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Revue de presse de la santé - Juin 2003

Le SAIP hausse le ton
La dépêche de Kabylie - Algérie - 24/06/2003 Algérie

SUR les 114 nouveaux médicaments remboursables par la Sécurité sociale inscrits dans la nouvelle liste, seulement quatre produits fabriqués localement sont enregistrés. Trente-quatre autres ont été retirés dont dix-huit sont algériens. Cette décision, approuvés le 6 mai dernier par les ministères du Travail et de la Sécurité sociale et celui de la Santé semble susciter le courroux des industriels algériens. Hier, lors d'une conférence de presse animée au siège de Lad-Pharma, le Syndicat Algérien de l'Industrie Pharmaceutique (SAIP), par la voix de son président le Dr Djebbar qui a rejeté fermement cette nouvelle nomenclature et qui provoque leur "marginalisation" du marché national. Selon les dires de Dr Djebbar, les produits locaux représentent seulement 3% du nombre enregistré. "Notre "miet" est catégorique" a-t-il lancé, avant d'ajouter que leur cauchemar est loin de tirer à sa fin. "Le CTR continue sur sa lancée de mépris et de non-considération à notre égard" dira-t-il. Pour preuve, le conférencier a laissé entendre que le Syndicat n'était même pas destinataire de cette liste. Dans le même ordre d'idée, le Dr Djebbar souligne que cette action ne confirme que la volonté de casser la production locale au bénéfice des multinationales. Notons que sur les 110 dénominations communes internationales (DCI) importées et enregistrées dans cette fameuse liste, 26 existaient déjà en 1997. Quatre d'entre ces produits ne sont même pas remboursées dans leur pays d'origine. La France pour elle seule, occupe 80% du marché algérien. Dr Djebbar hausse le ton et déclare que "des médicaments peu importants seront remboursés alors que des produits essentiels fabriqués localement ont été "éjectés". Sur le retrait de 34 DCI dont le service médical vendu est devenu insuffisant au regard de l'évolution scientifique et technique, il est à relever que 13 concernant la production nationale, soit 40% et 21 sont importés. SAIDAL n'est pas en reste des fabricants algériens en colère sur sa gamme de 150 produits, 30 ne sont pas remboursés, 10 ont été retirés cette année. Ce qui représente en tout 20% de son chiffre d'affaire. M. Zettouane, D.G. de la filiale Biotique à SAIDAL a, en outre, posé le problème des tarifs de référence. "Avec cette liste, nous avons l'impression qu'ils nous tuent progressivement" a-t-il dit pour citer, entre autres "la cyprohéptadine" qui a été rejetée de la liste pour Lad-Pharma, les produits de leur gamme qui ont été retirés, représentent 70% du chiffre d'affaire. Pharmagreb, est la plus touchée par le non-remboursement. De ce fait, le SAIP a décidé de mettre fin à cette situation en menaçant d'aller vers l'importation. A moyen terme, il envisage d'observer un sit-in devant le ministère du Travail, a souligné Dr Djebbar, sans pour autant donner des détails sur l'échéance. En guise de conclusion le SAIP se dit trahi et demande à savoir qui gère l'industrie pharmaceutique nationale ? Wassila Ould Hamouda
Lire l'article original : http://www.depechedekabylie.com/article.php3?id_article=1530


Casablanca: Table ronde sur l'articulation de la hanche
Libération - Maroc - 24/06/2003 Maroc

Une table ronde avec pour thème "l'Articulation de la hanche" est prévue pour demain en fin d'après-midi à l'hôtel Idou Anfa. Coordinateur scientifique de la société Orthomed, partenaire de Biomet Merck France, spécialisé dans les implants orthopédiques, Dr Abdelfettah Tadlaoui a eu l'initiative de mêler à cette table ronde différents spécialistes à différents niveaux de l'Articulation de la hanche. C'est ainsi que deux rhumathologues, Pr. Benyahya et Dr. Maâroufi auront à intervenir respectivement à propos de la hanche douloureuse chez l'adulte: Aspects cliniques et radiologiques et de la hanche arthrosique ou la Coxarthrose. L'intervention du Dr El Kohen portera sur les "indications chirurgicales dans la hanche arthrosique", celle du Dr Laqbabi sur "les dysplasies de la hanche, indications thérapeutiques" et celle enfin du Pr Zryouil sur "le suivi et complications des prothèses de la hanche". Tous les trois sont des chirurgiens orthopédistes. M.B.A
Lire l'article original : http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=9884


