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L’école de médecine d’Alger : 150 ans d’histoire : de 1857 à 2007
Par L. Abid - Professeur à la Faculté de Médecine d’Alger
(14 novembre 2006)

(SUITE 1)

La Première Guerre mondiale déclarée, les musulmans d’Algérie fournissent 173 000 soldats et 119 000 travailleurs réquisitionnés pour remplacer la main-d’oeuvre métropolitaine mobilisée. Après cette grande guerre qui a creusé de larges trous dans les effectifs d'étudiants et de professeurs, les algériens autochtones, conscients des injustices et misères qu’ils subissaient, eurent le désir d’apprendre dans les écoles françaises. Effectivement on commence à retrouver les premiers étudiants musulmans à la faculté de médecine d’Alger, mais en très petit nombre (1919-1920 : 15 musulmans pour 344 européens ; 1920-1921 : 10 musulmans pour 310 européens) et depuis la fondation des écoles supérieures d’Alger (1879) et jusqu’au début de la première guerre mondiale, on ne dénombre que cinq (05) diplômés musulmans sortis de la faculté de médecine d’Alger (deux doctorat en médecine, deux diplômes de sage-femme de 1ère classe et un diplôme de sage-femme de 2ème classe, auxquels il faut ajouter 12 officiers de santé, titre qui sera supprimé en 1893).

Ce chiffre extrêmement faible était en rapport d’une part avec la suppression du titre d’officier de santé, la durée des études médicales, assez longue et la nécessité jusqu’en 1909 d’un séjour dans une faculté en France pour terminer ses études mais également et surtout en rapport avec la volonté des autorités françaises qui voulaient former des « élites intermédiaires » ne devant s’occuper que de la population musulmane. D’ailleurs avant l’érection de l’université d’Alger en 1909, les étudiants musulmans pouvaient s’inscrire aux quatre écoles supérieurs sans le baccalauréat, limitant ainsi le choix des débouchés professionnels aux seules qualités d’officier de santé et sage-femme (l’école de sages-femmes quittera la faculté de médecine et passera à la santé publique au cours de l’année 1943-1944). Le plus grand nombre d’étudiants musulmans se retrouvait dans les écoles supérieures de lettres et de droit.

Cependant les études médicales vont prendre de plus en plus d’importance auprès des étudiants musulmans (Hamza Klioua le futur chef de service de rhumatologie s’inscrit en 1939 à la faculté de médecine d’Alger ; Lakhdar Abdeslam Benbadis s’inscrit en 1941 avant de rejoindre Paris en 1945 pour terminer ses études et faire une spécialité en ophtalmologie ; Tedjini Haddam s’inscrit en 1943 avant de rejoindre,  en 1947, l’hôpital franco musulman de Bobigny) et à partir de la 2ème guerre mondiale c’est la faculté de médecine qui possède l’effectif estudiantin le plus important et qui verra les premières étudiantes musulmanes, d’abord Aldjia Inoureddine reçue au concours de l'internat des hôpitaux d'Alger en novembre 1942 et élue peu après présidente de l’association des internes et anciens internes des hôpitaux d’Alger puis dans les années 50 une dizaine d’autres parmi lesquelles Meriem Belloucif (madame Larbaoui), Nefissa Hamoud (madame le professeur Laliam) puis Marie Moatti et Janine Belkhodja (futures professeurs de gynéco-obstétrique), Louisa Ait Khaled (madame Issad), Baya Roumane, Rose Ait Kaci (madame Ait Ouyahia), Sadia Benhabyles, Suzanne Larribère (madame le professeur Benabdellah) et en pharmacie Malika Mefti (madame Khène).

Pr. Oucharef
Pr. Klioua
Dr. Benbadis
Pr. Benallegue

Pr. Oucharef

Pr. Klioua
Dr. Benbadis
Pr. Benallegue

 

Effectif des étudiants musulmans de 19339 à 1949

 

En 1922, une quarantaine de professeurs, médecins et chirurgiens de la Faculté et des Hôpitaux fondent une revue médicale : le Journal de Médecine et de Chirurgie de l'Afrique du Nord qui deviendra Algérie Médicale en 1927. A cette époque également, les professeurs Ardin-Delteil, Cochez, Lombard, Witas, Duboucher et Derrieu fondent la Société Médicale d'Alger.

Après le professeur Curtillet, les autres doyens qui se succèderont à la tête de la faculté sont : Herail (1922-1927) ; Ardin Delteil (1927-1929), Leblanc (1929-1939), Gillot (1940), Lebon (1941-1943), Musso (1943-1945), Laffont (1945-1949) et enfin le professeur chef de service de Pédiatrie de l’hôpital Mustapha Sarrouy (1949-juin 1962).

