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L'actualité de la santé au Maghreb Avril 2002
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SKIKDA / Epidémie de typhoïde - El Watan - Algérie - 15/04/02
Pas moins de quinze cas de typhoïde ont été confirmés par le service infectieux de l’hôpital de Skikda. A cela s’ajoutent 21 autres cas suspects gardés encore en observation en attendant les résultats des analyses entreprises. En l’espace de deux journées seulement, le nombre de confirmations est passé de huit à quinze cas, concernant uniquement la ville de Skikda. Les foyers de l’épidémie touchent cependant presque l’ensemble de la périphérie avec une prédominance dans la cité des 500 Logements et la rue de l’Arsenal, en plein centre-ville. Les tournées faites jus-que-là par la cellule de crise que dirigent les services sanitaires ne sont pas encore arrivées à déterminer les causes directes de l’épidémie. Néanmoins et de par sa définition de maladie à transmission hydrique, les regards se tournent vers l’entreprise de gestion des eaux de Skikda : l’Epedemia. Le directeur général de cette entreprise a tenu cependant à confirmer que l’eau distribuée pour l’alimentation a toujours été traitée convenablement et que l’agent causal de la maladie était certainement à chercher ailleurs, faisant allusion à une autre possibilité d’infiltration des salmonelles. Cependant, une chose reste à confirmer : cette épidemie, d’après quelques indiscrétions, était prévisible et aurait pu être évitée si les interventions nécessaires avaient été prises à temps. Déjà à la mi-mars, pas moins de 12 points d’eau avaient été signalés aux services concernés par la direction de la santé. L’eau de ces points, et suite aux analyses faites, a été déclarée de mauvaises qualité bactériologique avec la mention très spéciale de «risque d’épidémie». Malheureusement, aucune suite ne fut donnée. Et quand on apprend que ces points cités représentent aujourd’hui quelques-uns des foyers de l’épidémie, on ne peut que déplorer cette situation. En attendant, et devant l’ampleur de la psychose que risque de prendre cette épidémie, les services de santé de la wilaya ont tenu à rassurer la population. Actuellement, et par mesure préventive, l’eau a été hyperchlorée et les risques de contamination sont amoindris. Les mêmes services ont tenu également à conseiller aux habitants de Skikda de procéder à la javellisation de leur eau. Par K. Ouahab
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/15/sup_html.htm
SOUK AHRAS / Soins payants pour les démunis - El Watan - Algérie - 15/04/02
Si l’arrêté interministériel du 26 janvier 2002, fixant la nature et le montant des ressources provenant des activités propres des établissements publics de santé, a pour objectif l’amélioration de la qualité des soins en prévoyant des primes allant jusqu’à 24 000 DA pour les praticiens tout en augmentant les prix des consultations et actes médicaux, son application se heurte à une réalité difficile, voire impossible à maîtriser à Souk Ahrass ; les mentalités n’ayant pas évolué dans le sens voulu et le chômage a aggravé la situation. Lire
SERVICE D'HEMODIALYSE / Les fruits de l’inconscience - El Watan - Algérie - 15/04/02
On apprendra de source hospitalière, qu’au moins six appareils de dialyse sont contaminés par le virus de l’hépatite C au service d’hémodialyse du CHU d’Oran. Cet état de fait implique que tous les patients soumis à ce genre de soins sont également porteurs du dit virus. Le nombre des malades contaminés a atteint jusqu’à lors vingt nous dit-on. Ces derniers sont des patients permanents autrement dit, ils sont hospitalisés au service d’hémodialyse. Par contre ce chiffre risque fortement d’augmenter, puisque les autres patients qui subissent des séances de dialyse, seraient à leur tour touchés par l’hépatite. Cependant aucun examen clinique, ni des analyses n’ont été effectués sur ces malades potentiels. Mais les risques restent très importants, surtout si l’on sait que e service couvre toute la région de l’ouest et que pas moins de 144 malades le fréquentent chaque semaine. Cette situation chaotique a bouleversé les médecins et autre personnel médical du service, qui observent régulièrement un sit-in devant le siège de la direction, dans l’espoir qu’une solution rapide vienne à leur secours. La situation est d’autant plus grave que même le staff médical n’est pas à l’abri. Une jeune infirmière a été récemment contaminée par l’hépatite C. Son cas est jugé grave et préoccupant et la malade devrait être transportée en France pour une meilleure prise en charge. Les conditions de travail du personnel sont déplorables. Des centaines de patients fréquentent le service chaque mois soit près de 7500 par an. Une charge de travail excessif pour un matériel souvent défaillant et nettement insuffisant. Les conséquences de ce laxisme, sont subis par les patients qui devraient trouver soins et réconfort auprès de la structure hospitalière et non pas aggraver leur état de santé. Par D. A.
