|
| XXIIIème
forum de cancérologie - 8 au 10 juillet 2003 - Paris |
|
Résumés des communications algériennes présentées
lors du XXIIIème forum de cancérologie
qui s'est tenu à Paris du 8 au 10 juillet 2003
|
|
|
| Profil lipoprotéique
et apolipoprotéique des patients présentant un carcinome mammaire
sous hormonothérapie adjuvante au CHU d'Oran |
|
Allouche A, Nouasri K, Bourouis M, Benhamed F, El-Kebir FZ
Université D'Oran Es-Sénia Faculté des sciences, Département de
Biologie BP 1524, Es-Sénia Algérie
Une étude prospective a été menée sur 243 patientes atteintes de
cancer du sein traitées par hormonothérapie au service d'oncologie
au CHU d'Oran de 1999-2002. La répartition des patientes traitées
au tamoxifène (20mg/j) se situe entre la tranche d'âge 30-47 ans
(44,2%) et de 55,8 pour les femmes post ménopausées. La classification
anatomopathologiques montre une prédominance des carcinomes de type
canalaire infiltrant (39,5%). La classification histopronostic de
Scarff-Bloom-Richardson (SBR) met en évidence les carcinomes mammaires
moyennement différenciés dans 62,8% des cas. Le taux de cholestérol
total chez les patientes est diminué de 6% par rapport au témoins
après traitement hormonothérapique, en parallèle les teneurs sériques
en HDL-C augmentent de 14% des triglycérides de 48 %, et celles
du LDL-C diminuent de 28%. Après hormonothérapie adjuvante au tamoxifène
pendant 3 ans, le profil apolipoprotéique montre une augmentation
des ApoB100 de 4 % et une diminution des APO-AI de 8 %. En conclusion,
ce profil traduirait des dyslipidémies survenant au tout début du
processus de la carcinogenèse mammaire et corrigées par le suivi
thérapeutique à base de tamoxifène.
Retour au sommaire
|
| Cancer du sein
: facteurs de risque |
|
Bekkouche Z, KAHIA Tani
Laboratoire de développement et de différenciation faculté de science.
Université Oran Es-Sénia ; Laboratoire privé d'histopathologie,
30 rue des sœurs Benslimane - Oran
Les facteurs de risque du cancer du sein ont fait l'objet de nombreux
travaux dans le monde et nous essayons de les reprendre dans l'ouest
algérien : facteurs familiaux, hormonaux antécédents de mastopathies
bénignes, facteurs alimentaires, niveau socio-économique élevé,
célibat. Notre étude intéresse une série de femmes porteuses d'un
cancer du sein qui a motivé une mastectomie avec curage ganglionnaire
pratiquée entre le 1er janvier 1998 et le 31 mars 2002. C'est ainsi
que 165 patientes ont été retenues dont la mastectomie a été faite
après cytoponction positive.
Résultats. Facteurs familiaux
: existence d'une parente au premier degré ayant eu un cancer du
sein (6,61 %). Facteurs hormonaux : âge moyen des premiers règles
(13,44 ans) nulliparité (3,93%), âge moyen de la première grossesse
(21,88 ans), allaitement : patientes n'ayant allaité (18%) patientes
ayant allaité (82% avec une durée moyenne d'allaitement de 11mois),
ménopause : une patiente de 56 ans est non ménopausée, patientes
sous contraception orale (62,6%). Antécédents personnels de mastopathies
(12%).
Autres facteurs : facteurs diététiques (28 %), obésité liée à un
niveau socio-économique élevé. Célibat (2%) facteurs psychogènes
(40%) des patientes sont dans le monde du travail et subissent un
stress important.
Conclusion : Notre étude montre
que les facteurs de risque "classique" ne sont pas prédominants
: taux de nulliparité faible (plus de 70 % sont multipares), puberté
après 12 ans, première grossesse précoce, présence d'allaitement,
ménopause avant 55 ans. L'enquête a révélé des antécédents familiaux
présents à 6,61 %. L'analyse indique que l'hormonothérapie (pilule)
est largement utilisée (62,20%) pendant une durée importante (10
ans en moyenne).