En 1930, le nombre de chaires s'élevait à vingt ; en 1956-1957 à trente-deux et, cette année, trois chaires magistrales nouvelles ont été créées : anatomie chirurgicale, pharmacie galénique et odontostomatologie. Outre les professeurs, on comptait à la faculté : 14 chefs de travaux ; 30 assistants ; 20 chefs de clinique ; 17 chefs de laboratoire ; 32 préparateurs de cours et moniteurs ; 4 aides d'anatomie ; 2 prosecteurs d'anatomie.
Le nombre d’étudiants à la rentrée de 1929-1930 était de 549 : 303 étudiants en médecine, 222 étudiants en pharmacie, 24 sages-femmes.

Des instituts sont créés et prendrons rapidement de l’ampleur :

  1. Institut d'hygiène et de médecine d'Outre-Mer (professeur Lacroix) ;
  2. Institut de psychotechnique et de biométrie (professeur Malmejac) ;
  3. Institut du trachome et d'ophtalmologie tropicale (professeur Larmande) ;
  4. Institut d'éducation physique (professeur Chardon) ;
  5. Institut d'odontostomatologie (professeur Péri).

Dans les années 30, Les grands maîtres de la faculté sont les Professeurs Costantini en chirurgie (qui organisa en 1951 à Alger le premier Congrès Mondial du Kyste Hydatique qui connaîtra un grand retentissement international), Robert Courrier en histologie embryologie, Emile Leblanc (l’actuel amphi. Belhocine, situé à l’intérieur du laboratoire d’anatomie, porta pendant des décennies le nom d’amphi Leblanc) et René Marcel de Ribet (1894-1967) grande figure de l’Anatomie. Son œuvre, comme le rappelait son successeur le professeur Slimane Chitour peut se diviser en quatre étapes : sa thèse consacrée au périnée ; la fameuse polémique où il niait l'existence du trou de Magendie (1952-1954) ; l’important travail sur l'anatomie et la vascularisation du thymus et enfin l’important traité schématique sur le système nerveux connu mondialement. Il développera par ailleurs l'anatomie comparée et la médecine opératoire.

Sur le plan du contexte mondial, le peuple algérien assiste le 8 novembre 1942 au débarquement anglo-américain à Alger qui devient capitale de la France en guerre. Alger verra un afflux d'étudiants métropolitains chassés par la guerre vers les facs d’Alger et après ce débarquement, c’est à partir d’Alger que les troupes alliées et du corps expéditionnaire d’Italie, sont approvisionnées en médicaments après la mise au point de nouveaux procédés de fabrication grâce au contact avec les américains. Et comme lors de la première guerre mondiale, plus de 132 000 algériens autochtones vont combattre dans ces armées alliées et 13 500 vont périr.

Après la mise aux arrêts de Messali El Hadj le 19 avril 1945 puis son transfert à Brazzaville, des manifestations ont lieu le 1er mai à Alger puis s’étendent à toutes les villes du pays et en particulier à partir du 8 novembre (jour de l’armistice) à Sétif et Guelma. La répression qui s’en suivi fera 45.000 morts et des centaines de blessés. A cette époque déjà les étudiants en médecine maghrébins étaient concernés par la lutte pour la liberté.

Les Facultés d’Alger

Les Facultés d’Alger

Aldjia Inoureddine, alors présidente de l’association des internes d’Alger, en collaboration avec les autres étudiants maghrébins poursuivant leurs études à la faculté de médecine d’Alger, décidèrent d’envoyer deux ambulances pour porter secours aux blessés. Les "Facultés" étaient alors au centre d'une ville, qui avait véritablement explosé et qui comptait 800000 habitants. On a même creusé un tunnel, le "Trou des Facs" pour relier la rue Berthezène (actuelle rue Docteur Saâdane) au boulevard St Saens (actuel Boulevard Mohamed V). Parmi les réalisations de la faculté de médecine d’Alger, on peut citer en particulier la généralisation de l’anesthésie en circuit fermé à une époque où en France on utilisait encore le masque Nombrédane.

L'invention de la voie d'injection sous-clavière (Aubaniac), le remarquable développement de la chirurgie thoracique lié à la généralisation de l'anesthésie par intubation (Costantini, Liaras et son élève Houel). L’invention du Scialytique par Vérain, professeur de physique, scialytique qui fut installé pour la première fois à la clinique chirurgicale universitaire. Benhamou développera la transfusion sanguine, et mettra en place l'un des premiers centres de dessiccation du plasma permettant de fournir les armées alliées en 1942-1944. La présence même des Américains allait ouvrir cette faculté, avant celle d'Europe, aux nouvelles tendances de la chirurgie. Le centre de cette activité clinique était le grand hôpital de Mustapha, auquel se surajoutaient d'autres hôpitaux universitaires entourant Alger : l’hôpital neurologique Barbier Hugo (actuel EHS Ait Idir), l’hôpital des maladies infectieuses El Kettar, l’hôpital pneumologique Birtraria et l’hôpital Parnet. En 1958 deux nouvelles facultés de médecine étaient créées, à Oran et à Constantine.

