Rwanda Santé Rwanda

Sommaire
Accueil
Présentation du site

Dossiers Sante

Bibliothèque
Les editos de Marc Twagirumukiza
Congres et seminaires au Rwanda
Annuaire de la santé en Afrique
Forum de la sante en Afrique
Les médicaments disponibles au Rwanda
Web rwandais
Qui sommes nous ?

Santé à la une

La journée internationale du cœur a été célébrée au Rwanda

Pour la première fois au Rwanda, en date du 30 août 2007, la Journée Internationale du cœur a été réparée par la Fondation du Cœur du Rwanda, créée récemment au Rwanda. Le thème de cette année 2007 était «Ensemble pour un cœur sain ». La célébration au Rwanda de cette journée internationale du cœur a eu lieu au stade Amahoro, à Remera, où toute personne qui le désirait se faire mesurer la tension artérielle, de participer à la marche du cœur et d’écouter les messages relatifs à cette journée.

Le président du Sénat Rwandais  et le Ministre de la Santé du Rwanda ont participé à « la marche du cœur » ;

Le Ministre Ntawukuliryayo Jean Damascène, qui était l’hôte d’honneur de cette célébration, a sensibilisé tous les rwandais en faveur d’une alimentation saine, les incitant à ne pas oublier à manger des fruits et des légumes, mais également à faire du sport pendant au moins 30 minutes chaque jour, parce cela permet de maintenir une bonne santé cardiaque.

Il s’avère que les maladies cardio-vasculaires sont en croissance dans le monde. Au niveau mondial, ces maladies sont responsables d’un grand nombre de décès, soit 17,5 millions de personnes par an.

Pour lutter efficacement contre ces maladies, il est nécessaire que la population en soit consciente et en comprenne correctement les causes ainsi que les moyens de s’en protéger.

 

Les personnes présentes pouvaient prendre leur tension artérielle

La Fondation du cœur au Rwanda indique que, pour que chaque citoyen rwandais ait une bonne santé cardiaque, il faudrait que chacun s’attelle à manger sainement, à lutter contre le tabagisme, à lutter contre l’hypertension, le diabète, l’obésité, et autres facteurs de risque cardiovasculaire. Comme l’a rappelé le Dr Mucumbitsi Joseph, Président de la fondation du cœur au Rwanda, ces maladies n’ayant pas de signes distinctifs, le mieux est de se faire examiner ne serait-ce que deux fois par an, et se faire soigner comme il se doit lorsqu’une maladie cardiaque est diagnostiquée.

Au Rwanda, aucune étude de dépistage n’a été fait dans la population mais deux études exploratrices ont été déjà réalisées dans deux hôpitaux de référence : une au CHU Butare en 2001 (http://www.santetropicale.com/Kiosque/man/5004.htm#5 ) et un autre au CHU Kigali en 2007 ; les deux études se sont conclues à une prévalence hospitalière de 4.7% et 8.2% des totaux de consultations respectivement.

Pour de plus amples informations concernant la Fondation du Cœur au Rwanda, vous pouvez contacter le secrétariat permanent aux numéros de téléphone suivants :
+250 0830 44 02 ou +250 0831 28 75
Vous pouvez également écrire à l’adresse suivante : rwandaheartfoundation@gmail.com

Source :
« Bulletin d’Information du Ministère de la Santé ».
Centre de Communication pour la Santé,
Email : info@hcc.org.rw

Envoyé par Dr Marc Twagirumukiza
Gand, ce 25 février 2008


Consulter les données statistiques des centres hospitaliers du Rwanda

 

Consulter le bulletin épidémiologique 42ème semaine - année 2007 - du 15 au 21 octobre

Introduction

Merci pour les 18 Hôpitaux (43,9%) qui ont rapporté pour la semaine. Pas de rapports reçus pour les hôpitaux de district de Kirambo, Rutongo, Ruli, Shyira, Murunda, Kilinda, Mugonero, Kibogora,
Bushenge, Gihundwe, Remera-Rukoma, Gitwe, Gakoma, Kigeme, Kaduha, Nyagatare, Rwinkwavu, Gahini, Rwamagana, Nyamata, Kirehe, Kanombe et Muhima.

A compter de Janvier 2008, cet indicateur sera considéré dans les contrats de performance. Lire la suite (Document PDF)

Les Bulletins épidémiologiques hebdomadaire
Source et copyright : TRAC Plus
http://www.tracrwanda.org.rw/Bulletin.htm

 

Célébration de la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA - 19 décembre 2006

Le Rwanda a commémoré officiellement la Journée mondiale de lutte contre le SIDA (JMLS) le samedi 25 novembre 2006, à l’occasion de « l’Umuganda », journée mensuelle consacrée aux travaux communautaires. Les hautes autorités du Pays, les représentants des agences onusiennes ainsi que les ONGs ont pris part à cet événement qui a été organisé dans tous les secteurs du Pays par la Commission Nationale de lutte contre le SIDA (CNLS) en collaboration avec le Ministère de la santé et le Ministère de l’administration locale.

Journée 
              Mondiale de Lutte contre le SIDALe Maire de la Ville de Kigali, les Gouverneurs des provinces et les Maires de cinq districts ont avec la CNLS fait un don de 25 millions de Frw à 5 associations d’orphelins et enfants affectés par le SIDA.
Le vendredi 1er décembre 2006, Journée mondiale de lutte contre le SIDA, les Gouverneurs des 4 provinces et le Maire de la Ville de Kigali et un Maire de district par province ont mené conjointement avec la CNLS une activité au bénéfice des enfants vulnérables.
Cette activité se place dans le cadre de la campagne nationale relative à la Journée mondiale de lutte contre le SIDA placée cette année sous le thème de « La responsabilité de la famille dans la lutte contre le SIDA ».
En effet, c’est pour montrer l’engagement des autorités locales pour le bien-être des enfants et le développement dans le cadre de la Vision 2020 que le Maire de la Ville de Kigali, les Gouverneurs et la CNLS ont choisi de commémorer la Journée mondiale de lutte contre le SIDA en mettant l’accent sur les enfants qui ont perdu l’un ou les deux parents à cause du SIDA.
La campagne dans laquelle s’inscrit cette action se déroule depuis deux mois et à travers les médias et diverses activités de sensibilisation et de mobilisation sociale dans tous les secteurs en mettant l’accent sur le rôle de la famille dans la prévention, les soins et la prise en charge des personnes affectées et infectées par le VIH.