Perspectives. L'analyse des facteurs
de risque de survenue du cancer du sein nous montre qu'une prévention
primaire n'est actuellement pas possible pour les facteurs majeurs
et seule une prévention secondaire doit être envisagée en Algérie
( pratique du dépistage systématique à instaurer).
Retour au sommaire
|
| Cancer du sein
et grossesse |
|
Bendib A, Dilem S, Tidadini A.
Service de sénologie, Service D'anatomopathologie, CPMC Alger
De 1995 à 2001, 59 patientes atteintes d'un cancer du sein associé
à une grossesse , âgés entre 23 et 47 ans (M = 35 ans) ont été traitées.
La période d'évolution moyenne était de 10 mois de 10 mois avec
une taille clinique moyenne de la tumeur de 5,6 cm (1,5 - 15 cm
; 36 cancers étaient associés à la grossesse et 23 étaient survenus
dans le post partum. Le diagnostic de cancer du sein a été établi
dans 32 cas (54,2%) sur biopsie ou sur biopsie en extemporané. La
grossesse a été interrompue 16 fois sur 17 au premier trimestre
et 06 fois sur 10 au deuxième trimestre. Dans 14 cas elle s'est
terminée par un accouchement qui a été provoqué dans 07 cas. Le
traitement a consisté en une mastectomie avec curage axillaire dans
54 cas (91,5%) et en un traitement conservateur dans 5 cas(8,5%).
L'examens anatopathologique a révélée 56(94,9%) carcinomes canalaires
infiltrants, dont 10 à prédominances intra canalaire, 01 carcinome
lobulaire infiltrant et 02 sarcomes. La taille histologique moyenne
était de 4,2 cm. Le curage axillaire a retrouvé une moyenne de 13,1
ganglions. 46 patientes (78 %) présentaient un envahissement ganglionnaire
qui s'accompagnait dans 34 cas (73,9%), d'une rupture capsulaire,
l'envahissement ganglionnaire était inférieur ou égal à 03 ganglions
dans 19 cas sur 46 (41%) et supérieur à 03 ganglions dans 02 cas
(58,7%). La multifocalité a été retrouvée dans 25 cas sur 51 (49%),10
patientes (17,8%) ont bénéficié d'une chimiothérapie néo-adjuvante
en raison de l'existence de phénomènes inflammatoires et 46 (82,1%)
patientes ont bénéficié d'une chimiothérapie adjuvante . Le protocole
FAC A été utilisé 48 fois (81, 3%) et le protocole CMF 3 fois (5%).
25 patientes (36,2 %) ont subi une ovariolyse associé au tamoxifène.
49 patientes (83%) ont reçu une radiothérapie complètementaire.
L'évolution a été marquée par la survenue de 4 récidives locales
(6,7%), de 12 métastases (20,3%) d'une contro-latéralisation et
d'un cancer de l'endomètre. La survie actuarielle à 5 ans, sans
métastases ni récidive est de 59,3%.
Retour au sommaire
|
| Gemcitabine et
Ciplastine dans le traitement des carcinomes épidermoïdes du
col en récidives |
|
Mahfouf H, Bouzid K
Service oncologie médicale, EHS Centre Pierre Et Marie Curie, Alger
La gemcitabine a démontré son activité dans le traitement des carcinomes
épidermoïdes du col métastatique et en récidives [Proc Asco1996,
abs # 819 ; Proc Asco 2000, abs # 1549, Proc 2001, abs #8241].
Objectifs : Evaluer l'efficacité
et la toxicité de la gemcitabine et du cisplastine dans les cancers
du col en récidive après traitement standard.
