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VIIIèmes journées médicales
de Butare
20-21 Juin 2003 |

FACULTE DE MEDECINE
B.P. 30 - BUTARE
Tél : (250) 530 475
Fax : (250) 530 328
E-Mail : facmed@nur.ac.rw |
| Mot de bienvenue |
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La Faculté de Médecine composante de l'U.N.R. a été créée
en 1963 à l'initiative du Gouvernement Rwandais appuyé par
les Quatre Universités Francophones Canadiennes sous le haut
patronage du Père Dominicain René LEVESQUE. La mission de
cette faculté peut être résumée en trois points :
Formation initiale et continue des professionnels de la santé
: a ce titre la Faculté de Médecine de l'U.N.R. a déjà formé
560 médecins depuis sa création et 10 médecins spécialistes
récemment diplômés en février 2002. Elle compte un effectif
de 452 en formation pré-graduée et 12 candidats spécialistes
dans les disciplines de Chirurgie, Gynéco-Obstétrique, Médecine
Interne et Pédiatrie.
Recherche et développement sanitaire : la Faculté de Médecine
de l'U.N.R. participe et anime tant au niveau national qu'international
les colloques, les séminaires… dont notamment les Journées
Médicales de Butare (JMB) qui sont devenues une tradition
pour cette Institution. En collaboration avec d'autres partenaires
nationaux, quelques travaux de recherche sont en cours, en
particulier dans le domaine du VIH-SIDA.
Activités de santé à la communauté : depuis Octobre 2000,
en conformité avec les recommandations de l'U.N.R. qui préconisent
des activités de formation centrées sur le développement de
la communauté, la Faculté de Médecine a ouvert de nouveaux
sites de formation pratique au niveau des différents districts
notamment à Byumba, Ruhengeri, Gisenyi, Kibuye et Cyangugu.
Pour renforcer cette mission, un centre d'informatique médicale
et de recherche épidémiologique et clinique en collaboration
avec le Centre de Calcul de l'U.N.R., a ouvert ses portes
au sein de la Faculté de Médecine depuis Avril 2001. Ce Centre
vient d'effectuer plusieurs formations pour les étudiants
et les enseignants.
Ses activités de formation continue seront renforcées avec
l'acquisition de nouvelles machines et le câblage par fibre
optique.
Par ailleurs, la Faculté et le CHU-Butare viennent de recevoir
un équipement financé par le Gouvernement Néerlandais comportant
entre autre :
- les microscopes d'enseignement,
- une station de télédiagnostic en Anatomopathologie,
- un échographie avec Doppler,
- une unité d'endoscopie digestive avec vidéoscopie,
- du matériel de réanimation dont un défribrilateur,
- des analyseurs de biochimie, d'hématologie et des gaz
du sang etc…
Dr Alexis NYAKAYIRO
Doyen.
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| Remerciements |
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Le comité de l'organisation remercie toutes les personnes
qui ont contribué à la réalisation des VIIIèmes Journées Médicales
de Butare.
Un sincère merci pour l'appui et l'engagement du Ministère
de la Santé et de l'Université Nationale du Rwanda, des multiples
organismes collaborateurs et de la disponibilité de l'équipe
du secrétariat de la Faculté de Médecine.
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| Parrainage |
Ministre de la santé
Recteur de l'U.N.R. |
| Organisation |
Faculté de médecine
Direction provinciale de la santé, genre et affaires
sociales - Butare |
| Appui matériel |
U.N.R.
MINISANTE
CHU Kigali, CHU Butare, CNLS, GTZ, IRST, RAMA, ARBEF, PNILT,
CAMERWA, PHARMAKINA |
| Comité d'organisation |
Dr Alexis NYAKAYIRO, Président
Dr Laurent MUSANGO, Co-Président
Dr André MUSEMAKWERI, Membre
Dr Louis NGENDAHAYO, Membre
Dr Cyprien BARIBWIRA, Membre
Dr Maurice BUCAGU, Membre
Dr Emmanuel NKERAMIHIGO, Membre
Dr Bénoît SEMINEGA, Membre
Dr Isabelle MUKAGATARE, Membre
Mr MURARA Narcisse, Membre |
| Comité Scientifique |
Dr Cyprien BARIBWIRA, Président
Dr Maurice BUCAGU, Vice-Président
Dr André MUSEMAKWERI, Membre |
| Secrétariat des Journées |
Mme Odette MURORUNKWERE
Mme Libérata MUTAMULIZA
Mme Chantal MUTIJIMA
Mme Marie Goretti MUKARUSHEMA
Mr Ignace NDABARINZE |
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| Résumés des communications |
| Prévalence des marqueurs
viraux au Centre de Transfusion Sanguine de Butare |
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J. Wane (Département de Biologie Médicale CHUB), S. Sebuseruka
(Faculté de Médecine)
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Résumé
Malgré tous les efforts des Centres de Transfusion, le risque de
transmettre des agents infectieux par transfusion de dérivés sanguins
ne pourra jamais être nul. Tous les virus pouvant infecter l'homme
sont théoriquement susceptibles d'être transmis par transfusion,
lorsque le virus est présent dans le sang. Cette étude a été entreprise
pour faire le point sur la présence de certains marqueurs viraux
au sein de la population des donneurs du CTS de Butare.
Les objectifs principaux poursuivis au cours de cette étude sont
:
1. Evaluer la prévalence de certains marqueurs viraux à savoir :
les virus de l'hépatite B (VHB), de l'hépatite C (VHC) et de l'immunodéficience
humaine (VIH).
2. Estimer la répartition de ces marqueurs en fonction de l'âge
et du sexe.
3. Evaluer la fréquence des co-infections possibles.
Sujets et méthodes
Il s'agit d'une étude descriptive qui a porté sur 4551 sujets ayant
fait don de leur sang au cours de la période allant du 1er janvier
au 31 décembre 2000, soit une période d'une année.
Ont été inclues dans l'étude, toute personne âgée de 17 à 55 ans
en bonne santé répondant aux critères de sélection bien établis.
Les sérums des donneurs ont été testés pour la recherche des anticorps
anti VHB, VHC et VIH à l'aide de trousses ELISA basées sur deux
principes différents. Le résultat était considéré positif si le
sérum était réactionnel dans les 2 types d'ELISA. Le recueil, l'analyse
descriptive avec les tests de signification ont été effectuées à
l'aide du logiciel Epi info version 6.04. Le traitement de texte,
les tableaux et graphiques ont été rendus possible grâce aux logiciels
Word et Excel.
Résultats
- Le sexe ratio de la population étudiée est de 3, les hommes
étant plus nombreux que les femmes.
- Les séroprévalence des marqueurs viraux recherchés se répartissent
de la manière suivante :
- La séroprévalence de l'infection VHC est de 6.6%
- La séroprévalence de l'infection au VHB est de 5%
- La séroprévalence de l'infection au VIH est de 4.5%
- Le virus de l'hépatite B est prédominant dans la tranche d'âge
de 20-29 ans, contrairement à l'hépatite C qui est plus fréquent
chez les donneurs âgés de plus de 35 ans.
- L'âge moyen des séropositifs au VIH est de 25.8 ans.
