|
La faculté de Médecine d'Alger était habilitée à délivrer
les certificats d'études spéciales suivants :
- Etudes spéciales de pédiatrie et de puériculture
(professeur Sarrouy)
- Etudes spéciales d'anesthésiologie (professeur Goinard)
- Etudes spéciales de médecine du travail (professeur
Michaux)
- Etudes spéciales de médecine légale (professeur
Michaux)
- Etudes spéciales de médecine aéronautique (professeur
Malmejac)
- Etudes spéciales d'électro-cardiologie (professeur Chechan)
- Etudes spéciales de neuropsychiatrie (professeur Porot)
- Etudes spéciales d'oto-rhino-laryngologie (professeur Giraud)
- Etudes spéciales d'ophtalmologie (professeur Larmande)
- Etudes spéciales de pneumo-phtisiologie (professeur Lévi-Valensi)
- Etudes spéciales d'obstétrique et de gynécologie
médicale (professeur Houel)
- Etudes spéciales de stomatologie (professeur Peri)
- Hygiène et action sanitaire et sociale (professeur Lacroix).
 |
Section UGEMA de Montpellier lors de la grève de 1956
|
En 1954, après une longue période de lutte politique,
le mouvement nationaliste algérien décide de passer à la
lutte armée.
Le 19 Mai 1956, l'UGEMA fondée en juillet 1955, héritière
de l’Association des Etudiants Musulmans Nord Africains (AEMAN créée à Alger
en 1919 et où on retrouvait déjà dans le premier bureau
trois étudiants en médecine : Benthami Djillali en
qualité de secrétaire général qui sera chirurgien à Miliana, Mansouri
Abdellah qui sera radiologue à Tlemcen et père du professeur El
Hadi Mansouri, ainsi que Alioua Madani.
Cette AEMAN sera également
présidée en 1945 par le docteur Messaoud Bendib,
futur premier professeur de Radiologie de l’Algérie indépendante),
lançait son fameux appel à la grève aux étudiants
algériens de l'Université « Avec un diplôme
en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres ! A quoi donc serviraient
ils ces diplômes qu'on continu à nous offrir pendant que nos mères,
nos épouses nos sœurs sont violées, pendant que nos enfants,
nos vieillards tombent sous les mitrailles, les bombes de napalm ?... Il
faut déserter les bancs de l'Université pour le Maquis ! ».
Répondant à l'appel, les étudiants quitteront l'Université après
avoir tant lutter pour y accéder comme le montre ce tableau qui recense
les étudiants musulmans algériens inscrit à cette Université de
1915 à 1962 (A partir de 1958-59, les chiffres comprennent les étudiants
inscrit dans les nouveaux centres universitaires d'Oran et Constantine) : On
constate bien la cassure dans l’effectif à la rentrée universitaire
1956-1957, tant pour les étudiants en médecine que pou ceux
des trois autres facultés. Cette grève qui dura jusqu’à la
rentrée de 1958 fut également suivie en France.
La grève fut levée par le comité directeur
de l’UGEMA
réuni en septembre 1957 à Paris, permettant la reprise des cours
et des examens à partir de la rentrée 1957-1958 et ce malgré l’arrestation
en novembre 1957 à Montpellier du secrétaire général
de l’UGEMA Mohamed Khemisti (étudiant en médecine
et futur ministre des Affaires Etrangères de l’Algérie indépendante)
et de l’ensemble de ses responsables après sa dissolution en janvier
1958 par les autorités françaises. Si à la reprise des cours
le nombre d’étudiants à Alger fut plus élevé qu’avant
la grève, c’est quand même en France que s’inscrivit
le plus grand nombre d’étudiants aussi bien les nouveaux inscrits
que ceux qui ont débuté leurs études à Alger, du
fait de l’attitude hostile voire raciste tant des étudiants français
que des professeurs algérois vis à vis des étudiants musulmans
(durant l’année 1959-1960 on comptait 100 étudiants musulmans à la
faculté de médecine d’Alger contre 365 inscrits dans les
facultés de médecine de la métropole).