Dans les années 50-60,  les grands noms de la faculté ont pour nom : Goinard qui dirigeait alors le service de chirurgie Bichat, René Bourgeon pionnier des nouvelles techniques chirurgicales comme l'anastomose porto-cave, et un des premiers chirurgiens dans le monde à réaliser une hépatectomie réglée qui dirigea le pavillon Lisfranc à l’hôpital Mustapha ainsi que la Chaire d'Anatomie et de Chirurgie Expérimentale à la faculté  ; Le Professeur Félix Lagrot, élève de Henri Duboucher et inventeur du rasoir qui porte son nom qui gérera un service de chirurgie infantile à l’hôpital Parnet, de 1956 à 1958 avant de prendre la chaire de chirurgie infantile et créera la chirurgie plastique et la chirurgie des brûlés en Algérie bien avant qu’elle ne se développe en France. C’est ce chirurgien qui utilisera pour la première fois la pénicilline en France en 1944 après le débarquement des alliés en Normandie.

Durant l’année 1947-1948 la faculté de médecine a rassemblé 1584 étudiants (92 musulmans) sur un total de 4500 (263 musulmans) pour toute l’université d’Alger. Selon le sexe, on trouve 423 étudiantes pour 1161 étudiants. A la rentrée de 1957-1958 on comptait 976 étudiants : 639 étudiants en médecine, 91 étudiants en chirurgie dentaire, 246 étudiants en pharmacie.

En 1950 la Faculté de Médecine et de Pharmacie d’Alger va se renforcer par la création l'Institut d'Odontostomatologie (arrêté du 27 juillet 1950). L'enseignement était réalisé par des chirurgiens dentistes à mi-temps et des prothésistes. Les matières fondamentales et médicales étant enseignées par la faculté de médecine. Cet institut formait des chirurgiens dentistes à orientation vers le secteur privé. La durée de l'enseignement était de 5 ans.

En 1956 a été créée la bibliothèque de la faculté mixte de médecine et de pharmacie d'Alger (actuelle bibliothèque de l’internat, plus connue sous les initiales de BI par opposition à son aînée la BU).

En 1959, la faculté de médecine d’Alger comptait trente-cinq chaires :

