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De 1992 à 2000 le pourcentage de positivité a été respectivement
de 6.55, 8.18, 4.86, 16.55, 18.58, 16.85, 16.80, 16.34 et 15.31.
La tranche d'âge la plus affectée est celle qui va de 21 à 30 ans
avec 33.5% de cas positifs, suivie par la tranche de 31 à 40 ans
avec 28.55% de cas positifs.
Vient ensuite la tranche 41 à 50 ans avec 10.55% de cas positifs.
Les échantillons provenant de Médecine Interne représentent 78.65%
des échantillons positifs, 11.88% proviennent des centres de santé
périphériques, 5.53% viennent du CUSP, 2.61% de la pédiatrie et
enfin 0.50% de gynéco obstétrique.
Répartis par nature, 98.78% des échantillons positifs sont des crachats,
0.44% reviennent au tubage gastrique, 0.33% sont les urines, et
0.22% sont les liquides pleuraux.
La culture sur Löwenstein-Jensen ne s'est faite que pour les années
1992 et 1993. Sur 100 échantillons positifs à la coloration, 81.87%
ont poussé à la culture, ceci ne concorde pas aux résultats trouvés
au groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière(France) en 1992: sur 430
produits pathologiques à culture positive, 218 étaient positives
à l'examen microscopique (Jacque G, 1996).
Sur 100 échantillons négatifs à la coloration, 2.51% ont poussé
à la culture, ceci s'explique par le faite que la culture est un
moyen très sensible qui permet d'apporter la preuve bactériologique
de la tuberculose pulmonaire dans deux fois plus de cas que l'examen
microscopique(Jacques G, 1996).
Répartis par sexe, 58.89% des échantillons positifs sont masculins,
contre 41.11% de féminins. A l'examen contrôle, 20.44% de cas se
sont encore révélés positifs. D'une façon globale, nous pouvons
conclure que la montée du pourcentage de positivité à partir de
1995 serait due à l'infection VIH, aggravée par les évenements de
1994.
Les tranches d'âge les plus touchées ( 21-30 ans et 31-40 ans)
qui forment à elles deux 60% des échantillons positifs et qui concernent
les groupes les plus actifs sexuellement, plaident pour cette conclusion.
Le pourcentage élevé de cas positifs à l'examen de contrôle s'expliquerait
d'une part par la mauvaise prise des médicaments par les patients,
et probablement par l'émergence de souches résistantes d'autre part.
Cette dernière hypothèse devrait être confirmée ou infirmée bientôt,
quant nous allons commencer à faire le mycobiogramme.
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