Certains étudiants
rejoindront l’ALN et les organisations clandestines. Parmi eux on peut
citer Atsamena qui sera médecin chef de la wilaya I, Lamine
Khène qui sera chef du service de la santé dans la wilaya
II ou Youcef Khatib dit Si Hassan qui sera membre du conseil
de la wilaya IV puis colonel, Abdelkader Boukhroufa qui rejoint
la wilaya 3 ou il est nommé responsable sanitaire de la zone III, Abdelhalim Medjaoui qui
prendra le maquis, connaîtra la torture dans les geôles françaises
et ne reprendra ses études à Bruxelles qu’après sa
libération en 1961 et bien d’autres que nous retrouverons dans le
chapitre "la pratique de la médecine au maquis".
|
|
Le Pr. Boudraa au maquis |
Le Pr. Boudraa en compagnie de Bitat, Khider
et Ben Bella à leur
libération |
En 1959 de nombreuses cérémonies célèbrent à la
fois le cinquantenaire des Facultés et le centenaire de l’Ecole
de Médecine d’Alger. Une exposition publique de travaux
scientifiques se tiendra Salle Gsell, pendant une semaine, pour illustrer l'évènement.
Peu après les Facultés entrent dans l'Histoire avec "les
Barricades" et surtout début juin 1962 avec l’incendie par
l’OAS de la Bibliothèque Universitaire (BU) : des milliers d'ouvrages
accumulés pendant plus d'un siècle partaient en fumée.
Cette bibliothèque héritière de la première bibliothèque
médicale ouverte à l’hôpital du Dey en 1835 grâce à un
legs de près de 800 ouvrages du chirurgien – chef de l’hôpital,
le docteur Chevreau occupera à partir de 1857 une petite salle dans le
première école de médecine de la rue René Caillé.
Lorsque les écoles de Droit, de Lettres et de Sciences furent créées,
le fond de cette bibliothèque strictement médicale fut versé au
commun des quatres écoles et son siège fut transféré dans
un local à la rue Malakoff (1880-1884) puis à la rue Henri Martin
de 1884 à 1888 (actuelle rue Patrice Lumumba). A partir de 1888, elle
s’installa définitivement dans les locaux actuels où se produisit
le 7 juin 1962 ce crime, œuvre des tenants de l’Algérie française
qui ne « voulant rien laisser intact de ce que leurs parents ont édifiés » ont
appliqué la « Politique de la terre brûlée ».
|
|
Intérieur de la B U dans les années
50 |
7 juin 1962 : Incendie de la BU |
A l’indépendance, le corps médical, paramédical
et administratif en majorité constitué de pieds noirs quitta l’Algérie
ce qui posa un problème énorme au petit nombre de médecins
algériens chargés de remettre en marche la faculté de médecine
d’Alger, l’une des meilleures de l’époque. Il fallait
faire redémarrer très rapidement les structures hospitalières
de l’hôpital Mustapha et organiser au plus vite la reprise des cours
de médecine.
Si le redémarrage de l’activité hospitalière à l’hôpital
Mustapha pouvait se faire, la difficulté majeure se situait au niveau
de l’activité universitaire.
Au mois d’août 1962, à la réouverture
de l’hôpital
Mustapha on trouvait, en chirurgie, les docteurs Mansouri, Martini, Bendali Amor,
Seddik en qualité de chirurgien ; les docteurs Benabadji,
Benhabyles, Bouayad, Bekkat et Djillali en qualité de chirurgien
adjoints ainsi que d’autres envoyés par des pays arabes (missions
médicales syrienne et égyptienne où on retrouve le docteur Mustapha qui
restera à la clinique chirurgicale infantile jusqu’aux années
80). Une mission médicale américaine activait à l’hôpital
Béni Messous et une mission médicale irakienne était à l’hôpital
Parnet. Les seuls médecins français qui étaient restés
après l’été 1962 étaient : Jahier professeur
de gynéco-obstétrique ainsi que Bonafos et Gautray.
