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Santé Tropicale

IXe congrès national de parasitologie : L’Urgence d’un programme national de santé - La Nouvelle République - Algérie - 23/05/2005
Sans conteste, un congrès médical est toujours un événement d’une importance capitale. L’expérience et les efforts scientifiques de plusieurs années, parfois d’une vie entière, sont exposés à l’opinion des congénères en quelques dizaines de minutes.
Une de nos sociétés savantes, parmi les plus anciennes et la plus prolifique, la Société algérienne de parasitologie, n’a pas dérogé à sa tradition dans l’organisation de ce IXe congrès national. Tous les ingrédients étaient réunis pour la réussite de l’événement, notamment le choix de thèmes d’une actualité cuisante comme les leishmanioses.
La leishmaniose, comme l’indique le professeur Dedet, sommité mondiale invitée pour l’occasion, est une des maladies ré-émergentes dans un environnement soumis à un changement global. Urbanisation galopante, développement anarchique qualifié parfois à tort de «durable», mouvements incontrôlables de populations, changements climatiques, ont concouru à un retour alarmant de ces maladies.
Confinées à quelques foyers historiques connues et circonscrits, ces maladies parasitaires ont connu ces dernières années une grave extension géographique tous azimuts. Aucun territoire de notre pays n’a été épargné. La facture pour la santé publique est lourde et impossible à supporter. Les stocks de médicaments ont été vite dépassés. Malgré cela, aucune politique nationale de lutte contre les maladies parasitaires n’a vu le jour. Certains médicaments antiparasitaires essentiels pour traiter notamment le kyste hydatique ne figurent même pas sur la nomenclature nationale des médicaments.
A l’issue de leurs interventions et de leurs débats, les médecins parasitologues ont lancé un appel pour que soit lancé un programme national de santé publique pour faire converger tous les efforts pour réduire le lourd fardeau rampant des parasitoses, dont certaines comme le paludisme. Un fléau mortel est en train de se réinstaller insidieusement, aidé en cela par une grave baisse de vigilance du réseau de veille épidémiologique national constitué par les observatoires régionaux de la santé mis en place à la fin des années 1990. Boualem Tchicha
Lire l'article original : http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=26046&idc=24&date_insert=20050523

Institut Pasteur de Tunis : Organisation de la 2e Ecole de biomathématiques - La presse - Tunisie - 22/05/2005
Sous l’égide de l’université de Tunis El Manar et de l’université 7-Novembre à Carthage, se déroule à l’Institut Pasteur de Tunis, du 16 au 24 mai, la deuxième Ecole de biomathématique de Tunis. Cette école est organisée conjointement par le laboratoire de modélisation mathématique et numérique dans les sciences de l’ingénieur (Enit Lamsin), l’Ecole supérieure des statistiques et d’analyse d’information (Essai) et l’Unité de bio-informatique du laboratoire d’immunologie-vaccinologie et génétique moléculaire à l’Institut Pasteur de Tunis.
Plus de 100 étudiants venus de toutes les universités tunisiennes suivent les cours de cette école. Cette manifestation scientifique propose aux doctorants et jeunes chercheurs un enseignement orignal situé aux frontières des mathématiques et de la biologie.
Des spécialistes tunisiens et étrangers, en modélisation mathématique, en statistiques, en analyse de l’information, en méthodologie de la recherche expérimentale et en génétique des populations s’attachent à démontrer l'immense avantage qu’offre l’interdisciplinarité dans le contexte actuel de la haute spécialisation.
L’interface entre la biologie et les mathématiques, riche en développements théoriques et en possibilités d’applications pratiques, offre une palette d’outils qui facilitent la décision dans divers domaines qui couvrent la gestion des ressources biologiques, la protection de l’environnement, les problèmes de santé, etc.
Lire l'article original : http://www.lapresse.tn/archives/archives220505/actualites/organisation.html

Journée d’étude sur « les conduites suicidaires » à Tizi Ouzou : « Un phénomène mondial » - El Watan - Algérie - 22/05/2005
L’établissement hospitalier spécialisé en psychiatrie (ESH), de Oued Aïssi à Tizi Ouzou a abrité, jeudi dernier, une rencontre internationale sur les « conduites suicidaires ».