Azzedine Mahdjoub "L'Algérie manque de médecins spécialisés"
El Watan - Algérie - 24/06/2003 Algérie

Docteur en médecine, docteur en droit médical, diplômé de catastrophe, Azzedine Mahdjoub, qui exerce actuellement comme avocat près la cour de Guelma, a potassé pour obtenir plusieurs diplômes et écrire autant de livres, sinon plus, traitant de médecine et de droit. Mais c'est le diplôme de médecine de catastrophe qui lui tient à cœur. Aussi plaide-t-il depuis bien longtemps pour l'ouverture de cette spécialité en Algérie. Il a bien voulu répondre à quelques questions. Lire la suite


Association des anesthésistes : Les techniques de l'anesthésie loco-régionale
El Watan - Algérie - 24/06/2003 Algérie

"Les techniques d'anesthésie loco-régionale et de l'anesthésie loco-régionale chez la femme enceinte" sont les thèmes des premiers cours supérieurs d'anesthésie qui se tiendront, les 28 et 29 juin, à la faculté de médecine.
La rencontre scientifique est organisée par l'association des spécialistes en anesthésie-réanimation d'Oran (ASARO). C'est aussi la première manifestation d'une jeune association de 6 mois et dont les principaux objectifs sont de se faire connaître et d'effacer, avant toute chose, les idées préconçues qui entourent la spécialité, telles ces appellations grotesques du genre de " médecin du coma. " Les deux journées seront animées par des enseignants français et algériens résidant en France. Les termes des communications porteront sur les techniques et les avantages de l'anesthésie loco-régionale. Il s'agit d'une technologie nouvelle qui, si elle bénéficie d'une bonne préparation du patient, assure une optimisation du coût et du temps et réduit considérablement les risques. C'est une technique très sélective qui permet d'effectuer un acte chirurgical tout en maintenant conscient le malade. " Nous effectuons préalablement une pré-médication pour le malade tout en lui expliquant la différence qu'il y a entre la loco-régionale et les procédés classiques de l'anesthésie générale. Par ailleurs, il n'y a pas lieu de parler de petite anesthésie ; tous les actes se valent et demandent par conséquent une grande concentration ", explique le SG de l'association. Ils sont 225 médecins anesthésistes exerçant dans la région de l'Ouest dans les infrastructures étatiques et privées. Par Habiba G.
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2003/06/24/sup_html.htm


CHU d'Oran - CHU de Montpellier : Un partenariat à faire fructifier
Liberté - Algérie - 22/06/2003 Algérie

L'option de partenariat en terme de gestion pour le nouveau CHU d' Oran qui est dans la phase de réalisation d'équipement, se concrétise de plus en plus avec la venue, ces dernières 48 heures à Oran, du DG du CHU de Montpellier. Celui-ci, accompagné de trois de ses collaborateurs, a pu visiter le site du CHU de 500 lits, en cours d'achèvement et a participé à une rencontre-débat au cours de laquelle les deux parties ont fait part de leurs expériences respectives en matière de gestion des CHU. Ainsi, le DG du CHUO a, dans son exposé, mis en exergue les contraintes qui ressortent dans la gestion de nos CHU, plus particulièrement celles liées aux lourdeurs administratives et la composante jugée trop lourde des conseils d'administrations. La grille de salaires trop rigide est aussi un point qui a été soulevé par l'orateur. Pour sa part, le DG du CHU de Montpellier, M. Guy Vergnes, qui s'est dit très enthousiaste pour cette future collaboration avec ses homologues algériens, a signalé la similitude de certains points avec les CHU français. Mais il a surtout mis en relief que le CHU de Montpellier fonctionne de façon autonome. Par exemple, le budget lui est donné non pas par leur ministère de la Santé, mais par une agence régionale des hospitalisations qui va donc arrêter le budget en fonction des besoins réels de l'établissement. Le volet recherches est également très important et la tendance est de réduire au maximum les journées d'hospitalisation. À signaler que dans ce cas d'exemple, la gestion du CHU se fait en collaboration avec le doyen de la faculté de médecine. Il faut savoir que la faculté de médecine de Montpellier est la plus prestigieuse de France et le CHU de cette ville a été classée première en 2002. Au niveau du ministère, l'on nous confirme que pour le futur CHU de l'USTO, plusieurs partenariats pourront voir le jour. En matière de gestion, la chose semble quasiment acquise pour le choix de Montpellier. Pour ce qui est de la gestion par exemple du futur plateau technique qui sera très important, un autre partenariat pourrait être envisagé également avec, semble-t-il, des Canadiens. Quoi qu'il en soit, au département de M. Aberkane, on semble vouloir faire de ce nouveau CHU une expérience unique dans notre pays, en matière de gestion. L'établissement en soi qui semble être un ensemble magnifique, va devenir une sorte de défi pour les pouvoirs publics qui conçoivent ce projet dans le cadre de la réforme du secteur. Par F. Boumediène
Lire l'article original : http://www.liberte-algerie.com/editarchive.php?lejour=22&lemois=6&annee=2003&id=11031


