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A la suite de ce concours, le professeur Martini prit le service de chirurgie
de Parnet à partir du 1er mars 1968, service qu’il dirigera jusqu’en
novembre 1972. Il trouvera sur place le professeur Marill agrégé d’urologie
faisant fonction de chef de service ainsi que le docteur Tewfik Bekhechi ancien étudiant
de Montpellier ayant exercé plusieurs années à Carcassonne.
Au concours d’internat de 1968, il reçu dans le service les docteurs
Abdelhamid Douad, Nadjib Bennelkadi et Abdelaziz Graba puis Bekada et Djemli. En
octobre 1970 c’est le docteur Yahia Guidoum, précédemment à Bichat
qui rejoindra le service de chirurgie de Parnet en qualité d’assistant,
après le départ d’Algérie du professeur Ferrand. Après
le départ de Martini en 1972 la chefferie de service incombera au professeur Klouche puis au professeur Meradji.
A Oran le professeur Lazreg, dirigera le service d’ophtalmologie
ainsi que la faculté de médecine en qualité de Doyen. Les
services de chirurgie (Pavillon 10 et pavillon 14) seront dirigés par
les professeurs Taleb et Boudraa (ce dernier
sera également doyen de la faculté). Pour la chirurgie dentaire,
ce n’est qu’à partir de l’année 1975, qu’une
jeune équipe de résidents et à leur tête un interne
de la promotion 1971 partira d’Alger pour créer l'Ecole Dentaire
d'Oran.
A Constantine, le CHU était, pour la grande
majorité des services, aux mains de la coopération
étrangère essentiellement soviétique. L’école
de médecine avec à sa tête le docteur Bendali
(oncle du professeur Bendali de Beni Messous) couvrait l’enseignement
des deux premières années grâce à quelques
enseignants étrangers et des coopérants français.
Du fait de l’absence d’agrégé, les examens
étaient juridiquement garantis par la faculté de médecine
d’Alger qui envoyait un agrégé lors des examens.
En 1968, parmi les étudiants de cette jeune école
de médecine nous retrouvons Abdelkader Boudjemaa,
futur chef de service d’orthopédie à Douéra
et futur ministre de la jeunesse et des sports. Le docteur Abdelhamid
Aberkane (futur ministre de l’enseignement
supérieur et de la santé), après avoir réussi
brillamment au concours d’internat d’Alger en 1968,
rejoint la faculté de médecine de Constantine où
il enseigne la physiologie et deux ans plus tard après avoir
réussi au concours national d’assistanat du 1er degré
à Alger, il prendra en charge avec les docteurs Khitri et
Klioua la direction de l’école de médecine de
Constantine. Avec la réforme de l’enseignement supérieur
initiée par le ministre de l’enseignement de l’époque,
feu Mohammed Seddik Benyahia, le docteur Abdelhamid Aberkane
est nommé doyen de la faculté de médecine
de Constantine.
En 1970 eu lieu le concours d’assistants du 1er degré en
chirurgie générale auquel se présentèrent beaucoup
d’internes. Parmi eux nous retrouvons le docteur Farouk Hassan
Khodja (futur
bras droit du professeur Mansouri à Sédillot, qui quittera le secteur
public comme son maître en 1977) et Yahia Guidoum futur
chef de service d’orthopédie et ministre de la santé puis
de la jeunesse et des sports.
Ainsi à partir de la rentrée universitaire 1962-1963 et jusqu’en
octobre 1971, les études de médecine duraient, comme en France,
sept ans. La première année était désignée
par les initiales PCB (Physique, Chimie, Biologie) suivie par deux années
de formation extrahospitalière et trois années de clinique. La
dernière année était consacrée à des stages
dits internés que l’étudiant effectue dans un service de
pédiatrie, de médecine et de chirurgie. L’étudiant
préparait par ailleurs une thèse de doctorat qu’il soutenait
publiquement et qui lui permettait d’obtenir le grade de docteur en médecine.
