|
Un trait d'union entre la médecine vétérinaire et
humaine
Mes chers internautes,
Nous avons toujours le souci, en tant que médecin, de garantir
non seulement l'absence de maladie mais la santé, dans son sens
le plus large.
Par ce sens large nous incluons la médecine préventive, médecine
curative, la médecine palliative, la médecine reconstructive et
la médecine esthétique.
La cause de cette mosaïque est toujours le même souci de garantir
la bonne santé pour tout le monde. Mais la période de l'encéphalopathie
spongiforme bovine ou maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) ( la maladie
de la vache folle pour être vulgaire et peut être plus compréhensif)
nous a laissé encore des interrogations et inquiétudes.
|
|
N'y a t-il pas d'autres maladies qui nous sont transmises par les
animaux (sauvage et domestique : ici nous excluons l'homme) ?
Comme vous le savez la réponse à cette question est positive, triviale
si vous voulez.
Nous ne nous amusons pas d'être exhaustifs, mais citons quelques
cas quand-même : Commençons par fouiller l'environnement africain,
où nous trouvons :
- Tous les vecteurs des maladies : moustiques (l'anophèle femelle
pour le paludisme), les mouches Tsé - tsé (glossina morsitans morsitans)
pour les trypanosomiases, et autres espèces pour le boréliose (fièvres
reccurentes cosmopolites à poux et autres arthopodes), les mollusques
qui nous confèrent la schistosomiase mais qui auraient peut-être
un intérêt en diététique, etc.
Un accent particulier doit être mis sur les arthropodes, dont certains
sont d'un intérêt non négligeable en médecine vétérinaire et d'autres
sont utilisés en production végétale.
- Quelques autres cas comme les maladies qui nous sont transmises
par la vache ou les produits laitiers, outre la maladie de la vache
folle, il y aussi la tuberculose, la listériose (due à listéria
monocytogenes), etc.
- Les maladies qui nous sont transmises par les autres produits
comme les viandes de porc insuffisamment cuites pour certains helminthes
(cysticercose et autres cestodes, les nématodes comme la trichine,
etc.).
|
- Les syndromes de larva migrans (helminthiases animales égarées
chez l'homme).
- La rage qui, n'est pas encore abolie malgré les campagnes de
vaccination des chiens domestiques.
Mes chers internautes, on ne peut pas être exhaustif. D'ailleurs
ce n'est pas là notre objectif, mais l'important ici est de voir
comment lutter contre ces anthropozoonoses.
Je rappelle ici que le souci reste celui de garantir la bonne santé
à notre communauté.
Il ne faudrait pas, à mon avis, laisser la responsabilité aux médecins
de la santé publique qui s'occupent de la médecine préventive.
Il faudrait plutôt entamer un dialogue entre les médecins vétérinaires
et la communauté de la médecine humaine. Il n'est plus question
de chercher à savoir si la médecine humaine n'est pas une sous -
branche de la médecine vétérinaire, aussi il n'est plus question
de voir qui est mieux placé pour assumer la responsabilité de lutter
contre les anthropozoonoses, mais il nous faut une action commune.
Ces anthropozoonoses seraient elles la cause nous permettant d'aboutir
à ce dialogue longtemps cherché ?
Si oui c'est une bonne chose, même s'il est dommage que l'on ait
attendu cette période de la vache folle pour penser à ajouter une
action nouvelle à notre noble tâche.
|