Rwanda Santé Rwanda

Sommaire
Accueil
Présentation du site

Dossiers Sante

Bibliothèque
Les editos de Marc Twagirumukiza
Congres et seminaires au Rwanda
Annuaire de la santé en Afrique
Forum de la sante en Afrique
Les médicaments disponibles au Rwanda
Web rwandais
Qui sommes nous ?

Editorial Décembre 2001 par Marc TWAGIRUMUKIZA

Avortement clandestin : Comment et quoi combattre ?

Chers visiteurs de Santé tropicale,

Vous m'excuserez d'avoir hésité depuis si longtemps, à aborder un sujet aussi pertinent que l'avortement clandestin.
Cela aurait du être, en effet, mon premier éditorial au mois d'Août, mais si j'ai tardé à parler de ce sujet c'était pour essayer de l'aborder avec beaucoup plus de tact. C'est ce que, humblement, je vous propose de faire maintenant.

L'avortement clandestin constitue, et a toujours constitué, un sujet difficile à aborder, tant sur le plan scientifique, qu'épidémiologique, culturel et religieux.
Parlons-en quand-même, ne fusse que de manière générale, faute de statistiques, lesquelles risqueraient d'ailleurs de nous alarmer.

La pertinence et la délicatesse de ce sujet n'est pas seulement fonction des complications maternelles et sociales dues à cet acte " médical " effectué dans un milieu septique, souvent même sans assistance, mais aussi et surtout, à cause de l'ampleur du problème dans nos pays du tiers-monde.
Nous remarquons de plus en plus de diagnostic tels que " avortement incomplet ", "choc hémorragique post-abortum " ou encore " choc septique post-abortum ", dans les archives de fiches émanant du service de Gynéco-obstétrique.
En outre on voit que " ce fléau " s'attaque plus à la jeune population féminine et le pic de fréquence se situe entre 18 ans et 25 ans.

L'heure n'est pas de condamner ces jeunes femmes, mais de lutter contre le mal en le prenant par la racine.
Certains facteurs, sinon tous, peuvent être combattus.
Citons la prostitution et la corruption des mœurs, l'infidélité masculine, la déliquance juvénile…
Mais, plus que tout, l'ignorance et la pauvreté.

En effet l'usage d'un préservatif -soyons simpliste- lutterait, non seulement contre les grossesses non désirés, mais aussi contre la propagation de la pandémie VIH/SIDA.
Pour gagner, et le combat et la bataille, une coalition et des efforts tous azimuts sont nécessaires.

Puisse cet éditorial réveiller le corps médico-sanitaire et le motiver pour se positionner à l'avant-garde .
Sinon, faudra t'il nous résoudre à penser qu'une légalisation de l'interruption volontaire de la grossesse pourrait régler bien des problèmes dans nos pays du tiers-monde ?

Butare le 5 décembre 2001 Marc TWAGIRUMUKIZA. twamarc@yahoo.fr

 

 
NG COM Santé Tropicale
Copyright © 2004 NG COM Santé tropicale. Tous droits réservés.