Plus de 200 personnes ont pris part à cette journée scientifique qui était une occasion de se pencher sur ce phénomène dans notre pays. Plusieurs intervenants, dont des professeurs spécialisés en psychiatrie, des médecins et des psychologues venus de plusieurs régions du pays, et même de France, ont tenté de répondre aux nombreuses questions de l’assistance, notamment celles relatives aux raisons du suicide et aux moyens de prévention contre ce phénomène qui touche 728 cas par an selon un intervenant.
Les travaux de cette rencontre ont été ouverts par docteur Boudarène, médecin psychiatre, titulaire d’un doctorat en sciences biomédicales à l’université de Liège en Belgique. Tout en reconnaissant que « l’acte du suicide est un grave problème de santé publique qui pose aussi le problème de la prise en charge de la santé mentale en Algérie », docteur Boudarène déclare de prime abord : « Avec un taux de 1,83 pour 100 000 habitants entre le deuxième trimestre 1999 et le 1er trimestre 2000, soit 549 cas de suicide pour l’année, l’Algérie est au même niveau que certains pays voisins. »
Il cite comme exemple des pays développés, tels que l’Espagne, l’Italie et la France. Il assure que notre pays est mieux placé par rapport à d’autres à l’exemple de la Finlande, du Danemark et de la Suisse où le taux est respectivement de 30, 24 et 22 cas de suicide pour le même nombre d’habitants.
La communication du docteur français G. Ferry a conforté les thèses du docteur Boudarène. Selon le psychiatre français, le taux de suicide en France n’a pas cessé d’augmenter depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cela la place, déclare-t-il, à la 14e position mondiale et à la 4e place au niveau de l’Europe occidentale. Largement relayé par les médias (la presse écrite surtout, ndlr), l’acte du suicide est devenu en l’espace de quelques années en Algérie, un fléau social, selon docteur Boudarène. Il précise toutefois : « La faute n’est pas celle du journaliste qui fait état de la situation dans le but d’interpeller les pouvoirs publics sur les difficultés quotidiennes que les citoyens vivent. »
Abordant les causes du suicide et loin de toute attitude moralisante, docteur Boudarène déclare que la consommation de drogue et d’alcool favorise le passage à l’acte, tout comme les troubles psychiques, l’échec scolaire et le mal-être social.
Pour lutter et prévenir le phénomène mondial du suicide, les participants à la manifestation ont évoqué l’utilité d’une prise en charge des suicidaires, qui ont effectué des tentatives de suicide et qui risquent d’en refaire d’autres. En ce sens, la majorité des médecins et des psychiatres est pour l’idée de la création de plusieurs centres de prise en charge des suicidaires, surtout dans les régions où l’on enregistre le taux le plus élevé de décès par suicide. L’assistance des jeunes chômeurs en les aidant à mieux envisager leur avenir et à obtenir des projets par le biais des différents dispositifs mis en place par l’Etat peut contribuer à la diminution de ce taux.
Mais le professeur F. Kacha, dont la communication « Conduite suicidaire, que faire ? » clôture cette manifestation scientifique, semble penser à d’autres solutions. Selon lui, sans l’effort de chacun de nous dans son entourage et l’implication de la société civile dans le travail de sensibilisation des jeunes dans nos villes et villages, l’on ne pourra rien faire pour diminuer le taux de suicide qui a surtout augmenté durant les quatorze dernières années suite à la crise socioéconomique qu’a vécue l’Algérie.
Il ajoute : « La réforme des programmes scolaires qui apprendront à l’enfant à régler ses problèmes sans le recours à la violence est plus qu’impérative. » L’activation des cellules d’écoute dormantes que sont les familles s’avère, elle aussi, de premier ordre, estime-t-il.
Le professeur encourage au passage les initiatives de création d’associations et le travail de proximité auquel elles se consacrent chaque jour à l’aide des personnes en détresse et désespérées. Il conseille aux animateurs de ces organisations d’opérer dans le cadre de réseaux pour mieux coordonner leurs actions et l’obtention de meilleurs résultats sur le terrain. S’adressant enfin aux spécialistes de la santé, particulièrement à ceux de la santé mentale, le professeur Kacha suggère à ce que les psychiatres et les médecins généralistes, travaillant dans les institutions hospitalières ou chez les privés, de consacrer plus de temps et d’attention aux patients qui ont tenté de mettre fin à leurs jours et à ceux qui présentent des troubles pouvant les conduire au suicide. C’est ce que soutient également le docteur Ferry qui pense la nécessité d’une révision du système de la santé mentale en proposant l’affectation d’autres psychologues et de psychiatres dans les établissements de santé.