- Aucune association statistiquement significative n'existe entre
les sujets VIH et VHB positifs, alors qu'elle existe entre les
sujets VIH et VHC positifs.
- Il a été constaté très peu de co-infections entre les différents
marqueurs viraux étudiés. Nous soulignons l'importance du dépistage
des anticorps anti VHC sur tous les dons de sang en plus des analyses
habituelles (dépistage de l'Ag HBs, recherche des anticorps anti
VIH…).
Conclusions
1. L'infection par le VHC est plus élevée chez les donneurs du CTS
de Butare que les 2 autres marqueurs viraux étudiés.
2. Le VIH et le VHB se retrouvent surtout chez les sujets jeunes
contrairement au VHC qu'on retrouve chez les sujets plus âgés.
3. Une prédominance masculine a été observée pour les 3 marqueurs
viraux.
4. Il existerait une association entre le VIH et le VHC chez nos
donneurs.
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| Méningites associées au
VIH/SIDA chez l'adulte au CHUK : Aspects diagnostique, thérapeutique
et évolutif |
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A. Musemakweri (Département de Médecine Interne), JMV Nduwimana
(Service d'Ophtalmologie CHUB)
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Introduction
Avec l'émergence de l'infection par le VIH/SIDA, les affections
opportunistes ne cessent d'augmenter. Parmi ces dernières, les méningites
occupent une place importante tant sur le plan morbidité que mortalité.
Ceci nous a poussé à faire une étude sur la co-infection méningite
et VIH/SIDA qui a pour objectifs :
- Situer l'importance des méningites chez les patients séropositifs
au VIH dans le service de MI du C.H.K.
- Faire état des principales étiologies des méningites associées
au VIH dans ce service.
- Déterminer l'apport des examens complémentaires dans le diagnostic
étiologique des méningites associées au VIH.
- Etudier l'évolution sous traitement des méningites associées au
VIH.
- Formuler quelques recommandations.
Matériels et méthodes
C'est une étude prospective, descriptive et transversale ; réalisée
au Centre Hospitalier de Kigali (C.H.K) pendant 5 mois, du 01 janvier
2002 au 31 mai 2002. La collecte des données a été réalisée grâce
à une fiche comprenant l'examen physique des patients et la recherche
d'antécédents médicaux. A partir du liquide céphalo-rachidien (
LCR ), la protéinorachie, la glycorachie et le nombre de leucocytes
ont été documentés, de même que l'examen à l'encre de Chine, la
sérologie à la recherche d'antigènes cryptococciques et la culture
du LCR. La recherche de l'immunodépression par le VIH/SIDA a été
faite par l'examen sérologique ELISA 1 et ELISA 2. Le traitement
et l'évolution en milieu hospitalier ont été systématiquement notés.
Résultats
La co-infection méningite et VIH représente 65 patients sur 82,
soit 79.3%. Parmi ces patients séropositifs pour le VIH/SIDA , 52
(80%) avaient une méningite à cryptocoque, 7 (10.8%) avaient une
méningite tuberculeuse, 5 (7.7%) avaient une méningite à pneumocoque
et 1 (1.5%) avait une méningite à méningocoque. Les signes cliniques
dans toutes les formes de méningite étaient dominés par les céphalées
intenses (p=0.4667), la fièvre (p=0.457), la raideur de la nuque
(p=0.099) , les vomissements (p =0.91) et le trouble de la conscience
(p=0.1). L'antécédent de tuberculose a été le plus documenté chez
40.2% des patients de notre étude.
Sur le plan paraclinique, les caractéristiques du LCR étaient variables.
Comme on devrait s'y attendre, dans les méningites purulentes, le
nombre de leucocytes dans le LCR, une hyperprotéinorachie et une
hypoglycorachie considérables ont été notés. Par contre, dans les
méningites à liquide clair, le nombre de leucocytes, l'hyperprotéinorachie
et l'hypoglycorachie modérément élevés ont été notés. Il a été par
ailleurs constaté que les paramètres cytochimiques du LCR étaient
strictement normaux chez plus de 60% des patients atteints de méningite
à cryptocoque. Tous les patients ont été mis sous traitement spécifique,
sauf 10 malades sur 52 atteints de méningite à cryptocoque qui n'ont
pas pu s'acheter les antifongiques dont 6 sont décédés et les 4
autres évadés. Une amélioration clinique a été notée globalement
chez 48.8% de nos patients.
Selon le statut sérologique, une amélioration a été notée chez 43%
des patients séropositifs au VIH contre 70.6% des patients séronégatifs
(p=0.16). De façon globale, la mortalité a été de 32.9%.
Selon les formes de méningites, la mortalité proportionnelle a été
de 59.3%, de 22.2%, de 11.1% et de 7.4% respectivement pour la méningite
à cryptocoque, la méningite à pneumocoque, la méningite à méningocoque
et la méningite tuberculeuse. Globalement, la mortalité en milieu
hospitalier est statistiquement associée à l'infection au VIH (p=0.01).
Conclusions
La séropositivité au VIH/SIDA est très élevée chez les patients
atteints de méningite dans le service de MI du C.H.K. La forme commune
la plus rencontrée est la méningite à cryptocoque pour laquelle
le prix des antifongiques reste un problème majeur. La mortalité
reste élevée chez les patients associant la coinfection méningite
et VIH/SIDA positif comparativement aux patients séronégatifs tandis
que l'amélioration clinique est plus observée chez les patients
séronégatifs que chez les patients séropositifs. Les résultats des
paramètres biochimiques du LCR sont difficiles à interpréter, spécialement
au cours de la méningite à cryptocoque et de la méningite tuberculeuse.
D'autres recherches s'avèrent nécessaires dans notre pays pour compléter
nos connaissances quant à la coinfection méningite et VIH/SIDA.
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| Infections bactériennes
et sensibilité aux antibiotiques : Cas du CHU KIGALI |
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A. Musemakweri (Département de Médecine Interne CHUB), T. Mpunga
(Faculté de Médecine)
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Introduction
Les infections bactériennes longtemps traitées efficacement avec
les antibiotiques, sont devenues avec le temps résistantes à ces
antibiotiques et constituent de ce fait un problème de santé publique.
La situation se trouve aggravée avec l'émergence de l'infection
au VIH/SIDA, car certaines bactéries naturellement résistantes aux
antibiotiques acquièrent l'opportunité d'infecter de plus en plus
l'homme. Ceci nous a poussé à faire une étude sur les infections
bactériennes et leur sensibilité aux antibiotiques au centre hospitalier
universitaire de Kigali (CHUK), qui a pour objectifs :
- Déterminer les principales étiologies des infections bactériennes
au CHUK
- Déterminer le degré de chimiosensibilité et de résistance des
germes aux différents antibiotiques.
- Proposer les antibiotiques à prescrire pour différentes infections
en tenant compte de leur acceptabilité, leur innocuité, leur coût
et leur disponibilité.
- Formuler quelques recommandations pour le bon usage des antibiotiques
Matériels et méthodes
C'est une étude rétrospective et descriptive effectuée au laboratoire
bactériologique du centre hospitalier universitaire de Kigali(CHUK),
sur une période de 3 ans, soit du 01/janvier/1999 au 31/décembre/2001.