Journée 
              Mondiale de Lutte contre le SIDAToutes les communautés ont été invitées à promouvoir les discussions sur le VIH et le SIDA en famille et à utiliser les services mis en place par le Gouvernement pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH surtout les enfants et la réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
A cet effet, les Gouverneurs des provinces, les Maires de la ville de Kigali et des districts des Provinces avec la CNLS, ont procédé à la remise d’un don de 5 millions de Frw à une association d’enfants rendus orphelins par le SIDA dans chaque province. Les associations bénéficiaires ont été choisies parmi celles qui n’ont jamais bénéficié de financement de microprojets. Ce don permettra aux associations bénéficiaires de répondre aux besoins urgents des orphelins membres, en particulier le paiement des frais de scolarité, de la mutuelle de santé.

Journée 
              Mondiale de Lutte contre le SIDACette action vient s’ajouter aux nombreuses actions entreprises par la CNLS et ses partenaires de la société civile, du pouvoir central ou décentralisé en faveur des orphelins et autres enfants vulnérables. En effet, plus de 50.000 orphelins et autres enfants vulnérables sont soutenus dans le cadre des programmes de lutte contre le SIDA en vue d’accéder aux services sociaux de base. L’appui est apporté sous la forme d’un paquet incluant l’accès aux soins de santé de base, la scolarisation, l’appui nutritionnel, le soutien psychologique et l’appui aux familles d’accueil par le développement d’activités génératrices de revenus.
Selon les données du recensement de 2002, le Rwanda compte plus de 1,25 millions d’enfants orphelins, soit 30% de la population infantile. On estime le nombre d’enfants rendus orphelins par le SIDA à 160.000 et celui des enfants de moins de 14 ans infectés par le VIH à plus de 22.000.

 

 

Source : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA (CNLS)
http://www.cnls.gov.rw . Texte et Photo © Copyright 2005 - Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA

Dr Marc Twagirumukiza
Gand, ce 18/12/2006
twamarc@yahoo.fr

 

Le Rwanda, l’un des rares pays au monde ayant un programme de lutte contre le SIDA dans les prisons - 14 octobre 2006

Photo : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDAEn collaboration avec le Ministère de la Sécurité Intérieure et PSI/RWANDA, la Commission Nationale de Lutte contre le SIDA (CNLS) a lancé officiellement le programme de dépistage volontaire (VCT) dans les prisons du Rwanda, le lundi 25 septembre 2006 à la Prison Centrale de Kigali (PCK). Ce programme comme l’a déclaré le Secrétaire Exécutif de la CNLS, le Dr Agnès Binagwaho a en définitive pour but, de prendre en charge les personnes incarcérées qui sont séropositifs.

De toutes les prisons du Rwanda, la PCK compte le nombre le plus élevé des prisonniers vivant avec le VIH: 16,48 % des prisonnières femmes testées sont séropositives contre 15,11 % des prisonniers hommes. L’une des causes en est la promiscuité qui favorise à son tour l’homosexualité qui conduit à la transmission du virus du SIDA.

L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique Mr Michael Arietti a félicité le Rwanda pour le pas déjà accompli dans la lutte contre le SIDA soulignant que le Rwanda est l’un des rares pays au monde à avoir un programme de lutte contre le SIDA dans le milieu carcéral.

 

Photo : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDALe Ministre de la Sécurité Intérieure Sheikh Mussa Fazil Harerimana qui a présidé ces cérémonies de lancement de VCT dans les prisons du Rwanda a quant à lui rappelé que le gouvernement rwandais considère les prisonniers comme des citoyens à part entière et que de ce fait ils doivent eux aussi bénéficier des antirétroviraux comme leurs concitoyens.

Signalons que le lancement de ce programme de VCT dans les prisons a été précédé par une formation des pairs éducateurs sous le financement du Comité Internationale de la Croix Rouge (CICR) et de PSI/RWANDA.

Texte selon reportage de la Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA, Kigali ; http://www.cnls.gov.rw
Transmis par Dr Marc TWAGIRUMUKIZA - Kigali ce 14 octobre 2006

 

 

Épidémiologie de l’infection au VIH au Rwanda - 14 octobre 2006

Les premiers cas du SIDA au Rwanda ont été identifiés en 1983 au Centre Hospitalier de Kigali. La première étude de prévalence du VIH dans la population générale, conduite en 1986 a montré une prévalence de 17,8% en milieu urbain et 1,3% en milieu rural.

La deuxième étude de prévalence du VIH conduite en 2005 dans la population de 15-49 ans chez les femmes et de 15- 59 ans chez les hommes (Etude démographique et de santé: EDS 2005) a montré une prévalence de 3% au niveau nationale, cette prévalence est de 7,7% en milieu urbain et 2,2% en milieu rural.

Par rapport aux autres caractéristiques soci-démographiques, l’EDS 2005 a montré que les femmes sont plus atteintes par le VIH que les hommes avec une prévalence de 3,6% contre 2,3%.La tranche d’âge qui enregistre une faible prévalence est celle des 15-19ans avec une proportion de 0,5% d’infectés, la tranche d’âge qui enregistre une prévalence plus élevée est celle des 40-44 ans avec 6,6% d’infectés.

Le niveau des connaissances sur le VIH reste toujours à améliorer dans la population générale. Les résultats de l’EDS 2005 montrent que seulement 53,6% de femmes contre 57,6% d’hommes ont une connaissance complète du SIDA b.

Les résultats de la même étude montrent que l’utilisation du condom reste également faible, surtout chez les femmes où elle est de 19,7% contre 40,9% chez les hommes.
En ce qui concerne le niveau de dépistage du VIH, les résultats de l’EDS 2005 montrent que 75,8% de femmes contre 78,1% n’ont jamais fait de test de dépistage du VIH.
L’age médian aux premiers rapports sexuels est de 20 ans pour toutes les femmes enquêtées (entre 15-49 ans) et 20ans pour les hommes (15-59ans).

D’après les résultats des enquêtes de surveillance comportementales menées en 2000, (chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans, les camionneurs et les prostituées) l’âge moyen au premier rapport sexuel serait de 14 ans chez les filles et de 13 ans chez les garçons. L’utilisation du condom étant de 10% chez les jeunes sexuellement actifs, de 74% chez les routiers et de 90% chez les professionnelles de sexe.

D’après les mêmes sources des données, 40% des camionneurs ont eu des rapports sexuels avec une partenaire occasionnelle et 35% en ont eu avec au moins trois prostituées (au cours des douze derniers mois ayant précédé l’enquête). Cependant, l’utilisation du condom n’est pas systématique avec ces partenaires occasionnelles.
Le niveau d’utilisation systématique était de 31% chez ceux qui ont des partenaires occasionnelles et de 47% chez ceux qui ont fréquenté les prostituées. Ces comportements exposent ces groupes aux risques de contamination d’autant que l’utilisation du condom n’est pas systématique avec ces partenaires occasionnelles.

