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Pr Abdoul Wahab KANE, chef du département d'odontologie : « Nous aurons de nouveaux services dans les hôpitaux, si le département devient une Faculté » - 18/02/2013 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’actuel chef du département d’Odonto-Stomalogie, le Professeur Abdoul Wahab Kane, a hérité de trois problèmes : le changement de statut, la validation de l’année et la vétusté des équipements des travaux pratiques et cliniques. Ces problèmes remettent au goût du jour l’érection de ce département en Faculté. Seulement, l’ouverture annoncée de nouvelles spécialités dans les hôpitaux constitue un avantage pour l’institut qui délocalisera certaines de ses cliniques à Abass Ndao.

Vous souhaiterez que votre département soit érigé en Faculté. Qu’est-ce qui motive ce souhait de changement ?

«Les études médicales, d’une manière générale et pharmaceutique peuvent être liées ou bien organisées dans les structures, soit en commun, soit désassociées. C’est ainsi que, partout dans le monde, il existe des Facultés de Médecine et de Pharmacie ou bien des Facultés mixtes de Médecine et de Pharmacie. Jusqu’à présent à Nantes, il y a la Faculté de Médecine et de Pharmacie. Par contre, les études dentaires ont été intégrées dans le milieu universitaire assez tardivement.

Dans le passé, il y avait des écoles dentaires privées qui formaient des chirurgiens dentistes. Par la suite, dans les années 60 en France, il y a eu une réforme. C’est à partir de ces réformes que les écoles dentaires ont été transformées en Facultés d’Odontologie. La stratégie a été payante à Dakar compte tenu des problèmes bucco-dentaires des populations en 1967. Le ratio était d’un chirurgien dentiste pour plus d’un million d’habitants. De ce fait, en cas d’urgence, il était plus facile de créer un institut. C’est ainsi qu’il a été créé l’Institut d’Odonto-stomatologie rattaché à la Faculté de Médecine. La France a joué un rôle déterminant dans cette option. La Côte d’Ivoire avait une Faculté d’Odontologie, mais celle-ci était incomplète, parce qu’il n’y avait que la première, la deuxième et la troisième année. Par contre, à Dakar, dès le début, malgré le fait que ça soit un institut de Faculté, le cursus entier était organisé. Il y a eu des accords avec la France, pour que la première et la deuxième année aient une validité, c’est-à-dire une équivalence parfaite. C’est pourquoi, il y a eu beaucoup de Français, de Maghrébins qui venaient s’inscrire en première et deuxième année. Ils étaient automatiquement admis en France. Surtout à Lyon où se trouvait l’école dentaire qui était jumelée à Dakar. En réalité, ils pouvaient s’inscrire dans n’importe quelle Faculté dentaire en France».

Quelle est la différence entre cette période et celle-ci ?

«La France s’impliquait dans la gestion, le directeur de l’institut était français. Avec les réformes, les accords entre les gouvernements français et sénégalais, il y a eu au départ de l’assistance technique française. Depuis 1992 et 1993, les Sénégalais ont pris la direction. Conséquence : l’institut ne bénéficiait plus de la contribution financière française. Devant cette situation, les autorités académiques, le Doyen de la Faculté de Médecine, en accord avec l’Assemblée de l’Université, ont réduit le statut de l’institut. Parce que l’Institut était un institut de Faculté, mais également département de la Faculté de Médecine. Donc, comme il y avait plus de budget pour faire marcher la structure, parce qu’il était dirigé par un directeur nommé par un Conseil d’administration. Cette réduction du budget a débouché sur un changement de statut, de l’institut on passe au département. La Faculté de Médecine en compte 6. Il faut dire que les départements n’ont pas de budget. Ce sont les Facultés qui ont un budget».

Est-ce que le désir de changement est accepté par tous ?

«Tout le monde est d’accord. Tous nous appuient. Les textes sont prêts. Mais, il faudrait que les cliniques soient délocalisées progressivement vers les hôpitaux. Nous avons un site d’accueil qui est l’Hôpital Abass Ndao. Nous avons l’autorisation du maire pour transformer quelques locaux que le Conseil d’administration a mis à notre disposition. Le maire a promis de rénover les locaux. Deux services seront délocalisés à Abass Ndao d’ici les mois de mars et d’avril. Ainsi, l’Hôpital Abass Ndao disposera d’un service dentaire. C’est un partenariat gagnant-gagnant. De plus, nous allons résoudre, en même temps, le problème de matériel. Les études en Médecine sont organisées en spécialité. Il y a des spécialités, des disciplines fondamentales et des disciplines cliniques. Pour les disciplines fondamentales, je vais citer la radio, vous avez une partie de la dent qui est invisible, et pour faire le diagnostic, on a besoin de radio. Ce service est paralysé, parce que nous avons un seul appareil de radio. Nous avons deux appareils. L’un, c’est pour l’unité dentaire, l’autre c’est pour voir, sur la même radio, la mâchoire, les rapports et les dents. Il y a un service d’imagerie. Ces appareils datent de plus de 20 ans. Et cela nous pose des problèmes».

Qu’est-ce qu’il faut alors faire ?

«Lors de nos journées, l’Agence nationale pour la recherche scientifique appliquée (Anra), la directrice Mme Siby a été très sensible à ce problème. Elle a mis à la disposition de notre institut 4 millions de francs Cfa. Cette enveloppe s’inscrit dans la recherche de fonds pour l’acquisition d’un appareil qui fait à la fois trois types de radios essentielles, le panoramique, la téléradiographie et la tomodensitométrie. Celle-ci est importante pour une discipline qui est en essor partout dans le monde : l’implantologie. Cet appareil coûte 40 millions de francs Cfa. On a déjà le 10ème du budget. Nous avons des partenaires qui sont prêts à nous soutenir. Nous pensons que d’autres vont également se manifester».

Quels sont les avantages de muer en Faculté ?

«Les hôpitaux comme Albert Royer, Le Dantec, Abass Ndao et même Gaspard Camara peuvent accueillir des services spécialisés, la pédiatrie dentaire, la parodontologie, la chirurgie buccale qui est très importante pour les diabétiques. Ce sont des services permanents et les étudiants gagneront en expérience, les populations gagneront en accessibilité».

Propos recueillis par Idrissa SANE

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