contacts www.santemaghreb.com
drapeau_algerie drapeau_maroc drapeau_tunisie
Algérie Maroc Tunisie
La sante du maghreb sur internet
Prochaine réfection des polycliniques - El Watan - Algérie - 28/04/02

Parallèlement à la décision des pouvoirs publics de surseoir à la nouvelle tarification des prestations hospitalières et leur décision de la reporter sine die, instruction a été donnée aux DSP d’engager une réfection tous azimuts des polycliniques et autres centres de santé.

Ainsi, le ministère de la Santé et de la Population semble avoir saisi le message des contestataires de tous bords en procédant préalablement à la mise à niveau des différentes structures sanitaires et hospitalières avant d’appliquer les nouveaux tarifs.
Force est de constater, à ce titre, que la situation des polycliniques et des centres de santé, respectivement au nombre de 16 et 23 au niveau de la wilaya de Constantine, ne cesse de se dégrader, ce qui confère aux nouvelles dispositions que voulait introduire le ministère de la Santé et de la Population, le caractère de l’inconséquence. Pour d’aucuns, il était, en effet, plus sage de diagnostiquer d’abord l’état des structures sanitaires, de cibler les carences et de les «traiter» avant d’exiger de l’argent. Le cas des polycliniques et autres centres de santé de la wilaya de Constantine est révélateur à plus d’un titre de la déliquescence qui caractérise le secteur de la santé. Outre le mauvais accueil, l’insalubrité et le manque d’hygiène sont omniprésents dans la plupart des structures sanitaires où le personnel médical et paramédical est censé évoluer dans un milieu relativement aseptisé, ce qui est rarement le cas.

Cela étant, ces structures sont également souvent à l’image du quartier, voire du secteur urbain sur le territoire duquel elles sont implantées. La polyclinique de la cité Daksi, une cité populeuse, est à titre d’exemple aussi décrépie que le quartier qui l’abrite. Dans un état de délabrement certain, cette polyclinique est, en effet, loin d’offrir aux citoyens l’image flatteuse d’une structure sanitaire digne de ce nom. En sus de l’accueil désagréable de certains employés, l’hygiène est réellement négligée au niveau de cette polyclinique où les gens se plaignent d’être livrés à eux-mêmes.

Rencontrée sur les lieux, Mme Fadhila M. n’a pas manqué, à cet effet, de nous faire part de son désappointement face au laisser-aller manifeste prévalant au sein de cette structure et dans bien d’autres. Mais ce que notre interlocutrice a surtout déploré, c’est la manière «très cavalière» avec laquelle le personnel apostrophe les patients. Fort heureusement, toutes les structures de santé ne sont pas dans un état aussi piteux. Certaines ont même un aspect plutôt BCBG surtout quand elles sont implantées dans un quartier «huppé» de la ville, offrant de surcroît de meilleures prestations de service.

Cela étant, pour répondre aux attentes de la population, il devient nécessaire de revoir le bon fonctionnement de ces structures et de remédier à certaines carences. Loin de constituer un luxe, la mise à niveau des polycliniques et des centres de soins est, au demeurant, inévitable pour apporter aux citoyens des soins de qualité dans un cadre plus sain. C’est la lecture que d’aucuns ont faite de l’avis d’appel d’offres national ouvert, lancé dernièrement par la direction de la santé et de la population de la wilaya de Constantine pour la réalisation de travaux de réfection et d’extension de plusieurs structures sanitaires. Les travaux de réfection concernent les polycliniques du Khroub, des cités El Bir El Gammas, et Daksi, le centre de santé Rahmani Achour et la clinique de diabétologie de Bellevue. Quant aux travaux d’extension, ils cibleront la polyclinique de la commune de Hamma Bouziane et la salle de soins de la localité de Bekira qui compte environ 30 000 âmes. Cela dit, si cette réfection tous azimuts des différentes structures de santé décidée par les pouvoirs publics ne peut qu’être saluée et bien accueillie, il n’en demeure pas moins que cette opération pourrait s’avérer insuffisante, estime-t-on, si elle n’était pas suivie d’une «mise à niveau» du personnel hospitalier. Dans une déclaration faite à El Watan l’année dernière (voir notre édition du 22 mai 2001), le DSP de Constantine avait, en ce sens, imputé le mauvais accueil dont souffrent les citoyens au niveau des polycliniques et des centres de santé à la ... «qualité des personnes». Par Lydia R.

Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/28/sup_html.htm

Retour Actualités