Texte selon reportage de la Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA, Kigali ; http://www.cnls.gov.rw
Transmis par Dr Marc TWAGIRUMUKIZA - Kigali ce 14 octobre 2006

 

Les Points Focaux de la CNLS ont reçu une formation de base en matière du VIH/SIDA - 27 juillet 2006

Photo : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDADu mercredi 5 au jeudi le 6 juillet 2006, au centre de pastoral St. Paul à Kigali, les Points Focaux de la CNLS dans le secteur public ont suivi un séminaire de formation de 2 jours, organisé par la Commission Nationale de Lutte contre le Sida (CNLS), conjointement avec l’Umbrella du secteur public contre le SIDA (USPLS), avec l’appui financier du Projet CNLS/PNUD.

L’objectif de ce séminaire était d’améliorer les connaissances générales des Points Focaux sur le VIH/SIDA et les autres IST afin de les doter des connaissances leur permettant  d’intégrer les programmes de lutte contre le SIDA dans le secteur public, d’être à mesure de lutter contre la stigmatisation et la discrimination sur le lieu de travail, de pouvoir identifier les facteurs de propagation du VIH et de décrire la situation et l’évolution du SIDA au Rwanda, en Afrique et dans le monde.

Photo : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDALe Secrétaire Exécutif de la CNLS, le Dr Agnès Binagwaho a indiqué que ce genre de formation a été fait avec les différents secteurs et que les résultats commencent à se faire sentir. Ici, le Dr Agnès Binagwaho a exprimé sa satisfaction sur la façon dont les médias ont progressé après la formation dispensée aux journalistes au mois de mars 2006. Les médias ont progressé d'une façon extraordinaire dans la façon d'informer la population en matière du VIH/SIDA, a-t-elle déclaré.

A la fin de ce séminaire, les Points Focaux ont recommandé à la USPLS d’organiser pour eux une formation en counselling, de faciliter une communica-tion entre eux et l’USPLS, d’organiser une réunion d’échange entre les Secrétaires Généraux des ministères et les leaders de toutes les  institutions publiques, les Points Focaux et la CNLS, afin de permettre une grande implication dans la lutte contre le SIDA et de promouvoir les échanges entre les Points Focaux des différents secteurs oeuvrant dans la lutte contre le SIDA. Ils ont également recommandé que les ministères et institutions publiques prévoient une ligne budgétaire de la lutte contre le SIDA dans leur prévision budgétaire et qu’une loi sur la protection des droits fondamentaux des personnes vivant avec le VIH soit mise en place d’urgence.

Texte selon reportage de la Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA, Kigali ; http://www.cnls.gov.rw
Transmis par Dr Marc TWAGIRUMUKIZA - Kigali ce 27 juillet 2006

 

Bill Gates fait un don d’un million de dollars US pour mettre sur pied un Centre de formation et de recherche au Rwanda - 27 juillet 2006

A l’occasion de sa visite de deux jours au Rwanda, le Patron de Microsoft, l’Américain Bill Gates a visité, le dimanche 16 juillet, l’hôpital de Rwinkwavu où il a promis de financer un centre de formation et de recherches opérationnelles dans le domaine des grandes pandémies. Un million de dollars US sera débloqué par l’homme le plus riche du monde, 350 000 dollars  serviront pour la construction du Centre, tandis que 650 000 dollars couvriront les soins médicaux, les traitements des malades, ainsi que le fonctionnement du Centre.

Photo : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDALes fonds vont transiter à travers l’association « Partners in hands », une association qui travaille déjà dans l’hôpital de Rwinkwavu en association avec les fonds Bill Gates et Clinton fondation et du Global Fund pour les ARVS.

Ce Centre, en lien avec l’hôpital de Rwinkwavu va servir, non seulement de lieu de formation en recherches opérationnelles mais également de lieu de formation pour les médecins, les infirmiers, les assistants sociaux qui veulent se spécialiser dans le domaine de la prise en charge des malades souffrant des grandes épidémies qui affectent la population de la région des Grands Lacs.

L’hôpital de Rwinkwavu a été construit avant l’indépendance du Rwanda, et a été réhabilité et rehaussé par les organisations non gouvernementales : « Global Fund » et « Partners in hands », ainsi que le gouvernement Rwandais qui l’ont rendu opérationnel pour en faire un hôpital de district desservant 4 centres de santé.

Photo : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDASelon le Secrétaire Exécutif de la CNLS, le Dr Agnès Binagwaho, ce centre a une visée régionale qui desservira à la fois l’Est du Congo, le Burundi, le Rwanda, le sud de la Tanzanie, le sud de l’Ouganda et pourra aussi servir de lieu de formation dans le domaine des maladies tropicales pour des chercheurs venus d’Europe ou des Etats-Unis.

Bill Gates a beaucoup apprécié le Rwanda pour son organisation sanitaire, sa vision du développement 2020 et le fait qu’il se soit engagé dans les objectifs du millénaire en faveur des communautés.

Texte selon reportage de la Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA, Kigali ; http://www.cnls.gov.rw
Transmis par Dr Marc TWAGIRUMUKIZA - Kigali ce 27 juillet 2006

 

Réunion de restitution du projet de texte de la Politique nationale de lutte contre le SIDA en milieu du travail
(24 juillet 2006)

Le Rwanda est en phase de mettre sur pied une politique de lutte contre le SIDA en milieu du travail. C’est dans ce cadre que le Ministère de la Fonction Publique et du Travail(MIFOTRA), en collaboration avec la Commission Nationale de Lutte contre le SIDA (CNLS), a organisé une réunion de restitution, le vendredi 26 mai 2006 au KIST (Kigali Institute of Science and Technology).

Comme l’a indiqué le Secrétaire Exécutif adjoint de la CNLS, Mr Antoine Semukanya, cette réunion avait pour but de présenter aux différents représentants des institutions publiques et privées, le projet de texte de la politique de lutte contre le SIDA en milieu du travail,  afin qu’ils puissent y apporter corrections et ajouts, avant sa présentation au Conseil des ministres.

La Vice présidente de la CNLS, Madame Rose Gahire a, dans son discours d’ouverture, souligné que la lutte contre le SIDA en milieu du travail s’avère indispensable car le VIH/SIDA réduit la production, augmente les coûts du travail et induit une perte de compétence et d’expérience. Elle a fustigé certains employeurs qui font de la discrimination envers leurs employés vivant avec le VIH, car cela fait que les gens n’osent pas déclarer leur séropositivité et peuvent par conséquent continuer à propager le VIH. Elle a tenu à remercier le MIFOTRA et la CNLS  pour avoir collaboré à mettre en place cette politique.