Assemblée générale des pharmaciens : Pour un exercice de qualité au service du malade
La presse - Tunisie - 22/06/2003 Tunisie

Les pharmaciens ont tenu hier, samedi 21 juin, au Forum des Berges du Lac, leur assemblée générale ordinaire. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une assemblée élective, la présence était très forte et les débats à la fois riches et calmes, en présence des 11 membres du Conseil national de l'ordre (élu pour 3 ans), qui sont apparus unis et solidaires. Le rapport moral, voté à l'unanimité des présents moins deux contre et qui s'est appliqué à s'intéresser à toutes les branches de la profession, a conclu en ces termes : "Notre profession est en pleine mutation et beaucoup de défis nous attendent. Nous devons nous adapter aux changements de notre environnement, nous devons être solidaires, toutes structures confondues, et nous devons nous concerter continuellement, afin de donner au pharmacien la place qu'il mérite dans la société". Outre la solidarité avec le peuple irakien, ce Conseil de l'ordre, élu il y a un an, a à son actif un certain nombre d'actions comme la "Journée du pharmacien industriel", qui a donné lieu à un protocole d'accord de partenariat avec l'Institut de la Garonne, permettant la formation de pharmaciens et de techniciens en industrie, comme le "Forum de l'emploi" co-organisé avec l'Amicale des pharmaciens diplômés de Monastir, et qui a permis le recrutement direct d'un certain nombre de jeunes pharmaciens, comme la campagne de collecte et de destruction des médicaments usagés organisée en coordination avec 8 communes, la campagne anti-tabac, ou encore la collecte de fonds pour l'achat de couvertures, matelas et denrées alimentaires lors des inondations qu'ont connues les régions du Nord et du Nord-Ouest du pays. De même, faut-il noter la reprise des cours d'injection destinés aux préparateurs. Sobre, le rapport moral a évoqué les problèmes des différents types d'exercice professionnel et les relations avec les divers syndicats spécifiques. Biologie clinique, pharmacie hospitalière, industrie, grossisterie et pharmacie d'officine (de libre pratique) ont eu droit de cité, avec une note particulière en faveur de la "pharmacie clinique", cette nouvelle donne venue du Canada et de pays nordiques et qui s'impose un peu partout dans le monde, aussi bien en milieu hospitalier qu'officinal, en faveur d'une valorisation de l'acte pharmaceutique, à travers les prestations que le pharmacien peut présenter aux citoyens. Problème récurrent, qui a empoisonné les rapports entre les pharmaciens de Tunis-Ville, la question du congé annuel a été évoquée par le secrétaire général du syndicat des pharmaciens d'officine qui s'est référé à l'existence de deux jugements concernant deux groupes de pharmaciens n'ayant pas respecté "l'obligation de fermeture" du congé d'été. Pour M. Chédli Fazaâ, ces deux jugements allant vers des conclusions opposées ne peuvent permettre de trancher la question. Pour M. Nabil Saïd, président du Conseil national de l'ordre des pharmaciens, au contraire, "le problème du congé a été résolu en permettant, cette année, à chaque pharmacien de choisir la date et la durée de son congé, ces informations étant communiquées au public, ce qui permet de garantir une garde pharmaceutique à la disposition du citoyen". Sur un autre registre, M. Saïd nous déclare que le bureau a "relevé à travers la Pharmacie centrale et l'ensemble des structures du ministère de la Santé, la volonté des pouvoirs publics de parfaire le circuit de distribution des médicaments, et de veiller au respect des bonnes pratiques de distribution" (en cours d'élaboration) pour permettre au malade d'avoir accès à un médicament sécurisé pour ce qui est de la "chaîne du froid", de la conservation, du stockage, de la distribution et de la dispensation. A propos de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) en débat, les pharmaciens se déclarent, par la bouche de M. Nabil Saïd, "solidaires des décisions des pouvoirs publics, qui ne peuvent qu'apporter un meilleur accès au système de santé tunisien qui ne cesse de s'améliorer". Le président du Conseil de l'ordre a toutefois indiqué que les pharmaciens "ont demandé aux autorités de réfléchir à la création d'une commission qui se chargerait de l'élaboration des modalités pratiques, en particulier les modalités de paiement et de remboursement, afin que soient garantis un exercice pharmaceutique de qualité et la viabilité des pharmacies d'officine". M'hamed JAIBI
Lire l'article original : http://www.lapresse.tn/archives/archives220603/actualites/pour.html


