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Guide d'utilisation des médicaments antirétroviraux
chez l'adulte et l'enfant
Copyright MINISANTE KIGALI 2003 |
| Edition 2003 |
Centre de Traitement et de Recherche sur le SIDA
République rwandaise - Ministère de la santé - B.P. 84 - Kigali |
| Tous les dossiers du ministère
de la santé du Rwanda |
| Chapitre IV |
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Traitement des sujets infectés par le VIH
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Objectif
Un traitement antirétroviral chez les sujets VIH positifs doit
rendre leur charge virale indétectable, c'est à dire la rendre
la plus basse possible. Cette action aboutit à la restauration
immunitaire traduite par l'augmentation du nombre des CD4 et la
reprise des fonctions de ces CD4.
Il s'ensuit les conséquences cliniques suivantes : l'amélioration
de la qualité de vie, l'accroissement de la durée de survie, la
diminution du nombre d'hospitalisations et de décès des patients
du fait de la réduction significative de la fréquence des infections
opportunistes.
Régimes
A l'heure actuelle, les moyens disponibles permettent de réaliser
quatre différent types d'associations dont les avantages et inconvénients
sont exposés dans le tableau suivant :
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| Tableau 5 : Avantages
et inconvénients des différents schémas thérapeutiques |
| |
3 INNRT |
2 INRT + 1 INNRT |
2 INRT + 1 IP |
2 INRT + 2 IP |
| Efficacité/Puissance |
Moindre |
Durable |
Plus
durable |
Plus
durable |
| Nb prises/Simplicité |
1 - 2
prises |
1 - 2
prises |
Multiprises |
2 prises |
| Toxicité |
Moindre |
Moindre |
Plus
importante |
Importante |
| Effet repas |
+/- |
Non |
Oui |
Non |
| Stratégie (1ère ligne) |
Sauvegarde
les autres |
Sauvegarde
les IP, switch IP |
Sauvegarde
les autres |
Sauvegarde
les autres |
| Si VIH-2 |
Actifs
|
Non |
Actif
|
Actif
|
| Si antituberculeux |
Possible |
Oui |
Non |
Non |
| Si grossesse |
PossibleNon
(Hivid) |
Non (EFV) |
Oui |
Oui |
Au Rwanda, les schémas thérapeutiques doivent être des trithérapies.
Mais celles-ci ne doivent pas contenir les associations suivantes
: AZT+D4T et 3TC+DDC pour antagonisme ; D4T+DDC et DDI+DDC pour
majoration de toxicité.
Tableau
6 : Possibilités de combinaisons antirétrovirales en 1ère
ligne au Rwanda
Mise à jour |
| 2 INRTI |
1INNRTI |
| Stavudine
+ Lamivudine |
Efavirenz |
| Stavudine
+ Didanosine |
Nevirapine |
| Zidovudine
+ Lamivudine |
|
| Zidovudine
+ Didanosine |
|
| Didanosine
+ Lamivudine |
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| Tableau
7 : Possibilités de combinaisons antirétrovirales en 2ème
ligne au Rwanda |
| 2 INRTI |
IP/Ritonavir |
| Stavudine
+ Lamivudine |
Indinavir/Ritonavir |
| Stavudine
+ Didanosine |
Lopinavir/Ritonavir |
| Zidovudine
+ Lamivudine |
Nelfinavir |
| Zidovudine
+ Didanosine |
SQV/r |
| Didanosine
+ Lamivudine |
|
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Profil du patient à traiter
3.1. Critères cliniques et biologiques
Au Rwanda, depuis 1999, la décision de mise sous traitement
s'est appuyée sur des critères cliniques et biologiques universellement
recommandés. Mais l'évolution des connaissances dans le traitement
de l'infection à VIH ces dernières années, les contraintes sociales
et le coût élevé du traitement ont amené le Ministère de la
Santé et les experts nationaux, à admettre que le traitement
soit recommandé chez :
- Tout patient (adulte, enfant), symptomatique appartenant
au stade 4 (OMS, 1990).
Sans tenir compte du nombre de CD4.
- Tout patient symptomatique appartenant au stade 3 avec quelques
signes de gravité (candidose oesophagienne, zona, herpès,
tuberculose etc), qui a un nombre de CD4 < 350/mm3.
- Tout patient (adulte, enfant), asymptomatique appartenant
aux stades 1 et/ou 2 (OMS,
1990) avec un nombre de CD4 = 200 /mm3.
- Les patients qui les CD4> 350 mm3 et/ou appartenant
au stade 2, 3, 4, recevront du Cotrimoxazole avec un suivi
clinique.