Docteur Mimouni d’Oran a rappelé, quant à lui, qu’il faut se pencher sur la question de la prise en charge des familles des personnes qui se sont suicidées pour qu’elles puissent faire leur deuil et continuer à vivre avec le reste du groupe social sans avoir le moindre sentiment de culpabilité. Il faut rappeler que, durant cette journée d’étude, les intervenants ont abordé d’autres thèmes. L’on peut citer à titre d’exemple les communications traitant du cas de « Suicide chez l’enfant et l’adolescent », « La conceptualisation d’un cas de suicide chez un schizophrène » et « La phobie sociale et crise suicidaire ». Lyès Menacer
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/2005-05-22/2005-05-22-19731

El-Bayadh : Le dépistage du cancer en débat - Le Quotidien d'Oran - Algérie - 22/05/2005
La prévention et le dépistage du cancer ont été au centre des débats de deux journées d’étude et d’information organisées ce week-end dernier par l’association El-Chiffaa, au siège de la maison de la culture Mohamed Belkheir.
Trois éminents spécialistes en cancérologie, Mme Ouissi Habiba, chercheur à l’université d’Alger, Mme Dalila Alloula, professeur à l’université d’Oran, et enfin M. Abdelaziz Tadjeddine, également spécialiste en nutrition et en cancérologie, ont tour à tour pris la parole pour mettre en exergue l’origine de cette maladie, ses premiers symptômes ainsi que ses agents favorisants. Les trois orateurs ont saisi cette occasion pour rappeler à l’assistance les méthodes récentes en matière de dépistage et des différentes méthodes diagnostiques, tels le frottis cervical, l’endoscopie et la mammographie, en évoquant au passage que seule la biopsie est en mesure d’apporter avec certitude le diagnostic des tumeurs solides.
Par définition, le cancer est, selon l’un des intervenants, une tumeur maligne due à la prolifération anormale et anarchique des cellules d’un tissu ou l’absence de la mort cellulaire normalement programmée (apoptose) dans ce tissu. Selon de récentes statistiques, une quarantaine de cas de cancer ont été enregistrés dans la seule ville d’El-Bayadh, plus particulièrement chez les femmes, et ce chiffre pourrait être revu à la hausse notamment en zone rurale, où la maladie est totalement inconnue.
Ce n’est que grâce au dévouement et à l’acharnement de Mme Zahra Dif, présidente de cette jeune association, que la wilaya a réussi à se pencher sérieusement sur ces malades qui attendent dans le couloir de la mort en affrontant avec courage la douleur. A noter à ce propos que ces derniers, par manque de structures adéquates et d’accessibilité aux moyens appropriés en matière de traitement dans la wilaya, sont confrontés aux longs et onéreux déplacements vers les centres spécialisés des CHU d’Oran et d’Alger, ce qui les contraint à baisser les bras, non pas par fatalisme mais par indigence.
Tout au long des travaux de cette rencontre, l’absence, par frilosité ou par animosité, des élus locaux des 22 communes concernées par ces deux journées d’information et de sensibilisation, a été fortement regrettée et avec beaucoup amertume par les organisateurs, qui auraient souhaité une réelle prise de conscience de la douleur ressentie par les malades présents qui espéraient une petite dose de réconfort et de chaleur en même temps.
Une visite des sites touristiques de la localité de Boussemghoun et plusieurs compétitions sportives ont clôturé cette mémorable rencontre qui a soulagé un tant soit peu les cancéreux de cette partie du sud de l’Algérie profonde. Hadj Mostefaoui
Lire l'article original : http://www.quotidien-oran.com/quot3162/oranie.htm

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Maladies chroniques de l’intestin : Des progrès dans le traitement mais... - Le Quotidien d'Oran - Algérie - 21/05/2005
« Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), la maladie de Crohn particulièrement, progressent en Algérie et touchent surtout les jeunes. Chaque semaine, notre association reçoit entre quatre et cinq nouveaux cas», a annoncé, jeudi, le Dr Benzodmi, en marge de la deuxième rencontre-débat sur les MICI.