La spécialisation se faisait à travers un enseignement de post-graduation
d’une durée de 3-4 ans suivant la spécialité délivrant
un certificat de spécialité (CES). Mais pour ce qui est de la carrière
hospitalo-universitaire, elle ne pouvait se concevoir hors du chemin sacré qu’était
l’internat dont la durée était de 4 ans et auquel on ne pouvait
accéder que sur concours. La suite de la carrière hospitalo-universitaire était
l’assistanat du 1er degré, la maîtrise d’assistanat,
l’agrégation et enfin le professorat.
Pour ce qui est de la chirurgie générale, certains
professeurs (dont Mansouri) considéraient qu’elle ne pouvait être
enseignée et apprise en dehors de l’internat (durée 4 ans)
auquel on ne pouvait accéder que sur concours alors que le CES était
obtenu en 3 ans sans concours d’accès. D’autres par contre
(dont El Okbi) considéraient que la voie du concours ne permettait de
former que très peu de chirurgiens alors que les besoins du pays étaient
immenses. On verra ainsi fonctionner en parallèle deux formations chirurgicales
l’une par la voie du concours et de l’internat, l’autre par
la voie du CES qui en principe devait permettre de pourvoir l’intérieur
du pays en chirurgiens. On verra que plusieurs de ces CES vont rester dans les
hôpitaux d’Alger et faire une carrière hospitalo-universitaire
par la suite, grâce à la réforme de l’enseignement
supérieur.
L’année 1971 verra effectivement un grand bouleversement
des études
médicales avec l’application de la réforme générale
des études universitaires initiée par le ministre de l’enseignement
de l’époque : Mohamed Sédik Benyahia :
Cette réforme réduisit le cursus des études médicales
qui passèrent de 7 à 6 ans et supprima le concours d’internat
qui était le passage obligé à toute candidature à une
carrière hospitalo-universitaire. Le dernier concours d’internat,
présidé par le professeur Martini, eu lieu en 1972. Cet internat
fut remplacé par le résidanat. La faculté de médecine
disparut et fut remplacée par l’Institut National d’Etudes
Supérieures en Sciences Médicales (INESSM) constitué lui-même
de 3 Instituts (médecine, pharmacie et chirurgie dentaire qu’on
appellera ISM). La cheville ouvrière de cette réforme, pour
ce qui est de la médecine, sera Mohamed Abdelmoumen (agrégé de
physiologie qui a effectué ses études de graduation à Paris
et de post-graduation au Canada avant de venir travailler dans le service du
professeur Giovanni Piva qui était au laboratoire d’explorations
cardio-vasculaire de l’hôpital Mustapha) et Moulay Benmiloud agrégé d’endocrinologie
et chef de service au CPMC qui lui aussi avait effectué une partie de
ses études de post-graduation aux Etats-Unis. Au nom du ministère
de l’enseignement, ces deux enseignants remplacèrent le système
français alors en vigueur par le système d’étude américain.
Les études de graduation passèrent à 5
années d’enseignement
intégré sous formes de modules correspondant à chacune des
grandes spécialités de la médecine. L’évaluation
se faisant essentiellement par des épreuves basés sur des QCM (questions à choix
multiples) Une sixième année dite de stage interné clôturait
le cycle de graduation : l’étudiant effectuait 4 stages de
3 mois dans les spécialités de bases (pédiatrie, gynéco-obstétrique,
chirurgie et médecine). Chacun de ces stages était sanctionné par
un rapport. Le dépôt des 4 rapports permettait à l’étudiant
d’obtenir le grade de docteur en médecine. Pour la post-graduation,
on remplaça l’internat par le résidanat dont la durée
variait de 3 à 4 ans selon la spécialité. Les médecins
intéressés devaient passer un concours d’accès après
l’obtention du diplôme de médecine générale.
Le résidanat est sanctionné par un Diplôme d’Etudes
Médicales Spécialisées (DEMS) qui n’ouvre pas droit à la
carrière hospitalo-universitaire. Pour celle-ci après un concours
pour la maîtrise d’assistanat, un diplôme de docteur en sciences
médicales était créé (DESM).