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DYSPHASIE / Le mur du son - El Watan - Algérie - 15/04/02
Mère courage, ce qualificatif est loin d’être suffisant pour décrire l’abnégation d’une citoyenne, en l’occurrence Mme Benaïssa, qui se bat quotidiennement pour faire admettre aux représentants des pouvoirs publics en charge de la société entre direction de la santé et direction de l’action sociale que le mal dont pâtit sa petite fille est loin d’être banal pour être rangé par réflexe bureaucratique et au petit bonheur la chance parmi un quelconque handicap, notamment mental. Lire
Faux bond des praticiens de la santé - Le Soir d'Algérie - Algérie - 15/04/02
Le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) a levé hier sa participation à la grève lancée par la confédération des syndicats autonomes de la Fonction publique, entamée dimanche dernier, au motif des “contacts fructueux qui ont eu lieu avec le ministère de la Santé”, a indiqué le président de ce syndicat. Considérant que les “contacts et les tractations menées avec la tutelle ont abouti à des résultats satisfaisants”, le bureau national du SNPSP a décidé de ne pas soutenir le mouvement de grève enclenché par le syndicat autonome de la Fonction publique. Tout en continuant à “soutenir le principe des revendications formulées portant sur la réforme de la fonction publique, en lui apportant un appui moral”, le SNPSP, par la voix de son président, considère que “la résolution des problèmes internes au corps de la santé demeure notre priorité essentielle”. Par ailleurs, le président du SNPSP, contacté par téléphone, a indiqué qu’une “réunion est prévue mardi entre le syndicat et le ministère de la Santé”. A signaler que les “contacts fructueux” ont abouti à la satisfaction des revendications exprimées par le SNPSP quant à l’augmentation des indemnités allouées, tous corps confondus. Toutefois, le SNPSP exprime sa solidarité avec les syndicats autonomes, lesquels ont appelé à une grève nationale qui continue malgré ce faux bond. Chérif Bennaceur
Lire l'article original : www.lesoirdalgerie.com/html/2002/04/15/algerie/algerie.htm#art5
Faible adhésion des praticiens de la santé publique - El Watan - Algérie - 15/04/02
Le mot d'ordre de grève de trois jours initié par le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et par les cinq autres syndicats a été timidement suivi par le personnel de la santé publique. Dans les différentes structures sanitaires que nous avons visitées hier, rien ne laissait penser qu’il y avait un mouvement de grève. Bien au contraire, nous avons constaté que les activités se déroulaient normalement. Un constat d’ailleurs confirmé par les médecins rencontrés sur les lieux. A l'hôpital de Birtraria à El Biar, les praticiens rencontrés nous ont assuré qu’ils n’étaient pas en grève. La raison est qu’aucun avis de débrayage n’a été adressé. Certes, précise un médecin: «Nous en avons vaguement entendu parler et nous avons lu le communiqué du SNPSP dans les différents journaux,mais en l’absence d’un écrit en bonne et due forme, nous ne pouvons prendre la responsabilité de débrayer.» Même assertion du côté de la polyclinique de Bouchnafa à Belcourt où le personnel médical déplore le fait que le mouvement de grève auquel ils auraient pu adhérer n’ait pas été préparé d’une manière plus sérieuse. «On aurait pu placarder des affiches à l’intention du personnel médical car,sans un avis de grève officiel, nous ne pouvons pas agir sans risquer des représailles administratives», nous déclare un autre médecin. La grève a été toutefois suivie au niveau du centre de soins Aïssat Idir ainsi que par les maîtres assistants au niveau du service radiologie centrale de l'hôpital Mustapha Bacha. Par Monia Zegane
