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Point de vue

L’école de médecine d’Alger : 150 ans d’histoire : de 1857 à 2007
Par L. Abid - Professeur à la Faculté de Médecine d’Alger
(14 novembre 2006)

(FIN)

A la suite de ce concours, le professeur Martini prit le service de chirurgie de Parnet à partir du 1er mars 1968, service qu’il dirigera jusqu’en novembre 1972. Il trouvera sur place le professeur Marill agrégé d’urologie faisant fonction de chef de service ainsi que le docteur Tewfik Bekhechi ancien étudiant de Montpellier ayant exercé plusieurs années à Carcassonne. Au concours d’internat de 1968, il reçu dans le service les docteurs Abdelhamid Douad, Nadjib Bennelkadi et Abdelaziz Graba puis Bekada et Djemli. En octobre 1970 c’est le docteur Yahia Guidoum, précédemment à Bichat qui rejoindra le service de chirurgie de Parnet en qualité d’assistant, après le départ d’Algérie du professeur Ferrand. Après le départ de Martini en 1972 la chefferie de service incombera au professeur Klouche puis au professeur Meradji.

A Oran le professeur Lazreg, dirigera le service d’ophtalmologie ainsi que la faculté de médecine en qualité de Doyen. Les services de chirurgie (Pavillon 10 et pavillon 14) seront dirigés par les professeurs Taleb et Boudraa (ce dernier sera également doyen de la faculté). Pour la chirurgie dentaire, ce n’est qu’à partir de l’année 1975, qu’une jeune équipe de résidents et à leur tête un interne de la promotion 1971 partira d’Alger pour créer l'Ecole Dentaire d'Oran.

A Constantine, le CHU était, pour la grande majorité des services, aux mains de la coopération étrangère essentiellement soviétique. L’école de médecine avec à sa tête le docteur Bendali (oncle du professeur Bendali de Beni Messous) couvrait l’enseignement des deux premières années grâce à quelques enseignants étrangers et des coopérants français. Du fait de l’absence d’agrégé, les examens étaient juridiquement garantis par la faculté de médecine d’Alger qui envoyait un agrégé lors des examens. En 1968, parmi les étudiants de cette jeune école de médecine nous retrouvons Abdelkader Boudjemaa, futur chef de service d’orthopédie à Douéra et futur ministre de la jeunesse et des sports. Le docteur Abdelhamid Aberkane (futur ministre de l’enseignement supérieur et de la santé), après avoir réussi brillamment au concours d’internat d’Alger en 1968, rejoint la faculté de médecine de Constantine où il enseigne la physiologie et deux ans plus tard après avoir réussi au concours national d’assistanat du 1er degré à Alger, il prendra en charge avec les docteurs Khitri et Klioua la direction de l’école de médecine de Constantine. Avec la réforme de l’enseignement supérieur initiée par le ministre de l’enseignement de l’époque, feu Mohammed Seddik Benyahia, le docteur Abdelhamid Aberkane est nommé doyen de la faculté de médecine de Constantine.

En 1970 eu lieu le concours d’assistants du 1er degré en chirurgie générale auquel se présentèrent beaucoup d’internes. Parmi eux nous retrouvons le docteur Farouk Hassan Khodja (futur bras droit du professeur Mansouri à Sédillot, qui quittera le secteur public comme son maître en 1977)  et Yahia Guidoum futur chef de service d’orthopédie et ministre de la santé puis de la jeunesse et des sports.
Ainsi à partir de la rentrée universitaire 1962-1963 et jusqu’en octobre 1971, les études de médecine duraient, comme en France, sept ans. La première année était désignée par les initiales PCB (Physique, Chimie, Biologie) suivie par deux années de formation extrahospitalière et trois années de clinique. La dernière année était consacrée à des stages dits internés que l’étudiant effectue dans un service de pédiatrie, de médecine et de chirurgie. L’étudiant préparait par ailleurs une thèse de doctorat qu’il soutenait publiquement et qui lui permettait d’obtenir le grade de docteur en médecine. La spécialisation se faisait à travers un enseignement de post-graduation d’une durée de 3-4 ans suivant la spécialité délivrant un certificat de spécialité (CES). Mais pour ce qui est de la carrière hospitalo-universitaire, elle ne pouvait se concevoir hors du chemin sacré qu’était l’internat dont la durée était de 4 ans et auquel on ne pouvait accéder que sur concours. La suite de la carrière hospitalo-universitaire était l’assistanat du 1er degré, la maîtrise d’assistanat, l’agrégation et enfin le professorat.