La collecte des données a été réalisée grâce à une fiche comprenant
les données suivantes : Le sexe du patient, l'âge, le service demandeur,
le type de produit pathologique, le germe isolé à la culture par
produit pathologique et le résultat de l'antibiogramme par germe
isolé.
Résultats
Sur 36.794 échantillons recensés, 9.020 étaient positifs soit 24.0%.
L'examen cytobactériologique des urines(ECBU), atteint presque la
moitié des examens réalisés par le laboratoire bactériologique du
CHU/K, avec 46.1% de tous les prélèvements.
En ce qui concerne les germes les plus dominants par produit pathologique
:
- Les Shigelles sont prédominants dans les diarrhées avec 39.6%.
- L'E.coli est prédominant dans les infections urinaires avec
50.6%, dans les péritonites avec 50.0%, dans les infections génitales
avec 45.1% et dans l'ascite sur infecté avec 50%.
- Les Salmonelles et le Staphylococcus aureus occupent la première
place dans les septicémies respectivement avec 34.1% et 10.8%.
- Le N.meningitidis(47.8%) et le Pneumocoque(33.8%) dans les méningites
bactériennes.
- Le Pneumocoque(32.4) et le S. aureus (22.1%) dans les épanchements
pleuraux
- Le S. aureus dans le pus de plaie superficielle (31.3%), le
pus d'abcès(51.3%), dans les prélèvements purulents O.R.L.(48%)
et dans les écoulements urétraux (22.7%).
Quant à la sensibilité aux antibiotiques :
- Les céphalosporines de 2ème et 3ème génération, l'imipénème
et les fluoroquinolones agissent d'une façon satisfaisante sur
la plupart des germes isolés
- Par contre les aminosides agissent très faiblement sur les Cocci
(le Streptocoque. ß hémolytique, le Pneumocoque et le Méningocoque).
Alors que la classique pénicilline voit son activité diminuer
très sensiblement pour les germes habituellement sensibles comme
les Cocci gram positif comme le Strepto ß. hémolytique et le Pneumocoque.
- Les autres familles d'antibiotiques agissent de façon très variée
en fonction des germe.
Conclusions
Les infections bactériennes sont très diversifiées dans notre pays
par rapport au type de produits pathologiques. Avec l'avènement
de l'infection à VIH/SIDA, certaines bactéries très longtemps saprophytes
de l'organisme sont devenues pathogènes pour l'homme. Le niveau
de résistance des bactéries aux antibiotiques usuels, disponible
et moins coûteux est sensiblement élevé La tendance actuelle est
le recours aux nouvelles molécules plus efficaces, ceci aggrave
la situation, car ces molécules sont hors de prix pour la majorité
des Rwandais. Ainsi, une surveillance stricte de l'utilisation des
antibiotiques dans notre pays est indispensable pour palier à ce
problème.
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| Les infections émergentes
: le cas du S.R.A.S. |
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V. Bigirimana - Kigali Health Institute
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L'O.M.S utilise le terme de maladie émergente ou réémergente (CDC,
1998) pour désigner une nouvelle maladie apparue (ou réapparue)
avec une incidence élevée au cours des 20 dernières années ou dont
l'incidence risque d'augmenter dans un futur proche.
A la fin des années 1970 en effet, suite à la disparition de la
variole, cette organisation internationale avait déclaré les infections
vaincues. Cette affirmation a été vite démentie par l'apparition
de la première l'épidémie de la fièvre Ebola en 1977 et par la légionellose.
Si l'épidémie du Sida constitue depuis 1981 la plus grave épidémie
de ce siècle, d'autres agents infectieux ont été découverts ces
dernières années : la maladie de Lyme et Borrelia burgdoferi, l'ulcère
gastro-duodénal et Hélicobacter pylori, la microsporidiose et Enterocytozoon
bieneusi, le virus de l'hépatite C, les mycobactéries atypiques,
les hépatites à VHE et VHG, le HHV8 et le sarcome de Kaposi, les
prions et l'encéphalopathie spongiforme, la grippe aviaire et le
dernier né, la pneumopathie atypique à coronavirus.
Les premiers cas de cette pneumopathie atypique sont apparus en
Chine mi-novembre 2002. L'épidémie s'est en quelques mois répandue
sur les cinq continents grâce aux voyages intercontinentaux. La
maladie se traduit par des signes cliniques peu spécifiques comme
une toux sèche, des difficultés respiratoires, de la fièvre, un
malaise, des maux de tête, une myalgie etc. Les données épidémiologiques
montrant un voyage ou un contact direct avec une personne venant
des pays touchés rendent le cas suspect .On parlera de cas probable
si la radiographie pulmonaire montre un infiltrat interstitiel provoquant
une détresse respiratoire et si le virus est détecté par une des
3 méthodes de laboratoire disponibles.
L'OMS a rapidement pris des mesures de prévention qui semblent
contenir l'épidémie car il y a de moins en moins de nouveau cas.
La mesure la plus efficace a été l'isolation des cas suspects et
probables mais aussi une protection stricte du personnel médical
qui a payé le plus lourd tribut au début de l'épidémie. Des mesures
d'hygiène classique restent indiquées.
L'épidémie est à prendre au sérieux car même si l'agent infectieux
a été rapidement identifié, de nombreuses questions d'ordre épidémiologique
n'ont pas encore de réponse. De plus, le vaccin se fera attendre
encore pendant plusieurs mois, des années peut-être. Aucun traitement
ne semble spécifique. En plus d'une mortalité de l'ordre de 10%,
les conséquences économiques sur les pays touchés, asiatiques surtout,
sont énormes.
L'Afrique du Sud compte quelques cas probables. Si des pays peu
développés comme les nôtres ne prennent pas des mesures préventives
strictes, il serait difficile de contenir l'épidémie en cas de contamination
libre par des voyageurs venant des pays touchés. Gageons que les
dispositions prises par les autorités sanitaires isoleront tous
les cas suspects.
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| Métanalyse sur l'efficacité
de l'artéméther versus quinine dans le traitement du paludisme grave
de l'enfant et de l'adulte |
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E. Munyangango (Département de Pédiatrie CHUK), C. Baribwira (Département
de Pédiatrie CHUB), J. Van Den Ende (IMT - Anvers - Belgique)
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Introduction
Des cas de résistance à la quinine même s'ils demeurent rares, sont
de plus en plus souvent signalés. De plus, ce médicament est doté
de plusieurs inconvénients, certains inhérents aux effets indésirables
qu'il entraîne et d'autres en rapport avec ses complications. L'efficacité
de l'AR intramusculaire, comparée à la quinine parentérale a fait
l'objet de nombreuses études en Asie et en Afrique qui ont inclus
plus de 3000 cas avec des résultats divergeants sur les 2 continents.
Méthodologie
Notre étude est une méta-analyse. Elle avait comme objectif de comparer
l'efficacité de l'artéméther à la quinine dans le paludisme grave.