Matériel et méthodes : De décembre
1998, 68 patientes ont été traitée par six cures de gemcitabine
1 250 mg/m² à J1 et J8 plus cisplatine 70 mg/m² à J1 (J1= J21)'avec
un âge moyen de 52,7 (31-69), initialement classées : 25 patients
stade II FIGO, 30 patients stade III, 13 patients stade IV, Dix
patients ont récidivé après la chirurgie, 38 après la radiothérapie,
20 après chirurgie et radiothérapie. Les sites de récidives étaient
: locale chez 48 patients, osseuse7, ganglionnaire 6, pulmonaire
5, hépatique 2. Les critères d'inclusion établis sont : preuve histologique
d'un carcinome épidermoïde du col, PS =2 , bonne fonction hématologique,
hépatique et rénale, lésions mesurables, consentement éclairé.
Résultats : Cinquante-huit patients
sont évaluables sur la réponse objective, RO = 46%(8RC,19RP), 8MS,
23MP, 4 patient en complète réponse ont récidivé après 4,9,11et
12 mois, la survie à 1 an et 2 ans est respectivement de 42%et 20%.
La toxicité de grade III et IV OMS estimé après 316 cures est :
anémie (5%) thrombopénie (5%), neutropénie (2%), fatigue (20%),
vomissement 10%.
Conclusion : L'association gemcitabine-cisplatine
est prometteuse dans le traitement des cancers du col en récidives
après traitement standard.
Retour au sommaire
|
| Résultats à plus
de 5 ans du traitement radio-chirurgical de 210 cancers du col utérin |
|
Bendib A , Boudiaf M, AfianeM, Allou L, Benbekacem F, Djediat B,
Sellam M, Ghouadnij R, Chouiter A, Allouache A
Chirurgie; Radiothérapie; pathologie, Centre Pierre et Marie Curie
Alger - Algérie
De 1976 à 1983, soit sur une période de 8 ans, 210 cancers du col
utérin ont été traités par association radio chirurgicale, Ils ont
tous été suivis pendant plus de 5 ans et 94patientes ont été revues
à plus de 10 ans. L'âge moyen était de 46 ans (25 à79). La biopsie
a révélé 190 carcinomes épidermoïde (90,5%), 13 adénocarcinomes
(6%) et 7 adénosquameux (3,5 %). Les 210 cancers se répartissaient
en 71 T1b (33,8 %)139 T2a (66,2%). La colpo hystérectomie élargie
avec lymphadénectomie (CHEL) a été réalisée chez 210 patientes.
La mortalité opératoire a été de 03 décès (1,4 %), la chirurgie
a été précédée de curiethérapie au césium 137 dans 131 cas (62,4%)
et/ou de cobaltothérapie dans 79 cas (37,6 %). 37 malades présentant
un envahissement ganglionnaire ont été justiciables de cobaltothérapie
post opératoire. On observé 05 complications urinaires majeures
(2,4%). La survie globale à 5 ans était de 84,5 % pour les T1b et
de 72% pour les femmes de plus 40 ans et de 63,6% pour les femmes
de moins de 40 ans. La survie en fonction de la taille tumorale(T)
était de 82,6% pour les T< 3 cm, 68,1% (63,1 % à 10 ans pour les
T < 5 cm et de 67,1 %(46,1 % à 10 ans) pour les T<5 cm.
L'envahissement ganglionnaire (N+) et le reliquat tumoral (R+) sont
retrouvés seuls ou associés entre eux dans 21 cas sur 71 (29,6%)
dans les T1B et dans 51 cas sur 131 (37,2%) dans les T2a. La survie
était de 90% pour les R-N-(87% à 10 ans). Elle était de 75% (75
% à 10 ans pour les R+N- de 66,6 %(50% à 10 ans). Pour les R-N+
et de 0% pour les R+N+. La survie de des T2a était de 72 % pour
les R-N- (60% à 10 ans)Elle était de 66,7% pour les R+N- (63,6%
à 10 ans), de 62,4 % pour R- N+(50%) à 10 ans) et de 30% pour R+N0
(0% à 10 ans). Enfin la survie est fonction du taux d'hémoglobine
(Hb). Dans les R-N-, elle était de 80,9 % pour Hb < 10 g et de 67,9%
pour les Hb < 10g. Notre série comportait26 récidives (12,9 % et
10 métastases (4,8%).