La rencontre organisée par l’association «El-Chiffa» des porteurs des MICI de la wilaya d’Oran a vu la participation de nombreux spécialistes en gastro-entérologie. L’objectif de cette journée, selon les organisateurs, est d’écouter les témoignages des malades sur les problèmes qu’ils rencontrent quotidiennement. «La prise en charge psychologique des porteurs des MICI est primordiale. A travers ces rencontres, nous espérons aider les patients à mieux supporter la maladie», affirme un médecin.
Selon les différents spécialistes, la prise en charge de ces pathologies s’est nettement améliorée ces dernières années en raison des grands progrès scientifiques en matière de traitement et de chirurgie. «On connaît mieux les MICI actuellement. On sait les diagnostiquer et on sait quand il faut opérer», assure le Pr Bouassria. Cependant la prise en charge de ces pathologies, notamment la maladie de Crohn, est coûteuse et de longue haleine. Le malade doit acheter chaque mois au minimum une boîte de comprimés à 4.000 DA pour assurer un traitement d’entretien qui peut durer toute la vie. Pire encore, en cas de poussées de la maladie, il faut débourser pas moins de 12.000 dinars par mois pour un traitement d’attaque, déplore-t-on. La majorité des malades n’arrivent pas à acheter les médicaments surtout si on sait que les MICI, la maladie de Crohn notamment, ne sont pas considérées par la CNAS comme une maladie chronique.
«En France et dans plusieurs autres pays, les MICI sont classées dans la liste des infections de longue durée et de ce fait les malades bénéficient du remboursement des coûts du traitement contrairement à ce qui se passe en Algérie», déplorent des médecins. L’association «El-Chiffa» oeuvre depuis 2001 pour la reconnaissance des MICI par les ministères de la Santé et du Travail comme une maladie chronique. Sofiane M.
Lire l'article original : http://www.quotidien-oran.com/quot3161/oran.htm

3es journées paramédicales de la CNSS : Vers la généralisation des « hôpitaux de jour » dans toutes les polycliniques - La presse - Tunisie - 21/05/2005
• «Des centres de bilan diagnostic» en faveur des diabétiques
La Caisse nationale de sécurité sociale et la polyclinique El Omrane ont organisé, hier, à Tunis, sous le patronage du ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’étranger, les 3es Journées paramédicales de la Cnss. Le thème principal de cette manifestation qui se poursuit, aujourd’hui, est «Le paramédical et l’hôpital de jour, prise en charge du diabétique»
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Ce thème s’inscrit dans la stratégie de la Cnss visant «l’amélioration de la qualité des prestations tout en maîtrisant les coûts. En effet, les centres de bilan diagnostic, qui sont en train de voir le jour dans les différentes polycliniques ont besoin d’un cadre paramédical capable de maîtriser les nouvelles techniques de prise en charge des malades. Le premier centre a été créé à la polyclinique El Omrane en avril 2003», précise M. Khalil Belahouane, président-directeur général de la Cnss, dans son allocution d’ouverture.
Ces 3es journées sont une occasion de plus pour promouvoir la qualité des soins fournis par la Cnss à ses affiliés. «A ce stade, les polycliniques jouent un rôle important dans la concrétisation de cet objectif en tant que composante du système national de soins. Elles assurent, annuellement, un million 230.000 consultations. La polyclinique El Omrane quant à elle, assure, chaque jour, 1.134 consultations», confie M. Belahouane.
La Cnss a dépensé 22 millions 850.000 dinars en 2003 dont 14,2% sont consacrés aux polycliniques.
La stratégie actuelle de la caisse, indique M. Saoud Jebri, président du comité d’organisation de ces journées consiste, «à multiplier les centres de bilan diagnostic en faveur des diabétiques. Le malade peut bénéficier, quand il se rend dans l’un de ces centres d’un bilan biologique et radiologique, ainsi qu’un fond de l’œil. Par la suite, le malade sera staffé. Le comité des médecins, après l’examen du cas, prescrit le traitement favorable.Toutes ces étapes se feront dans la même journée, d’où le concept hôpital de jour».