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/15/sup_html.htm
20 cas de brucellose à Sidi Bel Abbès - El Watan - Algérie - 13/04/02
Les services vétérinaires relevant de la direction des services agricoles ont enregistré au premier trimestre de l’année 2002 vingt cas de brucellose à travers plusieurs localités de la wilaya de Sidi Bel Abbès. Ces cas ont été relevés, précise-t-on, après le dépistage effectué sur un cheptel bovin laitier de 1665 têtes. Ainsi, 10 bêtes contaminées ont été conduites à l’abattoir et les autres le seront incessamment, affirme-t-on, afin d’isoler tout risque de contagion. A ce titre, les services précités ont entamé, début mars jusqu’au 31 mai, une opération de vaccination de quelque 24 000 bovins à travers toute la wilaya, et qui connaît actuellement un taux d’avancement de 52 %, soit 12 575 bêtes vaccinées contre la fièvre aphteuse. Par ailleurs, une opération similaire de vaccination contre la fièvre de Malte a débuté en mars et se prolongera jusqu’au 31 juillet, englobant un cheptel qui avoisine 350 000 têtes de moutons, et jusqu’ici, note-t-on, quelque 65 615 têtes ont fait l’objet de visite de la part de vétérinaires mobilisés à cet effet. En outre, au niveau des services médicaux du CHU Abdelkader Hassani, 8 personnes affectées par la brucellose ont été recensées durant les trois premiers mois de l’année en cours. Généralement, ces personnes sont issues de milieux ruraux et ont contracté la maladie après consommation de lait cru contaminé, d’où la nécessité, affirment les spécialistes, de respecter les normes d’hygiène qui s’imposent dans ces cas-là, et qui doivent sérieusement être prises en considération notamment chez les éleveurs. Par M. Abdelkrim
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/13/sup_html.htm
CONSTANTINE / CONFERENCE-DEBAT ET GALA AU PROFIT DES ENFANTS HOSPITALISES : Dounia : lucarne sur l’innocence - Le Soir d'Algérie - Algérie - 13/04/02
Tirer la sonnette d’alarme à propos des conditions déplorables dans lesquelles sont soignés les enfants hospitalisés et “titiller” les consciences dans le sens d’une oeuvre citoyenne et organisée afin d’atténuer un tant soit peu les souffrances de la frange la plus fragile de la société auront été les idées force qui ont servi de fil conducteur aux animateurs de l’association des enfants hospitalisés Dounia, réunis il y a quelques jours à l’hôtel Cirta en présence d’un parterre acquis à la noble cause de l’enfant. Lire
SOINS A L’ETRANGER / L’Est marginalisé - El Watan - Algérie - 13/04/02
Au cours de la récente conférence de presse organisée par la direction du CHUC, le problème de la prise en charge pour soins à l’étranger a été largement débattu. Les modalités et autres urgences justifiant ce genre d’opérations sont apparemment devenues une grande énigme aussi bien pour les malades que pour les médecins eux-mêmes. Lire
BATNA / SANTE : La qualité de service pour départager le privé et public - Le Soir d'Algérie - Algérie - 13/04/02
Bien que des efforts considérables soient entrepris par la DSP de Batna pour la réfection des établissements sanitaires, l’équipement en matériel médical et l’achat de médicaments en plus de la prise en charge réelle des malades chroniques, la qualité de service public reste loin du minimum espéré. Lire
Quelle stratégie pour le médicament ? A quoi sert le générique ? - Réalités - Tunisie - 11/04/02
La perception par le patient tunisien du marché du médicament est un tissu de préjugés défavorables qui ne résistent pas à l'analyse : "niveau élevé et croissant du prix du médicament dans la structure du coût de la santé". Les médicaments génériques sont nettement moins chers que les "molécules-leaders" mais de moindre qualité, conditionnés de façon anonyme et réservés aux hôpitaux, peu prisés par les médecins et peu connus par les patients. En fait il s'agit là d'un ensemble d'erreurs d'appréciation motivées par un déficit d'information en la matière, comme le prouve l'enquête que nous avons menée auprès de l'Administration et des professionnels du secteur. Lire