Dans les autres spécialités, Peret Bory, Destaing, Messerschmidt et
son assistant Colonna en hématologie, Boyer, Margaillan et
Marucchi en ophtalmologie. En chirurgie on retrouvait le professeur Pegullo et
les assistants Plane, Stoppa, Tordjmann (ancien
assistant de Lagrot) et l’ancien chirurgien de Chlef Kamoun qui
partira dès la rentrée universitaire, rentrée qui
verra quand même le retour d’autres médecins universitaires
tel que : Seror et Roche (qui s’étaient
réfugiés au Cambodge pendant la période OAS), Ferrand (agrégé de
Goinard qui prendra donc la chefferie du service de chirurgie générale à Bichat
et où il consacra l’essentiel de son activité à la
chirurgie de l’appareil locomoteur faisant de ce service le premier service
de chirurgie orthopédique en Algérie), Lebon (qui
reprendra sa place à la clinique médicale orientée vers
la gastro-entérologie), Levi Valensi (en pneumo-phtisiologie), Mussini-Montpellier (qui
dirigera le service d’anatomie pathologique). C’est avec ce
noyau et d’autres médecins d’autres spécialités
(essentiellement cliniques) aussi bien algériens qu’étrangers
que se fera la reprise des études médicales à la faculté de
médecine d’Alger sous la conduite pendant les premiers mois du doyen Bréhant directeur
et chef de service de chirurgie au CPMC, structure qui dépendait encore
de la France.
L’absence d’enseignants de rang magistral dans
les spécialités fondamentales alors que le plus grand nombre d’étudiants était
des premières et deuxièmes années de médecine va
obliger le gouvernement algérien à demander à l’état
français l’ouverture de postes d’agrégés pour
l’Algérie à titre étranger ou dans le cadre de la
coopération (protocole du 28 août 1962 relatif à la situation
des personnels universitaires français relevant d'une faculté ou école
de médecine qui exercent conjointement en Algérie des fonctions
universitaires et des fonctions hospitalières et avenant à ce protocole
relatif à la situation : 1° des médecins français servant
en Algérie dans les services administratifs du ministère de la
Santé publique et de la population ; 2° des pharmaciens français
servant en Algérie au titre de la coopération technique).
Il faut signaler qu’en 1962, parmi le corps médical
algérien, le
seul agrégé était le professeur Aouchiche,
spécialiste
en ophtalmologie (il sera nommé chef de service à la clinique ophtalmologique
de Mustapha puis doyen de la faculté de Médecine d’Alger).
Parmi les autres spécialistes, il y avait très peu d’anciens
internes ou de chefs de cliniques. La majorité des spécialistes étaient
des CES. Ces médecins spécialistes furent nommés, par nécessité,
assistants sans subir d’épreuve préalable, mais comme le
signale M. Djennas : « Ce titre portait un pêché originel.
En aucun cas, dans une carrière destinée à permettre aux
meilleurs d’émerger pour former la future élite médicale,
qui aurait la responsabilité historique de fonder la médecine algérienne,
le premier titre ouvrant la porte d’accès à cette dernière
ne devait être acquis sans ‘’ combat’’. Seuls les
concours, quelles qu’aient pu être leurs modalités, étaient à même
de permettre aux candidats de se surpasser, d’extraire le meilleur d’eux-mêmes,
de connaître également leurs limites et celles, donc, d’une
ambition. Seuls les concours devraient consacrer une nomination. Une progression
exclusivement administrative laisse toujours un certain relent d’insatisfaction,
un sentiment d’usurpation de poste. ».
Le corps des rangs magistraux algérien sera renforcé à partir
de 1963 par quatres autres membres. En effet au concours d’agrégation
de 1963, en France, furent admis à titre étranger Aldjia
Benallègue en pédiatrie (qui dirigera le service de pédiatrie
de Mustapha avant d’être affectée à Parnet où elle
créera un nouveau service), El Hadi Mansouri en chirurgie
générale, Moulay Merioua en Médecine interne,
Slimane Taleb en histologie-embryologie, ce qui renforça
quelque peu l’effectif des agrégés de la faculté de
médecine d’Alger. Le docteur S. Zemirli,
tunisien ayant également passé son concours d’agrégation
en urologie en 1962 à Paris, postulera pour le poste ouvert à Alger
qu’il rejoindra en janvier 1963.
