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Vous le savez, nous le savons tous, notre santé (dans la définition
authentique de l'O.M.S.) inclut notre milieu et ces deux concepts
sont intimement liés. Ici, le concept " environnement " fait sous-entendre
l'hygiène du milieu, l'environnement de travail et tous autres facteurs
externes ayant une influence sur la santé des individus.
A l'échelle mondiale, ce message semble être bien compris et des
ratifications en ce sens se font signer ici et là. Aussi un bon
nombre des pays en voie de développement ont adhéré et adhèrent
encore à ces ratifications et traités. Mais, même si l'adhésion
semble -selon le juge- facile, on remarque que la mise en pratique
reste difficile.
Dans ces pays dont la majorité est sous les tropiques en général
et en Afrique sub-saharienne en particulier, les programmes d'hygiène
et assainissement se heurtent encore à divers obstacles dont le
détail ne ferait qu'engorger cet éditorial. Dans notre pays, le
Rwanda, les efforts sont nettement fournies de la part de l'état
et organismes divers mais le gros du travail n'est pas encore fait.
Deux volets sont à distinguer. A savoir l'hygiène urbaine et l'hygiène
rurale. Nous nous articulerons surtout sur le premier volet et si
Dieu le permet nous reviendrons sur l'autre volet lors de nos éditos
ultérieurs.
Citons quand-même en passant que l'hygiène rurale reste difficile
à gérer à cause de l'ignorance, la pauvreté et l'analphabétisme
de la population, tandis qu'en ville c'est plutôt le problème de
moyens matériels et financiers qui prévaut.
Citons aussi sans se vanter, que si notre capitale, Kigali, est
citée comme un exemple d'une ville construite sans plan (" vaille
que vaille " selon certains), elle est aussi citée comme la ville
de la région où l'hygiène est de rigueur.
Mais comme je le disais le milieu urbain du Rwanda est loin d'être
sain !
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Certaines villes ont de sérieux problèmes d'hygiène comme celle
de Kibuye par exemple. Dans la capitale, Kigali, aussi, certains
égouts connu sous le nom de " RUHURURA " dégagent des odeurs puantes
et rendent des quartiers difficiles à supporter. Certains dépôts
d'ordures sont mal placés et mal entretenus et le grand immondice
de NYANZA (quartier KICUKIRO) qui s'accusait déjà d'être mal placé
et mal entretenu se verra demain encerclé par la ville en pleine
expansion.
Notons qu'au Rwanda les procédés de recyclage, traitement et conservation
des déchets ne sont pas encore développés, même si les projets de
recherche de l'IRST (Institut de Recherche Scientifique et Technologique)
sis à Butare au sud du pays ont montré leur possibilité et leur
importance. Il est difficile de parler de l'environnement au Rwanda,
sans parler de la pollution atmosphérique de la capitale où l'on
trouve des gaz dégagés par le quartier industriel de GIKONDO situé
dans la ville-même.
Par ailleurs, la médecine légale et la médecine du travail ne
s'identifient pas encore au Rwanda. Ainsi certaines maladies d'exposition
ou professionnelles sont mal connues.
Les tuilerie en asbeste (amiante) ont été longtemps incriminées
comme exposant au développement des mésothéliomes et au Rwanda des
rumeurs colportent que certaines maisons construites à l'époque
coloniale et dans les années 1970 posséderaient des tuileries en
asbeste. L'hypothèse n'a pas été vérifiée alors qu'environ trois
cas de mésothéliomes ont été recensés seulement au cours de l'années
2001, au CHU de Butare. Encore une fois si nous parlons de la médecine
légale, il convient de signaler que des textes légaux ad hoc datent
des années 1963. Certains paragraphes n'ont pas été revus . Ainsi
l'environnement sonore sur les lieux de travail n'a pas été nuancé.
Nous espérons que cet éditorial qui est plutôt un salut aux efforts
déjà manifestés qu'une critique, puisse éveiller et interpeller
tout un chacun à faire davantage. L'évacuation, conservation sans
risque et recyclage des ordures s'imposent surtout dans les villes
en pleine expansion comme notre belle capitale, Kigali.
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