Retour au sommaire
|
| Etude épidémiologique
du Xeroderma Pigmentosum dans l'ouest algérien |
|
Derkaoui DK, Midoun N, Serradj A, Sahraoui T, El Kebir FZ.
Laboratoire de biologie de développement et de différenciation :
CHU Oran service épidémiologie ; CHU Oran, service dermatologie
Les affection héréditaires à expression cutanée sont fréquentes
en Algérie en raison d'un taux élevé de consanguinité parentérale
et du fort ensoleillement. Le xeroderma pigmentosum (XP), génodermatose
rare à transmission autosomique récessive , se caractérise par une
extrême sensibilité aux rayons UV et l'apparition de lésions cutanées
précancéreuses et une grande fréquence de cancers de la peau dans
les parties exposées au soleil (2000 fois supérieure par rapport
à la population normale) s'associant à des lésions oculaires à un
âge précoce. 20 à 30 % des XP ont des anomalies dégénératives neurologiques
importantes, ce qui donne à l'affection un pronostic sévère. Cette
affection est associée à unrisque élevé de mort précoce. L'XP touche
les pays et toutes les races. Notre travail à pour objective d'étudier
le profil épidémiologique chez 70 patients atteints de XP, il s'ait
d'une étude rétrospective de type descriptive. Une large étude épidémiologique
a été menée, les données existantes et l'étude des cas cliniques
rapportés sont basés sur les études épidémiologiques rapportés sont
lésés sur les études épidémiologiques visant à préciser la force
de l'association éventuelle entre cette maladie et ses causes, ses
signes cliniques et ses conséquences. Résultats. La réparation selon
l'origine géographique (31,4 % région d'Oran). Le degré de consanguinité
parentérale est 67,1% (70 cas étudiés). La répartition selon les
zones d'habitation (52,9% en zone rurale). L'âge indique au pic
entre 5 et 9 ans (27,7%). Pour le sexe, la distribution est 45,1%
et M et 54,9F. Le type histologique montre 37,4% de basocellulaire,
7,1% de type spino-cellulaire, 6% les deux types. La fratrie a un
risque de 32,9%. Le traitement est médical dans 63,4% des cas. Conclusion
Le fort ensoleillement est facteur carcinogène connu dans l'XP,
ce qui rend les conseils de photo protection utopique dans notre
pays. La prise en charge est difficile : le conseil génétique est
absent, la misère socio économique et l'illettrisme sont présents.
Perspective : La pratique en masse
du conseil génétique auprès des familles à risque et la mise en
place du diagnostic prénatal.
Retour au sommaire
|
| Cancers avec manifestations
systémiques inaugurales |
|
Berrah A, Hakem D, Ouadahi N, Boudjelida H, Boucelma M, Bensalah
D, Zemmour D.
Service de médecine interne, CHU BEO Alger
Les manifestations systémiques émaillent l'évolution de nombreux
cancers et certaines apparaissent plus évocatrices que d'autres
d'une localisation et/ou d'un type histologique particuliers. Les
formes qui révèlent un cancer sont souvent une source d'errance
diagnostique. Ce travail vise à préciser à travers vingt observations
les différents syndromes à l'origine d'un diagnostic d'affection
systémique, remis en cause dès lors qu'une néoplasie a été découverte
à plus ou moins long terme. Il s'agit de 10 femmes et de 10 hommes
d'age moyen 56,1 ans (17-85 ans) pour lesquels le diagnostic préliminaire
d'affection systémique a été rattaché à une néoplasie dans un délai
moyen de 61 jours. Les manifestations systémiques ont été diverses
et variées, simulant essentiellement un tableau de polyarthrite,
de vascularite, de maladies dysimmunitaire, d'une endocrinopathie,
d'une hépatopathie, d'une hémopathie. Les cancers incriminés sont
tout aussi divers touchant les organes hématopoïétiques, le foie,
la prostate.