L’état algérien nommera par décret,
professeurs :
Ali El Okbi en chirurgie générale, Tedjini Haddam en
chirurgie thoracique (après une soutenance de thèse en URSS), Rabah Allouache en
médecine Interne, Messaoud Bendib en radiologie, Boussad Khati en
pédiatrie, Rachid Bouayad, Mustapha Laliam et
Hacène Lazreg en ophtalmologie, Nefissa Laliam en
gynéco obstétrique. Ces nominations par décret seront le
premier point noir marqué à l’actif de la jeune faculté de
médecine naissante, point noir qui perturbera le processus de progression
universitaire puisqu’à chaque fois qu’un concours d’agrégation
sera ouvert des médecins universitaires vont demander à en être
exemptés en faisant valoir ce précédent qui malheureusement
se renouvellera pour certains. Là, nous ne manquerons pas de rappeler la phrase
du professeur M. Djennas, qui parlant quelques décennies plus tard du
système de santé algérien dira : « Une des
caractéristiques et tares du fonctionnement du jeune état algérien :
détruire ce qui existe, sans s’assurer au préalable que ce
qui le remplacera sera au moins aussi efficace ». Ceci
va malheureusement se confirmer également pour le système d’enseignement,
qui outre cette tare va également se caractériser par l’ingratitude
envers les pionniers de la faculté de médecine de l’indépendance
qui partiront le plus souvent dans l’anonymat le plus total.
Le service de chirurgie Bichat sous la chefferie de service
du professeur Ferrand comprenait alors deux chirurgiens français de formation
algéroise,
les docteurs Phéline et Plane qui prenait en charge la chirurgie viscérale
ainsi que le professeur Martini qui après quelques mois au CPMC est affecté à Bichat.
Du coté algérien il y avait deux chefs de clinique assistants le
docteur Slimane Chitour, anatomiste et ancien externe et interne
des hôpitaux d’Alger, et le docteur Mohamed Aboulola,
ancien interne sur titre de l’école lyonnaise qui avait une orientation
en chirurgie pédiatrique ainsi que deux assistants – adjoints, les
docteurs Mahfoud Benhabyles et Allaoua Lehtihet également
anatomiste comme son aîné Chitour.
Le docteur Zouhir Yacoubi qui
avait une orientation vers la rééducation faisait également
partie de cette équipe médicale en plus de plusieurs missions chirurgicales
venant de pays étrangers essentiellement du bloc socialiste (Yougoslavie,
Tchécoslovaquie, Angola, URSS etc.). L’actuelle clinique chirurgicale
A (CCA) était sous la direction du professeur Seror aidé par Roche, Mentouri et Djillali.
La clinique chirurgicale B (CCB) plus connue sous l’appellation Sedillot était
dirigée par le professeur Mansouri aidé par Bendali Amor et Rachid
Benabadji. Le professeur Saadoun Zemirli dirigeait
l’urologie ou il fut rejoint par les docteurs Barmada, Kellou,
Arkam, Malloum, Oucherif et Seddik. Au niveau de ces quatre cliniques
chirurgicales, un enseignement pratique post-universitaire régulier et
sérieux était assuré permettant la préparation des
futurs candidats à l’agrégation. L’année 1963
verra la création de la Société Algérienne de
Chirurgie qui organisera comme sa devancière (la société de
chirurgie d’Alger) le premier samedi de chaque mois sa réunion mensuelle à l’amphithéâtre
de Bichat et à partir de 1970 une réunion à Constantine
et une à Oran. En collaboration avec la Société de Médecine
d’Alger présidée alors par madame Benallègue, elle
organisera par la suite des Journées Maghrébines MédicoChirurgicales.
Les premières auront lieu du 5 au mai 1965, puis chaque année, à tour
de rôle, dans l’un des trois pays en commençant par le Maroc
(à l’hôtel Royal Mansour de Casablanca).