Béjaïa : Nouveau service d'hémodialyse
El Moudjahid - Algérie - 22/06/2003 Algérie

Un nouveau service d'hémodialyse a été mis en fonction, dimanche, à l'hôpital Frantz Fanon de Béjaïa. Ce nouveau service, qui gagne en espace et en conditions d'accueil, se caractérise par le renforcement de ses équipements dont 16 générateurs contre 9 auparavant. Les ressources humaines ont également été consolidées avec notamment l'arrivée d'un nouveau spécialiste en néphrologie et d'une équipe de paramédicaux. La structure bénéficie également d'une chaîne de climatisation ainsi que d'une station d'eau. Selon le directeur du secteur sanitaire de Béjaïa, ce nouveau service devrait permettre une prise en charge convenable des insuffisants rénaux et de réduire les temps d'attente.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/06/22/8936581


Recherche médicale et maladies génétiques : pour un partenariat scientifique plus riche
Le Matin - Algérie - 21/06/2003 Algérie

Assez rares, les maladies génétiques familiales sont beaucoup plus fréquentes dans notre pays en raison d'un taux de consanguinité considérable (entre 20 et 50 % !). L'apport de la biologie moléculaire à la médecine, particulièrement au traitement des maladies génétiques, les progrès de la thérapie génique, les perspectives dans le domaine de la recherche et de la coopération ainsi que les aspects éthiques liés à ce domaine ont été le thème d'une réunion scientifique tenue lundi dernier à l'INSP. Les Prs Zenati et Bouajar du CHU de Bab El Oued, organisateurs de cette rencontre, ont voulu célébrer ainsi un événement qui a marqué le monde, le cinquantenaire de la découverte de la molécule d'ADN par Watson et Crick en 1953. Dans sa conférence, le Pr Prud'hom du Généthon d'Evry (France) décrit cet autre formidable bond historique fait ces dernières années avec le décryptage de la carte du génome humain. Jamais la médecine n'a connu une explosion aussi phénoménale de connaissances accessibles à tous grâce à Internet. On redécouvre la médecine sous un jour nouveau grâce à un outil technologique hautement performant qui permet un diagnostic formel, la biologie moléculaire. Environ 8 000 maladies génétiques sont recensées qui affectent de 1 à 3 % des enfants à la naissance causant ainsi 25 % de leur morbidité et 30 % des causes de leur handicap, selon le Pr Prud'hom. Si des avancées majeures ont été constatées dans le diagnostic des maladies génétiques (1 600 gènes responsables de maladies identifiées à ce jour), explique l'orateur, en revanche très peu de progrès thérapeutiques ont été enregistrés, la médecine n'ayant pas encore acquis toute la maîtrise technologique nécessaire pour remplacer le gène malade ou manquant. Mais l'espoir reste intact, et des équipes de chercheurs ont expérimenté avec succès la thérapie génique dans certaines maladies génétiques telle la mucoviscidose, ou de maladies chroniques tels le diabète, le cancer ou le sida. Des gènes-médicaments sont actuellement en phase III et IV de leur protocole d'essais cliniques pour leur agrément de commercialisation. Dans notre pays, la thérapie génique n'en est qu'à ses balbutiements et quelques équipes médicales ont orienté leurs recherches dans le domaine des maladies génétiques. C'est le cas des équipes médicales dirigées par les Prs Zenati et Bouajar du CHU de Bab El Oued, dont les travaux scientifiques ont fait l'objet d'une publication internationale cotée et qui comptent renforcer le partenariat scientifique dans ce domaine de la recherche médicale avec l'équipe française du Généthon. Boualem Tchicha
Pour en savoir plus, consulter les sites :
- www.infobiogen.fr/orphanet
- www.ncbi.nlm.nih.gov/omim
Lire l'article original : http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=6498&idc=48&imageField_x=24&imageField_y=4


