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Hôpital régional de Ourossogui : pas de Chirurgien viscéral ni de gynécologue - 29/03/2013 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L'hôpital régional de Ourossogui ne tient plus sur ses deux pieds. Pour cause, il n'y a ni chirurgien viscéral ni de gynécologue. Conséquence, beaucoup de malades sont référés quotidiennement à Ndioum, Saint Louis ou Dakar. Certains d'entre eux perdent la vie en cours de route. En plus l'hôpital est confronté à un état de délabrement avancé, à un déficit criard de matériel médical et à une rupture régulière de médicaments.

Hôpital de Ourossogui. La structure est située juste à la sortie de la ville, juste en face du camp militaire. La forte canicule qui sévit dans ce mois de mars ne laisse aucun malade indifférent dans cette structure. Ici tous les moyens sont bons pour atténuer la température qui est à son niveau maximum. Comme partout dans la ville les malades et accompagnants sont soit sous les tentes ou à l'ombre des bâtiments.

Les services de contrôle à l'entrée principale de l'hôpital filtrent les entrées et les sorties. Il faut toujours se prémunir d'une pièce justificative pour accéder à l'intérieur des pavillons. L'entrée où sont garés des motos et autres tas de débarras est assez révélateur du caractère vétuste de l'hôpital de Ourossogui. Les bâtiments sont en ruine, les nombreux sachets en plastique et de papiers qui jonchent les couloirs malgré la présence des poubelles, traduisent la qualité de l''hygiène des locaux. Pire, les toilettes qui sont non fonctionnelles, obligent les patients et autres accompagnants à faire leurs besoins hors de l'hôpital. Le décor rappelle ainsi celui de Mbeubeus . C'est-à-dire le plus grand dépotoir d'ordures de la capitale.

« Ici les gens s'occupent de tout sauf de l'entretien des locaux. C'est pourquoi nous sommes sous la menace quotidienne», a fait remarquer Cheikh Mbacké Diattara, un Dentiste qui ajoute « les matériels avec lesquels je travaille datent de matusalem. »

Tout est à l'agonie dans cet hôpital. Le danger qui plane sur les patients et sur le personnel de l'hôpital ne semble plus être un secret pour personne.

"C'est un enfer pour les agents de santé. Les matériels sont hors d'usage. Nous avons une rupture en permanence de médicaments. Notre pharmacie n'a rien ", explique Cheikh Mbacké Diattara, dentiste et chargé des revendications du Sutsas.

Depuis quelques semaines l'absence de chirurgien viscéral et de gynécologue porte préjudice à la population dans cette région du nord. Ce qui d'ailleurs explique les interminables va-et-vient des ambulances évacuant des malades dont l'état de santé est parfois critique vers d'autres structures situées à des centaines de kilométres de Ourossogui.
« La situation est telle que nous avons deux à trois évacuations par jour sur Ndioum, Saint Louis ou Dakar. Les malades sont évacués dans de très mauvaises conditions. Beaucoup d'entre eux perdent la vie en cours de route», déplore M Diattara.

Pourtant selon lui, l'hôpital a bénéficié dans le cadre du Bci (Budget consolidé d'investissement), de 260millions Francs Cfa en 2010.

«Mais rien n'a changé. L'administration n'a pas trouvé mieux que de se doter d'ordinateurs P4 pour 600 000F Cfa l'unité. Elle avait aussi décaissé 6 millions F Cfa pour résoudre le problème d'évacuation d'eau courante. C'est parce qu'ici, tout est surfacturé », a regretté notre interlocuteur qui ne s'explique pas qu'une structure hospitalière régionale de cette dimension n'a en tout et pour tout que 4 médecins généralistes, trois pharmaciens dans l'hôpital régional.

Ibrahima Baldé

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