Pour ce qui est de la chirurgie générale, certains professeurs (dont Mansouri) considéraient qu’elle ne pouvait être enseignée et apprise en dehors de l’internat (durée 4 ans) auquel on ne pouvait accéder que sur concours alors que le CES était obtenu en 3 ans sans concours d’accès. D’autres par contre (dont El Okbi) considéraient que la voie du concours ne permettait de former que très peu de chirurgiens alors que les besoins du pays étaient immenses. On verra ainsi fonctionner en parallèle deux formations chirurgicales l’une par la voie du concours et de l’internat, l’autre par la voie du CES qui en principe devait permettre de pourvoir l’intérieur du pays en chirurgiens. On verra que plusieurs de ces CES vont rester dans les hôpitaux d’Alger et faire une carrière hospitalo-universitaire par la suite, grâce à la réforme de l’enseignement supérieur.

L’année 1971 verra effectivement un grand bouleversement des études médicales avec l’application de la réforme générale des études universitaires initiée par le ministre de l’enseignement de l’époque : Mohamed Sédik Benyahia : Cette réforme réduisit le cursus des études médicales qui passèrent de 7 à 6 ans et supprima le concours d’internat qui était le passage obligé à toute candidature à une carrière hospitalo-universitaire. Le dernier concours d’internat, présidé par le professeur Martini, eu lieu en 1972. Cet internat fut remplacé par le résidanat. La faculté de médecine disparut et fut remplacée par l’Institut National d’Etudes Supérieures en Sciences Médicales (INESSM) constitué lui-même de 3 Instituts (médecine, pharmacie et chirurgie dentaire qu’on appellera ISM).  La cheville ouvrière de cette réforme, pour ce qui est de la médecine, sera Mohamed Abdelmoumen (agrégé de physiologie qui a effectué ses études de graduation à Paris et de post-graduation au Canada avant de venir travailler dans le service du professeur Giovanni Piva qui était au laboratoire d’explorations cardio-vasculaire de l’hôpital Mustapha) et Moulay Benmiloud agrégé d’endocrinologie et chef de service au CPMC qui lui aussi avait effectué une partie de ses études de post-graduation aux Etats-Unis.  Au nom du ministère de l’enseignement, ces deux enseignants remplacèrent le système français alors en vigueur par le système d’étude américain.

Les études de graduation passèrent à 5 années d’enseignement intégré sous formes de modules correspondant à chacune des grandes spécialités de la médecine. L’évaluation se faisant essentiellement par des épreuves basés sur des QCM (questions à choix multiples) Une sixième année dite de stage interné clôturait le cycle de graduation : l’étudiant effectuait 4 stages de 3 mois dans les spécialités de bases (pédiatrie, gynéco-obstétrique, chirurgie et médecine). Chacun de ces stages était sanctionné par un rapport. Le dépôt des 4 rapports permettait à l’étudiant d’obtenir le grade de docteur en médecine. Pour la post-graduation, on remplaça l’internat par le résidanat dont la durée variait de 3 à 4 ans selon la spécialité. Les médecins intéressés devaient passer un concours d’accès après l’obtention du diplôme de médecine générale. Le résidanat est sanctionné par un Diplôme d’Etudes Médicales Spécialisées (DEMS) qui n’ouvre pas droit à la carrière hospitalo-universitaire. Pour celle-ci après un concours pour la maîtrise d’assistanat, un diplôme de docteur en sciences médicales était créé (DESM).