La politique de lutte contre le SIDA en milieu du travail a pour objectif de fournir un ensemble de directives dans le monde du travail en vue de freiner la propagation du VIH et d’atténuer son impact. Ces directives sont à l’usage des employeurs, des travailleurs et de leurs représentants, et se situent dans les domaines d’actions suivants : (1) prévention du VIH ;(2) gestion et atténuation de son impact sur le monde du travail ;(3) prise en charge et soutien des travailleurs infectés ou affectés par le VIH ;(4) protection des travailleurs contre la discrimination et la stigmatisation basées sur le statut VIH, réel ou supposé.

L’étude sur la situation des activités de lutte contre le SIDA dans les entreprises du secteur privé et paraétatique menée en 2003 par la Fédération Rwandaise du Secteur Privé (FRSP) a montré que 97% des employeurs et employés de ces secteurs ont déclaré être conscients de l’impact négatif du SIDA sur la productivité de l’entreprise.

Certaines entreprises ont compris très tôt le défi posé par l’infection de leurs employés par le VIH telle que la BRALIRWA qui a été la première entreprise à mettre sur pied un programme de prévention et de prise en charge médicale des victimes du VIH (traitement par les anti-rétroviraux). Le Ministère rwandais de la défense, le Ministère de l’Agriculture et de l’élevage, la Banque Nationale du Rwanda et la Banque de Kigali ont suivi l’exemple de la Bralirwa ainsi que bien d’autres entreprises. Actuellement, 23 entreprises rwandaises assurent une prise charge médicale de leurs employés vivant avec le VIH.

Source : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA (CNLS) http://www.cnls.gov.rw

 

Vers une couverture vaccinale maximale dans l'Umutara
(20 juillet 2005)

Même si la province d'Umutara est la plus jeune du pays, elle essaie de préserver, tant qu'elle peut, la santé de sa population, en général, celle des mères et des enfants en particulier, conformément à la politique nationale de vaccination. Selon M. Justin Rwagasore, chargé de la santé à la province d'Umutara, cette dernière administre des vaccins conformément au programme de l'OMS comme le montre le tableau suivant :

Période vaccinale Vaccin
Naissance Tuberculose, poliomyélite
1 mois et demi
Polio, coqueluche, tétanos, diphtérie, hépatite B
2 mois et demi Polio, coqueluche, tétanos, diphtérie, hépatite B
3 mois et demi Polio, coqueluche, tétanos, diphtérie, hépatite B
9 mois Rougeole

La province effectue de fréquentes descentes pour sensibiliser la population sur l'importance de la vaccination pour les enfants et les mères. D'après différents rapports des districts de santé, les femmes répondent massivement, à plus de 80% à la vaccination, surtout les femmes enceintes. Cependant, ce n'est pas suffisant, a précisé Rwagasore car l'objectif ultime est d'atteindre une couverture maximale de 100%. La principale difficulté rencontrée est liée aux accouchements à domicile qui constituent de grands risques, non seulement chez la mère mais aussi chez l'enfant. Certes, c'est une situation due, pour la plupart des cas, à la pauvreté et à l'ignorance. Raison pour laquelle on leur administre le Vaccin Anti-Tétanique.

En effet, des activités de planification sont prévues pour atteindre chaque district. Ce dernier utilise un registre pour suivre les enfants de la population cible. Une simple carte tracée à la main est utilisée pour localiser les villages de la Zone de couverture de chaque unité de santé. Un micro-Plan de stratégie avancée est élaboré et budgétisé à l'aide d'un programme fixe. Le personnel de santé participe à la stratégie avancée au moins toutes les deux semaines. Des fournitures appropriées, des fiches/registres et des allocations sont assurées pour chaque sortie de stratégie avancée planifiée. Le transport approprié est fourni pour la stratégie avancée et peut comprendre, par exemple, une motocyclette pour un rayon de 6 à 20km. A ce niveau, le chargé de santé au niveau provincial a déclaré que bien des districts et même la province souffrent d'un manque sérieux des moyens de transport pour effectuer des descentes sur terrain. Il exhorte, sur ce, le Gouvernement ainsi que les intervenants dans le secteur de santé, à intervenir dans ce sens. Il en est de même des moyens de communication qui sont très chers, et il n'y a pas de fonds alloués à cette fin. Pourtant, il faut une bonne communication entre les prestataires de service et les membres de la communauté.

Le superviseur de district visite les unités de santé au moins une fois par mois pour aider à la planification, à la budgétisation. Pendant une session de supervision, il doit rester pendant au moins 2 à 3 heures, observer les agents de santé, mener des sessions de vaccination pour assurer la qualité et la sécurité. Les superviseurs doivent être mobiles et le transport doit être planifié, fourni et budgétisé pour chaque visite de supervision. En outre, un contrôle est effectué sur la complétude et la promptitude des rapports de couverture vaccinale et de surveillance. Sur un graphique, on met le pourcentage de la couverture mensuelle et le taux d'abandon. Ensuite, on calcule le pourcentage d'unités de santé qui n'avaient pas de stocks de vaccins de réserve (n'importe quel vaccin) pendant le mois, enregistre les stocks de vaccin et les taux d'utilisation pour chaque formation sanitaire et compile les informations pour rapport au niveau provincial chaque mois, en comparant les données de vaccination rapportées au niveau de district et à d'autres niveaux en vue d'améliorer la qualité. Enfin, on utilise les plans de pérennité financière comme base pour l'estimation réaliste des ressources humaines et financières nécessaires pour mener à bien l'opération, identifie tout le déficit de financement ou en ressources humaines, prépare l'estimation des coûts des éléments de l'accès dans les districts prioritaires pour assurer au départ une couverture maximale et on examine les ressources humaines et assure l'efficacité et les liens entre la vaccination et les autres programmes de santé.

M. Justin Rwagasore , chargé de la santé à la province d'Umutara, rappelle que tous les vaccins étaient gratuits même pour les étrangers. A propos de l'éradication de la poliomyélite en 2005, il a répondu, avec espoir, que l'objectif serait atteint dans un bref avenir compte tenu de l'évolution. Quant au matériel et équipements de vaccination, il a reconnu qu'il est encore insuffisant. Cependant, la plupart des centres de santé disposent de réfrigérateurs, de vaccins, séringues,…

 

Un don d'équipements nouveaux à l'hôpital universitaire de Butare
(20 juillet 2005)

Don d'équipements à l'hôpital universitaire de ButareJeudi 28 avril, l'hôpital universitaire de Butare a organisé une cérémonie d'exposition de nouveaux équipements reçus pour son service des soins intensifs. Ces équipements sont un don offert à l'hôpital universitaire de Butare par "Assist International" ayant son siège aux Etats-Unis d'Amérique par le canal de Rotary Club de Californie en Amérique.