La comparaison a porté sur les essais randomisés. Notre critère
de jugement principal était la mortalité et certains effets indésirables
ont été considérés comme critères de jugement secondaires. Les résultats
obtenus sur les deux continents ont ensuite été comparés entre eux.
Résultats
Les résultats de 11 essais sur 20 répertoriés de 1986 à 2001 ont
remplis les critères d'inclusion. 5 études en Afrique concernaient
les enfants et les 6 études d'Asie concernaient les adultes ont
montré qu'en Asie, l'artéméther est plus efficace que la quinine
dans la réduction de la mortalité (RR=0,645, RRR=45%, P=0,0068).
Par contre, en Afrique, il n'y a pas de différence significative
entre les deux médicaments(RR=0,946, P=0,66). Quant aux critères
de jugements secondaires la quinine a été incriminée dans l'augmentation
des hypoglycémies.
Discussions
La mortalité élevée dans les populations asiatiques chez les malades
sous quinine est inhérente à l'apparition des résistances du Plasmodium
falciparum à la quinine.
Conclusion
L'artéméther est la meilleure alternative à la quinine pour le traitement
du paludisme sévère dans les régions où l'on observe une diminution
de la sensibilité à la quinine. (comme l'Asie). En Afrique, la quinine
reste aussi efficace que l'artéméther dans le paludisme grave.
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| Anémie sévère et facteurs
déterminants chez les enfants hospitalisés dans le Service de Pédiatrie
du CHU/CHK |
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M. Mukaminega (Département de Pédiatrie CHUK), N. Muganga (Département
de Pédiatrie CHUK), C. Baribwira (Département de Pédiatrie CHUB),
Jef Van Den Ende (IMT - Anvers - Belgique)
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Introduction
L'anémie chez l'enfant est un problème majeur de santé publique
peu étudié surtout dans les pays en voie de développement. La recherche
épidémiologique y est peu étudié. L'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) a défini des seuils d'hémoglobine qui permettent de
classer chez l'enfant, l'anémie très sévère, sévère, modérée et
légère, par tranches d'âges. En Afrique Subsaharienne, l'étiologie
de l'anémie chez l'enfant est multifactorielle dominée par le paludisme,
la carence martiale et l'infection. C'est dans le souci de mettre
en évidence les facteurs déterminant l'anémie sévère chez l'enfant
hospitalisé dans le service de pédiatrie CHU/CHK que nous avons
entrepris cette étude.
Objectif
Identifier les facteurs probables expliquant l'anémie sévère chez
l'enfant hospitalisé dans le service de pédiatrie du CHU/CHK.
Matériels et méthodes
C'est une série de cas recrutés de façon prospective. Tout enfant
entrant en hospitalisation avec une hémoglobine inférieure à 8 g/dl
ainsi que celui qui le suit directement ayant une hémoglobine supérieure
à 8 g/dl ont été inclus dans l'étude. Les enfants en période néonatale
et ceux qui avaient un état général altéré ont été exclus de l'étude.
L'âge, le poids, la taille ont été notés, la splénomégalie a été
recherchée. Les paramètres biologiques suivants ont été dosés :
l'hémogramme, l'urée et la créatinine, ont été réalisés au Laboratoire
du CHU/CHK. Le fer et la transferine sériques, la ferritenémie,
les anticorps anti-plasmodium falciparum, les anticorps anti VIH
ont été dosés au Laboratoire de l'Institut de Médecine Tropicale
d'Anvers en Belgique. La lecture de la goutte épaisse a été faite
au Laboratoire du Programme National de Lutte contre le Paludisme.
Les données ont été saisies avec le logiciel Epi-info, version 6.04
et analysées à l'aide du logiciel SPSS. Nous avons comparé les enfants
avec une anémie sévère avec ceux qui n'en avaient pas.
Résultats
39.5% de notre échantillon avaient une anémie sévère et 61.5% n'en
avaient pas. L'anémie sévère était fortement corrélée à la parasitémie
(p=0.000001) et à la splénomégalie (p=0.00001). Il n'y avait pas
de différence statistiquement significative entre l'anémie sévère
et la carence martiale.
Conclusion
L'anémie sévère est le résultat d'une hémolyse aiguë palustre. La
carence martiale ne semble pas être un facteur de risque pour l'anémie
sévère. Cependant, nos résultats ne permettent pas de l'exclure
totalement.
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| La CNLS et la réponse
Nationale dans la lutte contre le SIDA au Rwanda |
|
A. Binagwaho - CNLS
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Dans le contexte de la réorganisation de la lutte contre la pandémie
du VIH/SIDA au Rwanda, la formulation d'une Politique Nationale
et l'élaboration d'un Programme-Cadre constituaient des mandats
de haute importance pour la CNLS durant l'année 2002.
En réponse à sa mission la CNLS a conduit entre février et mai 2002,
un processus de planification Stratégique dont résultent deux documents
essentiels :
1) le Cadre Stratégique 2002-2006 comprenant les orientations politiques
et stratégiques destinées à éclairer l'élaboration ainsi que la
mise en oeuvre des plans nationaux. C'est un document dynamique,
par conséquent révisable à échéance;
2) le Plan National Multisectoriel qui est la synthèse des plans
d'action de tous les secteurs d'interventions, est un instrument
d'opérationnalisation du Cadre Stratégique.
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| Les Méningites cérébro-spinales
au Rwanda |
|
M.V. Nakyanzi-Mugisha - Ministère de la Santé
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La méningite cérébro-spinale est une des très vielles maladies
au Rwanda. Elle est due à une diversité de germes dont les plus
courantes sont des bactéries, des virus, des mycoses et quelque
fois des parasites. Les méningites bactériennes sont importantes
à cause de leur potentialité épidémique, qui devient de plus en
plus importante.
Dans l'an 2002, le Rwanda a vécu sa plus grande épidémie de méningite
depuis 1999. Au total 1736 cas dont 157 décès (taux de létalité
de 9.0%) ont été enregistrés dans les 6 provinces affectées par
l'épidémie. Comme pour les épidémies antérieures, l'agent causal
a été le Neisseria méningitidis A. Plus de deux millions de personnes
ont été vaccinées. Dans un autre cadre, plusieurs souches de méningite
bactériennes ont été identifiées soit au cours de l'épidémie soit
en dehors de l'épidémie.
Cette présentation reprend l'épidémiologie de la méningite bactérienne
au Rwanda, et soulève des questions sur l'interprétation des différentes
souches de méningite observées dans le pays, ainsi que l'efficacité
du système de surveillance épidémiologique et les mesures entreprises
dans le cadre de réponse à cette épidémie.
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| Alimentation orale précoce
après césarienne versus perfusion de routine : étude comparative à
propos de 100 cas au CHUK |
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F. Ngagije (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUK), J. Vyankandondera
(Département de Gynécologie-Obstétrique CHUK), L. Kabura (Département
d'Anesthésie-Réanimation CHUK)
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Introduction
Dans cette étude prospective, randomisée, nous avons analysé les
avantages et les désavantages possibles d'une hydratation orale
précoce(huit heures après la césarienne) comparée à la routine de
perfusion intraveineuse jusqu'à ce que les mères déclarent avoir
eu le rétablissement du transit par l'émission des gaz après césarienne.
