre 7 et 18 mois).
Sur le plan analytique, le retard statural (malnutrition chronique), comparé à la malnutrition aiguë, est statistiquement associé à un niveau socio-économique bas(p<0,05), à l'anémie(p<0,01)et à l'antécédent d'avoir vécu dans un camp de réfugiés.
Le séjour moyen des enfants ayant une malnutrition aiguë est de 35 jours avec un gain pondéral moyen de 67g/j tandis que les enfants ayant une malnutrition chronique, leur séjour moyen est de 40 jours avec un gain pondéral moyen de 47g/j. La différence étant statistiquement significative(p<0,03).

Conclusion
Ces résultats révèlent les faits suivants :

  • La population d'enfants gravement malnourris est hétérogène sur le plan des indicateurs nutritionnels.
  • Certains facteurs semblent liés à l'évolution vers un retard statural comme l'anémie, le niveau socio-économique bas.
  • Les malnourris graves avec un retard de croissance staturale (malnutrition chronique) récupèrent plus lentement que les malnourris aiguës sévères sans retard statural sous le même régime de réhabilitation.

Question : Faut-il différencier la prise en charge de ces deux formes de malnutrition ?

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L'utilité de la bandelette réactive dans le diagnostic de l'infection urinaire de l'enfant dans un hôpital de référence nationale au Rwanda

D. Mupfasoni (Département de Pédiatrie CHUB), C. Baribwira (Département de Pédiatrie CHUB), N. Muganga (Département de Pédiatrie CHUK), L. Gahimbare (Département de Biologie Médicale CHUB)

Introduction
Le diagnostic clinique de l'infection urinaire chez l'enfant est particulièrement difficile parce que les signes cliniques sont non spécifiques. L'examen complémentaire de référence est l'E.C.B.U. Mais la grande majorité des urines parvenant au laboratoire est stérile. C'est pourquoi l'utilisation de la bandelette réactive serait d'une grande utilité pour trier les urines suspectes. Notre étude avait pour but d'évaluer l'utilisation de ces bandelettes réactives dans nos propres conditions de travail.

Matériel et Méthodes
Notre travail s'est déroulé au C.H.U.K dans deux services à savoir la Pédiatrie et le laboratoire dans le département de bactériologie. Une population de 116 enfants hospitalisés a été sélectionnée selon les critères d'inclusion et d'exclusion. Pour tout enfant inclus, nous avons fait l'examen clinique, l'examen à la bandelette réactive et l'E.C.B.U.

Résultats
Les sensibilités les plus élevées du test de la bandelette réactive comparé à la culture ont été retrouvées lorsqu'on combinait les zones leucocyte et nitrite ainsi que leucocyte, nitrite et protéine respectivement de 75% et 80%. Les valeurs prédictives négatives les plus performantes de la bandelette réactive ont été retrouvées pour les mêmes combinaisons respectivement de 97.6% et 98.5%. Le coût de l'E.C.B.U. est presque 6 fois plus cher que celui de la bandelette réactive.

Conclusion
L'examen à la bandelette réactive du fait de sa faible sensibilité ne permet pas de faire le diagnostic de l'infection urinaire. Mais avec une valeur prédictive négative supérieure à 90%, elle permet de l'éliminer lorsque les zones leucocyte, nitrite et protéine sont négatives. Ainsi 80% d'E.C.B.U. peuvent être évité en les sélectionnant selon les résultats de la bandelette réactive. Le coût de l'E.C.B.U. étant presque six fois plus cher que celui de la bandelette réactive, ce dernier a donc un intérêt évident en terme d'économie de la santé.

