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Cette quatrième édition de Savoir pour sauver s'inspire des versions précédentes, avec cependant plusieurs changements importants. Par exemple, la santé de la mère étant indissociable de la santé de l'enfant, le chapitre sur la maternité sans risques a été complété par des informations sur la santé des nouveau-nés.

Cette édition comprend un nouveau chapitre sur la protection des enfants, axé sur la vulnérabilité des enfants et les mesures à prendre pour qu'ils grandissent dans un environnement protecteur, à la maison, à l'école, ainsi que dans la communauté où ils vivent.

Savoir pour sauver rassemble des informations qui permettent de sauver la vie d'enfants, d'améliorer leur existence et de les protéger. Ces informations devraient être diffusées à grande échelle auprès des familles, des agents de santé, des enseignants, des associations de jeunes ou de femmes, des organisations communautaires, des fonctionnaires, des employeurs, des syndicats, des médias et des organisations non gouvernementales, ainsi que confessionnelles.

Savoir pour sauver vise à informer les personnes dont dépendent la sécurité et le bien-être des enfants. Son objectif est de diffuser aux quatre coins du monde, par le biais de simples messages, des connaissances susceptibles de sauver des vies.

Chapitres

  1. L'espacement des naissances
  2. La maternité sans risques et la santé du nouveau-né

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Savoir pour sauver

1 L’espacement des naissances

Des grossesses trop nombreuses ou trop rapprochées ou des grossesses chez des adolescentes de moins de 18 ans et des femmes de plus de 35 ans mettent en danger la vie des femmes et des adolescentes, ainsi que de leurs nourrissons.

La planification familiale est l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer la santé et le taux de survie des femmes et des enfants. Les services de planification familiale donnent aux femmes et aux hommes les informations et les moyens nécessaires pour planifier à quel moment avoir des enfants, combien en avoir, avec combien d’années d’écart et quand s’arrêter. Cependant des millions de femmes en âge de procréer, y compris des adolescentes, ne sont pas en mesure de limiter les grossesses ou d’espacer les naissances et n’ont pas non plus accès à des méthodes de planification familiale efficaces.

Les femmes aussi bien que les hommes ont le droit de choisir combien d’enfants avoir et quand les avoir. Les services de planification familiale leur donnent les moyens de prendre des décisions dans ce domaine en connaissance de cause, compte tenu des avantages et des risques qui existent, notamment ceux liés à l’âge et aux possibilités d’accès aux services de santé.

L’accès des femmes et des hommes aux services de planification familiale, ainsi que l’accès de tous les enfants à l’éducation, permettraient d’éviter beaucoup de décès et d’invalidités chez les mères et les enfants, en particulier dans les pays où l’on se marie tôt. Différentes mesures peuvent, ensemble, contribuer à faire respecter le droit des femmes, des adolescentes et des enfants à la survie, à la santé et au bien-être.

LES REGLES D'OR

  1. Chez une femme de moins de 18 ans ou de plus de 35 ans, la grossesse présente plus de risques aussi bien pour la santé de la mère que pour celle du bébé.

  2. Pour la santé de la mère et de l’enfant, une femme devrait attendre que son dernier-né ait au moins deux ans avant de devenir à nouveau enceinte.

  3. Les risques de complications pendant la grossesse et l’accouchement augmentent quand une femme a déjà eu de nombreuses grossesses.

  4. Les services de planification familiale donnent aux hommes et aux femmes en âge de procréer des informations et des méthodes qui leur permettent de décider quand commencer à avoir des enfants, combien en avoir, à quel intervalle et quand s’arrêter. Il existe de nombreux moyens sûrs, efficaces et acceptables de prévoir ou d’éviter les grossesses.

  5. La planification familiale incombe tout autant aux hommes qu’aux femmes, y compris aux adolescents. Les deux partenaires doivent en connaître les bienfaits pour la santé, ainsi que les possibilités qui existent.

1 Chez une femme de moins de 18 ans ou de plus de 35 ans, la grossesse présente plus de risques aussi bien pour la santé de la mère que pour celle du bébé.

Chaque année, plus de 500 000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Pour chaque femme qui meurt, il y en a une vingtaine d’autres qui sont atteintes d’infections et resteront handicapées par de graves complications – plus de 10 millions de femmes sont ainsi concernées chaque année. L’accès aux services de planification des naissances et leur utilisation permettraient d’éviter une grande partie de ces décès et de ces invalidités.