Objectif général
Contribuer à améliorer la prise en charge des mères césarisées à
des coûts relativement bas dans un système de santé aux ressources
limitées.
Objectifs spécifiques
- Relever les complications associées à chaque mode d'alimentation
- soit l'arrêt de la perfusion intraveineuse huit heures après
césarienne, relayé par une hydratation précoce orale,
- soit la perfusion de solutés uniquement jusqu'à l'émission
des gaz.
- Comparer l'évolution des patientes selon le mode d'alimentation
alloué, en termes de survenue de complications.
- Evaluer le taux de satisfaction des patientes selon le mode
d'hydratation adopté.
- Comparer les deux modes d'alimentation en termes de coûts.
Méthodes
L'étude a été réalisée à la maternité du CHUK qui accueille dix
milles parturientes par an. Parmi elles, mille deux cents accouchent
par césarienne. La taille de l'échantillon a été calculée en tenant
compte d'une limite d'une erreur bêta de 20%, d'une erreur alpha
de 5% et un intervalle de confiance de 95%. Un échantillon de 60
patientes pouvait suffire. Pour plus de crédibilité, nous avons
décidé de doubler la taille si possible, l'amener à 100 au moins.
Nous avons séparé l'échantillon en deux bras de même taille de manière
aléatoire selon l'ordre d'enregistrement. Un consentement verbal
a précédé l'allocation à chaque groupe d'étude. Pour éviter les
risque de violation du protocole, les patientes de bras différents
étaient séparés, celles appartenant au même groupe partageaient
la salle d'hospitalisation jusqu'à la sortie. Le monitorage de l'évolution
a été suivi grâce aux paramètres suivants : la tension artérielle,
le pouls, la diurèse, les nausées, les vomissements, les mouvements
péristaltiques, l'émission des gaz, la production du lait maternel.
Les autres paramètres comme la satisfaction des patientes, les coûts
supportés par la patiente et l'hôpital ont été évalués.
Résultats
Un total de 100 femmes a été inclus dans l'étude, cinquante dans
chaque groupe. Les deux populations sont similaires quant à l'âge,
la parité et les conditions opératoires Il n'y a eu aucune complication
mortelle dans notre échantillon. La comparaison des deux modes d'hydratation
a donné les résultats suivants :
1. L'évolution clinique des deux groupes de population ne diffère
pas quant à :
- La tension artérielle
- Le pouls,
- Les nausées (et les vomissements)
2. Les deux modes de prise en charge donne des résultats statistiquement
différents en terme de :
- Le début des mouvements péristaltiques était significativement
précoces dans le groupe qui a commencé l'hydratation orale huit
heures après césarienne comparé au groupe qui a été maintenu sous
perfusion intraveineuse (p=0.03242391).
- L'émission des gaz était beaucoup plus précoce dans le groupe
qui a entrepris une hydratation orale précoce par rapport au groupe
maintenu sous perfusion (p=0.0007543).
- La sécrétion du lait maternel était plus précoce dans le premier
groupe que dans le second (p=0.01036519).
- Le niveau de satisfaction des patientes était plus élevé dans
le groupe qui a commencé l'hydratation précoce
- Les dépenses étaient moins élevées avec l'hydratation orale
précoce est par rapport à l'alimentation par perfusion exclusive
jusqu'à l'émission des gaz.
Conclusions
Nous n'avons trouvé aucune complication associée à l'alimentation
orale exclusive huit heures après une césarienne. Pour certains
paramètres, ce mode d'alimentation présente beaucoup d'avantages
:
- Le transit digestif reprend plus vite
- La montée laiteuse est plus précoce;
- Les coups sont moindres et pour la patiente et pour les institutions
de soins.
Recommandations
L'alimentation orale précoce après une césarienne devrait être adoptée
par les institutions sanitaires sans peur pour les raisons suivantes
:
- Il n'y a pas plus de complications associées à ce mode d'alimentation.
- Pour certains paramètres, il présente plus d'avantages
- Il coûte moins cher à la société en terme financiers et d'environnement.
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| Interventions obstétricales
majeures au CHUB : indications et pronostic |
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M. Bucagu (Ecole de Santé Publique U.N.R.), P. Basinga (Ecole de
Santé Publique U.N.R.), A. Gakwavu (Département de Gynécologie-Obstétrique
CHUB), A. Kanimba (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB),
J.C. Sibomana (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB), G.
Walasa (Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB), S. Rulisa
(Département de Gynécologie-Obstétrique CHUB)
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Objectif
Déterminer l'importance, les principales indications et le pronostic
materno-fœtal des interventions obstétricales majeures au CHU/Butare
en 2002.
Type d'étude : Rétrospective et descriptive.
Site d'étude : Service de Gynécologie
et Obstétrique, Centre Hospitalier Universitaire de Butare, Université
Nationale du Rwanda.
Sujets : Du 01/01/2002 au 31/12/2002,
410 gestantes ont bénéficié de diverses interventions obstétricales
majeures, au cours de la période comprise entre la 28 ème semaine
d'aménorrhée et le 42 ème jour du post-partum.
Principaux éléments étudiés : Indications
et pronostic materno-fœtal.
Résultats
Au cours de la période d'étude, 1969 accouchements ont été enregistrés
et 410 interventions obstétricales majeures ( soit près d' une intervention
pour cinq accouchements), dont 365 césariennes, soit un taux de
18,5 pour cent de césariennes. La grande majorité des interventions
est représentée par les césariennes (89%). 42,4 % d'entre elles
étaient principalement transférées d'autres formations sanitaires
de Butare et de Gikongoro. Plus de la moitié (52,68%)des gestantes
étaient des femmes jeunes (20 - 29 ans). Les principales indications
de césariennes sont essentiellement représentées par la disproportion
foeto-pelvienne, les présentations irrégulières (transversales,
face, front, siège…) ; les césariennes itératives ; la dystocie
dynamique etc… L'hystérectomie totale a été réalisée exclusivement
en cas de rupture utérine, souvent associée à une infection péritonéale
et/ou des lésions vésicales pourvoyeuses de fistules génito - urinaires.
Le taux rupture utérine est de 1,8%. Le taux de mortinatalité de
notre série est de 158 pour 1000 naissances vivantes dont la grande
majorité des mères étaient transférées ( p = .000). L'on a enregistré
5 décès maternels dont un en per-opératoire et 4 en post-opératoire
dont les causes directes étaient l'hémorragie (3 décès) et l'infection
(2 décès) toutes secondaires à la rupture utérine dont la grande
majorité des patientes étaient transférées (p = .000).
Conclusions
La présente étude sur les interventions obstétricales majeures au
CHU/Butare a permis de relever les caractéristiques principales
suivantes : Elles constituent l'activité principale du service de
Gynécologie et Obstétrique ; les indications maternelles absolues
des césariennes (disproportion foeto-pelvienne) sont prédominantes
; la forte prévalence des ruptures utérines et la forte mortinatalité
étroitement corrélées aux transferts maternels tardifs.