Le but principal de ces centres «est de gagner du temps et limiter les dépenses. Ainsi, un diabétique, au lieu de passer presque cinq mois à se déplacer d’un hôpital à l’autre, trouvera toute une équipe qui assure ces services auprès des polycliniques de la Cnss», souligne M. Hamrouni, l’administrateur de la polyclinique El Omrane.
«L’hôpital de jour est en train de se généraliser dans toutes les polycliniques. Pour ce faire, la Cnss a commencé des cycles de formation de son personnel en faveur d’une nouvelle organisation des ressources humaines disponibles», confie M. Hamrouni.
Le premier thème abordé lors de ces journées a porté sur «l’épidémiologie de l’anesthésie et de la chirurgie ambulatoire». Le Pr Hayen Maghrebi, chef de service anesthésie réanimation auprès du centre de maternité et de néonatalogie de Tunis, explique dans son intervention : «En Tunisie, on ne dispose pas de statistiques fiables concernant l’anesthésie ambulatoire comme c’est le cas en Europe et aux Etats-Unis. Cependant, et d’après mon expérience professionnelle, le taux des actes gynécologiques réalisés sous anesthésie ambulatoire en 2004 est de 50% par rapport à l’ensemble des actes gynécologiques».
La chirurgie ambulatoire permet de réduire, entre autre 60% des coûts de certaines interventions, les délais d’attente, le nombre d’hospitalisations, l’incidence des infections nosocomiales et des complications liées à l’hospitalisation. «La préférence des patients pour ce type de chirurgie a joué un rôle important dans sa généralisation. Son expansion est bien justifiée, car elle permet une diminution des coûts et une plus grande adhésion des patients, tout en conservant une sécurité optimale», poursuit Pr Maghrebi.
La deuxième intervention a porté sur le thème «Chirurgie ambulatoire, prévention des cancers génitaux et suivi de grossesse : échographie et rôle de la sage-femme».
Pour Mme F. Zouari, du Cmnt : «L’échographie est devenue un examen complémentaire de routine lors de la grossesse. Elle est indispensable, au cours du premier trimestre car elle permet de dater la grossesse, de préciser le nombre de fœtus et de vérifier la vitalité».
Au deuxième trimestre, l’échographie permet surtout de faire une étude morphologique précise qui nous permettra d’éviter la naissance de plusieurs enfants handicapés. L’échographie du 3e trimestre va étudier le bien-être fœtal, sa biométrie. «On ne peut plus préconiser un suivi de grossesse, sans pratiquer d’échographie. Celle-ci présente un examen répétitif mais qui nécessite une certaine compétence et une expérience de l’opérateur», souligne Mme Zouari.
Mme Rim Jaâfar Maâouia, sage-femme à la polyclinique Cnss El Omrane, a consacré son intervention au frottis du col utérin et au cancer du sein.
«Le cancer du sein est désormais le plus fréquent des cancers de la femme. Il est la première cause de mortalité et globalement, affecte une femme sur dix. Le dépistage permet de diagnostiquer des cancers à un stade précoce dont le pronostic sera bien sûr meilleur. Il permet, aussi, de dépister les lésions pré-cancéreuses ou cancéreuses débutantes dont le traitement est extrêmement efficace», indique Mme Maâouia.
En effet, les thèmes abordés s’inscrivent dans une logique de mise à niveau des polycliniques de la Cnss, en favorisant, entre autres, la formation et le recyclage du personnel. Ainsi, ces 3es Journées paramédicales confirment encore l’importance du rôle des paramédicaux dans l’amélioration de la qualité des services. S.H.
Lire l'article original : http://www.lapresse.tn/archives/archives210505/actualites/vers.html

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Un programme national de prise en charge est en cours d'élaboration : Deux services pour traiter plus de 3000 hémophiles - Le Matin - Maroc - 21/05/2005
Une délégation de représentants de l'organisation mondiale d'hémophilie (Moyen-Orient Afrique), de l'association d'hémophilie de la région normande en France et des spécialistes marocains se sont réunis à l'hôpital d'enfants au CHU Ibn Rochd pour essayer d'élaborer un programme national de prise en charge d'hémophilie et créer un comité national qui veille à mettre en place un protocole unifié pour l'ensemble du pays.