La pilule suvimax et ses équivalents dans votre assiette
El Moudjahid - Algérie - 21/06/2003 Algérie

La pilule quotidienne testée dans une étude française sur le rôle préventif de l'alimentation contre le cancer, apporte des doses de vitamines et de minéraux anti-oxydants (suvimax) que l'on trouve aisément dans une alimentation équilibrée, en particulier riche en fruits et légumes, selon les responsables de l'étude. L'efficacité des nutriments utilisés dans l'étude est vraisemblablement meilleure s'ils sont consommés sous forme naturelle, notamment fruits et légumes. Ils contiennent en outre beaucoup d'autres éléments protecteurs comme les fibres, les vitamines du groupe B ou encore des polyphénols (raisins… mais aussi céréales, légumes secs, thé, café, ou encore vin). Cinq fruits et légumes par jour apportent ainsi facilement les doses utilisées dans l'étude grâce à la pilule suvimax, pour le bêta-carotène et la vitamine C. Par exemple, en mangeant 1 tomate, 100 g de fraises, 200 g de haricots verts, une poire, 200 g de melon. Ou encore 1 orange, 100 g de carottes râpées, 150 g de chou vert, une pomme, 120 g de brocolis. Et, 60g de carottes râpées, ou 150 g de mâche ou d'épinards ou 400 g d'abricots ou 350 g de melon ou 300 g de chou vert ou 250 g de haricots verts, apportent ainsi à eux seuls les 6 mg de bêta-carotène. Deux kiwis, deux oranges, 100 g de poivrons cuits, 200 g de choux, correspondent à eux seuls aux 120 mg de vitamine C administrés quotidiennement. En outre, 150 g de pain complet combiné, avec un steak et 200 g de riz couvre totalement les besoins journaliers en zinc. Ce pain apporte de surcroît 50% des 100 microgrammes de sélénium. Par ailleurs, deux cuillerées à soupe d'huile de tournesol apportent 10 mg de vitamine E, soit déjà un tiers de la dose journalière utilisée dans l'étude. La dose de vitamine E utilisée dans l'étude (30 mg/j) peut être plus difficile à atteindre par l'alimentation courante, notamment sans augmenter la consommation de graisse (margarine…). mais cette dose relativement élevée avait été retenue au début, dans l'hypothèse d'une action sur les cardiopathies ischémiques (infarctus…) depuis réfutée.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/06/21/2996493