Il est important de noter que, en général au Rwanda, seul le
comptage des CD4 est recommandé comme critère biologique de
mise sous traitement antirétroviral. La charge virale est nécessaire
mais est utile mais elle n'est indispensable.
Toutefois, les critères socio-économiques sont déterminants
et constituent les critères de discrimination positive et non
les critères d'exclusion puisque la participation financière
des patients aux coûts mensuels de leurs traitements est obligatoire
chez tous patient sans certificat d' indigence. Ainsi, il est
recommandé aux praticiens de privilégier les trithérapies à
coûts moins élevés, avec une efficacité prouvée et donc plus
accessibles aux patients.
3.2. Critères socio-économiques
- Accepter la contribution financière en l'absence du certificat
d'indigence.
- Avoir révélé son statut sérologique à un membre de la famille
ou un proche.
- Accepter une visite à domicile du personnel par le personnel
de soins.
- Accepter la médication de longue durée.
- Avoir une personne proche pour le suivi d'adherence.
- Avoir un domicile fixe sur le territoire rwandais. (au moins
six mois dans la zone de rayonnement)
- Engagement pour des rélations sexuelles protégées.
- Ne pas avoir des antirétroviraux via un autre programme.
3.3. Critères d'adhérence
- Avoir un bon état mental. (Bon niveau de comprehension d'un
suivi régulier)
- Etre/desire être soutenu par l' environnement (Les pairs,
associations...)
- Avoir démontré une bonne adhésion aux medicaments. (Prophylaixie
au Cotrimoxazole, au Fluconazole)
4. Modalités de traitements
Au Rwanda, désormais, seul le comptage des lymphocytes CD4 est
reconnu comme critère biologique de mise sous traitement.
Les schémas thérapeutiques doivent désormais s'insérer dans le
cadre d'une stratégie de première et deuxième lignes.
Leur utilisation efficiente exige donc la formation préalable
des prescripteurs. C'est pourquoi, en attendant que d'autres structures
sanitaires soient autorisées on ne peut concevoir la prescription
du traitement antirétroviral qu'au niveau des hôpitaux agréés,
qui sont pour le moment :
- CHU/CHK - Centre Hospitalier Universitaire de Kigali
- KMH, Hôpital Militaire de Kanombe
- HRF - Hôpital Roi Fayçal de Kigali
- Clinique de référence/TRAC
- Hôpital universitaire de Butare CHU/HUB
Pour le moment, les autres formations sanitaires où exercent
des médecins formés, doivent faire une demande auprès du ministère
de la santé/TRAC pour initier le traitement et assurer le suivi
clinique des patients déjà mis sous traitement antirétroviral
dans les centres agréés.
Ce personnel peut assurer l'accompagnement, le soutien psychosocial,
la surveillance des effets indésirables des médicaments et des
conseils pour optimiser l'observance des patients.
Pour devenir centre agréé, l'agrément doit être accordé par le
Ministère de la Santé, selon les conditions suivantes :
- Médecins prescripteurs formés, de même que les autres membres
de l'équipe médicale (biologistes, infirmiers, gestionnaires
en pharmacie, assistants sociaux ou conseillers en VIH/SIDA)
selon les Directives Nationales.
- Activités cliniques de prise en charge des infections opportunistes.
- Capacités de gestion des antirétroviraux : gestionnaire en
pharmacie, outil informatique, conditions de conservation des
ARV, rapports de consommaton.
- Outils de suivi biologique (CD4, hématologie, biochimie).
- Accord de collaboration avec le TRAC et la CAMERWA.
5. Régimes thérapeutiques
Le choix des régimes thérapeutiques que l'on peut proposer en
première et deuxième intention, doit se faire en prenant en compte
leur coût, leur maniabilité, leur disponibilité, le nombre de
prises, leur tolérance, leur possible d' utilisation chez les
femmes enceintes, les patients sous antituberculeux et les enfants
(cf algorithmes ARV).
Ainsi, il est recommandé :
En première intention, la prescription d'un
régime thérapeutique associant :
- 2 INRT + 1 INNRT chez le patient VIH-1, naïf de tout traitement
antirétroviral, non tuberculeux.
- Chez l'enfant, il faut adapter les posologies selon l'âge
et la forme galénique du médicament (cf annexe).
- S'il s'agit d'un patient VIH-2 ou VIH-1, Groupe 0, l'EFV
est inefficace. Le régime thérapeutique préconisé en première
intention est l'association 3 INRT : AZT + 3TC + ABC (Abacavir).