Il couronnait un travail personnel de recherche effectué pendant au moins 3 ans et conférait au candidat le titre de Docent. Le concours d’agrégation classique est supprimé. Le docent devra concourir sur épreuves de titres et travaux pour le grade de professeur. A partir de 1986 la soutenance de thèse de DESM ne devait plus permettre d’obtenir le grade de docent, grade qu’il fallait acquérir en passant un concours constitué d’une épreuve de titres et travaux mais également d’une épreuve malade et d’une épreuve théorique. L’introduction de ce concours a été à l’origine d’une levée de boucliers des candidats qui s’étaient habitués après la soutenance de thèse de DESM à obtenir le grade sur la seule épreuve de titres et travaux. Il faudra attendre 1992 pour que le ministre de l’enseignement supérieur (Djillali Liabes) puisse imposer ce concours. En chirurgie générale, le concours sous ces nouvelles modalités, eu lieu en 1992 présidé par le professeur Mansouri adepte de la progression universitaire par le mérite.

Les professeurs Mansouri, Martini, Aboulola, Khaled, Benmiloud, Rahmouni, Chaulet, Colonna, Illoul, Ait Ouyahia, Benallègue et bien d’autres s’impliqueront dans l’élaboration du nouveau programme des études médicales de graduation. Le professeur Mansouri, en collaboration avec d'autres chirurgiens hospitalo-universitaires dont Martini et Aboulola, vont élaborer le programme du résidanat de chirurgie imposera le principe d'un tronc commun de 2 ans à tous les résidents des quatres spécialités chirurgicales de l’époque (chirurgie générale, orthopédie, chirurgie infantile, urologie). Ce tronc commun de 2 ans est maintenu jusqu'à l'heure actuelle et a même été étendu grâce à un de ses élèves, le professeur Graba aux autres spécialités chirurgicales (chirurgie cardiaque, chirurgie maxillo-faciale, chirurgie thoracique, etc.) malgré des velléités d’autonomie de la part de comités pédagogiques de certaines spécialités chirurgicales.

Cette année 1972 verra également se dérouler le dernier concours d’agrégation selon l’ancien système avec la réussite de douze candidats (10 dans les spécialités cliniques et 2 dans les sciences fondamentales). Parmi les lauréats on peut citer : Mohamed Mehdi, Ghalib Djillali, Fadila Boulahbal, Mahfoud Boucebci, Abdelkader Boukhroufa, Mohamed Oucharef etc.

L'école dentaire prend, à partir de l'année 1971, le nom de Département de Chirurgie Dentaire inclut d'abord au sein de l'Institut des Sciences médicales d'Alger (ISM : décret du 3 septembre 1974) lui même rattaché à l'université d'Alger puis au sein de l'INESSM à partir du mois d'août 1984 La durée du cursus qui était de 5 ans de fut ramenée à 4 ans (décret du 25 août 1971) Cette année voit également l'instauration de la post-graduation (résidanat). Dans une première étape tous les titulaires du diplôme de DEMS sont recrutés en qualité de maîtres-assistants, mais à partir 1982, comme pour le département de médecine et de pharmacie, il faut passer par le concours de maîtrise d’assistanat. A partir de l’année 1975, une jeune équipe de résidents et à leur tête un interne de la promotion 1971 érige l'Ecole Dentaire d'Oran suivie quelques années plus tard par l’ouverture de l'école dentaire de Constantine puis celle de Annaba et en 1982 par l’ouverture des annexes de Blida et de Tizi-Ouzou rattachées à l'école dentaire d'Alger.

L’année 1975 verra l’avènement de la médecine gratuite et l’instauration de l'exercice à plein temps pour les enseignants hospitalo-universitaires à partir de 1976-1977. Jusqu’à cette date, les médecins hospitalo-universitaires de rang magistral avaient la possibilité d’exercer deux après-midi par semaine en privé. Ce privilège leur fut supprimé et ils devaient choisir entre le plein temps hospitalier et la pratique exclusive de la médecine privée. Certains des premiers enseignants de l’Algérie indépendante et non des moindres, refusant d’abandonner la pratique de la médecine libérale quittèrent le secteur public. Parmi eux le professeur Mansouri qui avait fait du célèbre service Sédillot une des plus grandes écoles algéroises de chirurgie viscérale et en particulier de chirurgie hépato-bilio-pancréatique. Il reviendra quelques années plus tard au secteur hospitalo-universitaire puisqu'il reprit le service de chirurgie de l'hôpital de Koléa qui devint sous sa conduite un service formateur et performant.

