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Le bioterrorisme : le tiers-monde est-il concerné
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Chers internautes,
Les discussions ne tarrissent pas encore, au lendemain d'une publication
de la liste communiquée le 24 septembre 2001 par l'OMS, répertoriant
les micro-organismes susceptibles d'être utilisés à des fin terroristes.
Au moment où nous faisons part de ces discussions, les pays développés
eux, sont en course pour se procurer des moyens de faire face à
ce danger une fois déclenché et surtout d'en prévenir la
survenue
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Ainsi plusieurs systèmes, organisations, médicaments et
antidotes sont disponibles. Mais ces moyens si onéreux restent absents
dans les pays du tiers-monde ; et ces derniers sont dans la plupart
des cas en retrait de la course.
En effet ces pays, dont la majorité en Afrique tropicale, Asie
et Amérique latine, avaient déjà des problèmes de prise en charge
diagnostique et thérapeutique des maladies commes celles pouvant
être provoquées par ces agents pathogènes redoutables.
Nous ne citons pas seulement l'anthrax bacillus, nous citons aussi
les virus Ebola, les maladies virales dans l'ensemble d'ailleurs,
et d'autres. Dans ces pays les problèmes sont surtout liés
à l'insuffisance du personnel soignant compétant et des équipements
d'investigations.
En effet un échantillon de selles prélevé au Rwanda devra
être acheminé en afrique du sud, en Belgique ou en France pour la
recherhe des rotavirus ou le virus de la polio. Le vibrio cholérae
pour être sérotypé suit les mêmes trajets.
L' imagerie médicale est encore rudimentaire dans nos pays, et certaiens
moyens diagnostiques comme le SCANNER, IRM sont inconnus.
Signalons en passant qu'au Rwanda un seul hôpital dispose d'un
appareil de SCANNER : Il s'agit de l'hôpital Roi-Fayçal de Kigali.
Il n'ya pas longtemps au Rwanda, pour le dosage des CD4 /DC8, l'échantillon
devait être envoyé en Europe.
Pour ne pas allonger la liste, parlons un peu aussi de la prise
en charge. D'aucuns ne s'imaginent combien des patients décèdent
dans la campagne, suite à une insuffisance rénale avancée, ou une
autre maladie inconnue jusque-là n'ayant pas été diagnostiquée.
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Peut-on être sûr qu'il n'y
pas réellement la maladie du charbon dans notre population?
La mucoviscidose, la sarcoïdose, ou maladie de Creutzfeldt-Jakob
ont-elles existé chez nous? Qui sais?
Qu'en est-il des autres encéphalopathies, sclérose en plaques, maladie
de Duchenne et autres ?
Quand nous parlons de ces maladies"rares" nous oublions que le
paludisme, les maladies diarrhéiques et le VIH/SIDA sévissent encore
dans nos milieux et que les programmes verticaux de lutte sont encores
fragiles…..
Permettez moi de revenir à nos moutons alors pour se demander si
ces pays, nos pays plutôt, ne sont pas intéressés par le terrorisme
biologique.
La réponse vous la connaissez aussi bien que moi, même si elle
ne sort pas de vos bouches, mes chers lecteurs.
Seulement, vous vous posez peut-être la question "que devons-nous
faire?"
Et bien c'est simple.
Unissez vos voix à la mienne, et crions fort pour dire à la communauté
internationale et à l'OMS que s'il faut publier la liste, il faut
aussi mobiliser les moyens de lutte; surtout pour nos pays qui ne
peuvent pas s'en procurer.
Mais luttons aussi pour une gestion saine et participative du peu
de ressources dont disposent nos pays, surtout en matière de santé.
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