Au total, les manifestations systémiques des cancers sont fréquentes
et peuvent simuler n'importe quel tableau clinique. Les plus classiques
sont les thromboses veineuses que nous avons déjà exposées dans
ce forum (1998).
Retour au sommaire
|
| Apport de l'immuno-histochimie
dans le diagnostic des tumeurs broncho-pulmonaires, à propos de 150
cas |
|
Zinai L , Bourouis M, El Kebir FZ
Département de biologie - BP 16 Es Senia - Oran - Algérie
Le cancer broncho-pulmonaire est le cancer le plus fréquent dans
le monde, il représente la première cause de mortalité par cancer
chez l'homme ; l'intérêt du dépistage des cancers bronchiques n'est
pas encore établi. Il repose sur la capacité des techniques mises
en œuvre pour détecter les tumeurs à un stade précoce et passe par
le typage précis de la tumeur qui détermine la stratégie thérapeutique
à suivre.
Notre étude a porté sur des prélèvements de tumeurs provenant de
150 patients atteints de cancers broncho-pulmonaires, le diagnostic
histopathologique a permis le typage de 120 tumeurs, 30 ont imposé
l'apport de l'immuno-histochimie. Les limites de l'histologie se
sont posées dans le diagnostic de tumeurs d'origine neuro-endocrine
et les pièges diagnostiques consistaient à faire la différence entre
carcinome neuro-endocrine à grandes cellules, carcinome à grandes
cellules et carcinome épidermoïde, d'une part et carcinome à petites
cellules et lymphome d'autre part. L'application d'anticorps anti
(ACE ,EMA,cytokératine) a redressé le diagnostic et la positivité
à la chromogranine A a affirmé l'origine neuro-endocrine de tumeurs
classées précédemment anaplasiques.
Retour au sommaire
|
| Traitement combiné
du cancer de la vésicule biliaire |
|
Berkane S, Ali Benamara F, Abid L
Service de Chirurgie Viscérale - Hôpital Bologhine - 16060 Alger
Le traitement chirurgical du cancer vésiculaire reste très décevant
dans la majorité des cas. La nécessité d'une thérapeutique néoadjuvante
ou adjuvante est une voie à explorer afin de consolider l'acte chirurgical.
Bien que le cancer vésiculaire soit considéré non chimio-sensible,
la chimiothérapie associée à la chirurgie peut apporte une certaine
efficacité dans la prise en charge thérapeutique de cette pathologie.
Observations : dans le cadre d'un
essai thérapeutique de phase II utilisant comme protocole l'association
gemcitabine -cisplatine ( gemcitabine 1000mg/m2 aux J1-J8 et cisplatine
70 mg/m2 au J1 tous les 21 jours ), nous avons retenu une indication
opératoire secondaire chez tout patient qui a eu au moins une réponse
partielle au bout de 8 cures. Nous avons ainsi réopérés 5 patientes,
classées initialement au stade IV (localement avancé et/ou métastatique)
après intervention première exploratrice et/ou de dérivation. Trois
patientes ont pu avoir une intervention curative de type R0 et 2
autres ont bénéficié d'une exérèse palliative de type R2. Chez une
des patientes, nous avons noté une réponse complète histologique.
Une patiente est décédée au 50ème jour post-opératoire suite à de
multiples abcès du foie. Deux patientes sont décédées de leur maladie
à 18 et 25 mois (chirurgie palliative) et deux patientes sont en
vie sans récidive apparente à 14 et 25 mois (chirurgie curative).
Conclusion : nos résultats semblent
indiquer qu'une thérapeutique combinée peut améliorer le taux de
résécabilité de cette pathologie et la survie à long terme. Néanmoins,
il est nécessaire d'inclure un plus grand nombre de patients afin
de mieux cerner le profil de ceux qui peuvent bénéficier de ce type
de traitement et améliorer de cette manière le pronostic encore
redoutable du cancer vésiculaire.
Retour au sommaire
|
| Etude de l'association
cisplatine-épirubicine dans les carcinomes indifférenciés du nasopharynx
localement évolués |
|
Yamouni M, Beldjilali AK, Lahfa I, Djebbari S, Djellali L.