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Diagnostic clinique et génétique du retard mental sévère ou modéré dans le centre d'accueil d'enfants et adolescents à Gahanga/Kigali

L. Mutesa (Faculté de Médecine - U.N.R.), L. Ngendahayo (Service d'Anatomopathologie CHUB), L. Koulischer (Laboratoire de Génétique Humaine CHU Liège, Belgique)

The present report, concerning the characterization of moderate to severe mental retardation, seems to be the first on this topic in Rwanda. After a summary of the most important steps of normal physical and psychomotor development, the definition of mental retardation is presented. Our findings are then shown. The population studied is composed of 30 young patients below 18 years; 91,7% are affected with moderate and 8,3% with severe mental retardation. In agreement to other similar reports, the correlation between the number of dysmorphic traits and the degree of mental handicap was confirmed (56,7%). However, our data show some physical anomalies apparently more frequent in our series than in others: microcephaly (67%), thoracic scoliosis (43,3%), polydactyly (36,7%). Karyotype analysis was performed in all patients(lymphocyte cultures, standard G or Q banding); 40% showed an anomaly. As in other similar studies, trisomy 21was the most frequent and concerned 36,7% of these institutionalized patients. Our study demonstrated some specific difficulties: very often, no data concerning the family history could be obtained, preventing the construction of a complete chronological family tree. On the other hand, no evaluation of the IQ with psychometric tests could be performed.

In conclusion, although some obvious limitations, this pilot study of the medical aspects of psychomotor handicap in Rwanda has shown that clinical examination allows an interesting evaluation of the level of mental retardation; however, undoubtedly more sophisticated psychometric tests are needed. Second, Karyotype analysis is very important, but standard chromosome studies alone are not sufficient to demonstrate the possible genetic determinism of the symptomatology observed.

Key words : psychomotor development, mental retardation, trisomy 21, microcephaly, hydrocephaly, congenital malformations, Rwanda.

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Preliminary results of gasometric values in a students population at Butare

Jean Bosco Gahutu - Physiologie Normale et Pathologique CHUB

Introduction
We present here preliminary results covering a sample of 80 subjects out of our global study comprising 268 series of gasometric analyses. The analyses were carried out from february 2002 to may 2003. The scientific interest of the project consists of estimating the impact of altitude (1768 m at Butare) and barometric pressure (629 mmHg at Butare) on blood gases values. The objective of this research is to give an idea of reference values, at Butare, concerning the exploration of acid-base balance. This study presents a regional interest as such a study has not yet been carried out in the region to which Rwanda belongs.

Material and Methodhs
Our sample was obtained at random from the student population of the National University of Rwanda, all faculties included. To be included in our study, the subject had to be aged between 20 and 30 years, non smoker, in good physical health, at rest, fasting since at least 12 hours and should have stayed at Butare since at least one year and in an uninterrupted manner during the 4 weeks which preceded the sampling. The women should be out of the menses period, not pregnant and not breastfeeding. The absence of disease was stated based on the anamnesis and a rapid clinical examination. Arterial blood was sampled by an anaesthetist from the radial artery, anaerobically, in a heparinated syringe. The gasometric analysis was carried out immediately after the sampling. In the BGA3 blood gas analyzer used, the pH determination is a potentiometric measurement employing a glass electrode as the indicator electrode and a calomel electrode as the reference electrode. The PCO2 electrode is a pH electrode with spacer and membrane added. The CO2 which has crossed the membrane (impermeable to charged ions) will cause a change in the electrolyte's pH. The PO2 electrode used is a polarographic electrode consisting of a combined platinum (cathode) and a silver/silver chloride (anode) electrode. The electrodes were calibrated appropriately before each series of analyses. The quality control assured good performance of the equipment. The derived parameters were calculated on the computer with Excel software with appropriate formulas. The data analysis was done with Epi-Info software, version 6.04.