MALADIES NON TRANSMISSIBLES EN ALGERIE / Des statistiques qui font peur - El Watan - Algérie - 11/04/02
La Journée mondiale de la santé a été placée cette année sous le slogan «Pour votre santé, bougez». Il a été choisi dans le cadre de la lutte contre les maladies non transmissibles que compte mener cette année l’OMS à travers tous les pays du monde. Lire
Campagne pour la santé - El Watan - Algérie - 11/04/02
Sous le slogan «Bouger pour la santé», la ville de Constantine s’est particulièrement distinguée cette année à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé. C’est à travers une campagne menée tambour battant et des contacts tous azimuts que la direction de la santé publique a provoqué un vrai débat et une prise de conscience sur l’aspect vital de l’activité physique sur la santé publique. Un large consensus s’est d’ailleurs dégagé dans le milieu médical et des scientifiques du sport de la ville, pour souligner les graves dangers représentés par l’inactivité physique et la sédentarisation. Celles-ci seraient directement la cause majeure des maladies cardiovasculaires et de diabète. Conjuguées à une mauvaise hygiène de vie et au tabagisme, elles seraient impliquées dans 80 % des cardiopathies coronariennes prématurées et dans 60 % des cas de diabète de type 2. Elles augmenteraient également les risques d’hypertension, d’obésité, de dépression et d’angoisse. Le Pr Mehdioui, ex-sportif et éminent spécialiste du CHU de Constantine, a justement nis l’accent sur ces points lors d’une émission concoctée dans les studios de la chaîne locale Cirta FM. Les autres spécialistes présents sur ce même plateau ont été unanimes à dire que l’activité physique contribue à éviter le stress, les problèmes de cholestérol et même à prévenir certains cancers, particulièrement celui du colon. En délivrant son mes-sage, l’Organisation mondiale de la santé escomptait une large diffusion. C’est chose faite à Constantine où, il faut l’avouer, la DSP a engagé un processus visant justement à provoquer une large prise de conscience en ciblant tous les secteurs de l’activité socioéconomique. Dans cette optique, des journées de sensibilisation ont été, notamment, organisées dans les milieux scolaires et universitaires, les centres de formation professionnelle, et dans le monde du travail grâce au concours de médecins d’entreprise qui ont animé, entre autres, des séances de sensibilisation dans les unités de Naftal, SNTA, ERCE et CPG de Aïn Smara. L’affiche comportait également des portes ouvertes au niveau des établissements de la santé — avec la collaboration d’associations de diabétiques, de cardiologues et d’endocrinologues — des manifestations sportives et culturelles, la lecture du plaidoyer de l’OMS au niveau de toutes les administrations publiques ainsi que d’autres actions allant dans le même sens. Parmi elles, on retiendra la recommandation faite aux imams des mosquées de la ville de consacrer un prêche du vendredi à la sensibilisation de leurs fidèles sur les dangers d’une vie sédentaire. A travers cette série de mesures, la DSP a exprimé son vœu de participer, à sa manière, à l’édification d’une société saine où la pratique de l’activité physique deviendrait un simple réflexe barrant la route à toutes les formes de nuisance colportées par l’oisiveté. Par Ahmed Boussaid
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/11/sup_html.htm
Des ressources en baisse - El Watan - Algérie - 11/04/02