Si elles attendent d’avoir au moins 18 ans pour leur première grossesse, les femmes ont moins de risques de complications lors de la grossesse et de l’accouchement et moins de risques également de mettre au monde un enfant né prématurément ou d’un poids insuffisant. Ceci est particulièrement important dans les pays où la coutume est de se marier tôt et où les adolescentes mariées sont vivement encouragées à devenir enceintes.

L’accouchement sera souvent plus difficile et plus dangereux pour une adolescente que pour une femme adulte. Les bébés qui ont de très jeunes mères courent un plus grand risque de mourir au cours de la première année de leur vie. À l’adolescence, le pelvis n’est pas encore complètement formé. Les grossesses d’adolescente peuvent donc avoir de graves conséquences : éclampsie, travail prématuré, dystocie d’obstacle, fistule, anémie ou décès de la mère ou/et de l’enfant.

Plus la mère est jeune, plus le risque est grand pour elle et pour son bébé. Chaque année, 70 000 adolescentes de 15 à 19 ans meurent des complications d’une grossesse ou d’un accouchement. Chez les adolescentes de moins de quinze ans, le risque est nettement plus élevé. Les filles qui mettent au monde un enfant avant l’âge de 15 ans courent cinq fois plus de risques de mourir pendant l’accouchement que les femmes qui ont entre 20 et 30 ans.

Tout au long de cette publication, l’expression « femmes enceintes »désigne également les adolescentes enceintes.

Il est important de noter que lesadolescentes enceintes risquent davantage de souffrir de complications pendant la grossesse (éclampsie,travail prématuré, dystocie d’obstacle,fistule, anémie ou décès).

Chez l’enfant d’une mère adolescente, le risque de naissance prématurée, d’insuffisance pondérale à la naissance, de problèmes de santé et de décès est plus élevé.

Ces risques augmentent considérablement quand l’adolescente enceinte a moins de quinze ans.

Les adolescentes et les jeunes femmes, qu’elles soient mariées ou non, ont besoin d’une aide particulière pour pouvoir retarder leur grossesse. Toutes les personnes concernées – les adolescentes et jeunes femmes et les adolescents et hommes ainsi que leur famille – devraient connaître les risques des grossesses précoces et savoir comment les éviter. Ils devraient également être informés des moyens de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris du VIH.

Après l’âge de 35 ans, le risque de complications pendant la grossesse et l’accouchement augmente à nouveau. Il y a notamment des risques d’hypertension (tension artérielle élevée), d’hémorragies (perte de sang), de fausse couche et de diabète pendant la grossesse chez la mère et d’anomalies congénitales (malformations) chez l’enfant.



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2 Pour la santé de la mère et de l’enfant, une femme devrait attendre que son dernier né ait au moins deux ans avant de tomber de nouveau enceinte.

Le risque de décès des jeunes enfants et des nourrissons augmente considérablement lorsque les naissances ne sont pas suffisamment espacées. Le dernier-né risque alors de naître prématurément, avec un poids insuffisant. Un bébé dont le poids est insuffisant a moins de chances de bien grandir, il tombera plus souvent malade et courra quatre fois plus de risques de mourir avant d’avoir atteint l’âge d’un an qu’un bébé né avec un poids normal.

La naissance d’un autre bébé constitue l’une des plus grandes menaces pour la santé et la croissance d’un enfant de moins de deux ans. Il risque de ne plus être allaité au sein et la mère a moins de temps à consacrer à la préparation des aliments et aux soins et à l’attention dont il a besoin.

Lorsqu’un enfant naît, il est important que le père aide la mère à s’occuper du nouveau-né et des autres enfants. Les mères, les pères et autres adultes devraient accorder autant d’attention aux filles qu’aux garçons et leur prodiguer les mêmes soins.

Une mère a besoin de temps pour que son organisme récupère entièrement après une grossesse et un accouchement. Elle doit retrouver la santé, se rétablir sur le plan nutritionnel et reprendre des forces avant de devenir à nouveau enceinte.

Après une fausse couche ou un avortement, une femme devrait attendre au moins six mois avant de tomber de nouveau enceinte, afin de réduire les risques de complications pour elle-même et pour son futur bébé.

Pour préserver la santé de la famille, les hommes aussi bien que les femmes doivent savoir qu’il est important (1) d’espacer de deux ans la naissance du dernier enfant et le début de la grossesse suivante et (2) de limiter le nombre de grossesses.


