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BOUCEBCI Mahfoud (1937- 1993) |
| Par
Nabila BENSIFI
Au cours des onze année qu'il passa dans cette clinique, il donna une nouvelle âme à ce lieu : travaux d'ergothérapie, installation d'un laboratoire d'EEG pour enfant épileptique etc.. En 1985 il prend la chefferie de service de l'hôpital Drid Hocine à Kouba où il œuvrera sans relâche jusqu'au 15 juin 1993 où il fut assassiné.
Le professeur BOUCEBCI a été à deux reprises lauréat du prix maghrébin de médecine (1982 et 1988) ; il a été l'auteur de plusieurs ouvrages :
Membre du Comité éditeur et correspondant de plusieurs revues internationales,
il a été l'auteur de plus de 190 communications et publications scientifiques.
L'Algérie doit au professeur BOUCEBCI, la formation de générations de psychiatres, de médecins et d'éducateurs. Cet homme de combat communiquait sa force, sa foi en la guérison au jeune éprouvé qui ne pouvait demeurer sourd à tant de conviction, de dynamisme, de vie mais de sérénité aussi … Il s'acharnait à persuader le patient et l'environnement de celui-ci, qu'une personne atteint de quelque maladie que ce soit était, avant tout, un être humain qui a droit au respect et à la dignité. Le 02 décembre 1990, il écrivait "être psychiatre, c'est emprunter une longue route pas toujours facile, mais mon souhait, c'est que, au terme d'une longue, riche et réussie carrière, vous puissiez vous dire : j'ai chaque jour essayé de soigner sans jamais en tirer un profit, j'ai chaque jour respecté l'homme dans son essence libertaire". |