Les équipements offerts à l'Hôpital Universitaire sont : quatre ventilateurs qui aident les malades ayant des problèmes de respiration, un défibrillateur qui aide les malades ayant les problèmes cardiologiques, douze cardiorespiratory qui facilitent de bien suivre l'état de respiration et de cœur des malades, une machine appelée " Centrale " qui aide à contrôler toutes les machines précitées, c'est-à-dire qu'elle centralise l'état d'un malade à travers tous ces équipements ; d'autres machines appelées " Système de télémétrie ", c'est le système de surveillance des malades à distance. Ce système permet de contrôler l'état de tous les malades en soins intensifs.

Différents invités d'honneur avaient rehaussé de leur présence cette cérémonie. On peut citer par exemple Monsieur Murigande Charles, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, Professeur Karangwa Chrysologue, Recteur de l'Université Nationale du Rwanda, Monsieur Milck S. Président de Rotary Club de Californie, Monsieur Bagett, Président d'Assist International, etc.

Prenant la parole, le Professeur Karangwa Chrysologue, Recteur de l'Université Nationale du Rwanda a tout d'abord remercié tous les invités et surtout les donateurs de ces équipements " Assist International " pour leur soutien très important qu'ils viennent d'offrir à l'Hôpital Universitaire de Butare. Il a ensuite garanti aux donateurs et tous les participants qu'ils n'épargneront aucun effort pour que ces équipements soient bien utilisés et que ce don puisse bien servir dans la formation des agents de l'hôpital et qu'il produise des résultat satisfaisants.

A son tour, Monsieur Musemakweli André, Président de Rotary Club de Butare, a remercié particulièrement le Rotary Club de Californie aux Etats-Unis d'Amérique d'où sont transités ces équipements avant d'être acheminés au Rwanda. Il a en outre remercié toute personne ayant contribué d'une façon ou d'une autre pour que ces équipements soient acquis. Il a, à cet effet exprimé sa gratitude d'une façon particulière au Ministre Murigande Charles, pour les différents contacts qu'il a menés, le Recteur de l'UNR pour les efforts déployés afin que ces équipements arrivent à Butare dans un délai relativement court. Il a enfin révélé l'importance de ces équipements surtout pour les habitants des provinces du Sud du pays qui sont : Butare, Gikongoro et Cyangugu.

Dans son allocution, le Ministre Murigande Charles, n'a pas manqué aussi de remercier l' " Assist International " pour ce don très important qu'il a offert à l'hôpital universitaire de Butare et qui est bénéfique pour tout le pays.

Selon le Docteur Rukeribuga Nicodème, Directeur de l'Hôpital Universitaire de Butare, ces équipements ont une valeur de 500.000$US. L'Hôpital Universitaire en avait tellement besoin, vu que les équipements qu'il utilisait étaient endommagés surtout avec les événements tragiques de 1994.
Les agents de l'Hôpital Universitaire de Butare (infirmiers, médecins et techniciens) ont été déjà formés sur l'utilisation de ces machines par des experts qui sont venus de l'Hôpital de Sequoia, a précisé le Docteur Uwambazimana Jeanne.
La formation a été dispensée en deux équipes : la première équipe était composée par les infirmiers et les médecins, qui ont été formés par Madame Michelle Isonio. La deuxième équipe qui était constituée par les techniciens a été formée par Monsieur Raymond Schmidt et Mr Joe Sandoyal.

Texte inspiré du reportage de Chantal Namukunzi.

 

Le nouveau comité de l'Association médicale du Rwanda (AMR)
(10 mars 2005)

Lors de sa 9ème conférence annuelle qui avait pour thème " Déontologie médicale ", l'Association médicale du Rwanda (AMR) a procédé au renouvellement du comité directeur dont le mandat prenait fin.
Comme il est de coutume à l'A.M.R, le vice-président sortant est d'office élu à la présidence. C'est ainsi que le Dr Dominique Savio Mugenzi qui secondait le Dr Thomas Karengera dans l'équipe sortante a été porté à la tête de cette association et il sera secondé par le Dr Cathy Katengwa comme Vice-Présidente, le Dr Fidèle Ngabo comme secrétaire général, les comptes seront gérés par le Dr Laetitia Gahimbare, la Commission scientifique sera dirigée par le Dr Steven Rulisa, celle en charge du social par le Dr Corinne Karema et les médecins seront contrôlés par le Dr Théobald Hategekimana.

 

Bientôt, le "Code de Déontologie médicale" au Rwanda
(10 mars 2005)

L'Association médicale du Rwanda (AMR) a tenu sa 9ème conférence annuelle qui avait pour thème " Déontologie médicale ". Le choix de ce thème n'est pas fortuit puisque les médecins du Rwanda n'en avaient pas. D'où un certain désordre et des difficultés de contrôle et de suivi de l’exercice de l’art de guérir au Rwanda.

Cette conférence a été ouverte officiellement par le Ministre de la Santé, le Dr Jean Damascène Ntawukuriryayo qui a rappelé aux médecins qu'ils exercent une profession noble. Pour le Ministre de la Santé, " La bonne santé d'une population est le centre d'une pierre angulaire du Développement durable d'un pays ".
A propos toujours de la déontologie, le Dr Innocent Nyaruhirira, Secrétaire d'Etat chargé du VIH/SIDA a rappelé dans son exposé sur les droits et devoirs du médecin, se référant surtout sur le serment d'Hippocrate que chaque médecin doit prêter avant d'exercer et la déclaration de Genève qui stipulent entre autres que le médecin doit donner des soins gratuits à l'indigent et n'exige jamais un salaire au-dessus de son travail et qu'admis dans l'intérieur des maisons, ses yeux ne verront pas ce qui s'y passe, sa langue taira les secrets qui lui seront confiés et son état ne servira à corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime et pour la déclaration de Genève, le médecin prend l'engagement solennel de consacrer sa vie au service de l'humanité et exercer son art avec conscience et dignité. Le Dr Nyaruhirira a insisté sur ces quelques principes demandant avec instance aux médecins de les appliquer malgré les difficultés rencontrées quotidiennement.
Le texte brut a été confié à une commission ad hoc, qui en tirera un texte final. Les médecins sont aussi appelés à fournir leurs commentaires sur ce texte qui se trouve en ligne et sur le mailing list du Conseil National de l’Ordre des Médecins du Rwanda.

 

Du sang nouveau dans l'administration de l'hôpital Roi Fayçal
Inspiré du recit de Didier Semanyenzi, journaliste de la « Nouvelle Releve », un bimensuel gouvernemental.