Results
The results are as follows : PH (males) : mean = 7.408 ; standard deviation = 0.019. pH (females) : mean = 7.414 ; standard deviation = 0.024. PCO2 (mmHg) (males) : mean = 34.17 ; standard deviation = 3.49. PCO2 (females) : mean =31.40 ; standard deviation = 2.67. PO2 (mmHg) (males) : mean = 86.63 ; standard deviation = 5.84. PO2 (females) : mean = 88.20 ; standard deviation = 8.08. Plasma HCO3- (mEq/L) (males) : mean = 21.28 ; standard deviation = 2.07. Plasma HCO3- (females) : mean = 19.64 ; standard deviation = 2.38. Base Excess (mmol/L) (males) : mean = -2.36 ; standard deviation = 1.17. Base Excess (females) : mean = -3.55 ; standard deviation = 1.91. Total CO2 (mmol/L) (males) : mean = 22.35 ; standard deviation = 2.13. Total CO2 (females) : mean = 20.78 ; standard deviation = 1.99. Standard Bicarbonate (mEq/L) (males) : mean = 22.55 ; Standard deviation = 1.41. Standard bicarbonate (females) : mean = 21.49 ; standard deviation = 1.52. Buffer Base (mmol/L) (males) : mean = 45.57 ; standard deviation = 1.74. Buffer Base (females) : mean = 43.36 ; standard deviation = 1.95.

Discussion
The mean values observed in our sample are significantly different from theoretical values at sea level. This is due to a slight hyperventilation by acclimatization to altitude. The PCO2 is relatively low. The plasma bicarbonate is relatively low by renal reaction, which assures a normal pH. The Base Excess is negative, due to the lowering of plasma bicarbonate. Our results are comparable with those of Robert O. Crapo et al. at Salt Lake City, USA, at an altitude of 1,400 m.

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Tuméfactions cervicales - pièges diagnostiques à propos d'un cas à localisation latérale

A. Nyakayiro, A. Sendegeya - Département d'O.R.L. CHUB

Introduction
Les tuméfactions cervicales(latérales et médianes) sont toutes des tuméfactions profondes développées au dépens de tous les éléments constitutifs(peau, muscle, ganglions,...) mais c'est le ganglion lymphatique qui est le plus souvent en cause dans les tumeurs latérales du cou. Les problèmes diagnostiques posés peuvent être difficiles mais la grande question est : "Tumeur bénigne ou maligne ?".

Notre observation
Mademoiselle, N, 19 ans consulte en janvier 2003 notre service pour une masse latéro-cervicale gauche apparue en octobre 2002, non douloureuse et augmentant lentement de volume, pas de suppuration.
Les antécédents de cette jeune femme étaient sans particularités.

A la 1ère consultation, la patiente n'a aucun signe fonctionnel. A l'examen clinique, on note au niveau du cou, une masse sus-claviculaire et pré-sterno-cléido-mastoïdienne recouverte d'une peau saine.

La radiographie thoracique note une absence de lésions pleuro-parenchymateuses et des structures osseuses.

La 1ère échographie cervicale effectuée le 08/01/2003 a révélé une tuméfaction hypoéchogène, nodulaire bien séparée des artères voisines(artère carotide primitive, artère sous-clavière). Pas de liquide.

Les hypothèses diagnostiques proposées : Lymphome et TBC.

La 2ème échographie cervicale effectuée le 15/01/2003 par un autre opérateur a noté une masse sus-claviculaire d'échostructure hétérogène avec calcifications et sans zones nécrosées. La coupe sagittale de la masse montre une disparition des échos musculaires avec dus structures vasculaires normales.

L'hypothèse diagnostique proposée : Tumeur musculaire(Rhabdomyosarcome). Devant cette différence de vue, une cervicotomie exploratrice est programmée pour le 24/01/2003.

Discussion
1. Epidémiologie
Les tuméfactions cervicales latérales sont constituées en grande majorité par les adénopathies(80%). On distingue entre autre les tuméfactions chaudes des tuméfactions inflammatoires subaiguës. Notre observation fait partie de cette dernière catégorie.

2. Diagnostique

2.1. Les circonstances de découverte Les tableaux cliniques sont polymorphes. Il peut s'agir soit de :

  • Adénopathies sequellaires souvent traitées aux dépens des antibiotiques chez un adulte jeune ou d'âge moyen.
  • Adénopathie tuberculeuse qui se voit parfois chez un sujet âgé. Il s'agit d'une reviviscence tardive d'une TBC cervicale.
  • Suppurations cellulo-lymphatiques à mycobactéries atypiques réalisant des tableaux voisins de la TBC ganglionnaire s'observant surtout chez des enfants très jeune (1 à 2ans).