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| Tableau
8 : Propositions de schémas de première ligne |
| Schémas en DCI |
Spécialités ou génériques |
| AZT +
3TC + NVP ou EFV |
Retrovir
+ Epivir + Nevirapine ou Stocrin |
| D4T +
3TC + NVP ou EFV |
Zérit
+ Epivir + Nevirapine ou Stocrin |
| D4T +
DDI + NVP ou EFV |
Zérit
+ Videx + Nevirapine ou Stocrin |
| AZT +
DDI +NVP ou EFV |
Retrovir
+ Videx + Nevirapine ou Stocrin |
| DDI +
3TC + NVP ou EFV |
Videx
+ Epivir + Nevirapine ou Stocrin |
| AZT/3TC
/ABV (**) (Trizivir) |
|
|
En deuxième ligne, justifiée par un échec :
- L'échec est défini par la survenue d'événements cliniques
classant SIDA, avec un échec à diminuer la charge
virale de 10 fois si disponible, la chute significative du
taux ou du pourcentage des CD4 sur 2 examens proches.
- En tenant rigoureusement compte des molécules prescrites
en première ligne, il convient de prescrire un schéma associant
:
- 2 nouveaux INRT + 1 IP bousté ou non
- 2 nouveaux INRT + EFV/NVP si le régime de première ligne
associait 3 INRT
- 2 nouveaux INRT + 1 nouvel IP* voire 2 nouveaux INRT
+ 1 nouveau IP/r (LPV/RTV ou SQV/RTV) ou si le régime
de ligne associait 2 INRT + 1 IDV : (Tableau 9)
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| Tableau
9 : Propositions de schémas de deuxième ligne après échec thérapeutique |
| 2 INRTI |
1 IP |
| Stavudine
+ Lamivudine |
IDV/RTV |
| Stavudine
+ Didanosine |
LPV/RTV |
| Zidovudine
+ Lamivudine |
IDV |
| Zidovudine
+ Didanosine |
|
|
La combinaison boostée présente une efficacité importante
du fait que le ritonavir (booster) augmente les concentrations
des autres antiprotéases de 100 à 480 % (AUC)
- Réduction des doses du ritonavir : 100 mg x 2 parfois
200 mg x 2 fois par jour.
- Suppression d'une prise ou réduction de la posologie de
l'autre antiprotéase : tel que saquinavir 400 mg x 3 ou
600 mg x 2 au lieu de 600 mg x 3 fois / jour.
- Indifférence des prises de l'association par rapport aux
heures des repas.
Ces combinaisons sont capables de réduire la charge virale
dans le plasma et le LCR de 1.9 à 2 log10 copies/ml.
Mise à jour :
- Le traitement de sauvetage pourrait reposer sur le schéma
2 INRT + 2 IP (donner des régimes booster ou des gigathérapie
dans un centre de référence).
- En général, à ce stade, se pose le problème de la recherche
des résistances génotypiques, ce qui n'est pas encore techniquement
possible au Laboratoire de référence de Kigali ; avec l'
appui d'autres partenaires le TRAC doit réaliser les tests
de recherche de résistance dans les echecs thérapeutiques
de 2 ligne.
6. Traitement antirétroviral et tuberculose
Si le patient est sous traitement ou doit commencer les antituberculeux
contenant la rifampicine, le même schéma peut être prescrit mais
il faut prendre en compte le nombre des CD4 et l' état clinique
du patient, accroître les doses d'efavirenz à 800 mg en 1 prise
au lieu de 600 mg. Le schéma 3 INRT pourrait être proposé en particulier
AZT/3TC/ABV (Trizivir) ou Combivir + ABV si Abacavir disponible.
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| Tableau
10 : Traitement antirétroviral en cas de co-infection tuberculose-VIH |
| Situation |
Recommandations |
| TB pulmonaire et numération
des CD4<50mm ou TB extrapulmonaire : |
Démarrer le traitement anti-TB. Mettre en route l'un des
traitements suivants dès que le traitement anti TB est toléré
:
- ZDV/3TC/EFV
- ZDV/3TC/ABC
- ZDV/3TC/NVP ou SQV/r
|
| TB pulmonaire et numération
des CD4 50-200/mm : |
Démarrer les traitements anti-tuberculeux, après deux mois
mettre en place l'un des traitements suivants :
- ZDV/3TC/EFV
- ZDV/3TC/ABC
- ZDV/3TC/NVP
|
| TB pulmonaire et numération
des CD > 200/mm : |
Traiter la tuberculose.