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| Apport de l'examen cytologique
du sperme dans la mise au point des infertilités masculines |
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V. Bigirimana (Kigali Health Institute), I. Uwimana (Kigali Health
Institute), L. Gahimbare (Département de Biologie Médicale CHUB),
L. Ngendahayo (Département de Biologie Médicale CHUB)
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On sait aujourd'hui que les responsabilités sont parfaitement
partagées entre l'homme et la femme en ce qui concerne le grave
problème social que constitue l'infertilité du couple.
D'après l'OMS, 8 à 10% des couples ont un problème de fécondité
et 2 à 7 % demeurent sans enfants dans le monde. Aux U.S.A et en
France, le problème de stérilité touche 15 % des couples mariés.
Les statistiques du Centre Hospitalier de Kigali montrent que 64%
des cas de consultation pour infertilité masculine présentent des
anomalies du spermogramme. Un travail réalisé au Laboratoire Universitaire
de Butare a trouvé que parmi les hommes consultant pour infertilité,
15,5 % seulement ont un spermogramme normal.
En ce qui concerne l'examen microscopique du sperme, les deux examens
les plus importants sont le spermogramme (nombre et mobilité des
spermatozoïdes) et le spermocytogramme (forme des différentes parties
du spermatozoïde).
Concernant ce dernier examen, les normes de l'OMS ont varié avec
le temps. Avant 1992, on considérait qu'un sperme était normal,
s'il avait plus de 50% de spermatozoïdes morphologiquement normaux.
Ce chiffre a été abaissé à 30 % en 1992 et à 14% en 1999.
Nous avons analysé le spermogramme de 82 cas et 47 spermocytogrammes
de patients ayant consulté au Centre Hospitalier Universitaire de
Kigali pour infertilité et entre Mai et Novembre 2002.
Les résultats montrent que 50% des cas sont oligospermiques, 17%
azoospermiques et que plus de 23% ont des antécédents d'infections
sexuellement transmissibles. Le spermocytogramme révèle que la plupart
des anomalies du spermatozoïde portent sur la tête (42%), ensuite
sur le flagelle (22,72%) et que les anomalies de la pièce intermédiaire
sont plus rares (16,02%). Les anomalies associées représentent 30,96%.
Si on applique les critères de 1992, 17 patients seulement ont
un sperme normal. Ce chiffre monte à pratiquement 66% en appliquant
les critères de 1999. Ceci montre que les nouveaux critères de l'O.M.S
seront sans doute plus facilement acceptés par les gynécologues
qui s'étonnaient de voir de nombreux spermes considérés comme anormaux
par le cytologiste devenir fécondants.
Actuellement, bien des auteurs pensent qu'il faut se baser plus
sur la forme, plutôt que le nombre des spermatozoïdes pour juger
de leur pouvoir fécondant. Leur mobilité est souvent liée à leur
forme. D'où l'importance de la cytologie morphologique dans la mise
au point des infertilités masculines.
Mots-clés: infertilité masculine, spermogramme, spermocytogramme.
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| Les formes chroniques
de la malnutrition sévère : facteurs associés et évolution sous réhabilitation
nutritionnelle standard dans le Service de Pédiatrie du CHUB |
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G. Muhorakeye, C. Baribwira, A.N. Cwinya, M.C. Uwurukundo - Département
de Pédiatrie CHUB
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Introduction
Le problème de malnutrition protéino-énergétique demeure un des
problèmes majeurs de santé publique dans les pays en développement.
Au Rwanda, au C H U B, en milieu hospitalier, elle représente 20%
des hospitalisations pédiatriques avec une mortalité d'environ 10%.
La prise en charge de cette malnutrition protéino-énegétique est
basée sur la réhabilitation nutritionnelle standard tel que proposée
par FAO/OMS.
Matériel et Méthodes
Nous avons effectué une étude transversale à visée analytique sur
une période de 6 mois. Elle s'est déroulée dans le département de
Pédiatrie service des enfants sévèrement malnourris (NUTRIPA).
Notre travail vise 3 objectifs :
1) dégager la prévalence de la malnutrition aiguë et chronique.
2) déterminer les facteurs de risques d'évolution vers une malnutrition
chronique.
3) analyser l'évolution des deux formes de malnutrition sous une
même réhabilitation nutritionnelle usuelle.
Les principales données recueillies ont été :
- les caractéristiques socio-économiques et démographiques.
- les données anamnéstiques sur les antécédents nutritionnels
et pathologiques.
- les données anthropométriques à l'entrée, au 15è jour et à la
sortie.
- les données des examens paracliniques spécialement le taux d'hémoglobine
et l'albuminémie.
Résultats
177 enfants gravement malnourris ont été inclus.
Sur le plan épidémiologique, l'émaciation (malnutrition aiguë) intéresse
31,6% de nos enfants et le retard statural (malnutrition chronique)
64%.
Le pourcentage d'enfants présentant une malnutrition sévère selon
la classification de GOMEZ est de 73%.
Contrairement à ce qu'on croyait, le retard statural se remarque
très tôt avant l'âge de 6 mois ( 6,8% avant 6 mois et 20,7% entre
7 et 18 mois).
Sur le plan analytique, le retard statural (malnutrition chronique),
comparé à la malnutrition aiguë, est statistiquement associé à un
niveau socio-économique bas(p<0,05), à l'anémie(p<0,01)et à l'antécédent
d'avoir vécu dans un camp de réfugiés.
Le séjour moyen des enfants ayant une malnutrition aiguë est de
35 jours avec un gain pondéral moyen de 67g/j tandis que les enfants
ayant une malnutrition chronique, leur séjour moyen est de 40 jours
avec un gain pondéral moyen de 47g/j. La différence étant statistiquement
significative(p<0,03).
Conclusion
Ces résultats révèlent les faits suivants :
- La population d'enfants gravement malnourris est hétérogène
sur le plan des indicateurs nutritionnels.
- Certains facteurs semblent liés à l'évolution vers un retard
statural comme l'anémie, le niveau socio-économique bas.
- Les malnourris graves avec un retard de croissance staturale
(malnutrition chronique) récupèrent plus lentement que les malnourris
aiguës sévères sans retard statural sous le même régime de réhabilitation.
Question : Faut-il différencier la prise
en charge de ces deux formes de malnutrition ?
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| L'utilité de la bandelette
réactive dans le diagnostic de l'infection urinaire de l'enfant dans
un hôpital de référence nationale au Rwanda |
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D. Mupfasoni (Département de Pédiatrie CHUB), C. Baribwira (Département
de Pédiatrie CHUB), N. Muganga (Département de Pédiatrie CHUK),
L. Gahimbare (Département de Biologie Médicale CHUB)
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Introduction
Le diagnostic clinique de l'infection urinaire chez l'enfant est
particulièrement difficile parce que les signes cliniques sont non
spécifiques. L'examen complémentaire de référence est l'E.C.B.U.
Mais la grande majorité des urines parvenant au laboratoire est
stérile. C'est pourquoi l'utilisation de la bandelette réactive
serait d'une grande utilité pour trier les urines suspectes. Notre
étude avait pour but d'évaluer l'utilisation de ces bandelettes
réactives dans nos propres conditions de travail.