Depuis 1991, le Rwanda s'est doté d'un hôpital moderne pour réduire ses frais liés aux transferts des malades à l'étranger. C'est ainsi que l'hôpital Roi Fayçal a ouvert ses portes cette année-là. Ce nom revenait à l'ancien Roi du royaume d'Arabie Saoudite car c'est ce dernier qui avait financé la construction de cet hôpital en octroyant les fonds nécessaires mais sous forme de crédit.

Au départ, l'hôpital n'a pas bien démarré car c'était juste dans les débuts de la guerre de libération au Rwanda. L'hôpital Roi Fayçal a servi alors dans ses premiers jours aux soins de blessés de guerre. Plus tard, en 1998, le gouvernement rwandais a laissé sa gestion a une entreprise sud africaine " NET CARE . Même si celle-ci était expérimentée en la matière, elle n'a pas passé longtemps dans l'exploitation de ce moderne hôpital : Elle est tombée en faillite et elle a préféré céder la place aux autres. La gestion de cet hôpital est revenue alors dans les mains du gouvernement rwandais.

Au début de ce mois de février, cet hôpital vient d'accueillir un nouvel administrateur du nom de Dr.Hopkins Holmberg. Présenté par le Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé, Dr Innocent Nyaruhirira, le nouveau Directeur Général de l'hôpital Roi Fayçal est très expérimenté dans la gestion des hôpitaux. Venant de l'Oman en Asie, il a aussi des expériences en Afrique comme en Egypte et au Kenya. Il a aussi travaillé longtemps dans le domaine chez lui aux Etat-Unis d'Amérique. Quant au D.G. sortant de nationalité kenyane, son contrat venait d'expirer et il n'a pas voulu le renouveler.

Le nouveau D.G. Hopkins Holmberg s'occupe de cet hôpital au moment où il connaît une situation critique. Depuis sa création, l'hôpital fonctionne sous les subsides de l'Etat qui atteignent 60% de son budget annuel. De plus, on a été obligé de renégocier le cadre de remboursement du crédit octroyé par le royaume d'Arabie Saoudite car on n'a pas encore commencé à rembourser. Certains équipements manquent aussi à l'hôpital et cela contraint des malades à recourir à l'étranger pour se faire soigner. D'un air optimiste, le nouveau D.G. Hopkins Holmberg trouve que la situation n'est pas tellement préoccupante.

Sa vision est de transformer cet hôpital en une association sans but lucratif (a.s.b.l.) et il la partage avec les autorités du pays. Avec son équipe, il a l'objectif de réduire de 60% les frais octroyés par le gouvernement rwandais dans les transferts des malades à l'étranger. La directrice chargée de l'administration, Joy Atwine nous a aussi rassuré que l'on a une perspective d'agrandir l'hôpital. De plus, le nombre de lits opérationnels devra très bientôt passer de 140 à 200. Le nouveau D.G. affirme que son objectif est de transformer cet hôpital Roi Fayçal en un hôpital de référence dans la région. Etant donné qu'on accueille actuellement quelques malades venant des pays voisins comme le Burundi, la République Démocratique du Congo et l'Ouganda, on devra leur offrir des services de qualité. Dans les jours à venir encore, la vision de l'hôpital Roi Fayçal est orientée vers l'augmentation de ses services et la collaboration avec d'autres départements de santé du pays.

Quand l'hôpital prendra le statut d'une association sans buts lucratifs (a.s.b.l.), on a voulu savoir si les prix de ses services vont baisser. Sur ce, la direction chargée de l'administration, Joy Atwine, a assuré qu'aucun profit n'est inclus dans tous ses tarifs. Et c'est pour cela que l'Etat intervient dans le financement de son budget jusqu'à 60%.
Il s'avère que cet hôpital n'a pas encore atteint les objectifs qui lui ont été confiés à sa création. Les Rwandais confient alors leurs espoirs à la nouvelle équipe administrative chez laquelle on attend assez de performances et des services pleins de qualité.
Inspiré du recit de Didier Semanyenzi, journaliste de la « Nouvelle Releve », un bimensuel gouvernementale.

Butare, le 18 février 2005
Dr Marc TWAGIRUMUKIZA

 

Lutte contre le VIH/SIDA : Le Ministère de l'éducation, de la science, de la recherche scientifique et de la technologie (MINEDUC) s'implique !

Dans le cadre de pouvoir doter le pays d'enseignants ayant des connaissances sur la lutte contre la pandémie du SIDA, le MINEDUC poursuit des formations à l'égard de certains enseignants engagés dans la prise en charge du SIDA. C'est dans ce cadre qu'à partir du 22-25 Mars 2004 au KTC (Kicukiro Trainning Center), 32 enseignants en provenance de toutes les provinces du Rwanda ont été formés. En effet, ces enseignants ont reçu cette formation afin qu'ils deviennent des formateurs sur la lutte contre le SIDA, chacun au niveau de sa province d'origine. Chaque province du Rwanda a été représentée par un enseignant de l'école primaire, un enseignant de l'école secondaire chargé du cours de Biologie et un enseignant chargé des formations dans les TTC (Teacher Trainning Center).

Selon Mme Danniella Kayitesi, chargée du programme VIH/SIDA/Ecoles au niveau du MINEDUC, ladite formation visait à se rendre compte de la façon dont leurs enseignants formés dans le domaine de la lutte contre le SIDA, mettent en application les enseignements qu'ils reçoivent. Toutefois, elle a fait savoir qu'elle avait aussi pour but de s'informer au sujet des problèmes qu'ils rencontrent dans la mise en application des plans effectués pour la lutte contre le SIDA. D'après toujours Mme Danniella, ces enseignants avaient encore reçu une autre formation en Novembre 2003 où ils avaient appris à faire des plans d'action visant à lutter contre le SIDA.

S'agissant des problèmes qu'ils rencontrent dans la mise en application des plans d'action de lutte contre le SIDA, Mme Danniella a fait savoir que leurs collaborateurs (enseignants formés) sont confrontés au problème de non-implication des autorités de base dans leurs plans de lutte contre le SIDA. Elle a aussi évoqué le problème des moyens financiers. "Les rares enseignants qui n'ont pas eu ces problèmes ont fait convenablement leur travail", fait-elle savoir.

Elle a assuré que pour essayer de résoudre tous ces problèmes, leur programme basé au MINEDUC fera un suivi régulier afin d'interpeller les autorités à collaborer avec leurs points focaux (les enseignants formés) en vue de lutter contre le SIDA dans les écoles primaires et secondaires du Rwanda. "Pour résoudre le problème financier, nous tâcherons de connecter nos points focaux avec les bailleurs et ONGs intervenant dans le domaine de la lutte contre le SIDA", informe-t-elle en précisant qu'au niveau central il n'y a pas d'argent.

