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Journée mondiale de la population : plaidoyer pour des enfants désirés et des accouchements sécurisés - 12/07/2012 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pour réduire considérablement la morbidité et la mortalité maternelle, il est important de miser sur la contraception volontaire, dans un contexte marqué par une forte fécondité et des besoins non couverts en planification familiale assez élevés.

« Soutenir la planification familiale, c’est sauver la vie de la mère et de l’enfant ! » Tel est le message clé véhiculé lors de la Journée mondiale de la population (Jmp) célébrée, ce 11 juillet 2012, à Saint-Louis. Une région qui a enregistré des progrès dans le domaine de la contraception, dont la prévalence est passée de 10 à 16,1 % entre 2005 et 2010. Pendant ce temps, le taux d’accouchement assisté a atteint 69 %, contre 48,3 % en 2005. L’accouchement par césarienne est à 5,2 %, contre 2,8 %.

Saluant ces efforts et justifiant le choix de Saint-Louis pour abriter cette Jmp 2012, Cheikh Tidiane Mbengue, représentant-adjoint du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), a déclaré qu’il est important de «faire en sorte que chaque enfant soit désiré et que chaque accouchement soit sûr, ce qui aidera à fonder des familles équilibrées et plus solides ». Cette préoccupation entre en droite ligne avec le thème de cette année : « Accès universel aux services de la santé procréative ».
Malheureusement, « 38 % des femmes continuent d’accoucher à domicile sans aucune assistance qualifiée », a regretté M. Mbengue, qui a évoqué également les niveaux de fécondité élevés 5 enfants par femme au Sénégal et un fort taux de décès maternels 392 décès pour 100.000 naissances vivantes. Cette situation a pour corollaire une faible prévalence contraceptive (12,1 % à l’échelle nationale), alors que le Sénégal veut atteindre 45 % de prévalence contraceptive en 2015.

Soutien des maris

Pour inverser la tendance, le représentant adjoint de l’Unfpa estime que « l’implication des hommes et le soutien des maris s’avèrent déterminants pour garantir aux femmes enceintes un accès aux services de santé de la reproduction, un suivi régulier de leur grossesse et un accouchement assisté en milieu sécurisé ». Pour une meilleure conscientisation des hommes sur la contraception, « l’Unfpa appuie une initiative communautaire pilote appelée « Ecole des maris » à Tambacounda », a révélé Cheikh Tidiane Mbengue. Il souligne qu’il est attendu « un plus grand engagement de la part des maires et présidents de communauté rurale ». Les collectivités décentralisées sont surtout sollicitées « dans les contre-références obstétricales pour éviter les retards liés à l’évacuation sanitaire des femmes enceintes présentant des complications, retards qui sont très souvent la cause de décès maternels », a justifié le représentant-adjoint de l’Unfpa, soulignant que « les mêmes efforts sont demandés en ce qui concerne la promotion de la planification familiale, dont le niveau de pratique est estimé à 12 % et les besoins non satisfaits à 32 %, selon l’Eds 2010 ». Surtout que la couverture des besoins exprimés en planification familiale pourrait baisser de façon drastique la mortalité maternelle et infantile. Car « la contraception volontaire est un déterminant de la morbidité et de la mortalité maternelle et infantile », a indiqué M. Mbengue.

Volonté politique

Représentant le ministre de l’Economie et des Finances, Cheikh Bamba Dièye, ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, par ailleurs maire de Saint-Louis, a soutenu que « le droit à l’accès universel aux services de santé procréative de qualité trouve toute sa légitimité dans les dispositions de notre pays ». Selon lui, « dans le cadre de la santé maternelle et de la planification familiale, l’Etat du Sénégal a manifesté une volonté politique réelle pour favoriser et faciliter l’accès des populations aux services de santé procréative ». Il a rappelé que « la santé pour tous est l’un des axes fondamentaux de la politique de développement que nous aurons à mettre en œuvre sous l’impulsion du chef de l’Etat, notamment en ce qui concerne la Couverture maladie universelle ».
Cependant, malgré les résultats obtenus à Saint-Louis, le maire Cheikh Bamba Dièye est d’avis que « quelques contraintes subsistent encore et portent sur l’insuffisance des ressources financières, un déficit en ressources humaines qualifiées et des besoins encore insatisfaits ». Espérons que le Programme d’assistance de l’Unfpa au Sénégal, qui s’étale sur la période 2012-2016 et qui met l’accent sur les stratégies visant à réduire la morbidité et la mortalité maternelle, particulièrement dans les régions de Tambacounda, Matam, Louga et Saint-Louis, permettra de trouver des solutions à toutes ces difficultés qui sapent les indicateurs de la santé maternelle.

Maïmouna GUEYE

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