Rwanda

Sommaire
Accueil
Présentation du site

Dossiers Sante

Bibliothèque
Les editos de Marc Twagirumukiza
Congres et seminaires au Rwanda
Annuaire de la santé en Afrique
Forum de la sante en Afrique
Les médicaments disponibles au Rwanda
Web rwandais
Qui sommes nous ?

Santé Rwanda

Editorial Décembre 2004 par le docteur Marc Twagirumukiza

Un moyen de contraception pas comme les autres... Le collier

Le Gouvernement rwandais a intégré la maternité à moindre risque et la planification familiale parmi les composantes de la santé de la reproduction. Plusieurs activités ont été réalisées dans ce sens au profit de la population cible.
Citons à titre illustratif la redynamisation de la planification familiale, la mobilisation de toute la communauté à suivre ce programme, l'introduction de la méthode des jours fixes parmi d'autres méthodes de la planification familiale offerte par les prestataires des services au Rwanda comme la pilule, les injectables, le stérilet, les préservatifs et les méthodes d'auto-observation.
Le Collier en élargit la gamme.
Cette nouvelle méthode utilise un outil communément appelé "urunigi", ou collier du cycle de la femme. Pour une double protection, la femme peut combiner deux méthodes comme le collier et le préservatif. Tout ceci dépend du choix informé.
Selon un reportage de Mr Mutangana B.Steven de l’Office Rwandais de l’information (Orinfor) ; cette année 2004, le Ministère de la Santé, à travers sa Direction des soins de santé, a effectué trois études, en matière de la Maternité sans risque, l’une de ces études portait sur les benefice et l’efficacité du "collier".

La première, qui porte sur "les raisons qui poussent les femmes à accoucher à domicile", a pour objectif de déterminer le profil des femmes qui accouchent à la maison et dégager les stratégies appropriées pour réduire les risques encourus. De cette étude ressort que le nombre d'accouchements à domicile est de 76.57%, 22.34% se sont déroulés dans une formation sanitaire et 0.9% en cours de route.
Parmi les principales raisons, les femmes citent les problèmes économiques dans 26% des cas, les croyances et les habitudes dans 16.7% des cas ainsi que la survenue surprenante du travail dans 25.05% des cas. Le nombre d'enfants par femme est de 4 à 5 enfants. Les antécédents de morts-nés surviennent dans 4.7% des cas, les césariennes dans 0.27% alors que les avortements sont évalués à 5.38%.
La deuxième étude concerne l'"Evaluation des soins obstétricaux d'urgence". A ce niveau, il était question, entre autre, de déterminer les capacités de la communauté et des agents de santé à reconnaître les signes de dangers obstétricaux majeurs et à en rechercher les soins en cas d'urgence. Il a été constaté que les obstacles liés aux services de ces soins sont instamment les coûts, les croyances traditionnelles, le système de référence et l'attitude des hommes qui préfèrent les accoucheuses traditionnelles.
L'utilisation du collier présente beaucoup d'avantages.
La troisième étude a été restituée dans le cadre de la redynamisation de la planification familiale (PF) en général. Il s'agit de "l'évaluation à mi-parcours de l'introduction de la méthode des jours fixes (MJF) au Rwanda". Cette étude a été menée pour savoir si cette méthode est une option de planification familiale acceptable et faisable dans le pays. Parmi les résultats mis à jour, notons qu'en utilisant le collier, les relations conjugales sont renforcées, le climat de dialogue et de confiance est stimulé et l'état de santé de la femme et de l'enfant sont améliorés. Ce qui est un impact positif sur la famille.
Quant à la gestion des 12 jours fertiles, 90.2% des hommes interviewés et 95% des femmes les gèrent facilement : 66.7% s'abstiennent, 19.6% utilisent le condom, tandis que 11.7% pratiquent le retrait (coït interrompu). La plupart des femmes vont continuer la MJF les prochains mois et sont soutenues par leurs maris car ces derniers les aident par exemple à déplacer l'anneau ou à marquer le premier jour des règles sur le calendrier.
Si le collier est pour le moment offert dans 28 formations sanitaires du Rwanda, il faudrait prendre des mesures permettant d'étendre ce programme dans d'autres endroits.

Butare, ce 8 décembre 2004
par Dr TWAGIRUMUKIZA Marc
twamarc@yahoo.fr

NG COM Santé Tropicale
Copyright © 2004 NG COM Santé tropicale. Tous droits réservés.