Il couronnait un travail
personnel de recherche effectué pendant au moins 3 ans et conférait
au candidat le titre de Docent. Le concours d’agrégation classique
est supprimé. Le docent devra concourir sur épreuves de titres
et travaux pour le grade de professeur. A partir de 1986 la soutenance de thèse
de DESM ne devait plus permettre d’obtenir le grade de docent, grade qu’il
fallait acquérir en passant un concours constitué d’une épreuve
de titres et travaux mais également d’une épreuve malade
et d’une épreuve théorique. L’introduction de ce concours
a été à l’origine d’une levée de boucliers
des candidats qui s’étaient habitués après la soutenance
de thèse de DESM à obtenir le grade sur la seule épreuve
de titres et travaux. Il faudra attendre 1992 pour que le ministre de l’enseignement
supérieur (Djillali Liabes) puisse imposer ce concours. En chirurgie générale,
le concours sous ces nouvelles modalités, eu lieu en 1992 présidé par
le professeur Mansouri adepte de la progression universitaire par le mérite.
Les professeurs Mansouri, Martini, Aboulola, Khaled, Benmiloud,
Rahmouni, Chaulet, Colonna, Illoul, Ait
Ouyahia, Benallègue et bien d’autres s’impliqueront
dans l’élaboration du nouveau programme des études médicales
de graduation.
Le professeur Mansouri, en collaboration avec d'autres chirurgiens hospitalo-universitaires
dont Martini et Aboulola, vont élaborer le programme du résidanat
de chirurgie imposera le principe d'un tronc commun de 2 ans à tous les
résidents des quatres spécialités chirurgicales de l’époque
(chirurgie générale, orthopédie, chirurgie infantile, urologie).
Ce tronc commun de 2 ans est maintenu jusqu'à l'heure actuelle et a même été étendu
grâce à un de ses élèves, le professeur Graba aux
autres spécialités chirurgicales (chirurgie cardiaque, chirurgie
maxillo-faciale, chirurgie thoracique, etc.) malgré des velléités
d’autonomie de la part de comités pédagogiques de certaines
spécialités chirurgicales.
Cette année 1972 verra également se dérouler le dernier
concours d’agrégation selon l’ancien système avec la
réussite de douze candidats (10 dans les spécialités cliniques
et 2 dans les sciences fondamentales). Parmi les lauréats on peut citer :
Mohamed Mehdi, Ghalib Djillali, Fadila Boulahbal, Mahfoud Boucebci, Abdelkader
Boukhroufa, Mohamed Oucharef etc.
L'école dentaire prend, à partir de l'année
1971, le nom de Département de Chirurgie Dentaire inclut d'abord au sein
de l'Institut des Sciences médicales d'Alger (ISM : décret du 3
septembre 1974) lui même rattaché à l'université d'Alger
puis au sein de l'INESSM à partir du mois d'août 1984 La durée
du cursus qui était de 5 ans de fut ramenée à 4 ans (décret
du 25 août 1971) Cette année voit également l'instauration
de la post-graduation (résidanat). Dans une première étape
tous les titulaires du diplôme de DEMS sont recrutés en qualité de
maîtres-assistants, mais à partir 1982, comme pour le département
de médecine et de pharmacie, il faut passer par le concours de maîtrise
d’assistanat. A partir de l’année 1975, une jeune équipe
de résidents et à leur tête un interne de la promotion 1971 érige
l'Ecole Dentaire d'Oran suivie quelques années plus tard par l’ouverture
de l'école dentaire de Constantine puis celle de Annaba et en 1982 par
l’ouverture des annexes de Blida et de Tizi-Ouzou rattachées à l'école
dentaire d'Alger.
L’année 1975 verra l’avènement
de la médecine
gratuite et l’instauration de l'exercice à plein temps pour les
enseignants hospitalo-universitaires à partir de 1976-1977. Jusqu’à cette
date, les médecins hospitalo-universitaires de rang magistral avaient
la possibilité d’exercer deux après-midi par semaine en
privé. Ce privilège leur fut supprimé et ils devaient choisir
entre le plein temps hospitalier et la pratique exclusive de la médecine
privée. Certains des premiers enseignants de l’Algérie indépendante
et non des moindres, refusant d’abandonner la pratique de la médecine
libérale quittèrent le secteur public. Parmi eux le professeur Mansouri qui
avait fait du célèbre service Sédillot une des plus grandes écoles
algéroises de chirurgie viscérale et en particulier de chirurgie
hépato-bilio-pancréatique. Il reviendra quelques années
plus tard au secteur hospitalo-universitaire puisqu'il reprit le service de chirurgie
de l'hôpital de Koléa qui devint sous sa conduite un service formateur
et performant.