2.2. L'examen clinique permet de déterminer facilement si les adénopathies sont isolées ou si elles sont multiples ou généralisées.

Conclusion
Les tuméfactions cervicales regroupent des tableaux cliniques divers qui nécessitent une démarche diagnostique codifiée. L'exemple de notre observation illustre bien les pièges diagnostiques.

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Hémorragies digestives hautes aiguës : prise en charge et facteurs de risque liés à la mortalité à propos de 116 cas observés au CHUK

G.A.C. Isabwe (Faculté de Médecine), E. Kayibanda (Département de Chirurgie CHUK)

Acute upper gastrointestinal (UGI) bleeding is a common reason for emergency admissions of which mortality remains high . The aim of our study was to find out the principal aspects of acute UGI bleeding and to determine the value of Rockall's risk scoring system in the Rwandan set-up.

From October, 2001 to November, 2002, 116 patients with acute UGI bleeding were prospectively admitted in CHUK. Data were collected prospectively with a standard questionnaire and included epidemiological, clinical, paraclinical and therapeutical data.114 patients underwent to the endoscopy. Pre and postendoscopic Rockall's scores were determined. The risk factors were correlated with death and observed deaths compared with predicted deaths according to NAAUGH data base.

The mean age was 39±15 years. Epigastric pain associated with haematemesis was found in 46.6%. Shock was found in 8.6% and 37.1% had haemoglobin less than 8g/dl on admission. Blood transfusion was done in 52.6% and 17.2% of them required more than 5 units. Pre-existing illnesses were present in 35.3%.The mean interval between admission and endoscopy was 82±57 hours and the average duration before treatment was 5±4 hours. Endoscopy was performed in 92.1%. The principal diagnoses were gastric tumour (16.4%), duodenal ulcer (15.5%) and acute gastritis (14.7%). Duodenal ulcer was the most common source of bleeding (26%). 83% received medical treatment and 17 % received surgical treatment. Overall mortality was 14.7%. When the patient didn't require blood transfusion, the prognosis was good (OR: 0.04, IC: 0.00-0.52, p= 0.012600). There was no significant difference between the observed mortality and the one predicted by the Rockall's scoring system.

The mortality due to acute UGI bleeding remains high. The Rockall scoring system appears applicable in our setting. However working on larger samples would make the comparison more accurate.

Key -words: Gastrointestinal bleeding, Rockall's score, Mortality, Rwanda.

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Programmes TB et VIH : Quelles stratégies de collaboration pour le Rwanda ?

B. Kalibushi - PNILT - KIGALI

Le contrôle de la tuberculose basé sur le dépistage passif et le traitement de tous les cas de TB par un traitement de courte durée directement observé( DOTS) a connu beaucoup de succès dans plusieurs pays en développement y compris le Rwanda. Cependant ces stratégies pourraient ne pas être suffisamment efficaces dans les pays à forte prévalence de la TB et du VIH. En effet, il est démontré que l'infection VIH est la cause la plus importante de l'augmentation rapide des cas de TB. Plusieurs pays Africains ont vu leur nombre des cas de TB augmenter de 200-300% en l'espace de quelques années. Le Rwanda, avec un risque annuel d'infection de la TB( RAI) de 2% et une seroprévalence VIH de 13.5% a connue une augmentation des cas de TB notifiés de plus de 100% en quatre ans (1995-1999). Il s'avère dès lors nécessaire de trouver les voies et moyens de mettre en place des nouvelles stratégies capable relever ce défi. Ces stratégies devront répondre a la question de savoir comment peut on saisir les opportunités actuelles pour contrôler les deux épidémies en utilisant les ressources de deux programmes d'une façon rationnelle et efficiente. Dans cette exposée, nous tenterons d'explorer les différents scénarios susceptible d'être appliqués au Rwanda en ce qui concerne la mise en place d'un cadre de collaboration entre les programmes VIH et TB.

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