Surveiller le nombre de CD4 si possible. Commencer le traitement
antirétroviral en suivant le schéma de première ligne. |
|
|
7. Traitement antirétroviral et
grossesse
Les recommandations applicables au traitement antirétroviral
chez la femme infectée par le VIH reposent sur le principe selon
lequel les traitements ayant un intéret reconnu chez la femme
ne doivent pas etre différés chez la femme enceinte, sauf si les
risques d' effets secondaires pour la mère, le foeutus ou le nourrisson
dépassent le bénéfice attendu chez cette femme.
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| Tableau
11 : Traitement antirétroviral et grossesse |
| 2 INRTI |
1 INNRTI |
| Zidovudine
+ Lamivudine |
Nevirapine
|
| |
Saquinavir/Ritonavir
|
| |
Nelfinavir |
|
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8. Suivi clinique et biologique
du patient
Vu le coût des examens qui encadrent la prescription des antirétroviraux,
il faut proposer aux patients, un paquet clinique et biologique
minimal financièrement accessible. Ainsi, à l'initiation du traitement
(M0) :
- Un examen clinique complet doit être fait, pour mentionner
l'existence ou non d'infections opportunistes, le poids corporel,
le score de Karnofsky et la taille surtout pour les enfants.
- Le bilan complémentaire recommandé comporte une radiographie
pulmonaire, le comptage des CD4 (exprimé en pourcentage chez
l'enfant), l'hémogramme, la créatininémie, la glycémie, les
transaminasémies et l'amylasémie si orientation clinique. La
charge virale est utile mais chère et non indispensable.
- Un mois après le début du traitement (M1), puis trois mois
après (M4), ensuite tous les 3 mois le patient subira uniquement
un examen clinique complet. Le bilan biologique systématique
n'est pas jugé nécessaire à M4 mais pourrait être fait à la
demande en fonction du contexte clinique.
- Dans le cas d' utilisation d'un schéma thérapeutique incluant
la zidovudine, et compte tenu de valeurs d'hémoglobine
parfois limite dans la population malade la la numération formule
sanguine peut-être réalisée selon le calendrier suivant : SA2,
SA6 M3. Apartir de ce niveau le rythme des examens est normalisé
par rapport à d' autres schémas.
- Tous les 6 mois (M6, M12, M18) après l'initiation du traitement,
le patient fera un bilan clinique complet et un bilan biologique
comprenant le taux d'hémoglobine, la créatininémie, l'amylasémie,
les transaminases et le comptage des CD4.
- Si le nombre de CD4 obtenu à ces étapes est inférieur
à celui obtenu au précédent comptage (par exemple : si le
contrôle se fait à M6, le précédent comptage aura été fait
à M0), on réalisera si possible une charge virale (sauf
chez le sujet VIH-2) afin d'apprécier la réponse virologique
au traitement.
- Si le nombre de CD4 est identique à celui obtenu au comptage
précédent ou supérieur à celui-ci, la charge virale ne sera
pas réalisée.
- A toutes les visites médicales effectuées par le patient,
le prescripteur et le dispensateur doivent toujours et impérativement
surveiller l'observance au traitement et de remplir avec rigueur
les fiches de suivi. On rappelle qu'une observance optimale
est essentielle à l'efficacité du traitement ARV.
- La question de l'adhésion et de l'observance au traitement
revêt d'une importance capitale. Il faut la percevoir comme
une corresponsabilité et non comme un phénomène relevant uniquement
de la volonté des patients. Ainsi, elle doit concerner à la
fois :
- le patient lui-même qui doit être informé sur l'importance
de l'observance (une observance de plus de 95 % = succès
du traitement) et les effets indésirables.
- le médecin et l'ensemble de l'équipe médicale pour renforcer
le message sur l'observance par des conseils, l'écoute et
l'accompagnement constant.
- Le recours aux schémas simplifiés et plus maniables permettant
la diminution du nombre de prises, de la fréquence des effets
indésirables, la simplification des prises par rapport aux
repas et la diminution des interactions médicamenteuses.