Au cours des années 90, l’INESSM est dissous et la Faculté de
Médecine avec ses 3 départements (Médecine, Pharmacie, Chirurgie
dentaire) est rattachée de nouveau à l’Université d’Alger.
Certaines modifications sont introduites dans le cursus des études et
dans les modalités des examens et concours :
- La durée des études de graduation revient à 7 ans en
médecine, à 5 ans en chirurgie dentaire ;
- Les études de résidanat augmentent d’une année
pour la majorité des spécialités ;
- Les concours de maîtrise d’assistanat et de docentat sont institués ;
- Les programmes des études de graduation et de post-graduation sont
réétudiés
par des comités pédagogiques de
spécialités (CPRS);
- Le plein temps aménagé est réintroduit pour tous les
praticiens hospitalo-universitaires dans un premier temps puis seulement pour
ceux n’ayant pas de responsabilité de chef de service ou de chef
d’unité.
En 2007, il existe 10 facultés de médecine en
Algérie,
toutes situées au nord du pays Les quatre plus importantes (Alger, Oran,
Annaba, Constantine) sont constitués des trois départements (médecine,
pharmacie et chirurgie dentaire) et assurent le cycle gradué et post-gradué (spécialisation).
Les six autres facultés, plus récentes assurent la formation graduée
en médecine et dans quelques spécialités médicales
ainsi qu’une formation en pharmacie et en chirurgie dentaire pour les premières
années de la graduation. Pour la formation post-graduée, la faculté de
médecine d'Alger et à un degré moindre celle d’Oran
ont une vocation nationale. L'accès aux études médicales
se fait sur la base de la moyenne générale obtenue au baccalauréat
(séries sciences) requise par chaque département. L'étudiant
effectue une pré-inscription en déposant une fiche de vœux
après les résultats du bac en juillet. L'inscription définitive
est établie à l'issue du traitement informatique de la fiche de
vœux (numerus clausus). Les études médicales sont sanctionnées
par la délivrance d'un diplôme d'état de docteur en médecine,
obligatoire pour l'exercice de la profession. L'accès à la post-graduation
en médecine (résidanat) se fait par voie de concours dans chacune
des 10 facultés.
La faculté de médecine d'Alger est un établissement
public à caractère
scientifique rattachée à l'université d'Alger qui est placée
sous tutelle du ministère de l'enseignement supérieur et de la
recherche scientifique. Elle est dirigée par un doyen qui est l'ordonnateur
de la faculté. Il est nommé par décret sur proposition du
ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Il exerce le pouvoir hiérarchique à l'égard de l'ensemble
du personnel de la faculté. C'est un doyen assisté par :
- - Le sous-directeur des services administratifs et financiers
- - Le sous-directeur de la pédagogie et de la recherche
- - Le chef du département de médecine
- - Le chef du département de pharmacie
- - Le chef du département de chirurgie dentaire
- - Le responsable de la bibliothèque de la faculté
Le corps enseignants dépasse le millier (plus de 300
professeurs et docents et près de 800 maîtres-assistants). Plus
de 50 disciplines sont enseignés en post-graduation et gérées
par des comités
pédagogiques de spécialités. La durée de ces études
varie de 3 et 5 ans.
En médecine
- Sciences fondamentales : Anatomie, Anatomie–Pathologique,
Biochimie, Biologie clinique, Biophysique, Hémobiologie, Histo-embryologie,
Immunologie, Microbiologie, Parasitologie, Physiologie,
- Spécialités médicales : Anesthésie-Réanimation,
Cardiologie, Dermatologie, Endocrinologie, Epidémiologie, Gastro-entérologie,
Hématologie, Maladies infectieuses, Médecine Interne, Médecine
Légale, Médecine du travail, Médecine Nucléaire,
Néphrologie, Oncologie Médicale, Pédiatrie, Pharmacologie
clinique, Pneumo-phtisiologie, Psychiatrie, Radiologie, Radiothérapie,
Rééducation, Fonctionnelle, Rhumatologie
- Spécialités chirurgicales : Chirurgie
maxillo-Faciale, Chirurgie Pédiatrique, Chirurgie Urologique, Chirurgie
Orthopédique, Chirurgie Générale, Chirurgie Cardio-Vasculaire,
Gynéco-Obstétrique, Neurochirurgie, Neurologie, Ophtalmologie,
O.R.L.
