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Propagation de la tuberculose : l’Université classée zone à risques - 20/11/2012 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les universités et daaras du Sénégal doivent être sous haute surveillance épidémiologique, car c’est de là que peut évoluer à la vitesse de la lumière la tuberculose qui a précipité en 2010 la mort de 7 700 personnes. Dakar, Diourbel, Kaolack, Thiès et Ziguinchor focalisent les inquiétudes. Le surpeuplement et donc la promiscuité, le manque d’hygiène et de propreté, atouts que cherche la tuberculose pour étendre ses tentacules, se ramassent sans peine en milieu universitaire et dans la sphère des daaras.

Ces conditions favorables à la propagation de cette maladie contagieuse constatées dans ces environnements éducatifs du Sénégal font que leurs occupants sont constamment exposés à cette pathologie. Selon le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), «parmi les populations dites à haut risque figurent en bonne place les jeunes vivants dans la promiscuité, en milieu universitaire, les enfants des daaras et les femmes». Pour cette raison, il est suggéré que des actions planifiées pour la prévention des populations soient orientées vers ces franges vulnérables à l’infection de la tuberculose. De même, le focus doit être mis sur les régions les plus endémiques que sont : Dakar, Diourbel, Kaolack, Thiès et Ziguinchor. Les actions de prévention apparaissent plus urgentes qu’il reste 23 410 malades tuberculeux à détecter dans la population générale, notamment chez les femmes et les enfants. Car, d’après le Pnt, des 35 mille cas annuels attendus, conformément à l’ampleur de la maladie, seuls 11 590 patients ont été détectés en 2011. Et d’après les résultats du premier semestre de 2012, la tendance semble ne pas évoluer favorablement.

Le mouvement sportif et culturel pour éviter le pire

D’une envergure nationale, présente dans les 14 régions, dans les 45 départements, et dans l’ensemble des communes du Sénégal, l’Oncav va sensibiliser les populations, notamment les Associations sportives et culturelles (Asc), organisations communautaires de base (Ocb) sur les risques réels de la tuberculose ainsi que des stratégies de lutte contre la maladie. La structure que dirige Amadou Kane est enrôlée par Plan Sénégal dans la réponse communautaire à la tuberculose au Sénégal. «Nous avons jugé nécessaire, pour repousser cette maladie dans sa composante communautaire, de travailler avec au moins des associations qui couvrent tout le territoire du Sénégal pour nous assurer que toute la population pourra être touchée. Cela augmente les chances d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement», explique Lamine Bob, directeur intérimaire de Plan Sénégal. Les données tirées du rapport 2011 sur la Tb par l’Oms font froid dans le dos. Les nouveaux cas de tuberculose survenus dans la population sénégalaise en 2010 sont estimés à 36 mille, soit un taux de 288 nouveaux cas pour 100 mille habitants. Les mêmes estimations font état de 7 700 personnes décédées de la tuberculose la même année. Soit l’équivalent de 20 décès par jour liés à cette maladie. Les inquiétudes deviennent vives lorsque le taux de mortalité de la tuberculose est passé de 40 décès pour 100 mille habitants en 1990 à 62 décès pour 100 mille habitants en 2010. Un constat qui s’effectue à présent alors que l’objectif par rapport à 1990 était de réduire ce taux de moitié en 2015.

Une progression de l’impact de la maladie sur les populations qui implique davantage d’efforts à mesure que l’on s’approche de l’échéance des Omd. «Des études montrent que la tuberculose touche essentiellement la tranche d’âge active de la population (entre 15-49 ans). Et vous savez que nous Navétane, c’est cette tranche d’âge que nous gérons. Si cette tranche d’âge est touchée, affaiblie, c’est sûr que nos activités vont en pâtir», fait remarquer Pape Makhéte Djité, secrétaire général de l’Oncav. Président de l’Odcav de Sédhiou, 3e vice-président de l’Oncav, chargé de la santé et de l’hygiène, Boubacar Biaye indique que «l’objectif pour (ses) pairs leaders d’organisations sportives ne sera atteint que si, dans les structures de santé, on note une nette régression du taux de tuberculeux». D’où son souhait de faire en sorte que la rencontre de Dakar entre Plan Sénégal et l’Oncav fasse tache d’huile dans les 45 départements du pays. Car, affirmera-t-il, l’expérience à Pikine et Guédiawaye a été concluante.

Abdoulaye SIDY

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