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| Tableau 12 : Calendrier
de suivi clinique et biologiques |
| Bilans |
M0 |
SA1 |
SA2 |
SA4 |
SA6 |
M3 |
M6 |
M12 |
M18 |
| Consultation clinique |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
| Consultation d'observance |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
| Rx pulmonaire |
oui |
non |
non |
non |
non |
non |
non |
non |
non |
| Comptage CD4 |
oui |
non |
non |
non |
non |
non |
oui |
oui |
oui |
| Hémogramme |
oui |
non |
oui |
non |
oui |
oui |
oui |
oui |
oui |
| Glycémie |
oui |
non |
non |
non |
non |
non |
oui |
oui |
oui |
| Transaminasémies |
oui |
non |
oui |
non |
non |
oui |
oui |
oui |
oui |
| Créatininémie |
oui |
non |
non |
non |
non |
oui |
oui |
oui |
oui |
| Amylasémie |
oui |
non |
non |
non |
non |
oui |
oui |
oui |
oui |
| Charge virale |
non |
non |
non |
non |
non |
non |
+/- |
+/- |
+/- |
(+/-) La mesure de la charge virale peut ne pas être demandée.
|
Une fois le traitement antirétroviral institué, il est utile
d'établir une surveillance régulière, d'abord chaque semaine pendant
8 semaines, chaque 15 jours après le début du traitement pendant
4 Semaines puis chaque mois pour évaluer à la fois :
- L'observance du traitement en demandant au patient combien
de fois il n'aurait pas pu prendre ses médicaments au cours
de la dernière semaine voire sur le dernier mois.
- La tolérance, en interrogeant le patient quant aux effets
secondaires imputables aux antirétroviraux (nausées, vomissements,
diarrhée, crampes, rash, prurit, céphalées, cauchemars, vertiges
et troubles de sommeil).
- L'efficacité du traitement sur les éléments cliniques (poids
corporel, indice de Karnofsky, survenue d'infections opportunistes
classant SIDA ou décès) et sur le taux de CD4.
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| Tableau 13 : Propositions
de calendrier de suivi et d'évaluation du traitement ARV par
semaine sur 13 mois |
| Semaines |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
10 |
12 |
14 |
16 |
20 |
24 |
28 |
32 |
36 |
40 |
44 |
48 |
52 |
Paramètres cliniques
- Poids corporel
- Indice de Karnofsky
- Nouvelles IO
- Décès
- Effets indésirables
- Observance
Paramètres immuno-virologiques
- Taux CD4 (nbre, %)
- Charge virale (log copies)
Paramètres biologiques
- Hémogramme
- Glycémie
- Transaminasémies
- Créatininémie
- Amylasémie
Autres examens
- Lipidémie
- Cholestérolémie
- Triglycéridémie
- Cliché pulmonaire
|
|
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9. Principales raisons de changement
du traitement antirétroviral
9.1. Toxicité ou intolérance malgré l'efficacité
En maintenant les posologies initiales des autres molécules de
l'association, on remplace le médicament fortement mise en cause
par un autre mieux toléré. Sinon, une nouvelle association peut
être mise en place.
9.2. Coût élevé des molécules
Les associations recommandées étant vendues à des prix différents,
il faut initialement proposer au patient l'association efficace
qu'il peut acheter. Mais, si le problème de coût perturbe l'observance
(arrêts fréquents), il convient d'arrêter le traitement en cours.
Dès que le patient est en mesure de faire face au prix, on prescrit
une autre combinaison moins onéreuse mais qui doit rester aussi
efficace que la première. Sinon, vouloir réduire le coût en diminuant
le nombre de prises journalières, est une pratique génératrice
de résistances.
9.3. Mauvaise adhésion/observance
Une telle situation impose la réévaluation de la situation et
une rediscussion centrée sur l'importance de l'observance avec
le patient par rapport à son mode de vie, ses habitudes alimentaires,
ses voyages, ses activités et son entourage familial, scolaire
ou professionnel. L'usage des schémas en une ou deux prises peut
aider à améliorer l'observance.
9.4. Réponse non optimale (échec) avec
une charge virale devenue basse puis augmentant progressivement.
Il faut d'abord analyser les conditions d'observance et éviter
de modifier le traitement si : CV < 4 log, CD4 augmentés et absence
de manifestations cliniques. Mais si l'échec est confirmé et s'il
ne relève pas de l'inobservance du patient, il faut réajuster
le traitement en optant pour une nouvelle combinaison.
9.5. Recherche d'un effet antiviral optimal en
passant d'une trithérapie (moyennement efficace après 24 semaines)
à une autre trithérapie incluant selon les cas un IP ou un INNRT).
9.6. Interruption thérapeutique programmée
et switch de IP par INNRT
Pour faire échapper provisoirement à certains patients (CD4 augmentés,
charge virale indétectable, restauration immunitaire) aux contraintes
et aux effets secondaires du traitement. Cette attitude est en
cours d'évaluation et ne saurait pour le moment être recommandée.
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