Depuis une dizaine d’année, un enseignement (équivalent
des CES) est également proposé aux médecins généralistes
affectés dans des hôpitaux de secteurs sanitaires et prenant en
charge des patients devant en principe relever du spécialiste. Cette formation
diplômante intitulée "capacité en médecine" se
fait dans les domaines suivants : transfusion sanguine, aide médicale
urgente, médecine tropicale, psychiatrie de catastrophe et d'urgence,
allergologie.
En pharmacie, les résidanats sont les suivants :
la pharmacie galénique, …
En Chirurgie dentaire, les résidanats sont les suivants :
odontologie conservatrice, …
Au cours de l’année 2001-2002, on comptait dans le seul département
de médecine de la faculté de médecine d’Alger plus
de 10 000 étudiants (8663 étudiants en graduation et 2798
en post-graduation).
La réforme des études médicales, si elle a permis d’augmenter
de manière appréciable le nombre de médecins spécialistes
dont le pays avait besoin et de former la majorité des médecins
hospitalo-universitaires actuels autorisant ainsi la création des autres
facultés de médecine dont peut s’enorgueillir notre pays,
a quand même montré ses limites voire même des dérives
qu’il faudra corriger :
- Elle a ainsi donné un coup d’arrêt au laboratoire d’anatomie.
En effet si jusqu’en 1976 l’enseignement de l’anatomie se faisait
méthodologiquement avec des prosecteurs, sur des cadavres, selon l’esprit
de De Ribet ; depuis cette date les dissections cadavériques disparaissent
et l’enseignement de l’anatomie devient théorique. Le dernier
cadavre enregistré sur le livre du laboratoire d’anatomie date du
2 avril 1976 (il s’agit d’un homme de 58 ans mort le 21 mars 1976).
Cette spécialité indispensable dans la formation du médecin
souffre par ailleurs du nombre extrêmement réduit d’enseignant
(moins d’une quarantaine pour un effectif supérieur à 40.000 étudiants à travers
les 10 facultés du pays) ;
- Un certain laxisme toléré dans les premières années
du fait du chevauchement de deux types d’enseignement a permis à certains
une progression universitaire ne répondant pas aux normes requises et
cela pendant plusieurs décennies. Jusqu’à ce jour, beaucoup
de maîtres-assistants demandent à ce que la thèse de DESM
ne soit plus un pré requis dans la progression universitaire ;
- L’absence de rang magistral dans certaines spécialités
nécessaires dans le cursus des études a autorisé des enseignants à postuler
dans des spécialités qui ne sont pas les leurs et cet état
de fait continue jusqu’à ce jour ;
- Beaucoup de services hospitalo-universitaires ont été créés
dans les années 80 pour affecter les professeurs nouvellement promus,
services qui se retrouvent aujourd’hui dans des structures hospitalières
qui ont perdu leur caractère universitaire alors que la faculté de
médecine a tant besoin de terrain de formation pour le nombre important
d’étudiants en médecine ;
- Aucune norme n’existe quant au nombre d’enseignants par service
hospitalo-universitaire qui ne dépend à l’heure actuelle
que du bon vouloir du chef de service ;
- Aucune norme également n’existe quant à la durée
dans un grade hospitalo-universitaire, ce qui fait qu’on retrouve des maîtres-assistants
parfois plus âgés que leur chef de service, bloquant ainsi les portes
aux nouvelles générations ;
- Les assistants non universitaires ont toujours été tolérés
dans les services hospitalo-universitaires en nombre parfois supérieur à celui
des universitaires, remettant en cause le statut de ces services ;
- Certains services hospitalo-universitaires ont perdu tous leurs enseignants
hospitalo-universitaires sans que la faculté ou le ministère ne
s’inquiètent.
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