L'hémophilie est une maladie génique. Le gène responsable entraîne l'absence ou la diminution d'un facteur de la coagulation : soit le facteur VIII dans l'hémophilie A (la plus fréquente : 80% des cas), soit le facteur IX dans l'hémophilie B. Elle atteint des sujets de sexe masculin avec une fréquence de dix pour 100 000 habitants environ, soit plus de 3000 hémophiles au Maroc.
Les hémophiles gravement atteints, dont les taux de facteurs VIII ou IX sanguins équivalent à moins de 1 % de la normale, présentent plusieurs hémorragies par mois. Souvent ces saignements n'ont aucune cause vérifiable : ils sont spontanés. Les hémophiles modérément atteints saignent moins souvent. Leurs hémorragies résultent souvent d'un traumatisme léger qui survient, par exemple, lors de la pratique d'un sport ou d'un accident. Ces malades doivent être pris en charge en urgence lorsque l'accident se produit pour stopper l'hémorragie. Donc, toute blessure ou traumatisme engendrant des douleurs au niveau des articulations, des muscles, les bras et les jambes, du cou, de la bouche, du crâne, bref tout accident pouvant entraîner une hémorragie doit être traité rapidement par le facteur de coagulation déficients ou manquant.
Malheureusement, la plupart de ces malades ne sont pas pris en charge correctement, et ce pour de nombreuses raisons : manque de structures, l'éloignement des centres médicaux, manque de personnels qualifiés….
Les deux services existant au Maroc : Centre hospitalo-universitaire Ibn Sina à Rabat qui prend en charge les hémophiles du nord du Royaume et le centre hospitalo-universitaire Ibn Rochd qui s'occupe de ceux du sud restent insuffisants pour répondre aux besoins de ces patients. Ajouté à ce problème, le prix excessif des produits anti-hémophiliques : un flacon de facteur coûte environ 4000Dh. Nous pouvons imaginer la lourdeur des frais pour arrêter le saignement d'une hémorragie qui parfois nécessite plus de 8 flacons, selon le poids du malade et le taux du facteur initial.
La prise en charge de cette maladie pose, donc un problème de santé publique au Maroc. Ces traitements ne sont accessibles qu'aux rares patients bénéficiant d'une mutuelle ou issu de parents nantis. Les autres hémophiles sont traités par du plasma frais congelé. «Mon souhait le plus cher est de ne plus subir ce traitement, il me donne des nausées, m'enfle, et me cloue au lit», affirme Sbaai Younes, un jeune enfant de dix ans. « J'ai un autre enfant plus âgés (18 ans) hémophile également. Il est aujourd'hui paralysé parce que l'opération qui le remettra sur pied est très coûteuse», enchaîne la mère de Younès.
Lorsque l'hémophile n'est pas soigné, le fer sanguin se dépose dans les grosses articulations, par ailleurs très douloureuses, et finit par détruire le cartilage. Résultat : «l'hémophilie devient une maladie orthopédique» et les hémophiles souffrent d'arthrose de façon très importante qui peuvent conduire à la paralysie.
«Je n'ai plus aucun courage à regarder mes deux enfants, leur père nous a quitté lorsqu'il s'est rendu compte que le deuxième enfant est également hémophile. Il m'a reproché d'être la seule responsable de leur maladie.» a-t-elle ajouté.
Les femmes sont plus fréquemment porteuses du gène anormal, ce qui signifie qu'elles peuvent transmettre cette affection à leurs enfants sans développer elles-mêmes les symptômes de la maladie. Les traitements présentent également le risque de complications. Parmi ces risques les complications infectieuses, en particulier la transmission des virus des hépatites.
Hamdaoui Hatim, un jeune garçon de 14 ans qui reçoit ce traitement depuis des années a contracté le virus de l'hépatite C, l'année dernière. «J'ai déjà du mal à gérer son hémophilie, comment faire aujourd'hui pour gérer également son hépatite C qui nécessite également un traitement lourd et coûteux», affirme Fouzia la maman de Hatim, femme de ménage. L'Association marocaine des hémophiles qui réunit, en plus du corps médical, les hémophiles et leurs parents essaye de venir en aide à ces patients au Maroc.
