| Les
Universités d’Afrique centrale pour une accélération
de la réponse au VIH et SIDA
Du
11 au 15 décembre 2006, s’est tenu à Kigali,
un séminaire atelier sur l’accélération
de la réponse au VIH et SIDA dans les Universités
d’Afrique Centrale. Organisé par l’Université
Nationale du Rwanda (UNR) et l’Université des sciences
et des Technologies de Kigali (KIST), en collaboration avec l’Association
des Universités Africaines, ce séminaire a réuni
des participants venant de 7 pays africains à savoir l’Afrique
du Sud, le Burundi, le Cameroun, le Kenya, la RDC, la Tanzanie et
le Rwanda.
Photo, copyright, CNLS, Rwanda : De gauche
: Dr Assimwe Anita (Directrice de Treatment and Research AIDS Center
-TRAC), Dr Innocent Nyaruhirira (Secretarire d’Etat en charge
du VIH/SIDA et d’autres épidemies), Professeur Karangwa
Chrysologue (Recteur de l’Institut de Science et de Technologie
de Kigali – KIST)
Comme l’a indiqué le Président
de la Ligue Universitaire de Lutte contre le SIDA, le Docteur André
Musemakweli, ce séminaire a été organisé
dans le but d’échanger les expériences sur les
bonnes pratiques acquises dans les différentes universités
en matière de lutte contre le SIDA.
Le représentant de l’Association
des Universités Africaines (le Professeur WANE Justin), prenant
la parole, a affirmé que la lutte contre le VIH/SIDA dans
les universités africaines se positionne bien. Il a par cet
effet cité un certain nombre d’activités menées
par l’A.U.A dans le cadre de ce programme. C’est notamment
le financement des institutions d’enseignement supérieur
à mener des recherches sur le VIH/SIDA, à élaborer
des manuels sur le VIH et à diffuser les méthodes
préventives contre le VIH/SIDA. Il profité de l’occasion
pour informer que l’A.U.A a déjà mis sur pied
un Guide Pratique à l’usage de l’enseignement
supérieur en Afrique en vue d’atténuer l’impact
du VIH/SIDA.
Nous vous rappelons que l’Association des
Universités Africaines (AUA) qui fut créée
avec un nombre initial de 34 universités membres publiques
le 12 novembre 1967 à Rabat au Maroc, est une organisation
par excellence pour les institutions d’enseignement supérieur
(IES) en Afrique. L’AUA qui a son siège à Accra
au Ghana compte à présent 177 institutions membres
d’enseignement supérieur issues de 43 pays d’Afrique,
selon l’information fournie par le rapport annuel 2002-03.
Le but de l’Association (AUA) est de promouvoir le changement,
le contact et la coopération entre les institutions d’enseignement
supérieur Africaines. Pour ce faire, elle collecte, compile
et diffuse des informations sur l’enseignement supérieur
et la recherche surtout en Afrique ; encourage la coopération
et le réseautage parmi les institutions africaines afin d’améliorer
la qualité, la mobilité académique, de développer
des politiques pertinentes et de renforcer les capacités
dans les domaines de l’application des TIC et de la formation
du troisième cycle. L’AUA encourage des contacts accrus
entre ses membres et elle-même et avec le monde académique
international.
Elle organise des séminaires et conférences pour
renforcer la capacité de gestion dans les institutions d’enseignement
supérieur, facilite le partage des expériences et
diffuse les meilleures pratiques. Elle soutient aussi la recherche
sur des questions clé et diffuse les résultats à
travers des publications et l’Internet pour informer les décideurs
et d’autres partenaires et améliorer la visibilité
des intellectuels africains. (AUA, Rapport annuel 2002-03).
Procédant à l’ouverture des travaux de ce
séminaire, le Secrétaire d’Etat chargé
de la lutte contre le SIDA et d’autres épidémies,
le Dr Innocent Nyaruhirira, a interpellé les universités
africaines à répondre de façon appropriée
à cette pandémie, afin que les intellectuels qu’elles
forment puissent jouir d’une vie saine et durable, et servir
leurs pays. Il a informé les participants que le Président
du Rwanda Son Excellence Paul KAGAME a ajouté le E de l’Education
à la formule classique ABC (Abstinence, Fidélité,
Condom) de la lutte contre le SIDA. A ce sujet, le Dr Nyaruhirira
a indiqué qu’il est convaincu que le taux de séroprévalence
très élevé de la jeunesse africaine pourra
être inversée par une bonne éducation pour tous.
Les participants au séminaire atelier ont recommandé
aux universités africaines d’intégrer le VIH
et SIDA dans leurs curricula. Ils ont interpellés les Universités,
dans le cadre de leurs services à la communauté, à
développer les activités de lutte contre le SIDA dans
les écoles primaires et secondaires. Pour y arriver, elles
devraient créer, à l’instar de l’UNR,
un réseau d’échange et de recherche collaborative
sur le VIH et SIDA et avoir en son sein une structure de lutte contre
le SIDA.
Les
participants au séminaire atelier se sont félicités
du fait que la lutte contre le VIH/SIDA dans les universités
africaines figure en bonne place. Les institutions d’enseignement
supérieur ont mené par exemple des recherches sur
le SIDA, élaboré des manuels sur le VIH et ont diffusé
les méthodes préventives contre le VIH/SIDA. L’Association
des Universités Africaines a également mis sur pied
un Guide Pratique à l’usage de l’enseignement
supérieur en Afrique en vue d’atténuer l’impact
du VIH et SIDA.
Sources :
Dr Marc TWAGIRUMUKIZA
Gand ce 30 janvier 2007
twamarc@yahoo.fr
|