Des chiffres intéressants sur les dépenses nationales de santé ont été dévoilés lors de la 19e session plénière du Conseil national économique et social (CNES). On y trouve les indicateurs et indications suivants : - les ressources affectées au fonctionnement du secteur public de santé (en dinars courants) ont connu une augmentation de 6,5 % par année en moyenne de 1996 à 2000. Converti en dinars constants, le volume de ces ressources serait en baisse… - La masse salariale accapare l’essentiel de ces ressources !… - - De la période 1963-1973, l’intervention de l’Etat et des collectivités locales était prépondérante (60 %). Les dépenses occasionnées par l’assistance médicale des personnes indigentes étaient remboursées aux structures sanitaires à hauteur de 85 % par le Trésor public (Etat) et 15 % par la caisse de solidarité des collectivités locales (communes). - Durant la période 1991-2000, les modalités de financement de la santé publique ont été redéfinies à partir de 1992. Ainsi, la part de l’Etat a fortement régressé en passant de 60 % en 1973 à 19,9 % en 1989. La Sécurité sociale, aujourd’hui en quasi-faillite, assure une part grandissante du fardeau. 39,9 % en 1980 et 60,3 % en 1989. Par K. C.
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/11/sup_html.htm
Ouverture du 3ème colloque international sur les éléments trace, minéraux et vitamines chez l'homme - InfoTunisie - Tunisie - 11/04/02
La ville de Monastir abrite du 10 au 13 courant le 3ème colloque international sur les éléments trace, minéraux et vitamines: nouveaux aspects fonctionnels et cliniques chez l'homme Organisée par le laboratoire de biophysique à la faculté de médecine de Monastir, cette manifestation scientifique qui réunit des chercheurs venus de 26 pays a été ouverte mercredi 10 avril par M.Abdelkrim Zbidi, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Recherche scientifique et de la Technologie qui a mis en exergue l'intérêt qu'accorde la Tunisie à la recherche scientifique, soulignant notamment que le programme présidentiel d'avenir vise à promouvoir la société du savoir et consiste à augmenter progressivement les dépenses de la recherche afin d'atteindre 1 % du PIB en 2004. Après avoir evoque l'achèvement de la première etape de la stratégie de promotion du secteur de la recherche en Tunisie à travers la mise en place des structures de base de la recherche représentées par 98 laboratoires et 328 unités de recherche dont 15 laboratoires et 98 unités de recherche s'intéressant au secteur médical, le ministre a indiqué que la deuxième étape de cette stratégie qui coïncide avec la mise en oeuvre du 10ème plan de développement économique et social a pour objectif de rendre plus opérationnelles ces structures de recherche en vue de leur implication effective dans le processus du développement économique et social du pays. Ainsi, la priorité est accordée au développement des ressources humaines du secteur de la recherche et notamment dans les domaines des technologies nouvelles, à celui de l'information scientifique et technique, au renforcement du partenariat entre les structures de recherche et les entreprises et à la mise en place d'un programme de sensibilisation des équipes de recherche et des inventeurs aux questions relatives à la protection de la propriété intellectuelle et au dépôt des brevets d'invention. Insistant sur l'importance de la coopération internationale dans ce domaine, M. Abdelkerim Zebidi a de nouveau exhorté l'Union Européenne à s'engager d'une façon plus déterminée pour aider les pays du sud de la Méditerannée à mettre à niveau leurs systèmes nationaux de recherche à travers un programme d'appui spécifique à l'instar de ce qui a été fait pour la mise à niveau du secteur industriel.