Le Pr Hadj-Khalifa Habiba, présidente du comité régional de Casablanca de cette association, et au cursus déjà riche d'une vie associative sociale, s'investit non seulement au niveau de Casablanca mais également dans d'autres villes du Royaume.
Elle tente avec l'aide et la générosité des donateurs, d'assurer les conditions minimums de sécurité et de santé à ses petits malades mais les besoins sont énormes. Les pouvoirs publics et toutes les composantes de la société civile doivent trouver des solutions pour aider les hémophiles à mener une vie normale.µ
Symptômes et signes
Les saignements des gencives ou de la langue chez les bébés et les ecchymoses fréquentes sont parmi les premiers signes d'hémophilie.
Les saignements de la bouche résultant d'une coupure, d'une morsure et de la perte d'une dent chez l'enfant, de même que les saignements urinaires et les nombreuses ecchymoses et les saignements de nez spontanés sont d'autres symptômes fréquemment observés chez les hémophiles.
D'autres types de saignements sont beaucoup plus graves et peuvent mettre la vie de l'hémophile en danger. C'est le cas notamment d'un saignement survenant dans la région du cou, à la gorge ou à la langue (pouvant obstruer les voies respiratoires), d'un saignement du muscle psoas iliaque, au niveau du bassin (pouvant comprimer les nerfs de la jambe), d'un saignement à l'avant-bras ou au mollet (pouvant comprimer d'importants nerfs du pied) et d'un saignement dans les articulations.
Les articulations les plus affectées par les saignements chez les hémophiles sont les chevilles, les genoux, les hanches, les coudes et les épaules. Des saignements répétés dans ces articulations peuvent entraîner une réduction de l'amplitude des mouvements et la destruction des articulations à long terme.
Ces saignements internes, donc invisibles à l'œil, se manifestent par une sensation de compression au niveau de l'articulation, puis par une enflure et une douleur lors de la flexion ou de l'extension complète. À mesure que le saignement se poursuit, l'enflure augmente, la douleur s'intensifie et l'articulation devient fixe.
Thérapie génique, synonyme d'espoir
La thérapie génique est synonyme d'espoir pour les hémophiles et pour leurs proches, ainsi que pour les femmes conductrices, mais elle est encore au stade expérimental pour des raisons de manipulations très complexes et pour des raisons d'éthique. Les premiers essais cliniques sont menés aux Etats-Unis, ont pour le moment permis de passer d'une forme grave à une forme modérée.
«C'est un pas géant». Car dans 15 à 30% des cas d'hémophilie A, la formation d'un anticorps empêche l'action du traitement. Autre espoir, enfin : les traitements par voie orale qui permettraient d'éviter les injections et dont les essais menés chez l'animal sont prometteurs. Souad Ghazi
Lire l'article original : http://www.lematin.ma/mailing/article.asp?an=&id=soc&ida=47913

Le cancer en chiffres dans le monde, selon les chiffres de l’OMS - El Moudjahid - Algérie - 18/05/2005
Le cancer a causé près de 12% des 56 millions de décès enregistrés dans le monde en 2000, et dans certains pays cette proportion a dépassé 25%, selon les plus récentes statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (0MS).    
Durant cette période, 5,3 millions d’hommes et 4,7 millions de femmes ont été diagnostiqués avec une tumeur cancéreuse et au total 6,2 millions en sont morts cette même année.    
Alors que le cancer devient de plus en plus fréquent dans les pays en développement, l’OMS estime que le nombre de nouveaux cas pourrait augmenter de   50% pour atteindre 15 millions en 2020 contre 10 millions en 2.000.
Le tabagisme en premier lieu mais aussi les régimes alimentaires trop riches en protéines animales et le manque d’activité physique ainsi que le vieillissement de la population dans les nations industrialisées, sont les facteurs cités par l’OMC pour expliquer ces projections alarmantes.    