Service d'oncologie médicale CHU Oran
Le but de notre étude est d'évaluer l'efficacité et la tolérance
de l'association cisplatine-épirubicine chez les patients atteints
d'un carcinome indifférencié du nasopharynx localement avancé. De
janvier 2000 à décembre 2001, 50 patients d'age moyen 36 ans avec
une histologie de carcinome indifférencié du cavum, 32 stades IVb
et 18 stades IVa, avec un indice de performance OMS 0, 1 ont été
inclus. La chimiothérapie consistait en une association de cisplatine
75mg/m2 à l'épirubicine 70 mg/m2 cycle de 21 jours, une radiothérapie
loco-régionale est délivrée 3 semaines après la fin du 3ème cycle.
Tous les patients étaient évaluables pour la réponse et la toxicité.
Le taux de réponse objectif est de 84% ; tous les patients étaient
en réponse complète après la radiothérapie. La survie globale et
la survie sans récidive à 1 an sont respectivement de 90 % et 82
%. Les toxicités de grade 3 et 4 sont : neutropénie 7 %, anémie
1 %, nausée vomissement 47%, mucite 3%, asthénie 20 %.
Ces résultats confirment la chimiosensibilité des carcinomes indifférenciés
du nasopharynx, néanmoins l'efficacité de l'association devra être
confirmée par les résultats de la survie à long terme.
Retour au sommaire
|
| Place de la gemcitabine
dans les carcinomes indifférenciés du nasopharynx : résultats à deux
ans d'un essai de phase II |
|
Kerboua E, Bouzid K.
Service d'oncologie médicale CPMC Alger
Le but de notre étude est d'évaluer la toxicité et l'efficacité
de la gemcitabine en monothérapie de 3ème ligne chez les patients
porteurs de carcinomes nasopharyngés récidivants. De novembre 2000
à mars 2003, 25 patients d'age moyen 35 ans et de performance status
inférieur à 2 ont été inclus. Ces patients sont porteurs de carcinomes
indifférenciés du nasopharynx en récidive après traitement standard
: une chimio. de 1ère ligne associant 5FU + cisplatine (3 cures)
suivie d'une radiothérapie loco-régionale puis d'une CT de 2ème
ligne après récidive associant le docétaxel et la doxorubicine.
Tous les patients étaient évolutifs avec des lésions tumorales mesurables
en clinique et en imagerie. La gemcitabine est administrée à la
dose de 625mg/m2/semaine (en perfusion de 3 heures) pendant 3 semaines
suivies de 2 semaines de repos. 12 réponse objectives sont obtenus
avec 7 réponses complètes. La durée de la réponse moyenne est de
9 mois.
Retour au sommaire
|
| Le cancer de la
thyroïde chez l'enfant et l'adolescent |
|
Fedala NS, Tata FZ, Chentli F
Service d'Endocrinologie, CHU BEO Alger
Les néoplasies de la thyroïde chez l'enfant et l'adolescent sont
rares à l'exception des pays exposés aux radiations ; représentant
0,5 à 1,5 % de tous les cancers pédiatriques. Les observations sont
colligés sur une période de 22 ans (1980-2002) les 19 cas recensés
sont des filles d'age moyen au diagnostic de 17,6 ans ( 6,5- 21
ans ) ; les circonstances de découverte sont un goitre dans 12 cas,
des métastases ganglionnaires dans 6 cas et l'exploration d'une
néoplasie endocrinienne multiple dans 1 cas. Sur le plan histologique,
le carcinome différencié de la thyroïde est le plus fréquent 18/19
dont 10 de type papillaire. Un envahissement ganglionnaire est retrouvé
dans 9 cas /19 et des métastases viscérales dans 2 cas /19.
La chirurgie a été une thyroïdectomie totale sauf pour une patiente.
L'irathérapie et l'hormonothérapie frénatrice ont été instituées
pour les 18 cas de cancers différenciés.
Retour au sommaire
|
|