Lire l'article original : www.infotunisie.com/2002/04/110402-4.html
Le désengagement par les chiffres - El Watan - Algérie - 11/04/02
De manière cyclique, la question du financement des structures sanitaires et, au-delà, celle de la prise en charge sanitaire des frais de soins des catégories sociales démunies, revient sur le tapis. Au-delà de la polémique sur la «nouvelle tarification», c’est toute la problématique de l’implication de l’Etat dans un secteur où son rôle reste plein et entier vu d’abord les urgences de l’heure et aussi ce qui reste une responsabilité immuable de l’Etat, même dans les pays libéraux où la santé reste largement subventionnée, notamment les hôpitaux et centres spécialisés de prise en charge des grands malades et les centres de lutte et de prévention. Pour lever un grand malentendu sur le système de santé en Algérie, il faut d’abord retenir cette remarque d’un conseiller du Conseil national économique et social (CNES) qui, lors de l’étude du dossier «Médicament, plate-forme pour un débat social», n’a pas manqué de relever, à juste titre d’ailleurs, que «la médecine gratuite, c’est une contre-vérité. Des centaines de milliards de dinars sont annuellement injectés, via la Sécurité sociale, pour le fonctionnement des hôpitaux. Comment, donc, parler de médecine gratuite ?» Le niveau de la dépense nationale de santé a régressé en dinars constants les quinze dernières années. Sur environ 4 % du PIB consacré à la santé, l’Etat s’implique pour… seulement 1 %. La Sécurité sociale y intervient pour 2 % et les ménages pour 1 %. Il faut rappeler aussi que le niveau recommandé par les institutions internationales spécialisées (OMS-PNUD) est de 5 % du PIB pour les dépenses de santé. Soit environ, pour le cas Algérie, plus de 80 dollars par an et par habitant. Plus clairement, l’Etat n’octroie sur son budget que l’équivalent de 58 dollars par an et par habitant pour la santé ! Une aberration quand on sait que la Tunisie octroie jusqu’à 102 dollars ! Ces chiffres sont très loin des 2000 $ US de certains Etats européens. Insuffisance des crédits et subventions, mauvaise utilisation de ces crédits qui sont plus consommés en masse salariale qu’autre chose, et aussi un phénoménal essor de pathologies graves et de maladies chroniques rendent impérative une plus grande présence et implication financière de l’Etat. Au lieu de cela, c’est apparemment la voie contraire qui est choisie. Les crédits pour la santé pour les années 2000-2002 n’ont pas augmenté de façon significative pour accompagner ces urgences et réparer des impasses réelles qui ont vite fait de placer l’Algérie à la très peu honorable 100e place en matière d’indice de développement humain (IDH — classement 2000), cela malgré des richesses assez conséquentes et des indicateurs macrofinanciers très florissants. Par Kamel C.
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/11/sup_html.htm
La fin des disparités - El Watan - Algérie - 11/04/02
La nouvelle tarification relative au paiement des soins vise essentiellement la réorganisation du système de santé et surtout la préservation de la gratuité des soins au profit des personnes démunies. Le ministère de la Santé tient à préciser que cette nouvelle procédure n’affectera nullement les personnes assurées ni les démunis, bien au contraire, elle poussera la catégorie de personnes aisées mais qui ne payent pas leurs cotisations sociales à adopter ce principe. Lire
LA GRATUITE DES SOINS REMISE EN CAUSE / Application graduelle des nouveaux tarifs - El Watan - Algérie - 11/04/02
L’application définitive des nouvelles mesures de tarification en matière de soins dépend désormais de l’amélioration des prestations des actes médicaux dans les établissements hospitaliers de santé publique. Cette amélioration est toutefois conditionnée par la contribution du citoyen au financement qui sera par la suite investi pour une meilleure prise en charge du malade. Lire
SANTE / Les contradictions du Pr Aberkane - El Watan - Algérie - 10/04/02
Il y a quelque chose de choquant et en même temps de déroutant dans les agissements du ministre de la Santé. En adressant le fameux arrêté interministériel (Finances et Santé publique) du 26 janvier 2002 à tous les gestionnaires de la santé, ce ne peut être que pour application. Les tarifs mentionnés sont nets et sans équivoque donc non soumis à fluctuation. Puis consécutivement au grabuge qui a eu lieu un peu partout sur le territoire national, suivent deux sorties médiatiques contradictoires du ministre. Dimanche au journal télévisé de 20 h, le ministre, en essayant de calmer les esprits, cite entre autres les catégories de malades prises en charge gratuitement telles que «les diabétiques, les hypertendus …» alors que la circulaire en annexe II de la liste des personnes dispensées de la contribution, et dans le paragraphe 2 concernant les maladies dégénératives et chroniques, sont mentionnés : cancers, insuffisance rénale chronique et sida (point). Aucune trace de diabétiques ou autres. En plus, le ministre confirme aux téléspectateurs l’application de l’arrêté puisqu’il parle d’«application graduelle». Mardi matin à la chaîne III, le ministre se contredit en affirmant que l’arrêté n’est pas appliqué et que les tarifs annoncés seraient erronés. Il parle de consultation spécialisée qui pourrait être à 200 DA. Le ministre de la Santé est en train d’envoyer le personnel, qui est sur le terrain, au «casse-pipe» (déjà qu’il est très mal loti). En effet, ces derniers sont pris entre 2 feux : un arrêté à appliquer et une population qui a entendu autre chose à la télévision et à la radio de la part du premier responsable du secteur. Par A. B.