Matériel et Méthodes
Notre travail s'est déroulé au C.H.U.K dans deux services à savoir
la Pédiatrie et le laboratoire dans le département de bactériologie.
Une population de 116 enfants hospitalisés a été sélectionnée selon
les critères d'inclusion et d'exclusion. Pour tout enfant inclus,
nous avons fait l'examen clinique, l'examen à la bandelette réactive
et l'E.C.B.U.
Résultats
Les sensibilités les plus élevées du test de la bandelette réactive
comparé à la culture ont été retrouvées lorsqu'on combinait les
zones leucocyte et nitrite ainsi que leucocyte, nitrite et protéine
respectivement de 75% et 80%. Les valeurs prédictives négatives
les plus performantes de la bandelette réactive ont été retrouvées
pour les mêmes combinaisons respectivement de 97.6% et 98.5%. Le
coût de l'E.C.B.U. est presque 6 fois plus cher que celui de la
bandelette réactive.
Conclusion
L'examen à la bandelette réactive du fait de sa faible sensibilité
ne permet pas de faire le diagnostic de l'infection urinaire. Mais
avec une valeur prédictive négative supérieure à 90%, elle permet
de l'éliminer lorsque les zones leucocyte, nitrite et protéine sont
négatives. Ainsi 80% d'E.C.B.U. peuvent être évité en les sélectionnant
selon les résultats de la bandelette réactive. Le coût de l'E.C.B.U.
étant presque six fois plus cher que celui de la bandelette réactive,
ce dernier a donc un intérêt évident en terme d'économie de la santé.
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| Diagnostic clinique et
génétique du retard mental sévère ou modéré dans le centre d'accueil
d'enfants et adolescents à Gahanga/Kigali |
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L. Mutesa (Faculté de Médecine - U.N.R.), L. Ngendahayo (Service
d'Anatomopathologie CHUB), L. Koulischer (Laboratoire de Génétique
Humaine CHU Liège, Belgique)
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The present report, concerning the characterization of moderate
to severe mental retardation, seems to be the first on this topic
in Rwanda. After a summary of the most important steps of normal
physical and psychomotor development, the definition of mental retardation
is presented. Our findings are then shown. The population studied
is composed of 30 young patients below 18 years; 91,7% are affected
with moderate and 8,3% with severe mental retardation. In agreement
to other similar reports, the correlation between the number of
dysmorphic traits and the degree of mental handicap was confirmed
(56,7%). However, our data show some physical anomalies apparently
more frequent in our series than in others: microcephaly (67%),
thoracic scoliosis (43,3%), polydactyly (36,7%). Karyotype analysis
was performed in all patients(lymphocyte cultures, standard G or
Q banding); 40% showed an anomaly. As in other similar studies,
trisomy 21was the most frequent and concerned 36,7% of these institutionalized
patients. Our study demonstrated some specific difficulties: very
often, no data concerning the family history could be obtained,
preventing the construction of a complete chronological family tree.
On the other hand, no evaluation of the IQ with psychometric tests
could be performed.
In conclusion, although some obvious limitations, this pilot study
of the medical aspects of psychomotor handicap in Rwanda has shown
that clinical examination allows an interesting evaluation of the
level of mental retardation; however, undoubtedly more sophisticated
psychometric tests are needed. Second, Karyotype analysis is very
important, but standard chromosome studies alone are not sufficient
to demonstrate the possible genetic determinism of the symptomatology
observed.
Key words : psychomotor development, mental retardation, trisomy
21, microcephaly, hydrocephaly, congenital malformations, Rwanda.
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| Preliminary results of
gasometric values in a students population at Butare |
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Jean Bosco Gahutu - Physiologie Normale et Pathologique CHUB
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Introduction
We present here preliminary results covering a sample of 80 subjects
out of our global study comprising 268 series of gasometric analyses.
The analyses were carried out from february 2002 to may 2003. The
scientific interest of the project consists of estimating the impact
of altitude (1768 m at Butare) and barometric pressure (629 mmHg
at Butare) on blood gases values. The objective of this research
is to give an idea of reference values, at Butare, concerning the
exploration of acid-base balance. This study presents a regional
interest as such a study has not yet been carried out in the region
to which Rwanda belongs.
Material and Methodhs
Our sample was obtained at random from the student population of
the National University of Rwanda, all faculties included. To be
included in our study, the subject had to be aged between 20 and
30 years, non smoker, in good physical health, at rest, fasting
since at least 12 hours and should have stayed at Butare since at
least one year and in an uninterrupted manner during the 4 weeks
which preceded the sampling. The women should be out of the menses
period, not pregnant and not breastfeeding. The absence of disease
was stated based on the anamnesis and a rapid clinical examination.
Arterial blood was sampled by an anaesthetist from the radial artery,
anaerobically, in a heparinated syringe. The gasometric analysis
was carried out immediately after the sampling. In the BGA3 blood
gas analyzer used, the pH determination is a potentiometric measurement
employing a glass electrode as the indicator electrode and a calomel
electrode as the reference electrode. The PCO2 electrode is a pH
electrode with spacer and membrane added. The CO2 which has crossed
the membrane (impermeable to charged ions) will cause a change in
the electrolyte's pH. The PO2 electrode used is a polarographic
electrode consisting of a combined platinum (cathode) and a silver/silver
chloride (anode) electrode. The electrodes were calibrated appropriately
before each series of analyses. The quality control assured good
performance of the equipment. The derived parameters were calculated
on the computer with Excel software with appropriate formulas. The
data analysis was done with Epi-Info software, version 6.04.
Results
The results are as follows : PH (males) : mean = 7.408 ; standard
deviation = 0.019. pH (females) : mean = 7.414 ; standard deviation
= 0.024. PCO2 (mmHg) (males) : mean = 34.17 ; standard deviation
= 3.49. PCO2 (females) : mean =31.40 ; standard deviation = 2.67.
PO2 (mmHg) (males) : mean = 86.63 ; standard deviation = 5.84. PO2
(females) : mean = 88.20 ; standard deviation = 8.08. Plasma HCO3-
(mEq/L) (males) : mean = 21.28 ; standard deviation = 2.07. Plasma
HCO3- (females) : mean = 19.64 ; standard deviation = 2.38. Base
Excess (mmol/L) (males) : mean = -2.36 ; standard deviation = 1.17.
Base Excess (females) : mean = -3.55 ; standard deviation = 1.91.
Total CO2 (mmol/L) (males) : mean = 22.35 ; standard deviation =
2.13. Total CO2 (females) : mean = 20.78 ; standard deviation =
1.99. Standard Bicarbonate (mEq/L) (males) : mean = 22.55 ; Standard
deviation = 1.41. Standard bicarbonate (females) : mean = 21.49
; standard deviation = 1.52. Buffer Base (mmol/L) (males) : mean
= 45.57 ; standard deviation = 1.74. Buffer Base (females) : mean
= 43.36 ; standard deviation = 1.95.
Discussion
The mean values observed in our sample are significantly different
from theoretical values at sea level. This is due to a slight hyperventilation
by acclimatization to altitude. The PCO2 is relatively low. The
plasma bicarbonate is relatively low by renal reaction, which assures
a normal pH. The Base Excess is negative, due to the lowering of
plasma bicarbonate. Our results are comparable with those of Robert
O. Crapo et al. at Salt Lake City, USA, at an altitude of 1,400
m.