D'une épidémie à une autre
Le Matin - Algérie - 21/06/2003 Algérie

Méningite, typhoïde, gale et pour couronner le tout la peste qui s'est déclarée à Oran ce week-end. A l'aube du troisième millénaire, l'Algérie renoue avec des maladies que l'on croyait éradiquées à jamais. Dès les premiers mois de l'année 2001, les épidémies se sont succédé. L'Algérie a de nouveau renoué avec les maladies de la pauvreté. Une année plus tard, les épidémies font toujours rage. En sept mois, on a enregistré 1 300 cas de fièvre typhoïde dont 81 % dans la seule wilaya de Skikda. Cette dernière a compté près de 1 013 cas dont 515 cas hospitalisés en soins intensifs. A l'époque le ministère de la Santé avait prétexté le déficit pluvial pour expliquer l'apparition de ces épidémies. La wilaya d'Oran a connu, quant à elle, pour la même période 253 cas déclarés de méningite dont 43 cas de méningite purulente, la forme la plus dangereuse et la plus meurtrière. Aussi des maladies que l'on appelle communément celles de la pauvreté se déclarent-elles dans les milieux les plus défavorisés de la société. C'est ainsi que l'an 2002 a connu la réapparition de la tuberculose et de la gale. La tuberculose est une maladie classée, certes, par l'Organisation mondiale de la santé comme indice de la pauvreté, mais l'OMS précise aussi que c'est une maladie dont la réapparition est due essentiellement au relâchement des programmes de lutte contre cette affection. Même chose pour la gale qui non seulement refait surface dans les wilayas de l'intérieur du pays, mais dans la capitale même. Pas plus loin que cette semaine, on a recensé, selon le quotidien Al Djarida, plus de 350 cas dans la wilaya de Boumerdès. Au fait, ces épidémies ont un lien direct non seulement avec le manque d'hygiène, mais avec la baisse sensible du niveau de vie et de la dégradation de l'état de santé du citoyen algérien. Si un peu plus de 12 millions d'Algériens vivent aujourd'hui avec moins d'un dollar par jour, cela veut implicitement dire que ces Algériens n'ont plus les moyens de se soigner. La gratuité des soins, de moins en moins garantie, implique que la santé de larges franges d'Algériens est fragilisée. Si l'on part du constat que lutter contre la pauvreté signifie également renforcer les soins de santé de base, on constate qu'il n'en est rien dans les faits. Les programmes de santé publique sont depuis quelques années incapables de répondre aux besoins des populations. Or, les experts de l'OMS et de la Banque mondiale en matière de santé publique ont maintes fois mis l'accent sur le déséquilibre entre les deux secteurs de santé algériens, à savoir la médecine curative et la médecine préventive. Si les experts internationaux recommandent l'affectation de 10 à 15 % des ressources financières à l'action préventive, en Algérie les programmes de prévention ne bénéficient guère de plus de 1 à 2 % du budget de la santé. Le résultat est incontestablement désastreux. Ce que les pouvoirs publics économisent en matière de santé préventive, ils le payent beaucoup plus cher en santé curative. Ghada Hamrouche
Lire l'article original : http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=6477&idc=41&imageField_x=17&imageField_y=10


Deux millions de femmes en Afrique en souffrent : Lancement d'une campagne contre la fistule obstétricale
El Moudjahid - Algérie - 20/06/2003 Algérie

Au moins deux millions de femmes en Afrique souffrent de fistule obstétricale, affection liée à un accouchement difficile qui les prive de vie normale alors qu'elle peut facilement être soignée, révèle un rapport publié par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFAP). "Nous espérons que ce rapport va sonner l'alarme. La plupart des femmes qui souffrent de fistules souffrent en silence, ignorant qu'un traitement simple est disponible", a déclaré Thoraya Ahmed Obaïd, la directrice exécutive de l'UNFAP. La fistule obstétricale survient lorsqu'une femme, en général jeune, n'a pas accès à une césarienne alors qu'un accouchement difficile la rendrait nécessaire : généralement le bébé meurt et, si la mère survit, les dégâts subis par sa paroi vaginale la rendent incontinente. "Des femmes atteintes de fistules sont les indicateurs vivants des systèmes de santé maternelle qui ne fonctionnent pas", a souligné Mme Obaïd. Une intervention chirurgicale simple, dont le coût est de l'ordre de 100 à 400 dollars, permet cependant dans 90% des cas de guérir cette affection, qui transforme en parais celles qui en sont atteintes. "C'est pour cela que nous lançons cette campagne globale pour prévenir et traiter la fistule", a ajouté Mme Obaïd.
Lire l'article original : http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=03/06/20/7573771


Kehaïlia en quarantaine depuis jeudi 19 juin : La peste à Oran
Le Matin - Algérie - 20/06/2003 Algérie