    • la Chaire d'Anatomie créée par décret du 4 août 1857, porta le nom de Chaire d'Anatomie et Physiologie puis celui d'Anatomie (décret du 5 juin 1880) elle aura à sa tête les professeurs Trolard, Weber, Leblanc, De Ribet et à l’indépendance le professeur Slimane Chitour ;
    • la Chaire d'Anatomie Médicochirurgicale et Technique Chirurgicale est créée en 1957. Elle aura à sa tête le professeur Bourgeon.
    • la Chaire d'Hygiène et Clinique des Maladies des Pays Chauds dirigée successivement par Chassevant, Benhamou, Giberton puis Lacroix ;
    • La Chaire de Médecine Légale et Médecine du Travail :
      qui sera dédoublée (décret du 1er novembre 1919) en une chaire de Médecine Légale et une chaire de Médecine du travail, dirigée par Giraud, Simonin, Thiquet puis Michaud ;
    • La Chaire de Clinique Médicale, instituée par décret du 4 août 1857 et dirigée successivement par Cochez, Ardin, Delteil, Aubry puis Lebon ;
    • La Chaire de Clinique de Thérapeutique Médicale : créée par décret du 13 février 1939 par transformation de la chaire de Thérapeutique, dirigée par Lebon puis Raynaud ;
    • La Chaire de Clinique Médicale et Hygiène Infantile : par transformation successives de la chaire d'Accouchements, des Maladies de la Femmes et des Enfants (décret du 4 août 1857) en chaire de Clinique des Maladies des Enfants (décret du 4 janvier 1910)  et enfin Chaire de Clinique Médicale et Hygiène Infantile (décret du 13 août 1930). Elle sera dirigée successivement par Curtillet, Crespin, Gillot et Sarrouy.
    • La Chaire de Clinique des Maladies Infectieuses, créée par décret du 4 avril 1942 dirigée par Benhamou, Thiodet ;
    • La Chaire de Clinique Phtisiologique créée par décret du 3 février 1950, dirigée par Levi Valensi ;
    • La Chaire de Clinique de Dermato-Syphiligraphie, précédemment chaire de Clinique des Maladies des Pays Chauds et des Maladies Syphilitiques et Cutanées (décret du 4 janvier 1910) dirigée par Gemy, Brault, Raynaud, Maurice et enfin Hadida.
    • La Chaire de Clinique de Neuro-Psychiatrie, précédemment chaire de Pathologie Générale et Médicale puis chaire de Pathologie Générale et Clinique de Psychiatrie (décret du 9 janvier 1934) puis chaire de Clinique Psychiatrique (décret du 11 janvier 1936) et enfin Chaire de Clinique de Neuro-Psychiatrie (décret du 30 avril 1948) dirigée par Porot, Manceaux puis Sutter.
    • La Chaire d'Accouchements et Obstétricie Sociale (décret du 23 octobre 1950) dirigée par Houel puis Jahier.
    •  La Chaire de Clinique Chirurgicale (décret du 4 janvier 1910), héritière de la chaire de Clinique Externe (Le décret du 4 août 1857) dirigée par Vincent, Costantini, Duboucher, Vergoz.
    • La Chaire de Clinique Chirurgicale Infantile et Orthopédie (décret du 31 juillet 1910) dirigée par J. Curtillet, Lombard, E. Curtillet puis Lagrot.
    • La Chaire de Clinique Thérapeutique Chirurgicale et Chirurgie Expérimentale, précédemment chaire de Thérapeutique Chirurgicale créée par décret du 3 février 1950 et dirigée par Goinard et à l’indépendance par El Okbi
    • La Chaire de Clinique d'Urologie : créée par transformation de la chaire de Clinique de Gynécologie (mai 1945) dirigée par Sabadini puis Zmirli
    • La Chaire de Clinique Ophtalmogique et d'Ophtalmologie Intertropicale, dirigée par Bruch, Cange, Toulan, puis Larmande et Aouchiche
    • La Chaire de Clinique d’Oto-Rhino-Laryngologie, créée par arrêté ministériel du 14 juin 1946 et dirigée par Aboulker, Lemaitre, Canuyt, Giraud.
    • La Chaire de Clinique Obstétricale et Gynécologique, transformation de la chaire d'Accouchements de Maladies des Femmes et des Enfants (décret du 4 août 1857) dirigée par Trollier, Merz, Goinard, Rouvier, Laffont, Houel
    • La Chaire de Clinique Stomatologique créée par décret du 16 juillet 1957 et dirigée par Peri.
    • La Chaire de Pathologie Générale et Médicale, créée par décret du 28 juin 1948 dirigée par Boulard
    • La Chaire de Pathologie Générale Chirurgicale créée par arrêté ministériel du 17 mars 1949 dirigée par Duboucher, Vergoz, Liaras.
    • la Chaire d'Histologie et Embryologie dirigée par Bouin, Argaud, Weber, Courrier, Benoit et Kehl ;
    • La Chaire d'Anatomie Pathologique et d'Oncologie Humaine et Comparée dirigée par Poujol, Montpellier puis Laffargue ;
    • La Chaire de Physiologie créée par décret du 5 juin 1880, dirigée par Rey, Tournade, Malmejac puis Chardon
    • La Chaire de Physique Médicale : créée par décret du 31 juillet 1889, dirigée successivement par Guillemin, Dufour, Strohl, Portes et Chechan
    • la Chaire de Bactériologie dirigée successivement par Soulié, Pinoy, Laigret, Trabut et Roques ;
    • La Chaire de Matière Médicale qui portait tout d'abord le titre de chaire d'Histoire Naturelle Médicale et Matière Médicale (4 août 1857) puis chaire de Botanique et Matière Médicale (décret du 17 mai 1928) et enfin chaire de Matière Médicale dirigée par Battandier, Herail, Senevet puis Fourment ;
    • la Chaire de Botanique dirigée par Trabut puis Roques ;
    • la Chaire de Chimie Biologique et Médicale dirigée par Malosse, Sambuc, Maillard, Giberton, Grangaud (père de l’actuel professeur de pédiatrie J.P. Grangaud) ;
    • la Chaire de Chimie Générale Pharmaceutique dirigée par Guillemard, Wunschendorff, Grangaud, Collet ;
    • la Chaire d'Hydrologie et Climatologie créée par décret du 20 décembre1952 et dirigée par Giberton ;
    • La Chaire de Parasitologie et Zoologie Médicale créée par décret du 25 février 1930, dirigée par Pinoy, Senevet puis Mandoul ;
    • La Chaire de Pharmacie Chimique et Toxicologique, transformation de la chaire de Chimie et Pharmacie (décret du 4 août 1857) dirigée par Battandier, Musso, Monet, et Sabon ;
    • La Chaire de Pharmacie Galénique créée en 1957 dirigée par Stanislas ;

     

     

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