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/10/sup_html.htm
Saturation des infrastructures sanitaires - El Watan - Algérie - 10/04/02
Le 7 avril, Journée mondiale de la santé, Annaba a vécu au rythme de différentes manifestations ayant trait à la situation sanitaire dans notre pays. Le bilan présenté prête à l‘inquiétude surtout en matière d’infrastructures. D’où la question de plusieurs membres du corps médical sur les performances à réaliser lorsque les capacités d’accueil sont excessivement limitées. C’est apparemment cette problématique qui se pose aux responsables du centre hospitalo-universitaire Ibn Rochd de Annaba. Le cas du service ORL est sans conteste celui qui se pose avec le plus d’acuité. Le groupe de médecins qui y pratiquent, entre professeurs, résidents et praticiens, est victime de sa réputation de haute compétence dans ce service de référence nationale où il n’y a que 42 lits. D’où le rush quotidien de demandeurs de soins ou d’interventions chirurgicales en provenance de l’ensemble des wilayas du pays y compris celles du Sud-Est et de l’Ouest. La même situation est vécue par les urgences médicales où la pression exercée sur les effectifs a atteint un point de non-retour. Combien de médecins, d’infirmiers et d’administratifs ont-ils été agressés par des malades ou des accompagnateurs affolés face au retard mis dans une prise en charge ? Combien de praticiens animés de la meilleure des volontés de sauver des vies humaines ont-ils fui vers le secteur privé ? Le centre hospitalo-universitaire Ibn Rochd de Annaba assure la prise en charge pour divers soins et urgences médico-chirurgicales d’une population de quelque 5 millions d’habitants des régions de Annaba, Guelma, Tébessa, El Tarf, Souk Ahras, Skikda, Khenchela, Oum El Bouaghi, M’sila, Biskra, El Oued, Touggourt, Ouargla... Une quelconque catastrophe, aussi minime soit-elle, serait synonyme de plus de morts vu les moyens dérisoires dont dispose le CHU Ibn Rochd avec ses différentes unités hospitalières et polycliniques. La réalisation d’un centre régional des urgences regroupant toutes les spécialités médicales se transforme en une impérative nécessité tout autant que le centre régional de lutte contre le cancer et le centre pour grands brûlés. Un autre service qui pose problème, celui d’ophtalmologie tout autant saturé que les autres annexes du CHU Ibn Rochd. Ce sont des centaines de patients qui se présentent quotidiennement à la clinique ou aux urgences ophtalmologiques de la cité FLN Annaba. Bien que les équipements médicaux disponibles soient depuis longtemps technologiquement dépassés, les ophtalmologues tentent tant bien que mal de répondre aux sollicitations des citoyens. Par L. Azzouz
Lire l'article original : www.elwatan.com/journal/html/2002/04/10/sup_html.htm
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