C'est le branle-bas de combat ce 19 juin à Oran. Informé la veille à 20 h, le ministre de la Santé, M. Aberkane, accompagné des responsables de la prévention du ministère, de représentants de l'Institut Pasteur et de professeurs en maladies infectieuses, s'est déplacé à Oran pour s'enquérir de la situation et suivre les mesures prises par la cellule de crise afin de faire face à l'épidémie de peste bubonique qui s'est déclarée dans la capitale de l'Ouest. En effet, le 18 juin en fin d'après-midi, le laboratoire d'analyses du CHUO est finalement arrivé à déterminer l'agent ayant provoqué un décès et une dizaine d'admissions au pavillon des maladies infectieuses, les malades provenant, dans leur totalité, de la localité de Kehaïlia, relevant de la commune rurale de Tafraoui (une vingtaine de kilomètres au sud-est d'Oran). Tout a commencé le 4 juin quand un enfant de 11 ans, ramené de Kehaïlia, a été admis dans un état grave au pavillon de pédiatrie. Il décédera le jour même sans que la cause de son décès soit déterminée. A partir du 9 juin, l'hôpital d'Oran enregistre l'arrivée de 9 autres personnes, originaires de la même localité et présentant les mêmes symptômes (bubon à l'aine, frissons, douleurs musculaires et des articulations, céphalées et grande fatigue). Les malades, hospitalisés depuis une dizaine de jours, ont été pris en charge et mis sous antibiotiques. Parallèlement, le laboratoire a entrepris des analyses pour identifier l'agent pathogène. Le 18 juin en fin d'après-midi, l'alerte est donnée. On saura également, selon les déclarations du ministre de la Santé, que la journée même du 19 juin, le CHUO enregistrait l'admission d'une onzième personne, présentant les mêmes symptômes et habitant Oran, précisément le quartier Oussama (Boulanger). Le même jour, Kehaïlia a été mise en quarantaine pour empêcher la propagation de la maladie. Il est à signaler que les personnes infectées vivent dans des haouchs où ils élèvent des animaux. Les problèmes d'hygiène et d'environnement sont des facteurs favorisant la résurgence de cette maladie. " Une opération de désinsectisation a été déjà lancée pour éliminer les puces qui transmettent le bacille de l'animal à l'homme. Dans un second temps, une campagne de dératisation sera entreprise ", affirme M. Aberkane qui attire l'attention sur les animaux domestiques qui peuvent constituer une autre voie de transmission : " C'est pour cela qu'il faut commencer par éliminer les puces. " Tout en traitant les patients et en se préparant à faire face à tous les malades qui risquent de se déclarer, il y a des opérations de prévention et de prophylaxie à entreprendre. En premier lieu les personnes qui ont été en contact avec les patients déclarés. Pour cela, le ministre insiste sur la mobilisation de toutes les structures sanitaires de la wilaya et l'information des citoyens : " Il faut démystifier cette maladie et ne pas se laisser aller à la panique. Un traitement de 10 à 12 jours, à base d'antibiotiques courants (les cyclines), suffit à vaincre la maladie. " Cependant, le cas de Boulanger est venu aggraver les choses. Le mal est à Oran ; grande ville où les mouvements sont difficiles à maîtriser et les moyens d'endiguer la propagation du mal autrement plus importants et coûteux. " Les épidémiologistes enquêtent sur le cas de Boulanger. Ils sont en train de remonter la piste de l'infection. " Il reste donc à prévoir l'entreprise d'une énorme campagne prophylactique à Oran. " L'heure est à la mobilisation et à l'organisation. " La ville, incapable de s'occuper des nuées de moustiques qui assombrissent le ciel de nos cités périphériques, pourra-t-elle faire face à l'épidémie ? Mokhtar El Hadi
Lire l'article original : http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=6438&idc=41&imageField_x=11&imageField_y=1


Sidi Bel Abbès : Ouverture d'un hôpital pédiatrique de jour
Liberté - Algérie - 18/06/2003 Algérie

Le secteur sanitaire de Sidi Bel Abbès vient de se doter d'un hôpital de jour pédiatrique, a-t-on appris, hier, de source hospitalière. L'hôpital, opérationnel au centre de santé du quartier populaire de Sidi-Djillali, a pour mission principale de faciliter l'accès aux soins d'urgence à la population infantile et de prendre en charge certaines pathologies aiguës et chroniques nécessitant une hospitalisation du jour (déshydratation, diarrhées, crises d'asthme, bronchites, vomissements, diabète, etc). Selon M. Benali, directeur du secteur sanitaire de Sidi Bel Abbès, l'ouverture de l'hôpital de jour pédiatrique vise à obtenir un prise en charge médicale complète de la population infantile.
Lire l'article original : http://www.liberte-algerie.com/editarchive.php?lejour=18&lemois=6&annee=2003&id=10839


Un médicament précis pour un patient particulier - Accidents médicamenteux : il n'y a pas de fatalité
Le Matin - Maroc - 17/06/2003 Maroc

Dans un récent dossier sur les médicaments de la revue Science et vie, on apprend que les accidents médicamenteux sont responsables de 140.000 hospitalisations annuelles en France avec une issue fatale dans 9 % des cas. Un véritable carnage dans un des meilleurs systèmes de santé au monde ! Au Maroc, les statistiques manquent, mais on imagine aisément ce que ça doit être ! Lire la suite

 


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