Lors de ces premières
journées, le bureau de la Société Algérienne
de Chirurgie comprenait Zemirli en qualité de président, Séror
vice président et Martini en qualité de Secrétaire Général ;
le bureau de la société de Médecine d’Alger comprenait
quant à lui : madame Benallègue, présidente ;
Merioua et Destaing vice-présidents et Letenegger en qualité de
Secrétaire Général. Après deux sessions dans chaque
pays, ces journées aboutiront à la tenue du 1er Congrès
Médical Maghrébin en mai 1971 à Casablanca. Madame
le professeur A. Benallègue participera par la suite, à la création
en 1967 de la Société Algérienne de Pédiatrie puis à la
création en 1981 des Journées Maghrébines de Pédiatrie
qui deviendront à leur tour Congrès Maghrébin de Pédiatrie.
La clinique chirurgicale infantile était dirigée
par le professeur El Okbi (qui prendra, après le départ du professeur
Brehant, le service de chirurgie du CPMC permettant ainsi au professeur Aboulola
d’officier à la
tête de la CCI, avec Bekkat comme maître assistant).
Le service de chirurgie thoracique était dirigée par le professeur T.
Haddam. Le professeur Giraud avait en charge la clinique ORL aidé par
le docteur Abdelouahab. La maternité était sous
la chefferie de service de Bonafos aidé par les docteurs
Tordjmann et Ait Ouyahi. En radiologie on retrouvait Chevrot et
Messaoud Bendib ; en pédiatrie, Sarrouy. Arriveront
plus tard, comme coopérant, les français De Rougemont en
neurochirurgie aidé par le docteur Abada et Bourat en
neurologie qui prendront en charge l’hôpital neurologique Barbier
Hugo (actuel EHS Ait Idir) avant que le professeur Abada n’ouvre à l’hôpital
Mustapha le service des urgences de neurochirurgie.
A l’ouverture de la clinique d’ophtalmologie en juillet 1962, il
y avait 4 spécialistes : Djennas, Smati, Margaillan
et Boyer. Ils seront rejoint à la rentrée par
Aouchiche, puis Bouayad, Maïza, Mostefaï et Laliam (Djennas
quittera quelques années plus tard Mustapha pour Beni Messous, Bouayad
pour l’hôpital Maillot et Laliam pour l’hôpital
Parnet) et quelques années plus tard par Menouar, Zetchi et à partir
de 1967 Chibane qui était auparavant à l’hôpital
de Tizi Ouzou.
La clinique médicale était dirigée par Lebon aidé par
Letenegger et Illoul. Le service de pneumo-phtisiologie était
dirigé par Levi-Valensi aidé par Chaulet et Larbaoui.
Les deux services de cardiologie étaient sous la direction des professeurs
Morand et Taddei aidés par Piva, Mostefai, Boudjelab et Toumi.
L’hématologie était dirigée par le professeur Messerchmidt aidé de Colonna.
Madame Mussini-Montpellier tenait le service d’anatomie
pathologique. Le service de pédiatrie pris en charge d’abord par
le professeur Benallègue après le départ
de Sarrouy, sera par la suite dirigé par le docteur Khati ;
madame Benallègue ayant été désigné à l’hôpital
Parnet où elle montera un nouveau service où la rejoindra, en 1965,
en qualité d’assistant le docteur JP Grangaud qui
lui-même ouvrira le 3ème service de pédiatrie à Béni
Messous en 1971 après son agrégation. A l’école
dentaire, à partir d'un groupe de chirurgiens dentistes volontaires l'enseignement
et la formation des chirurgiens dentistes reprirent sous la direction du professeur Péri. A
la pharmacie de Mustapha on retrouve Ghérib qui prendra
le titre de pharmacien chef de service après son agréation en 1967.
Au niveau du CPMC, outre le professeur Brehant qui dirigeait le service de chirurgie,
le professeur Merioua avait en charge le service de médecine
et le professeur Slimane Taleb le laboratoire d’histo-embryologie.