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3 Les risques de complications pendant la grossesse et l’accouchement augmentent quand une femme a déjà eu de nombreuses grossesses.

Des grossesses et des naissances répétées, l’accouchement et les soins à donner aux jeunes enfants peuvent facilement épuiser l’organisme d’une femme. Après de nombreuses naissances, la mère risque davantage d’avoir de graves problèmes de santé comme l’anémie ou des hémorragies.


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4 Les services de planification familiale donnent aux hommes et aux femmes en âge de procréer des informations et des méthodes qui leur permettent de décider quand commencer à avoir des enfants, combien en avoir, à quel intervalle et quand s’arrêter. Il existe de nombreux moyens sûrs, efficaces et acceptables de prévoir ou d’éviter les grossesses

Les agents de santé et les dispensaires devraient informer les femmes et leur donner des conseils qui leur permettent de prendre des décisions en matière de planification familiale et qui aident les couples à choisir une méthode de planification familiale acceptable, sûre, pratique, efficace et d’un prix abordable.

Les agents de santé et les dispensaires devraient également fournir aux adolescents des deux sexes des informations sur la santé procréative et des services de planification familiale qui soient (1) adaptés aux adolescents et (2) destinés à les aider à prendre des décisions bénéfiques pour la santé et à se montrer responsables.

Il faut établir des filières spéciales pour apporter aux adolescentes, en particulier aux adolescentes enceintes, le soutien dont elles ont besoin – il peut par exemple s’agir d’écoute et de conseils, de contraceptifs et de services prénatals et postnatals. Les adolescentes enceintes devraient pouvoir bénéficier d’une attention particulière et de visites plus fréquentes dans un centre de santé pour y obtenir des soins prénatals et postnatals.

Les adolescents et les hommes ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention des grossesses non planifiées (non désirées). Il est important qu’ils aient accès à des informations et des services relatifs à la santé sexuelle et procréative.

Plus les adolescentes ou les femmes ont un niveau d’instruction élevé, plus elles ont tendance à utiliser des méthodes de planification familiale fiables, à retarder l’âge auquel elles se marient et ont des enfants, à être dans une meilleure situation sur le plan financier et à avoir moins d’enfants mais des enfants en meilleure santé. En plus de tous les autres bienfaits de l’éducation, il est donc extrêmement important pour la santé maternelle et infantile que les filles soient scolarisées et continuent d’aller à l’école.

Parmi toutes les méthodes de contraception, seuls les préservatifs protègent à la fois contre la grossesse et les infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH.

Il est essentiel d’informer les adolescents, les jeunes hommes et les hommes de leur responsabilité en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs. Qu’ils soient mariés ou non, les adolescents des deux sexes doivent connaître la double protection qu’offrent les préservatifs associés à un autre moyen de contraception (c’est-à-dire l’utilisation de deux méthodes contraceptives en même temps) pour éviter les grossesses et les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH.

Dans certains pays, le nombre d’adolescentes mourant des suites d’un avortement est élevé. Les adolescentes, les jeunes femmes et leurs partenaires doivent être informés des moyens de prévenir les grossesses et des risques liés à l’avortement.

En nourrissant son bébé exclusivement au sein, à la demande, jour et nuit pendant les six premiers mois de la vie de l’enfant, une mère peut retarder le retour de ses règles et contribuer à éviter une nouvelle grossesse. Il existe cependant une faible probabilité qu’elle tombe enceinte avant le retour de ses règles. Ce risque est inférieur à 2 %, soit du même ordre que celui d’autres méthodes de planification familiale. Mais le risque augmente après six mois.


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5 La planification familiale incombe tout autant aux hommes qu’aux femmes, y compris aux adolescents. Les deux partenaires doivent en connaître les bienfaits pour la santé, ainsi que les possibilités qui existent.

La responsabilité d’éviter les grossesses non désirées incombe autant aux hommes qu’aux femmes, y compris chez les adolescents. Ils devraient avoir accès aux informations nécessaires et se renseigner auprès d’un agent de santé qualifié de façon à être au courant des diverses méthodes de planification familiale et de leurs avantages respectifs.

On peut s’informer auprès des médecins, des infirmières, des sages-femmes, des maternités ou des centres de planification familiale. Dans certains cas, ces informations peuvent également être dispensées par des enseignants ou des associations de jeunes ou de femmes.


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Extrait de l'ouvrage "Savoir pour Sauver" (Source OMS) : Lien vers le document complet



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