| SERGENT Etienne (1878-1948) |
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Institut Pasteur
1900 : Montre, avec son frère Edmond, la présence d'anophèles dans certaines régions de France où il n'existe cependant pas de paludisme. Les deux chercheurs formulent la notion d'anophélisme sans paludisme, qui vient compléter le principe selon lequel il n'y a pas de paludisme sans anophélisme, établi par l'Italien Grassi. L'homme apparaît donc comme l'unique réservoir de l'hématozoaire et c'est dans son sang que le moustique, du genre Anophèles, puise le parasite sous une forme qui subira dans son organisme le cycle évolutif aboutissant à l'élément pathogène que sa piqûre inoculera à l'homme. 1900-1910 : A la demande de E. Roux, se voit confier, avec son frère Edmond, une mission permanente de l'Institut Pasteur, en Algérie, qui permet l'élaboration d'une doctrine posant les bases de la lutte antipaludique en Afrique du Nord (enquête épidémiologique, études hydrauliques, quininisation curative et prophylactique, destruction de l'agent vecteur Anophèles sous ses formes larvaires et adultes). De ces travaux résultera un recul progressif du paludisme en Algérie. 1902 : Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, Paris. 1903 : Découvre, avec son frère Edmond, à l'examen microscopique du sang de chamelles, un trypanosome, Trypanosoma berberum, qui est l'agent étiologique du debad, principale maladie du dromadaire. Ils confirment que la transmission de la maladie s'effectue par les piqûres de taons, et formulent les règles prophylactiques et thérapeutiques permettant de la combattre. 1916-1918 : Mobilisé, ainsi que son frère Edmond, comme aide-major. Ils sont chargés, par le ministre de la guerre, le général Lyautey, de mener une campagne de lutte contre le paludisme qui fait des ravages dans l'Armée d'Orient opérant en Macédoine. Afin d'éviter qu'un nouveau désastre ne se produise en 1917, la quininisation préventive des hommes et son contrôle rigoureux sont institués. En septembre 1918, les troupes sont délivrées du paludisme. 1921 : Avec son frère, L. Parrot, A. Donation et M. Béguet, il fait apparaître le rôle des phlébotomes, insectes piqueurs nocturnes, dans la transmission de la leishmaniose cutanée, appelée aussi bouton d'Orient ou clou de Biskra. 1924-1934 : L'Institut Pasteur d'Alger acquiert, à titre de champ expérimental, une parcelle domaniale de 360 hectares connue sous le nom de Marais des Ouled Mendil. Les frères Sergent vont consacrer dix ans à assainir ce marécage, à y aménager des fermes susceptibles d'accueillir 40 familles de cultivateurs, qui ne connaîtront aucun cas de paludisme. 1925 : Se rend en mission à Mila, en compagnie du Dr Gueidon, pour examiner toutes les ulcérations suspectes des habitants de la région et fait paraître un compte-rendu sur le clou de Mila dans les Archives de l'Institut Pasteur d'Algérie. 1932 : S'attache à l'étude des scorpions et met au point un sérum efficace qui permet aux médecins des territoires du Sud algérien ou tunisien de secourir avec succès de nombreuses personnes. Il décède à Alger le 07/08/1948. |