Le professeur H. Klioua dirigera pendant un temps un service
de rhumatologie avant qu’il ne soit transféré vers l’hôpital
Beni Messous. Le service des maladies infectieuses à El Kettar était
dirigé par Destaind puis Margueras aidé par Ould
Rouis et Ait Khaled.
C’est donc avec ces enseignants que fonctionnera la
faculté de médecine
d’Alger aux premières années de l’indépendance. « L’héritage
fût des plus lourd à porter. Mais des circonstances historiques
exceptionnelles nous ont imposé un défi, que nous nous devions
de relever, pour nos malades, pour nos étudiants, pour nous-mêmes,
et, enfin et surtout, pour nos martyrs. Je peux dire aujourd’hui, en anticipant,
que le pari que nous devions gagner l’a été et largement» (dixit
M. Djennas). Des 342 médecins algériens à l’indépendance
(soit un médecin pour 25463 habitants, un chirurgien pour 72848 habitants
et un pharmacien pour 41667 habitants), la démographie médicale
va connaître une progression importante : 26.305 en 1992, soit 1 médecin
pour 1.068 habitants et 27.649 en 1996, soit un médecin pour 1.308 habitants
et à l’horizon 2009 l’Algérie comptera un médecin
pour 757 habitants, un chirurgien dentiste pour 2515 habitants et un pharmacien
pour 3141 habitants. L’espérance de vie à la naissance est à l’heure
actuelle de 76,1 ans.
Au premier concours d’internat organisé en 1964
on trouvera parmi les heureux reçus les docteurs Abdelkrim Allouache, Kamel Daoud,
Boussad Meradji, Mohamed Mehdi, Ali Bouzid, Zoubir Bedrane et
Yahia Guidoum (tous futurs chefs de service de chirurgie), Brahimi,
Ould Mohamed, Yamina Benkedache (future madame Martini et future grande spécialiste
de la chirurgie de la main). Ce premier concours sera suivi par huit autres.
Le septième eu lieu en 1970 présidé par madame Benallègue
aidée par Michel Martini et Suzane Benabdellah née Laribère,
le dernier présidé par Martini aura lieu en 1972.
Au premier noyau des cinq agrégés algériens
sur concours, vont
s’ajouter les agrégés du premier concours organisé en
octobre 1967 en Algérie : Slimane Chitour en Anatomie ;
Mohamed Benabadji en
Biologie et transfusion sanguine ;
Mohamed Cherif Mostefaï, Omar Boudjellab et
Mohamed Toumi en Cardiologie ; Michel Martini, Bachir Mentouri et
Pierre Roche en Chirurgie Générale ; Mohamed Aboulola en
Chirurgie Pédiatrique ; Mohamed Arezki Oucharef en
Chirurgie dentaire ; Gana Illoul en Gastro-entérologie ;
Pierre Colonna en Hématologie ; Mohamed Abada en
Neurochirurgie ; Belgacem Ait Ouyahia en en Gynéco
obstétrique ; Messaoud Djennas et Raoul Boyer en
Ophtalmologie ; Hacène Abdelouahab en ORL ;
Pierre Chaulet et Djillali Larbaoui en Pneumo-phtisiologie ;
Hamza Klioua en
Rhumatologie ; Zouhir Yagoubi en
Médecine Physique et Rééducation, Abdenour Yaker en
Anatomie pathologique et Gherib en Pharmacie. Lors de
cette agrégation les deux ministères de la santé et de l’enseignement
avaient à leur tête des médecins : le professeur Tedjini
Haddam à la santé et le docteur Taleb El Ibrahimi à l’enseignement.
|
|
|
|
Pr. Merioua
|
Pr. Haddam |
Pr. Mentouri |
Pr. Seror |
|
|
|
|
Pr. Guerib |
Pr. Boukhroufa |
Pr. El Okbi |
Pr. Aroua |
|
|
|
|
Pr. Grangaud |
Pr. Belkhodja |
Pr. Boucebci |
Pr. Bendali Amor |
|