Le cancer du poumon est le plus fréquent avec 1,2 million de nouveaux cas chaque année. Une prévalence directement liée au tabagisme, qui selon l’OMS a tué quelque 100 millions de personnes au 20e siècle, en raison de son rôle dans   plusieurs cancers et les maladies cardio-vasculaires. Le cancer du sein arrive au second rang avec un peu plus d’un million de nouveaux cas annuellement suivi par le cancer colorectal (940.000).    
Viennent ensuite par ordre décroissant de fréquence les cancers de l’estomac  (870.000), du foie (560.000), du col de l’utérus (470.000), de   l’œsophage (410.000), de la tête et du cou (390.000), de la vessie (330.000), du système lymphatique (290.000), du sang -leucémie- (250.000), de la   prostate et des testicules (250.000), du pancréas (216.000), des ovaires (190.000), des reins (190.000), du système nerveux (175.000), de la peau -mélanome- (133.000), de la thyroïde (123.000), du pharynx (65.000) et la  maladie de Hodgkin (62.000).    
Les pays industrialisés ayant les taux les plus élevés de cancer sont les Etats-Unis, l’Italie, l’Australie, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Canada et la France.    
Dans le monde en développement les nations les moins touchées par cette maladie se situent en Afrique du Nord et en Asie du sud est.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/05/18/2303014

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France : Retrait de lots d’un produit contre l’asthme - El Moudjahid - Algérie - 18/05/2005
Dans une alerte de santé publique, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) indique le retrait de plusieurs lots du produit Qvar Autohaler 100µg/dose, indiqué dans le traitement de l’asthme.
Ce retrait réalisé en accord avec les laboratoires Ivax Pharmaceuticals SAS, fabricant de cette spécialité, fait suite à des réclamations de patients : goût amer, irritations, toux. "Les investigations en cours ont mis en évidence un taux d’impuretés non conforme" indique l’AFSSaPS.
Les lots incriminés sont les suivants : FFG004A (péremption 07/2007) et FFG004F (péremption 07/2007). D’après le Vidal, Qvar Autohaler est indiqué dans le "traitement continu anti-inflammatoire de l’asthme persistant". Si vous possédez l’un des lots incriminés, rapportez-le à votre pharmacien.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/05/18/2230191

Les enfants ayant eu un cancer risquent, adultes, des problèmes de santé - El Moudjahid - Algérie - 18/05/2005
Les personnes ayant survécu à un   cancer quand ils étaient enfants dans les années 70 et 80 ont cinq fois plus de   chances d’avoir de sérieux problèmes de santé avant l’âge de 45 ans, selon une   étude publiée lundi à la conférence annuelle de l’American Association of   Clinical Oncology (ASCO).    
"Cette recherche représente la première évaluation de la fréquence des   problèmes de santé physique chez les survivants du cancer dans leur enfance   quand ils deviennent adultes", a expliqué, lors d’une conférence de presse, le  Dr Kevin Oeffinger du centre médical de l’université Southwestern du Texas.    
"La plupart de ces rescapés du cancer auront, quand ils atteindront la trentaine et la quarantaine, des problèmes résultant des thérapies qu’ils ont eu pour éliminer leur tumeur comme les radiations et la chimiothérapie", a-t-il dit.    
Les chercheurs ont comparé la fréquence de pathologies modérées et chroniques graves parmi 10.397 adultes de 18 à 48 ans diagnostiqués avec un cancer pédiatrique entre 1970 et 1986 à un groupe de 3.034 autres adultes sans   passé cancéreux.    
A 45 ans, 57,1% de ces survivants du cancer et 18,2% dans le groupe témoin, ont constaté des ennuis de santé "modérés" (insuffisance cardiaque congestive, caillots de sang dans les poumons, cirrhose du foie, arrêt du fonctionnement des ovaires et des testicules).    
Parmi les anciens cancéreux, 37% ont aussi indiqué avoir de très sérieux problèmes de santé contre 4,6% pour l’autre groupe. Il s’agit d’un cancer, de   maladies de cœur ou des reins nécessitant une transplantation ou la paralysie d’un ou plusieurs membres.    
L’évolution des traitements anti-cancer mieux ciblés devraient permettre aux enfants cancéreux, traités aujourd’hui, de souffrir de moins d’effets secondaires graves quand ils deviendront adultes, ont souligné ces chercheurs.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=05/05/18/2330303

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