Du côte des formés, ils se réjouissent de la formation reçue, cela est confirmé par Mme Donatilla Uwingabiye, participante à la formation mais aussi enseignante au TTC/Save (Teacher Trainning Center/Save). "Nous avons, dans cette formation, reçu une approche appropriée pour enseigner le SIDA aux enfants et aux personnes âgées", se réjouit-elle en précisant qu'ils ont eu aussi une autre connaissance sur la confection des plans d'action. Elle a soulevé bien d'autres problèmes auxquels ils sont confrontés au niveau local. Toutefois, elle a incité le MINEDUC de leur accorder un voyage d'étude afin de s'enquérir de la façon dont les autres pays sont avancés dans l'éducation sur le SIDA dans les écoles.

A part le thème ayant trait au VIH/SIDA, les participants à ladite formation ont été formés sur un autre thème à savoir : life skills (compétences à la vie).

Texte inspiré par le reportage de Mr Rugaba Félix (ORINFOR)
Butare, ce 05 avril 2004, Dr Marc TWAGIRUMUKIZA

 

Bientôt un nouveau statut pour le personnel médical du CHU

Après la transformation du Centre Hospitalier de Kigali (CHK) en un Hôpital Universitaire qu'on dénomme actuellement, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU), il y a plus d'une année, les agents de l'ex-CHK ne cessent aussi de revendiquer le changement de leur statut. En effet, ces agents affirment que leur statut, quant à ce qui concerne le salaire, doit être conforme à celui des agents médicaux de l'Hôpital Universitaire de Butare. De l'autre côté, certains autres agents du CHU continuent de se poser la question de savoir s'ils auront droit à la prime que le MINISANTE veut offrir aux agents des services sanitaires du pays. Pour tâcher de répondre à toutes ces questions, la Nouvelle Relève s'est entretenue avec le Ministre de la Santé, le Dr. Abel Dushimimana, afin qu'il donne des éclaircissements.

"Le statut des agents du CHU n'a pas encore été changé", reconnaît le Ministre de la Santé, en soulignant que leurs salaires sont élevés par rapport à ceux d'autres services médicaux du Rwanda. S'agissant du retard de changement du statut des agents du CHU, le Ministre Abel Dushimimana s'est expliqué en précisant que ce statut était en cours de préparation. "Actuellement ce statut se trouve au niveau du Conseil d'Administration de l'Université", informe-t-il en ajoutant qu'après son examen, il sera transmis au Conseil des Ministres pour approbation. Toutefois, il a rappelé que ce statut va régir tous les Hôpitaux Universitaires de Butare et le Centre Hospitalier Universitaire (CHU).
Concernant le sort des agents du CHU dans ces derniers jours où le nouveau statut des agents des hôpitaux universitaires est en cours de préparation, il a fait savoir que ces agents continueront à être régis par leur ancien statut. Néanmoins, il a précisé qu'avec le nouveau statut, les agents des hôpitaux universitaires seront traités de la même façon quant en ce qui concerne le salaire.

En évoquant la question en rapport avec la prime que le MINISANTE compte offrir aux agents médicaux, le Dr. Abel Dushimimana a noté que cette prime a été initiée en vue d'encourager les agents médicaux à aller travailler dans le milieu rural. "Les étudiants qui terminent dans le domaine médical désirent œuvrer seulement en ville mais surtout dans la ville de Kigali", dit-il pour préciser qu'au niveau rural il y a carence du personnel médical. Il a toutefois précisé qu'avec la nouvelle prime, le MINISANTE veut mettre les agents médicaux dans de bonnes conditions afin de les inviter à aller travailler en milieu rural.

"Les agents médicaux du CHU n'auront pas droit à cette prime car ils oeuvrent en ville et aussi parce qu'ils attendent leur nouveau salaire intéressant conformément au nouveau statut des employés des hôpitaux universitaires", fait-il savoir. Il a rappelé que tous les hôpitaux universitaires ne seront pas concernés par la nouvelle prime que le MINISANTE compte offrir aux agents médicaux. "Les agents médicaux des hôpitaux au niveau des provinces vont en bénéficier", annonce-t-il en donnant l'exemple de l'hôpital de Kabutare (Butare).

Sans donner de précision au sujet de la date et mois du démarrage de remise de ladite prime, le Ministre Abel Dushimimana a mentionné que les concernés par la prime vont en avoir dans un plus bref délai. Il a démenti les informations selon lesquelles, ladite prime sera donnée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). "C'est une prime intéressante et qui sera régulière", souligne-t-il avant d'inviter tous les agents médicaux qui seront concernés par cette prime à faire leur travail de manière efficace. Car, rappelle-t-il, la santé est un facteur de développement national.

Texte inspiré par le reportage de Mr Rugaba Félix (ORINFOR)
Butare, ce 05 avril 2004, Dr Marc TWAGIRUMUKIZA

 

Campagne spéciale de vaccination : Méningite

La campagne a été lancée officiellement à Kamonyi dans la province de GI TARAMA par le ministre ayant la santé dans ses attributions, le Professeur Abel DISHIMIYIMANA.
La campagne concernera 5 provinces qui n'avaient pas été couvertes par les campagne de 2002-2003 : il s'agit de Ruhengeli, Byumba, Gitarama, Kigali ngali, et Kibuye.
Toute personne, y compris des enfants de plus 6 mois, est appelée à se faire vacciner.

Nous vous rappellerons uniquement que la méningite bactérienne ne fait pas partie des 10 premières causes de morbidité et de mortalité au Rwanda mais que ces campagnes de vaccination sont une réponse aux épidémies de 2002.
Ces épidémies de méningites bactériennes étaient dues essentiellement aux sérotypes A et C, et des cas isolés de W 135. Les vaccins administrés sont des sérotypes A et C.

Dr TWAGIRUMUKIZA Marc Butare ce 26 janvier 2004

 

MSD, TRAC, MINISANTE, ensemble pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Rwanda

BUTARE,du 24 novembre au 04 décembre 2003 : "Une session de formation nationale est organisée cette semaine par le Centre de Traitement et de Recherche sur le SIDA (TRAC) en partenariat avec Merck Sharp & Dohme (MSD) pour améliorer les soins du VIH au Rwanda".