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| Tuméfactions cervicales
- pièges diagnostiques à propos d'un cas à localisation latérale |
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A. Nyakayiro, A. Sendegeya - Département d'O.R.L. CHUB
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Introduction
Les tuméfactions cervicales(latérales et médianes) sont toutes des
tuméfactions profondes développées au dépens de tous les éléments
constitutifs(peau, muscle, ganglions,...) mais c'est le ganglion
lymphatique qui est le plus souvent en cause dans les tumeurs latérales
du cou. Les problèmes diagnostiques posés peuvent être difficiles
mais la grande question est : "Tumeur bénigne ou maligne ?".
Notre observation
Mademoiselle, N, 19 ans consulte en janvier 2003 notre service pour
une masse latéro-cervicale gauche apparue en octobre 2002, non douloureuse
et augmentant lentement de volume, pas de suppuration.
Les antécédents de cette jeune femme étaient sans particularités.
A la 1ère consultation, la patiente n'a aucun signe fonctionnel.
A l'examen clinique, on note au niveau du cou, une masse sus-claviculaire
et pré-sterno-cléido-mastoïdienne recouverte d'une peau saine.
La radiographie thoracique note une absence de lésions
pleuro-parenchymateuses et des structures osseuses.
La 1ère échographie cervicale effectuée le 08/01/2003 a révélé
une tuméfaction hypoéchogène, nodulaire bien séparée des artères
voisines(artère carotide primitive, artère sous-clavière). Pas de
liquide.
Les hypothèses diagnostiques proposées : Lymphome
et TBC.
La 2ème échographie cervicale effectuée le 15/01/2003 par un autre
opérateur a noté une masse sus-claviculaire d'échostructure hétérogène
avec calcifications et sans zones nécrosées. La coupe sagittale
de la masse montre une disparition des échos musculaires avec dus
structures vasculaires normales.
L'hypothèse diagnostique proposée : Tumeur musculaire(Rhabdomyosarcome).
Devant cette différence de vue, une cervicotomie exploratrice est
programmée pour le 24/01/2003.
Discussion
1. Epidémiologie
Les tuméfactions cervicales latérales sont constituées en grande
majorité par les adénopathies(80%). On distingue entre autre les
tuméfactions chaudes des tuméfactions inflammatoires subaiguës.
Notre observation fait partie de cette dernière catégorie.
2. Diagnostique
2.1. Les circonstances de découverte Les tableaux cliniques
sont polymorphes. Il peut s'agir soit de :
- Adénopathies sequellaires souvent traitées aux dépens des
antibiotiques chez un adulte jeune ou d'âge moyen.
- Adénopathie tuberculeuse qui se voit parfois chez un sujet
âgé. Il s'agit d'une reviviscence tardive d'une TBC cervicale.
- Suppurations cellulo-lymphatiques à mycobactéries atypiques
réalisant des tableaux voisins de la TBC ganglionnaire s'observant
surtout chez des enfants très jeune (1 à 2ans).
2.2. L'examen clinique permet de déterminer facilement si les
adénopathies sont isolées ou si elles sont multiples ou généralisées.
Conclusion
Les tuméfactions cervicales regroupent des tableaux cliniques divers
qui nécessitent une démarche diagnostique codifiée. L'exemple de
notre observation illustre bien les pièges diagnostiques.
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| Hémorragies digestives
hautes aiguës : prise en charge et facteurs de risque liés à la mortalité
à propos de 116 cas observés au CHUK |
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G.A.C. Isabwe (Faculté de Médecine), E. Kayibanda (Département
de Chirurgie CHUK)
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Acute upper gastrointestinal (UGI) bleeding is a common reason
for emergency admissions of which mortality remains high . The aim
of our study was to find out the principal aspects of acute UGI
bleeding and to determine the value of Rockall's risk scoring system
in the Rwandan set-up.
From October, 2001 to November, 2002, 116 patients with acute UGI
bleeding were prospectively admitted in CHUK. Data were collected
prospectively with a standard questionnaire and included epidemiological,
clinical, paraclinical and therapeutical data.114 patients underwent
to the endoscopy. Pre and postendoscopic Rockall's scores were determined.
The risk factors were correlated with death and observed deaths
compared with predicted deaths according to NAAUGH data base.
The mean age was 39±15 years. Epigastric pain associated with haematemesis
was found in 46.6%. Shock was found in 8.6% and 37.1% had haemoglobin
less than 8g/dl on admission. Blood transfusion was done in 52.6%
and 17.2% of them required more than 5 units. Pre-existing illnesses
were present in 35.3%.The mean interval between admission and endoscopy
was 82±57 hours and the average duration before treatment was 5±4
hours. Endoscopy was performed in 92.1%. The principal diagnoses
were gastric tumour (16.4%), duodenal ulcer (15.5%) and acute gastritis
(14.7%). Duodenal ulcer was the most common source of bleeding (26%).
83% received medical treatment and 17 % received surgical treatment.
Overall mortality was 14.7%. When the patient didn't require blood
transfusion, the prognosis was good (OR: 0.04, IC: 0.00-0.52, p=
0.012600). There was no significant difference between the observed
mortality and the one predicted by the Rockall's scoring system.
The mortality due to acute UGI bleeding remains high. The Rockall
scoring system appears applicable in our setting. However working
on larger samples would make the comparison more accurate.
Key -words: Gastrointestinal bleeding, Rockall's score, Mortality,
Rwanda.
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| Programmes TB et VIH
: Quelles stratégies de collaboration pour le Rwanda ? |
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B. Kalibushi - PNILT - KIGALI
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Le contrôle de la tuberculose basé sur le dépistage passif
et le traitement de tous les cas de TB par un traitement de courte
durée directement observé( DOTS) a connu beaucoup de succès dans
plusieurs pays en développement y compris le Rwanda. Cependant ces
stratégies pourraient ne pas être suffisamment efficaces dans les
pays à forte prévalence de la TB et du VIH. En effet, il est démontré
que l'infection VIH est la cause la plus importante de l'augmentation
rapide des cas de TB. Plusieurs pays Africains ont vu leur nombre
des cas de TB augmenter de 200-300% en l'espace de quelques années.
Le Rwanda, avec un risque annuel d'infection de la TB( RAI) de 2%
et une seroprévalence VIH de 13.5% a connue une augmentation des
cas de TB notifiés de plus de 100% en quatre ans (1995-1999). Il
s'avère dès lors nécessaire de trouver les voies et moyens de mettre
en place des nouvelles stratégies capable relever ce défi. Ces stratégies
devront répondre a la question de savoir comment peut on saisir
les opportunités actuelles pour contrôler les deux épidémies en
utilisant les ressources de deux programmes d'une façon rationnelle
et efficiente. Dans cette exposée, nous tenterons d'explorer les
différents scénarios susceptible d'être appliqués au Rwanda en ce
qui concerne la mise en place d'un cadre de collaboration entre
les programmes VIH et TB.
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