Au cours des années 90, l’INESSM est dissous et la Faculté de Médecine avec ses 3 départements (Médecine, Pharmacie, Chirurgie dentaire) est rattachée de nouveau à l’Université d’Alger. Certaines modifications sont introduites dans le cursus des études et dans les modalités des examens et concours :

  1. La durée des études de graduation revient à 7 ans en médecine, à 5 ans en chirurgie dentaire ;
  2. Les études de résidanat augmentent d’une année pour la majorité des spécialités ;
  3. Les concours de maîtrise d’assistanat et de docentat sont institués ;
  4. Les programmes des études de graduation et de post-graduation sont réétudiés par des comités pédagogiques de spécialités (CPRS);
  5. Le plein temps aménagé est réintroduit pour tous les praticiens hospitalo-universitaires dans un premier temps puis seulement pour ceux n’ayant pas de responsabilité de chef de service ou de chef d’unité.

En 2007, il existe 10 facultés de médecine en Algérie, toutes situées au nord du pays Les quatre plus importantes (Alger, Oran, Annaba, Constantine) sont constitués des trois départements (médecine, pharmacie et chirurgie dentaire) et assurent le cycle gradué et post-gradué (spécialisation). Les six autres facultés, plus récentes assurent la formation graduée en médecine et dans quelques spécialités médicales ainsi qu’une formation en pharmacie et en chirurgie dentaire pour les premières années de la graduation. Pour la formation post-graduée, la faculté de médecine d'Alger et à un degré moindre celle d’Oran ont une vocation nationale. L'accès aux études médicales se fait sur la base de la moyenne générale obtenue au baccalauréat (séries sciences) requise par chaque département. L'étudiant effectue une pré-inscription en déposant une fiche de vœux après les résultats du bac en juillet. L'inscription définitive est établie à l'issue du traitement informatique de la fiche de vœux (numerus clausus). Les études médicales sont sanctionnées par la délivrance d'un diplôme d'état de docteur en médecine, obligatoire pour l'exercice de la profession. L'accès à la post-graduation en médecine (résidanat) se fait par voie de concours dans chacune des 10 facultés.

La faculté de médecine d'Alger est un établissement public à caractère scientifique rattachée à l'université d'Alger qui est placée sous tutelle du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle est dirigée par un doyen qui est l'ordonnateur de la faculté. Il est nommé par décret sur proposition du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il exerce le pouvoir hiérarchique à l'égard de l'ensemble du personnel de la faculté. C'est un doyen assisté par :

  1. - Le sous-directeur des services administratifs et financiers
  2. - Le sous-directeur de la pédagogie et de la recherche
  3. - Le chef du département de médecine
  4. - Le chef du département de pharmacie
  5. - Le chef du département de chirurgie dentaire
  6. - Le responsable de la bibliothèque de la faculté

Le corps enseignants dépasse le millier (plus de 300 professeurs et docents et près de 800 maîtres-assistants). Plus de 50 disciplines sont enseignés en post-graduation et gérées par des comités pédagogiques de spécialités. La durée de ces études varie de 3 et 5 ans.

 

En médecine

  1. Sciences fondamentales : Anatomie, Anatomie–Pathologique, Biochimie, Biologie clinique, Biophysique, Hémobiologie, Histo-embryologie, Immunologie, Microbiologie, Parasitologie, Physiologie,
  2. Spécialités médicales : Anesthésie-Réanimation, Cardiologie, Dermatologie, Endocrinologie, Epidémiologie, Gastro-entérologie, Hématologie, Maladies infectieuses, Médecine Interne, Médecine Légale, Médecine du travail, Médecine Nucléaire, Néphrologie, Oncologie Médicale, Pédiatrie, Pharmacologie clinique, Pneumo-phtisiologie, Psychiatrie, Radiologie, Radiothérapie, Rééducation, Fonctionnelle, Rhumatologie
  3. Spécialités chirurgicales : Chirurgie maxillo-Faciale, Chirurgie Pédiatrique, Chirurgie Urologique, Chirurgie Orthopédique, Chirurgie Générale, Chirurgie Cardio-Vasculaire, Gynéco-Obstétrique, Neurochirurgie, Neurologie, Ophtalmologie, O.R.L.