Les 4 formateurs du TRAC et MSD
(Photo aimablement fournie par Dr Christophe Longuet, Butare, 26/11/2003)
Les 4 formateurs du TRAC et MSD : deuxième à partir de la droite C. Longuet /MSD

lancement officiel d'un vaste programme de formation, partie intégrante d'un plus vaste programme de santé publique, visant à améliorer la prévention et les soins des populations infectées par le VIH, vivant dans les zones rurales du Rwanda.
En accord avec les recommandations nationales sur le VIH, dix spécialistes du VIH/SIDA européens et rwandais vont animer un atelier de 10 jours à Butare, sur la prévention et les soins du VIH, incluant la prévention de la transmission mère-enfant, le traitement des maladies opportunistes et les thérapeutiques anti-rétrovirales.
Cette session de formation va concerner 136 personnes du niveau secondaire de soins de santé: un médecin et deux infirmier(e)s des trente quatre hôpitaux de district qui seront responsables des soins du VIH dans les zones rurales.
Ces experts du VIH formeront à leur tour 365 personnels oeuvrant au sein des centres de santé du niveau primaire de soins au Rwanda.
Associée à d'autres programmes internationaux, cette initiative du Ministère de la Santé du Rwanda et de MSD va faire une différence pour des milliers de personnes vivant avec le VIH/SIDA, en améliorant l'accès à des soins de qualité à travers le pays.

Texte aimablement fourni par Dr Christophe Longuet, Responsable Médical Afrique - MSD, Produits VIH/SIDA à Butare comme formateur.

Dr TWAGIRUMUKIZA Marc Butare ce 26 novembre 2003

 

Deuxième session des séances de télémédecine au Rwanda : la chirurgie orthopédique

Du 22 octobre au 3 novembre 2003 se sont tenues les séances de télémédecine pour la deuxième fois consécutive au Rwanda.
Cette fois c'est la chirurgie orthopédique qui était à l'ordre du jour. Comme d'habitude les opérations se font à l'hôpital Roi Fayçal de Kigali et sont télé-visualisées à la Faculté de Médecine de Butare au CHU Kigali.

Les interventions chirurgicales orthopédiques, variées ont été une véritable réussite avec une équipe de chirurgiens dont Dr NYARUHIRIRA Innocent (Chirurgien orthopédiste, et Secrétaire d'état au Minisanté), Dr Emmanuel TWAGIRAYESU (Chirurgien orthopédiste privé), Dr JOUNISBEKOV Teljan (Chirurgien orthopédiste du CHU Butare).

 

La cœlioscopie en gynéco-obstétrique du CHU Butare

Le service de Gynéco obstétrique du CHU Butare, vient de se doter d'un appareillage destinée à la cœlioscopie. Il s'agit d'un don de GTZ (Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit - coopération technique allemande de Butare).
Paralellement, le docteur Kanimba Athanase, chef de Service a.i., avec l'appui financier et logistique de GTZ a organisé une formation d'une semaine à la cœlioscopie pour douze médecins et professionnels de santé dans ce service de Gynéco-obstétrique.

La cœlioscopie est une technique qui permet de visualiser, non pas l'intérieur de l'utérus, mais l'ensemble des organes pelviens (paroi externe de l'utérus, trompes, ovaires) et abdominaux.

Son principe consiste à réaliser, sous anesthésie générale, une petite incision au niveau de l'ombilic, qui permet l'insufflation de gaz carbonique (CO2 : dioxyde de carbone) dans la cavité abdominale, ainsi que l'introduction par la même incision d'un tube optique équipé d'une caméra permettant de visualiser les organes. La cœlioscopie permet ainsi :

  • de mettre en évidence des lésions de l'appareil génital interne féminin qui n'ont pas été observées à l'examen clinique, à l'échographie et à l'hystérosalpingographie
  • d'apprécier l'état des trompes en vérifiant qu'elles ne sont pas bouchées (on observe le passage d'un liquide coloré des trompes vers la cavité intra péritonéale, comme l'hystérosalpingographie)
  • de réaliser dans certains cas des prélèvements d'ovaires pour analyse.

La cœlioscopie permet non seulement de diagnostiquer certaines lésions, mais aussi de réaliser dans le même temps leur traitement chirurgical. Les instruments chirurgicaux sont en effet introduits par l'intermédiaire de plusieurs orifices de quelques millimètres de diamètre au niveau de la cavité abdominale, permettant ainsi au chirurgien de traiter les lésions qu'il vient tout juste de diagnostiquer.

 

Rwanda : les mesures contre la pneumonie atypique (SRAS) sont levées

Du premier novembre 2002 à nos jours, à peu près 916 cas de décès due au SRAS ont été rapportés par le rapport de l'OMS du 7 août 2003, dans le monde entier (Voir rapport le tableau cumulatif de l'OMS en PDF

Même si tous les continents semblent touchés, l'Afrique aura été plus ou moins épargnée et aucun cas n'a été recensé au Rwanda. Le gouvernement rwandais, à travers son secrétaire d'état chargé de l'infection à VHI/SIDA et autres épidémies, s'est réjoui de ce bilan quand il déclarait "les mesures préventives prises précédemment sont levées".
Il a néanmoins demandé à la population rwandaise de rester sur le qui-vive, et de signaler tout cas suspect.
Pour mes lecteurs je vous recommande de suivre toute l'actualité concernant SRAS sur le site officiel de l'OMS (en anglais) : http://www.who.int/csr/sars/en/

Je vous rappelle que le mesures préventives qui étaient prises visaient essentiellement à contrôler et à suivre les mouvements des personnes surtout entrant au Rwanda et comprenaient :

  • Une mise sur pieds d'une Unité Spéciale de suivi à l'aéroport international de Kanombe (Kigali) composé des professionnels de la santé dont un médecin.
  • Une mise sur pied d'un comité de suivi au niveau National.
  • Une proposition d'une période de suivi étroite de 10 jours, pour les voyageurs entrant dans le pays en provenance des pays /régions où l'on a recensé des cas de Pneumonie atypique. (La liste changeait régulièrement) Ici le médecin évaluait le risque que représente l'individu selon sa provenance, pour éviter que la psychose de contamination ne puisse entraîner un traitement injuste des voyageurs.
  • Durant la période de suivi : la température corporelle de l'individu était prise matin et soir, l'individu était mis en lieu surveillé et on surveille l'apparition d'autres signes évocateurs.
  • Un lieu médical avait été aménagé au Centre de santé de Gitega (près du CHU Kigali) pour accueillir des cas ayant manifesté des signes et symptômes de la maladie.
  • Le ministère de la Santé signalait que ces mesures restaient valables sur les frontières du pays et rassurait la population rwandaise en ce qui concerne le matériel logistique de prise en charge.

[Source : Emission télé - radiodiffusée par la Télévision Rwandaise].
Dr Marc TWAGIRUMUKIZA, CHU Butare,
ce 08 septembre 2003

NG COM Santé Tropicale
Copyright © 2006 NG COM Santé tropicale. Tous droits réservés.