Depuis une dizaine d’année, un enseignement (équivalent des CES) est également proposé aux médecins généralistes affectés dans des hôpitaux de secteurs sanitaires et prenant en charge des patients devant en principe relever du spécialiste. Cette formation diplômante intitulée "capacité en médecine" se fait dans les domaines suivants : transfusion sanguine, aide médicale urgente, médecine tropicale, psychiatrie de catastrophe et d'urgence, allergologie.

En pharmacie, les résidanats sont les suivants : la pharmacie galénique, …
En Chirurgie dentaire, les résidanats sont les suivants : odontologie conservatrice, …
Au cours de l’année 2001-2002, on comptait dans le seul département de médecine de la faculté de médecine d’Alger plus de 10 000 étudiants (8663 étudiants en graduation et 2798 en post-graduation).


La réforme des études médicales, si elle a permis d’augmenter de manière appréciable le nombre de médecins spécialistes dont le pays avait besoin et de former la majorité des médecins hospitalo-universitaires actuels autorisant ainsi la création des autres facultés de médecine dont peut s’enorgueillir notre pays, a quand même montré ses limites voire même des dérives qu’il faudra corriger :

  1. Elle a ainsi donné un coup d’arrêt au laboratoire d’anatomie. En effet si jusqu’en 1976 l’enseignement de l’anatomie se faisait méthodologiquement avec des prosecteurs, sur des cadavres, selon l’esprit de De Ribet ; depuis cette date les dissections cadavériques disparaissent et l’enseignement de l’anatomie devient théorique. Le dernier cadavre enregistré sur le livre du laboratoire d’anatomie date du 2 avril 1976 (il s’agit d’un homme de 58 ans mort le 21 mars 1976). Cette spécialité indispensable dans la formation du médecin souffre par ailleurs du nombre extrêmement réduit d’enseignant (moins d’une quarantaine pour un effectif supérieur à 40.000 étudiants à travers les 10 facultés du pays) ;
  2. Un certain laxisme toléré dans les premières années du fait du chevauchement de deux types d’enseignement a permis à certains une progression universitaire ne répondant pas aux normes requises et cela pendant plusieurs décennies. Jusqu’à ce jour, beaucoup de maîtres-assistants demandent à ce que la thèse de DESM ne soit plus un pré requis dans la progression universitaire ;
  3. L’absence de rang magistral dans certaines spécialités nécessaires dans le cursus des études a autorisé des enseignants à postuler dans des spécialités qui ne sont pas les leurs et cet état de fait continue jusqu’à ce jour ;
  4. Beaucoup de services hospitalo-universitaires ont été créés dans les années 80 pour affecter les professeurs nouvellement promus, services qui se retrouvent aujourd’hui dans des structures hospitalières qui ont perdu leur caractère universitaire alors que la faculté de médecine a tant besoin de terrain de formation pour le nombre important d’étudiants en médecine ;
  5. Aucune norme n’existe quant au nombre d’enseignants par service hospitalo-universitaire qui ne dépend à l’heure actuelle que du bon vouloir du chef de service ;
  6. Aucune norme également n’existe quant à la durée dans un grade hospitalo-universitaire, ce qui fait qu’on retrouve des maîtres-assistants parfois plus âgés que leur chef de service, bloquant ainsi les portes aux nouvelles générations ;
  7. Les assistants non universitaires ont toujours été tolérés dans les services hospitalo-universitaires en nombre parfois supérieur à celui des universitaires, remettant en cause le statut de ces services ;
  8. Certains services hospitalo-universitaires ont perdu tous leurs enseignants hospitalo-universitaires sans que la faculté ou le ministère ne s’inquiètent.

 

Bibliographie

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L. Abid (14 novembre 2006)

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